» La bonne mesure sur l’impôt sur le revenu, c’est une baisse de 10% pour tout le monde

Chers Amis,
Dans un entretien accordé ce dimanche au journal Les Echos, le Président des Républicains Laurent Wauquiez demande à Emmanuel Macron ”d’avoir le courage de faire une réforme d’ensemble au lieu de bricoler à la marge » : “ Emmanuel Macron est en train de passer d’une politique pro-entreprises à une politique anti-entreprises. […] Les Français peuvent parfaitement comprendre la vérité: nous ne travaillons pas assez. Le vrai pacte productif serait de mettre sur la table la question du temps de travail avec une discussion sur l’équilibre entre compétitivité et augmentation des salaires […] et la bonne mesure sur l’impôt sur le revenu, c’est une baisse de 10 % pour tout le monde. […] »
Nous vous invitons à retrouver l’intégralité de cet entretien en cliquant ici :
A très bientôt,
L’équipe de la Droite Sociale

L’ultragauche, à cause de Macron, redevient un danger

Il y a un an, le 1er mai 2018, l’ultragauche, avec les black-blocs, a réalisé une démonstration de force. Depuis, cette mouvance a trouvé l’occasion de se développer autour de manifestations des «gilets jaunes». Elle est parvenue à recruter au-delà de son noyau habituel. Les actions de l’ultragauche menacent désormais directement les institutions de la République, les biens et les personnes, faute d’une réponse claire de Macron. 

Depuis fin 2018, autour d’un noyau de base, l’ultragauche a multiplié ses actions dans le contexte des samedis des «gilets jaunes». Son fond idéologique est marxiste, anticapitaliste, antimondialiste et conteste le fonctionnement démocratique par tous les moyens disponibles. Il s’exprime davantage par des slogans que par de longs discours. Les étiquettes politiques, comme anarchistes, autonomes, black-blocs, écologistes radicaux ou autres, comptent peu. Il s’agit tout simplement d’un mouvement «antisystème» qui vise, en premier lieu, le recul du pouvoir, et a, pour phase ultime, la destruction de l’État. 

Les premières actions de cette nébuleuse ciblent la destruction des symboles du système politique, de l’appareil d’État et de son organisation : mobiliers urbains, agences bancaires, véhicules de police, etc. Le second objectif est de constituer des zones «libérées» comme les terrains de Notre-Dame-des-Landes (principe de la «Zone A Défendre ou ZAD») ou lors de l’occupation durable de locaux universitaires comme les centres universitaires de Censier ou Tolbiac. La troisième étape consiste à sidérer l’opinion et décrédibiliser le pouvoir politique. Le seuil de rupture attendu, si ce n’est recherché, est d’avoir des victimes parmi des manifestants (idéalement un accident mortel). Les victimes réelles, ou supposées (intox), servent à démultiplier la manifestation puis à s’engager vers une insurrection. C’est le cycle : provocation – répression – émeutes. 

