Mobilisation générale

les Républicains

 

Chers Amis,

Invité de RMC et BFMTV, François Baroin, notre chef de file pour les législatives, a appelé ce matin à « un sursaut dans notre électorat« , « une prise de conscience de la nécessité d’avoir des représentants qui ne seront pas dans une opposition systématique, mais qui seront naturellement dans l’opposition à toute une série de mesures que nous contestons ».

« On offre une résistance intéressante autour de 22% (au premier tour). Le Front national, les autres partis se sont effondrés ».

Emmanuel Macron « concentre tous les pouvoirs, pas grand chose ne va exister autour ».

« Nous ne voulons pas d’augmentation d’impôt, nous ne voulons pas du choc de la CSG sur les retraités, les fonctionnaires, les professions libérales, les agriculteurs, les indépendants, les épargnants. Ça va être un choc énorme. Personne ne veut l’entendre. Mais vous verrez (…) quand il y aura un collectif budgétaire, on commencera à en discuter ».

« J’ajoute que la Cour des comptes va donner à la fin du mois son rapport au Premier ministre.Il y a des bombes à retardement dans le budget, nous le savons. La loi de finances était insincère. Il manque 4 milliards. Est-ce que le gouvernement s’engage avant le second tour à ne pas augmenter les taxes et les impôts ? Est-ce qu’il peut le dire avant dimanche ? Ça aussi, c’est de la clarté et de la sincérité ».

 

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Pour rappel, vous pouvez voir et partager notre clip officiel pour les législatives en cliquant ici.

Amitiés,

les Républicains

 

 

 

 

 

En application des articles 38 et suivants de la loi du 6 janvier 1978, vous bénéficiez des droits d’accès, de rectification, de suppression et d’opposition aux informations vous concernant. Vous pouvez exercer ces droits en nous écrivant à l’adresse : les Républicains – Relations extérieures – 238 rue de Vaugirard – 75015 PARIS. Si vous ne souhaitez plus recevoir de courriels de la part des Républicains, vous pouvez vous désinscrire en cliquant ici

Dimanche, donner une Majorité pour la France !

 
Chères amies, chers amis,

Dimanche, vous allez voter pour élire votre député. Ce vote revêt une importance cruciale car c’est votre député qui vous représentera au Parlement, fera la loi et contrôlera l’action du gouvernement.

Dimanche, je vous engage de toutes mes forces à faire le choix des candidats d’union de la droite et du centre, les candidats de la Majorité pour la France.

Ces candidats incarnent avec talent le renouvellement dont personne n’a le monopole ni le privilège. Ils sont 60% à se présenter pour la première fois à une élection nationale.

Ils sont de droite et du centre et ils en sont fiers.

Ils défendent nos valeurs de liberté, d’autorité, de laïcité et de mérite.

Ils sont respectueux des institutions et prêts à travailler pour la réussite de notre pays. Ils ont la conviction que le projet de l’union des Républicains et de l’UDI est le mieux à même de répondre aux défis auxquels la France doit faire face, après le quinquennat catastrophique sur bien des points de François Hollande.

Ils défendront le pouvoir d’achat des Français en baissant de 10% l’impôt sur le revenu pour tous les ménages et en rétablissant la défiscalisation des heures supplémentaires. Ils s’opposeront fermement à la hausse de la CSG de 20 milliards d’euros voulue par En Marche. Ils relanceront la politique familiale, profondément mise à mal par la politique de François Hollande. Ils définiront une loi d’orientation sur la sécurité intérieure et la justice. Ils demanderont une renégociation de Schengen pour protéger nos frontières. Ils lutteront contre l’abandon des territoires ruraux.

Nos candidats sont à vos côtés pour vous défendre. Ils portent une volonté d’engagement total au service de notre pays. Ils sont le reflet de la France, une France fière de ses racines et de son histoire, une France confiante en elle-même, une France qui préfèrera toujours la clarté à l’ambiguïté.