L’ultragauche a opté pour une forme d’organisation clandestine. Officiellement, il n’y a ni chef ni organisation légale. La réalité est effectivement différente, car il existe des responsables de fait qui prennent le titre d’«influenceur» et qui usent de divers réseaux sociaux (dont certains cryptés) au travers de directives précises. La forme a changé par rapport à des périodes antérieures, mais les bases d’un mouvement révolutionnaire primaire sont bien présentes. Autour du noyau d’ultragauche existant, se sont agglomérés des groupes et des profils de casseurs, de «gilets jaunes» séduits par la violence, de délinquants de tous poils, de spécialistes de «l’appropriation sociale» et du vol. La présence de militants d’ultragauche étrangers (de toute l’Europe souvent) vient muscler et diversifier le dispositif. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’ultragauche présente à nouveau un danger pour la France et ses institutions à de nombreux niveaux. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron a prouvé, depuis son élection mais avant aussi, son incapacité politique à faire face aux actions successives de l’ultragauche. L’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré le vote positif lors du référendum, illustre sa profonde faiblesse et son incompréhension de la violence politique qu’il n’a jamais ni croisée, ni côtoyée dans sa jeunesse. Les moyens mis en œuvre, sur instructions de Macron, ne sont pas parvenus à empêcher la répétition des actions violentes et leur montée en puissance. L’évolution de la Loi («anticasseurs») ne suffira pas à rétablir l’ordre républicain sans une volonté affirmée, des ordres précis et au bout du compte une direction. La Loi «anticasseurs» d’Alain Peyrefitte, écrite, pour une part, par notre ancien président du MIL, Raoul Béteille, répondait largement à la problématique. Il suffisait de la réinstaurer. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le soutien implicite aux violences urbaines de responsables d’extrême gauche et d’intellectuels. La mobilisation en faveur des «droits des casseurs» est scandaleuse. On assiste progressivement à une perversion de la notion des droits de l’homme, que l’on constate, à regret, portée par le «Défenseur des droits» actuel. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète de la croissance importante des effectifs de l’ultragauche, au-delà des noyaux connus, à Bordeaux, Nantes, Rennes, Paris ou Toulouse. Cette croissance est directement liée à la réussite des actions menées (et grâce à leur couverture médiatique) qui ont permis à l’ultragauche de recruter. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle le gouvernement à prévenir d’urgence le risque de passage à une phase insurrectionnelle et terroriste. La montée en charge de l’ultragauche peut se concrétiser par un stade supérieur de violence comme cela a été le cas dans les années 70 de la «Gauche prolétarienne» (organisation mixant maoïsme et anarchisme), en passant par les autonomes puis à «Action directe» (organisation terroriste).

Le MIL, communication du 30 avril 2019

Dimanche 26 mai, pour choisir il n’y aura qu’un tour !

Chers amis,

La France a besoin de l’Europe et l’Europe a besoin de la France. Alors n’est-il pas souhaitable qu’il y ait une cohésion favorable avec nos intérêts ?
Une élection c’est toujours l’occasion de choisir. Choisir pour un projet et pour une vision. Choisir ce que nous voulons voir mettre en place pour nos agriculteurs, nos entreprises, notre médecine et notre ruralité. Choisir pour notre civilisation et pour notre mode de vie… S’il y a des obstacles, ce n’est pas grave car cela veut dire que le système se met en place et que le débat au Parlement s’installe. Mais seule l’unité dans un grand groupe pourra donner à l’Europe le poids nécessaire et peser dans les relations internationales de la globalisation avec la Chine et les USA. Dans le monde nous ne sommes pas seuls, c’est pourquoi n’est-il pas important de continuer à se parler d’égal à égal ?

Laurent Vincent

 

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Laurent Wauquiez

Quand je vous vois tous rassemblés, ici à Strasbourg, je sais que dans cette élection européenne, il y a une liste qui est portée par une vraie envie, par de vraies convictions, par des hommes et des femmes dont nous sommes fiers. Cette liste, c’est la nôtre.

Je veux que notre pays continue à peser. Alors oui, refonder l’Europe pour rétablir France. Retrouvons l’Europe que nous aimions, une Europe qui retrouve son sens, son souffle, sa mission.

Débats, gilets jaunes, la caravane Macron passe.

Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019, Macron a clairement affirmé son souhait de poursuivre la politique qu’il a engagée depuis son élection, à quelques ajustements près. Il a cherché par un discours «pédagogique» à fidéliser son noyau dur d’électeurs de gauche (LREM) et de centre gauche (MoDem) sans apporter aucune réponse nouvelle. Il poursuit son projet de réforme des institutions, de réforme des retraites ou de la loi de 1905. Tout cela alors que les augmentations de tous les services explosent en France (électricité, gaz, essence, contrôle technique en juin, eau, assurance, mutuelle …) bien au-delà de l’inflation. 

Plus étonnant, Macron n’a pas fait allusion aux réformes majeures, en cours de finalisation, comme la loi sur la bioéthique (PMA sans père, fin de vie), la réforme de la fonction publique (embauche de contractuels) ou de l’assurance chômage (diminution des droits des chômeurs). 