Le 11 juin, votez pour les candidats d’union de la droite et du centre, donnez une Majorité pour la France.


Bernard Accoyer
,
Secrétaire général des Républicains

 » Ensemble, poursuivons notre mobilisation pour l’avenir de notre pays. Pour la France. « 

Chers Amis,

Je tiens tout d’abord à rendre hommage à votre engagement et à votre mobilisation exemplaires tout au long de cette campagne.

Comme vous, j’ai soutenu sans ambiguïté notre candidat car je considère que son projet était le meilleur pour l’avenir de la France.

Les Français se sont prononcés et, malgré leur désir d’alternance, ils ont décidé d’éliminer François Fillon dès le premier tour de l’élection présidentielle.

C’est une défaite d’autant plus cruelle que nous aurions dû gagner cette élection car jamais nos idées n’ont été aussi majoritaires dans notre pays.

Maîtriser la dépense publique, revaloriser le travail, défendre les classes moyennes, lutter contre le communautarisme, mener une guerre totale contre le terrorisme : c’est ce qu’attendent les Français.

Vous le voyez, ce ne sont pas nos idées que le peuple de France a rejetées mais bien le climat des affaires, qui nous a empêchés de faire campagne sur le fond.

Je ne crois pas aux consignes de vote. Les Français sont libres et quand on vient de subir une défaite il faut être modeste. Je souhaite que celles et ceux qui nous ont fait confiance ne votent pas pour Marine Le Pen car si le Front National devait l’emporter, je suis convaincu qu’il y aurait un chaos immédiat dans notre pays sur le plan économique et une profonde division de notre société. Certains exprimeront leur opposition en votant pour Emmanuel Macron, d’autres feront le choix du vote blanc. Cette diversité de choix doit être respectée.

Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, il n’y a pas d’engouement du pays autour de Monsieur Macron : rarement sous la Vème République un candidat en tête a réalisé un si faible score au premier tour de l’élection.

Quand la fumée se dissipera, chacun découvrira le vrai visage de Monsieur Macron : une pâle copie de la gauche qui veut poursuivre inlassablement son travail de déconstruction de la France, dans le prolongement de François Hollande.

Je vous le dis sans détour : je ne sacrifierai pas nos convictions en participant à une coalition autour d’Emmanuel Macron.

Nous devons faire preuve de courage et rester fidèles à nos valeurs afin de proposer aux Français le programme d’alternance qu’ils espèrent.

Vous l’avez compris, ma seule priorité aujourd’hui, c’est l’unité de notre famille politique pour gagner les élections législatives des 11 et 18 juin prochains.

Je crois au sursaut de la Droite et du Centre : l’alternance est encore possible.
Ensemble, poursuivons notre mobilisation pour l’avenir de notre pays. Pour la France.

Vous pouvez compter sur toute ma détermination.

Les Républicains et la Droite Sociale : Il faut restaurer l’autorité de la République

Pour reconstruire une République forte qui protège ses citoyens, il faut rétablir l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.

La première des libertés est le droit à la sécurité et à la tranquillité. La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une justice ferme et rapide. Au moment où l’insécurité explose et où les menaces terroristes se multiplient, le domaine régalien ne doit pas être la variable d’ajustement des économies budgétaires : nous proposons d’embaucher 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires en les dotant enfin des moyens nécessaires à l’exercice de leur mission. Les policiers municipaux doivent tous être armés. A tous les niveaux, l’autorité de la loi doit être réaffirmée.

Il est temps de mettre un terme au désarmement pénal de la justice et à la logique absurde selon laquelle il ne faudrait pas mettre en prison les criminels parce que les prisons françaises seraient pleines. Il faut évidemment augmenter d’urgence les moyens de la justice et le nombre de places de prison afin de renouer avec une politique pénale ferme face aux délinquants. En laissant un climat d’impunité gangréner certains quartiers, la République a déjà trop reculé.