Si l’on fait le total des annonces fiscales et budgétaires, Macron n’a pas présenté de plan de réduction de la dépense publique. La réduction des impôts sera ardue sauf à laisser filer les déficits ! Aucun projet d’ensemble n’apparaît. Il ne cherche même pas à rassembler les Français. 

Beaucoup de mesures justes évoquées sont renvoyées «à plus tard» au bon soin du gouvernement actuel ou futur. 

Retenons une sélection de décisions de Macron qui sont dangereuses pour la France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à une réforme institutionnelle comprenant l’introduction du scrutin proportionnel à hauteur de 20% pour l’élection des députés. Il s’agit d’une attaque contre les principes de la cinquième république car, aujourd’hui, c’est 20% mais demain, il y aura toujours une volonté de faire évoluer ce chiffre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le projet de faire appel au tirage au sort de citoyens pour transformer le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en Conseil de la participation citoyenne et de mettre en place une «convention citoyenne de cent cinquante personnes tirées au sort avec pour mission de travailler sur des mesures significatives pour la planète». Il s’agit là de propositions démagogiques qui mettent en cause les principes même de la République. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est hostile à toute augmentation de la durée de cotisation retraite. Cela reviendrait, de fait, à diminuer le montant des retraites dans la mesure où la durée de cotisation pour une retraite à taux plein serait de plus en plus rarement atteinte. La durée de 42 ans et demi apparaît déjà difficile à atteindre en raison des parcours de chacun et de la difficulté de trouver ou de garder un emploi après un certain âge, qui peut commençait après 50 ans. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la perspective évoquée par Macron d’abandonner son engagement de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d’État et territoriale. Cette position témoigne en fait de son incapacité à conduire sa politique face aux administrations. Pour baisser et réduire la pression fiscale et le coût de l’État en France, il faut baisser la dépense publique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le vide de mesures des propos de Macron sur l’immigration. Au-delà d’éléments de diagnostic recevables, il n’avance aucune mesure concrète pour mettre un terme à un flux migratoire trop important. Après le récent vote de la loi «asile et immigration», Macron se trouve dans une impasse et en appelle de manière incantatoire à l’Europe pour traiter le problème. Les deux échecs successifs, qu’il vient de connaitre ces dernières semaines, prouvent pourtant qu’il ne peut rien faire passer auprès des autres gouvernements. 

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose au projet de révision de la loi de 1905 sur la laïcité destiné à répondre aux seuls intérêts du culte musulman en France.

Le MIL, communication du 26 avril 2019


 

Notre-Dame de Paris est-elle bien une cathédrale ?

Que représente Notre-Dame de Paris aujourd’hui pour le peuple français ? Ce que nous sommes et notre identité profonde en ces temps de déconstruction et de mutation ? Notre arrière pensée ne veut-elle pas s’accrocher à quelques chimères et à ses créatures fantomatiques ? Mais Notre-Dame de Paris c’est tout d’abord Philippe Auguste et Saint Louis. C’est Henri IV et son mariage avec la reine Margot en 1572. Cest Louis XIV et son Te Deum offert aux parisiens à l’occasion de son mariage avec Marie-Thérèse d’Autriche. C’est Napoléon notre Empereur avec Joséphine, qui a retourné la révolution française qui s’enlisait pour réformer les structures profondes de l’Etat qui sont toujours en place aujourd’hui. Notre-Dame de Paris n’est-elle pas l’abbé Pierre qui a demandé à la France de se mobiliser pour les sans-abris? Notre Dame de Paris c’est aussi l’Egyptienne de Victor Hugo victime de la passion humaine et de la jalousie de la foule. N’oublions pas ce que nous sommes et ce que nous voulons être car cette cathédrale, à travers le temps, c’est nous. Si l’heure est de revendiquer #touchepasànotredame pour revendiquer les fondations profondes de notre civilisation, l’heure actuelle n’est-t-elle pas à #touchepasàmonpote ? N’oublions pas ce que nous sommes et ce qui fait notre identité , notre futur n’en dépend-t-il pas ? Car toi qui viens de nul part qui es tu ? quel est ton futur dans ce monde ? Mais qui est cette cathédrale pour interpeller le Président Trump et mettre Poutine à genoux sur le parvis devant son porche ? Est-ce une reconnaissance ou la volonté de perdurer quelque chose qui s’est égaré dans les méandres du temps ? De partout dans le monde, tous se revendiquent de cette cathédrale et tous veulent apporter soutien, sympathie et reconnaissance. Cette cathédrale n’appartient pas à un seul homme, ni à une organisation, ni à un groupe. Elle est notre histoire, elle est nos racines, elle est nos fondations. Elle est la France et l’humanité toute entière ( UNESCO ) . Aujourd’hui le monde regarde la France. Il regarde Paris et ses capacités à se relever. Notre société n’est-elle pas malade, ou le nouveau monde ne manque-t-il pas de spiritualité ? Alors Oui, nous sommes bien des chrétiens et des catholiques. Nous sommes fidèles à la bible et voulons continuer à répandre le message d’amour et d’espérance de Jésus-Christ, Fils de Dieu, né de la Vierge Marie, et rédempteur de l’humanité. Ne soyons pas si bête pour une fois.

Laurent Vincent

Les truands à l’assaut de Notre-Dame

 

Chers amis,

J’ai souhaité vous faire partager un passage de Notre-Dame de Paris, livre X, chapitre IV, écrit par Victor Hugo, qui pour rester libre et sain, s’est obligé à l’exil pendant 29 ans.

Ne devons-nous pas oublier d’où nous venons, ce que nous sommes, ce que nous voulons être, défendre et faire prospérer nos idéaux, nos aspirations qui restent nos repères essentiels avant de prendre la décision de faire, ou de ne pas faire ? Pour nous mêmes et plus tard, pour nos enfants ?

Quelle est la vision globale, quel est le cap à prendre, et pour quel projet de société ?

Pour avoir un avenir et un futur, notre société ne doit-elle pas continuer à sauvegarder cette transmission et ce que nous pouvons donner ? Nous connaissons tous l’ancien monde et ses limites, mais le nouveau monde, celui qui vient, ne sera-t-il pas celui que nous ferons ? Alors n’avons-nous pas une immense responsabilité dans ce projet dont le chantier a commencé ?

Le Moyen-Age est riche d’expériences où la nature humaine montre parfois la bêtise de certains comportements et de décisions parfois surprenantes dans notre société. Victor Hugo avait l’écriture facile, où derrière chaque mot se profilait un message. Aussi je vous laisse juge d’interpréter ce passage selon vos convictions et vos valeurs profondes. Car derrière chaque expérience n’y-a-t-il pas un enseignement à en tirer ?

Laurent Vincent.

Notre-Dame de Paris » Qui eût pu voir Quasimodo en ce moment eût été effrayé. Indépendamment de ce qu’il avait empilé de projectiles sur la balustrade, il avait amoncelé un tas de pierres sur la plate-forme même. Dès que les moellons amassés sur le rebord extérieur furent épuisés, il prit au tas. Alors il se baissait, se relevait, se baissait et se relevait encore, avec une activité incroyable. Sa grosse tête de gnome se penchait par-dessus la balustrade, puis une pierre énorme tombait, puis une autre, puis une autre. De temps en temps il suivait une belle pierre de l’oeil, et , quand elle tuait bien, il disait : Hun !

Cependant les gueux ne se décourageaient pas. Déjà plus de vingt fois l’épaisse porte sur laquelle ils s’acharnaient avait tremblé sous la pesanteur de leur bélier de chêne multipliée par la force de cent hommes. Les panneaux craquaient, les ciselures volaient en éclats, les gonds à chaque secousse sautaient en sursaut sur leurs pitons, les airs se détraquaient, le bois tombait en poudre broyé entre les nervures de fer. Heureusement pour Quasimodo, il y avait plus de fer que de bois.