Nous voulons aussi rétablir les peines planchers pour les récidivistes. Il n’est pas acceptable que les peines ne soient pas appliquées ou pire que les infractions jugées les moins graves ne soient même pas poursuivies. Nous devons montrer une tolérance zéro face à la multiplication des incivilités. Les peines d’intérêt général doivent être généralisées : lorsqu’on abîme un équipement public, on doit le réparer. Pour chaque délit, une sanction : voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour tous les délinquants.

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez est né le 12 avril 1975 à Lyon (Rhône). Marié à Charlotte, et père de deux enfants, Baptiste et Louise, sa famille vit en Haute-Loire où habite aussi sa mère.

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, Laurent Wauquiez fait des études d’histoire (Master à l’université Panthéon-Sorbonne) et rédige un mémoire de maîtrise portant sur Le Flambeau des Mille et une nuits et l’Orient des Lumières, 1704-1798. Reçu premier à l’agrégation d’histoire, titulaire d’un DEA de droit public, il entre à l’Ecole nationale d’administration (ENA), dont il sort en 2001. Souhaitant apprendre l’arabe, il effectue deux séjours de plusieurs mois en Egypte et travaille à l’ambassade de France au Caire. C’est à cette occasion qu’il entre en contact avec Sœur Emmanuelle et son association au sein de laquelle il donnera des cours de français.

Après son agrégation, Laurent Wauquiez fait la rencontre de Jacques Barrot, auprès de qui il effectue un stage à la mairie d’Yssingeaux en Haute-Loire. Devenu son suppléant lors des élections législatives de 2002, il a pu commencer à défendre les projets de son département, notamment en termes d’emploi. Entre temps, il participe à la mission sur la laïcité sous la direction de Bernard Stasi. Cette expérience lui donnera l’occasion de mettre à contribution ses connaissances sur le monde arabe et d’aborder les problèmes d’intégration en France, mais aussi les questions de la laïcité à l’école.

En 2004, lorsque Jacques Barrot est nommé Commissaire européen, une élection partielle a lieu : Laurent Wauquiez est alors élu Député de la Haute-Loire avec 62,38% des suffrages. A 29 ans, il devient le plus jeune député français et intégre la commission des affaires sociales. En décembre 2006, il rédige, à la demande de François Fillon, ministre de l’Éducation Nationale, un rapport sur les conditions de vie des étudiants. D’autre part, il participe à la réflexion sur les problèmes de l’emploi et de la pauvreté avec les équipes d’Emmaüs. Enfin, il s’intéresse de près aux dossiers de protection juridique des majeurs, avec la réforme de l’attribution des tutelles. En juin 2007, il se présente de nouveau aux élections législatives en Haute-Loire : il sera élu dès le premier tour avec 58,13% des suffrages.

Le 19 juin 2007, il est nommé Secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement, avec pour objectif de moderniser la communication gouvernementale. Il met alors en place le premier site internet du porte-parolat pour introduire de l’interactivité dans sa fonction et inaugure les retransmissions télévisées du point presse à l’issue du Conseil des Ministres.

Lors des municipales de mars 2008, il est élu maire du Puy-en-Velay dès le premier tour avec 56,45% des voix, reprenant la mairie à la gauche. Le 19 mars 2008, Nicolas Sarkozy le nomme Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi auprès de Christine Lagarde pour réformer en profondeur le marché du travail : fusion ANPE / Assedic pour un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi, réforme de la formation professionnelle, amélioration de l’emploi des séniors etc. Face à la crise, Laurent Wauquiez et ses équipes développent des outils permettant de mieux protéger les salariés : revalorisation de l’activité partielle, outils de reconversion pour les salariés licenciés etc.

Le 14 novembre 2010, il est nommé Ministre chargé des affaires européennes : il plaide pour une Europe qui assume son identité culturelle et qui soit plus offensive pour protéger nos emplois de la concurrence déloyale. Le 29 juin 2011, il est nommé Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, où sa priorité a été d’améliorer les conditions de vie des étudiants, notamment en mettant en place le 10 ème mois de bourse. En 2010, il lance « La Droite sociale », un club de réflexion qui rassemble une cinquantaine de parlementaires et qui a pour ambition de faire entendre la sensibilité sociale au sein de la Droite, remettre les Classes moyennes au centre des politiques publiques, d’assurer une juste promotion de la valeur travail face aux dérives de l’assistanat. En mars 2014, il est réélu maire du Puy-en-Velay dès le premier tour avec 69,78 % des voix.

Le 5 décembre 2014, il est nommé par Nicolas Sarkozy Secrétaire Général de l’UMP chargé des fédérations, des élections, des adhésions et de la formation des élus. Il est aujourd’hui vice-Président des Républicains.

Le 13 décembre 2015, la liste de Laurent Wauquiez remporte les élections régionales dans la nouvelle grande région Auvergne- Rhône-Alpes, au second tour, avec 40,61 % des voix.

Depuis le 4 janvier 2016, Laurent Wauquiez préside la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Droite Sociale : Notre mission pour la France

La Droite sociale est une initiative politique lancée en 2010 par Laurent Wauquiez et de nombreux élus issus de toutes les familles de pensée de la droite et du centre. Depuis l’origine, elle est fondée sur une idée : la droite ne peut pas se limiter à un programme régalien ou à un programme de rigueur. Elle doit allier la force de l’État et la justice sociale. Elle doit défendre une vision globale, forte et cohérente pour notre pays.

Au cœur des idées de la Droite sociale, il y a la valeur travail. Notre système social se désagrège parce que nous ne savons plus faire valoir le travail contre l’assistanat. En France, il est possible de mieux vivre des aides sociales qu’en travaillant. C’est à la fois injuste et désespérant pour ceux qui peinent à gagner leur vie. Nous devons rétablir une culture des droits et des devoirs : celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas, et celui qui reçoit des aides sociales doit accomplir en échange des travaux d’intérêt général.

Cette réforme est indispensable pour redonner leur place à ceux qui sont les oubliés de la politique depuis des décennies : les Français issus des classes moyennes et de la ruralité. Les classes moyennes de notre pays ont été écrasées entre deux injustices. Elles sont privées des aides dont bénéficient les plus défavorisés, et ne bénéficient pas des niches dont profitent les plus favorisés. Ce sont elles qui subissent tout le poids des impôts qui s’accumulent depuis des années. Nos campagnes et nos villages, quant à eux, ont été laissés à l’abandon, et subissent de plein fouet les conséquences de la désindustrialisation et du délitement de nos services publics. Il est urgent de leur redonner la place qui est la leur, car ils sont le socle indispensable de notre pays.

Pour redresser la France, la Droite sociale est convaincue qu’il faut redonner de l’air à notre économie. En même temps que la valeur travail, la liberté d’entreprendre doit redevenir un principe concret dans notre pays. La priorité doit aller à la fin du matraquage fiscal et réglementaire et aux dérives d’une bureaucratie qui se complait dans la multiplication de nouvelles taxes, de nouvelles normes et de nouveaux formulaires. Notre économie et nos emplois sont bridés par les lourdeurs de notre système : nous devons, simplement, revenir à des principes de bon sens.Cela ne veut pas dire qu’il faille tout laisser faire et tout laisser passer. Le grand marché mondial et la finance dérégulée ne doivent plus nous dicter leurs lois. C’est pourquoi la Droite sociale croit à une refondation de l’Europe, qui doit devenir un bouclier pour nos emplois et nos entreprises. L’Union européenne doit défendre une vision équilibrée des échanges et de la production : ni protectionnisme obtus, ni libre-échangisme à tout prix. L’intérêt européen et l’intérêt des entreprises européennes doivent revenir au centre de nos préoccupations. Il est temps de retrouver le sens du projet européen initial : créer une force à l’échelle du continent pour protéger nos industries et nos économies.