Il sentait pourtant que la grande porte chancelait. Quoiqu’il n’entendit pas, chaque coup de bélier se répercutait à la fois dans les cavernes de l’église et dans ses entrailles. Il voyait d’en haut les truands, pleins de triomphe et de rage, montrer le poing à la ténébreuse façade, et il enviait, pour l’Egyptienne et pour lui, les ailes des hiboux qui s’enfuyaient au-dessus de sa tête par volées.

Sa pluie de moellons ne suffisait pas à repousser les assaillants. En ce moment d’angoisse, il remarqua, un peu plus bas que la balustrade d’où il écrasait les argotiers, deux longues gouttières de pierre qui se dégorgeaient immédiatement au-dessus de la grande porte. L’orifice interne de ces gouttières aboutissait au pavé de la plate-forme. Une idée lui vint. Il courut chercher un fagot dans son bouge de sonneur, posa sur ce fagot force botes de lattes et force rouleaux de plomb, munitions dont il n’avait pas encore usé, et , ayant bien disposé ce bûcher devant le trou des deux gouttières, il y mit le feu avec sa lanterne…

Tout à coup, au moment où ils se groupaient pour un dernier effort autour du bélier, chacun retenant son haleine et raidissant ses muscles afin de donner toute sa force au coup décisif, un hurlement, plus épouvantable encore que celui qui avait éclaté et expiré sous le madrier, s’éleva au milieu d’eux. Ceux qui ne criaient pas, ceux qui vivaient encore, regardèrent. Deux jets de plomb fondu tombaient du haut de l’édifice au plus épais de la cohue. Cette mer d’hommes venait de s’affaisser sous le métal bouillant qui avait fait, aux deux points où il tombait, deux trous noirs et fumants dans la foule, comme ferait de l’eau chaude dans la neige. On y voyait remuer des mourants à demi calcinés et mugissant de douleur. Autour de ces deux jets principaux, il y avait des gouttes de cette pluie horrible qui s’éparpillaient sur les assaillants et entraient dans les crânes comme des vrilles en flamme. C’était un feu pesant qui criblait ces misérables de mille grêlons.

la clameur fut déchirante. Ils s’enfuirent pêle-mêle, jetant le madrier sur les cadavres, les plus hardis comme les plus timides, et le Parvis fut vide une seconde fois.

Toux les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait  par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. A mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire l’autre rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elle projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisaient remuer à l’oeil. Il y avaient des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle.

Sans doute ce phare étrange allait éveiller au loin le bûcheron des collines de Bicêtre, épouvanté de voir chanceler sur ses bruyères l’ombre gigantesque des tours de Notre-Dame ».

le point zéro

1752823 wedding of king Henry of Navarre (future king Henri IV of France) and Marguerite of Valois in 1572, engraving (19th century); (add.info.: Mariage du roi Henri de Navarre (furtur roi de France Henri IV) et Marguerite de Valois dite reine Margot en 1572 a la cathedrale Notre Dame, la benedictoin nuptiale est donnee par le Cardinal de Bourbon, gravure (19e siecle)  --- wedding of king Henry of Navarre (future king Henri IV of France) and Marguerite of Valois in 1572, engraving (19th century)); Tallandi
mariage d’Henri de Navarre ( Henri IV ) avec Marguerite de Valois en 1572
Notre-Dame de Paris vers 1525-1530 ( pontificat romain )

 

La Descente du Saint-Esprit par Jean Fouquet vers 1450

 

Notre-Dame de Paris au XVIème siècle
Etats généraux de 1302, sacre de Napoléon, obsèques de Mitterrand... une cathédrale dans l’Histoire
Sacre de Napoléon à Notre-Dame de Paris le 18 mai 1804 par David

 

 

 

 

 

 

 

 

Débats et impasse, Macron ne peut plus gagner du temps

Le «Grand débat national» est achevé, sa synthèse a été présentée par le Premier ministre, les décisions de Macron sont attendues. La peur gagne le gouvernement et «en marche», car le spectacle engagé conduit bien à une impasse. Face au constat de l’impuissance politique de Macron, le rétablissement de la confiance de l’opinion n’est, et ne sera pas, au rendez-vous. Le recours aux urnes pourrait à terme s’imposer. 