Défendre ce projet de société n’aurait pas de sens s’il n’allait pas de pair avec la défense de notre nation, de notre culture et de notre identité. La Droite sociale est convaincue que les citoyens ne sont pas des consommateurs interchangeables, sans origine ni visage. Elle pense qu’au XXIe siècle, la patrie et les racines ont plus que jamais un sens. Nous avons une conception exigeante de la civilisation française, de notre laïcité et de notre histoire. Face aux risques du monde actuel, et surtout face à la menace islamiste qui s’étend à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, nous voulons défendre l’idée d’une France fière d’elle-même et de ses valeurs.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est indispensable que l’État et la société française renouent avec ce qui nous manque tant aujourd’hui : le sens de l’autorité. De la famille à la présidence de la République en passant par l’école, nous pensons que l’autorité doit redevenir une valeur fondamentale. Car l’autorité, c’est la force de gouverner, mais c’est aussi le fondement du respect mutuel. Si nous voulons éviter que la France ne se défasse, nous devons retrouver ce courage essentiel.

Au fond, la Droite sociale défend une conception de la politique qui ne se résume pas à une addition de slogans démagogiques. Elle croit à une vision de société, à un projet cohérent et structuré, fondé sur la clarté des convictions. La France est en crise : il n’est plus possible de détourner le regard. La droite doit maintenant incarner la force, le courage et l’ambition que les Français attendent.

Celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas.

Nous devons redonner à nos militaires, des chefs d’état-majors aux soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent

Le chef d’état-major des armées a donc présenté sa démission au Président de la République, après plusieurs jours de remontrances publiques et de menaces implicites. J’apporte un soutien sans faille au geste courageux de Pierre de Villiers. Face à un homme qui faisait son devoir, Emmanuel Macron a fait preuve d’un véritable acharnement. Il a commis, envers notre armée, trois fautes successives : la manipulation, la trahison et l’humiliation.

Le fondement de notre défense nationale, c’est la confiance. La confiance du chef des armées dans l’obéissance des troupes, la confiance des troupes dans la parole du chef des armées.

Jamais celles-ci n’ont trahi la confiance du Président. Leur chef d’état-major est un grand militaire, dont l’exigence professionnelle ne souffre aucun doute. Il a défendu en audition parlementaire à huis clos  le budget qu’il estime nécessaire à la réussite de sa mission : c’était son droit et son devoir.

Emmanuel Macron, lui, a sciemment joué avec nos forces armées pour nourrir son marketing politique. Dès le premier jour de son quinquennat, il a profité de tous les symboles de la puissance militaire, en remontant les Champs-Elysées en véhicule blindé, en visitant nos militaires blessés, en descendant dans un sous-marin lanceur d’engins. Il a utilisé nos soldats comme des figurants pour mettre en valeur le premier rôle. C’est la manipulation.

Après cette mise en scène, et après avoir promis de rehausser le budget de la défense dans ses engagements de campagne, il l’a amputé de 850 millions d’euros. C’est la trahison.

Face aux remarques légitimes du chef d’état-major des armées, Emmanuel Macron a commis sa dernière faute. Il a choisi la violence de reproches publics, devant tous nos généraux, et même devant le chef d’état-major de l’armée américaine. Il a voulu écraser, devant le monde entier, celui qui osait dire la vérité sur ses choix présidentiels. C’est l’humiliation.

Charles de Gaulle écrivait au sujet des chefs militaires : « Dans les heures tragiques où la rafale balaie les conventions et les habitudes, ils se trouvent seuls debout et, par là, nécessaires. Rien n’importe plus à l’État que de ménager dans les cadres militaires ces personnages d’exception qui seront son suprême recours. » Emmanuel Macron, avec son autoritarisme au petit pied, a préféré la voie de la brimade et de l’humiliation. Pendant sa campagne, il a joué de la séduction, de la flatterie et de l’ambiguïté. Il emploie aujourd’hui la violence et la menace. Mais celui qui doit répéter qu’il est le chef, dans les faits, n’en est pas un.

Un malaise s’est installé dans la fonction présidentielle. Il a rompu ses engagements envers des hommes d’honneur. C’est la première tâche sur l’image immaculée du Président de la République. Qu’a-t-il dit, au fond, à nos armées ? Qu’elles sont au bord de l’asphyxie, que leur situation va empirer, et qu’elles n’ont pas le droit de se plaindre. Nous sommes la seule des grandes puissances militaires à ne pas fournir de 4×4 blindés à nos troupes ou à ne pas pouvoir climatiser les baraquements de nos soldats. En Centrafrique, plusieurs hommes sont tombés malades parce que nous n’avions pas pu les loger dans des conditions sanitaires décentes.

Nos forces méritent mieux que cette déconstruction en règle. L’hypocrisie des gouvernements qui leur demandent toujours plus en donnant toujours moins doit cesser.

Redonnons à nos militaires, des chefs d’état-major aux simples soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent. Redonnons-leur les moyens de se concentrer sur leur vrai travail : la guerre, plutôt que sur les économies de bouts de chandelles. Une loi de programmation militaire doit être adoptée au plus vite pour relever le budget de la défense au niveau de 2% du PIB. Pas en 2025 : dès maintenant.

L’armée française, c’est autre chose qu’un réservoir silencieux d’économies budgétaires. C’est une institution qui force le respect. C’est le professionnalisme de milliers de femmes et d’hommes qui consacrent leur vie à la défense de notre patrie. Les Français sont immensément reconnaissants du travail de nos soldats. L’Etat doit faire preuve de la même considération.

Monsieur le Président de la République, humilier l’armée française, c’est humilier la France. Vous auriez dû le savoir.

Laurent Wauquiez, 1er vice Président des Républicains, Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes. 20/07/2017

Démission du chef d’état-major Pierre De Villiers : la conséquence d’engagement non-tenus envers nos armées et d’une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat

 19 JUILLET 2017

La démission du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers est la conséquence d’engagements non tenus envers nos armées et d’une forme d’humiliation de l’institution militaire qui traduit une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat. Cette démission constitue une décision grave, sans précédent, qui doit être considérée comme un signal d’alarme inédit alors que nos armées, en état de stress financier depuis plusieurs années, sont engagées sur plusieurs théâtres d’opérations et que la menace terroriste reste particulièrement élevée.

Le Général Pierre de Villiers agit en homme d’honneur face à un Président de la République qui, par ses décisions budgétaires, affaiblit l’Etat dans sa capacité à conduire ses missions régaliennes. La décision d’Emmanuel Macron et de Bercy de faire peser la majeure partie des coupes budgétaires sur la Défense, à hauteur de 850 millions d’euros, est incohérente alors que les moyens en matériels sont cruellement insuffisants. Les conditions dangereuses et délicates dans lesquelles nos soldats sont engagés, au péril de leur vie, dans le cadre de nombreuses opérations extérieures, exigent que les engagements politiques pris à leur égard soient tenus.

D’un point de vue institutionnel, le chef de l’Etat a méconnu le principe de séparation des pouvoirs en rappelant à l’ordre publiquement le général de Villiers devant la communauté militaire, nationale et internationale pour des propos tenus à huis-clos devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Nous ne pouvons que saluer la loyauté du chef d’état-major des armées envers la représentation nationale pour l’informer de la situation humaine, morale et matérielle dans laquelle se trouvent nos forces armées. En effet, constitutionnellement, il revient au Parlement de voter les crédits militaires en adéquation avec les besoins de la Nation et d’en contrôler l’usage. Nous ne pouvons donc que nous inquiéter de la réaction du Président de la République suite à ce huis-clos dont le contenu est par définition secret. La tentation de chef de l’Etat de s’affranchir de cette règle fondamentale pose une question institutionnelle lourde.