Dès l’origine, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a formulé sa position sous le slogan : «Non à la consultation bidon de Macron» (Communication du MIL du 16 janvier 2019). Cette consultation gouvernementale aura eu comme objet d’occuper l’espace médiatique en exploitant la bonne volonté de citoyens prêts à exprimer un avis. Cette analyse s’est concrétisée, dans la pratique, durant trois mois : pas de réels débats, une tournée spectacle de Macron, une sélection des participants, une consultation de citoyens exprimant telle ou telle revendication personnelle, des positions contradictoires, une absence de cohérence, de nombreux sujets majeurs écartés ou non abordés. 

Les médias, après avoir assuré la promotion des spectacles (réunions publiques, très longs shows de Macron, cahiers de doléances et site Internet dédié) passent à la critique, suite à la restitution par le Premier ministre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que le Premier ministre a évoqué quatre sujets : une baisse des impôts, une réforme institutionnelle, la «transition écologique» et la construction des réponses adaptées aux territoires avec, d’une part, des mesures immédiates et, d’autre part, l’ouverture de «chantiers». 

En dehors des graves menaces sur les institutions de la Ve République, les décisions de Macron sont encore inconnues (décentralisation, fiscalité). Mais on constate que des attentes phares des Français ont été, a priori, écartées comme notamment l’immigration, la famille, la sécurité, l’identité, la menace islamiste. Les partis politiques d’opposition, les organisations syndicales et la plupart des réseaux associatifs sont tous très inquiets. 

Il faut dire que, parallèlement, les textes de loi en cours d’examen et d’adoption poursuivent leur parcours sans prendre en compte les résultats de la pseudo consultation. Toute cette agitation gouvernementale apparaît donc objectivement du ressort de la comédie, à moins que les décisions, qui vont être annoncées, conduisent à un mélodrame quand les citoyens spectateurs vont comprendre combien ils ont été grugés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) avait choisi de n’apporter aucune réponse à la consultation bidon de Macron. A entendre la restitution, nous avions fait le bon choix. C’est l’impuissance du gouvernement et de Macron qui apparaît criante. Le choix dans un premier temps puis l’incapacité à maîtriser la violence des casseurs de l’ultra gauche et de l’ultra droite a été révélatrice et reste présente dans les esprits. L’absence de confiance de l’opinion à l’égard de Macron s’est installée durablement ces derniers mois. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le gouvernement et «En marche» appréhendent la suite de la présentation des décisions. Les marges de manœuvre du Président sont très étroites. Aussi ils annoncent, par avance, que «Le grand débat national» ne va pas se solder par un catalogue miracle et que les mesures concrètes ne sauront satisfaire tous les Français. 

Cette peur de l’avenir proche conduit à de multiples tensions au sein du gouvernement (multiplication des déclarations contradictoires des différents ministres) et du parti (diverses initiatives internes à LREM, formation de sous-groupes, rédaction de pétitions, départs du groupe parlementaire). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron se trouve engagé dans une impasse. La «restitution» prévoit que les interventions de l’État (les dépenses) devraient augmenter, tandis que les ressources (les impôts) devraient diminuer et le déficit budgétaire baisser ! Cette équation, avec un taux de croissance qui vient d’être ramené très officiellement à 1,4%, n’a pas de solution possible. Le niveau en mathématiques baisse en France, comme le prouvent les dernières études, Macron incarne bien cela ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le recours aux urnes, élections ou référendum, pourrait s’imposer rapidement pour sortir de la crise de confiance et l’imbroglio politique actuel. La situation politique s’aggrave et ne semble pas avoir de situation avec un président isolé et que de nombreux membres de son équipe initiale ont déjà choisi de quitter. 

Le MIL, communication du 12 avril 2019