Au nom des Républicains, je rends hommage à ce grand soldat qui a dévoué sa vie à notre pays et qui l’aura servi jusqu’au bout avec dignité et courage. Nous pouvons saluer l’engagement sans faille du Général Pierre de Villiers au service de la France et d’une certaine idée de l’armée française.

Bernard ACCOYER
Secrétaire général Les Républicains

Nous ne devons pas nous excuser d’être de Droite

Chers Amis,
Laurent Wauquiez a dévoilé ce vendredi dans le journal le Monde ses pistes pour une refondation totale de la Droite.
Nous vous invitons à découvrir en avant-première les meilleurs extraits de cet entretien :
« Ce nouveau pouvoir fonde son action sur du marketing politique et une efficacité technocratique supposés remplacer les convictions. Le débat d’idées a disparu. »
« Il y a un vide abyssal sur le régalien, sur l’intégration, sur le creuset républicain. M. Macron n’évoque jamais l’invasion de la barbarie islamiste dans les cerveaux. Il est dans le déni. »
« L’autre problème de Macron est le divorce des deux France face à la mondialisation. Il comprend parfaitement la France qui réussit. Mais il ne s’est jamais adressé à l’autre France, celle des ouvriers et des classes moyennes. »
« Il faut repenser les territoires de la droite et en investir de nouveaux. Nous ne devons pas nous excuser d’être de droite. »

« La question de la diversité des sensibilités est inscrite dans l’histoire de la droite. Le prochain président de LR devra veiller à leur expression. Laissons de côté les ambitions et retrouvons le sens du collectif. »

« J’ai fait la preuve à travers mon itinéraire, à la tête de ma ville ou de ma région, qu’on peut avoir des convictions claires et en même temps être capable de rassembler. »
« Il n’y a pas d’alliance avec le FN et je ne les accepterai jamais. Pour autant, je revendique de pouvoir parler aux gens qui ont voté FN. » 
 « Il va y avoir une élection, qui permet à toutes les sensibilités qui souhaitent s’exprimer de le faire. Il faut qu’on retrouve une colonne vertébrale, qui n’exclut pas l’expression de sensibilités. »
La voix de la Droite ne s’éteindra pas!
Nous comptons sur votre mobilisation.
A très bientôt,
L’équipe de Laurent Wauquiez

L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade

Laurent Wauquiez : « L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

« La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. […] Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile. »

Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et premier vice-président de LR, Laurent Wauquiez étrille la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron. Mais il estime que la droite devrait voter la loi d’habilitation permettant de réformer par ordonnances le Code du travail.

Laurent Wauquiez : « L'opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

Que vous inspire la convocation du Congrès par Emmanuel Macron ?

Ce n’est pas le principe qui me choque. Mais il faut être lucide sur le message qui est envoyé : le Premier ministre compte peu, voire pour rien. Le président de la République a décidé de tout décider tout seul et concentre tous les pouvoirs. Je pense que c’est un tort. Cette intervention devant le Congrès ressemble plus à des pratiques d’une monarchie d’Ancien Régime qu’à une démocratie moderne du XXIe siècle. Il n’y a d’ailleurs pas que cela. Ce à quoi nous avons assisté à l’Assemblée ces derniers jours, ce sont les pires pratiques de la vie politique : le recasage de membres du gouvernement extraits à la va-vite parce qu’ils étaient poursuivis par la justice, des tentatives peu honorables de bâillonner l’opposition et l’achat d’élus à coup de postes, pour en faire les mercenaires de la nouvelle majorité. Tout écraser autour de soi, ce n’est pas la modernité, ni le renouvellement. Le pouvoir devrait faire attention à l’effet de boomerang.

Sur le fond, qu’attendez-vous du chef de l’Etat et, le lendemain, du Premier ministre ?

Qu’après de trop longues semaines, on entre enfin dans le coeur du sujet. Il y a eu beaucoup de communication – souvent habile -, beaucoup de manipulation politicienne – souvent médiocre ; maintenant, il faut redresser la France. Et je ne voudrais pas qu’on arrive jusqu’à l’été en n’ayant rien fait, parce que les semaines qui sont perdues en ce moment sont des semaines précieuses. Il faut un cap sur la fin du gaspillage de l’argent public, un vrai projet de baisse de la fiscalité, un programme de valorisation du travail et de l’entreprise. Et il faut une vision, ce que Lincoln appelait « l’au-delà de la colline ». La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. On ne redresse pas une entreprise en difficulté sans donner un projet ; on ne redresse pas la France sans vision de société. Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile.
La droite est dure avec Edouard Philippe. Pourquoi ne pas donner sa chance à un homme issu de vos rangs ?
Pas d’aigreur, pas de faveur. Edouard Philippe a fait le choix de renier sa famille politique et ce qu’il défendait avant. Je le regrette, surtout pour lui. Mais, maintenant, cette question ne m’intéresse plus. Ce qu’on attend d’un Premier ministre, c’est qu’il fasse avancer le pays et c’est à cette aune-là que je le jugerai.
Il veut tenir les déficits, réduire les dépenses sans augmenter les impôts. Ce que la droite a toujours défendu…
En politique, il vaut mieux regarder les faits qu’écouter les discours. Les signaux envoyés jusqu’à présent ne sont pas bons. En réalité, ça commence furieusement à ressembler au mauvais feuilleton du quinquennat de Hollande, avec des hausses d’impôt tout de suite, des allégements de charges repoussés et des économies sur la dépense publique cosmétiques. Monsieur le président de la République, ne retombez pas dans les ornières de celui qui a été hier votre employeur ! Je ne voudrais pas que le souffle s’étiole et que, au fond, on soit très énergique pour le marketing politique et très mou pour le changement du pays. Je le dis aussi clairement : nous sommes prêts à soutenir un programme de redressement de l’économie, mais un vrai programme. L’opposition peut soutenir de vrais projets de redressement du pays qui correspondent à nos valeurs, mais pas une mascarade.

Que réclamez-vous ?

La France ne peut pas s’en sortir sans un vrai travail d’apurement de sa dépense publique. Cela veut dire revoir le fonctionnement d’un système social qui est devenu injuste et décourage le travail, se poser les bonnes questions sur une organisation de l’Etat devenue abracadabrantesque. J’ai apporté la démonstration dans ma région, avec le plus grand plan d’économies mené en un an par une administration en France, qu’il était possible de faire des économies sur la dépense.
Mais encore faut-il s’en donner les moyens. Et sur ce terrain-là, je ne vois aucune véritable ambition… Nos entreprises sont assommées de charges : l’urgence n’est pas l’augmentation de la CSG mais la baisse des charges. Où en est la défiscalisation des heures supplémentaires ? Il faut favoriser le travail, l’initiative, la justice – ce qui veut dire mettre fin aux régimes spéciaux de retraite. Aujourd’hui, je ne vois pas la vision et je vois de moins en moins les mesures concrètes venir.

Si vous étiez encore député, voteriez-vous la loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances ?

Oui. Tout ce qui peut permettre de rendre l’embauche plus facile va dans le bon sens. De la même manière que nous combattrons vigoureusement des augmentations de fiscalité, il faut que nous puissions soutenir une loi qui doit permettre d’améliorer le Code du travail. S’il y a un effort sincère en la matière, il doit être soutenu. Par contre, nous serons très vigilants : attention à ne pas, pour acheter le silence des syndicats, vider la réforme de son contenu comme ce fut le cas, jadis, sur la loi El Khomri… Pour faire aboutir les projets de réformes économiques, on aura besoin d’une voix claire de la droite.

Pierre-Alain Furbury, Les Echos