Immigration : s’opposer, c’est proposer

Vous l’avez bien compris : le laxisme du gouvernement face au défi migratoire ne fait plus de doute.

Après avoir augmenté de 13% l’Aide médicale d’État et baissé de 7% les crédits de la lutte contre l’immigration illégale dans la Loi de Finances 2018, il présente aujourd’hui un projet de loi “Asile et immigration” qui n’est qu’une suite de petits ajustements technocratiques.

Le projet ne comprend en l’état aucune mesure pour dissuader les clandestins de détourner le droit d’asile alors qu’ils sont des migrants économiques.

Aucune mesure ne traduisant une quelconque volonté de baisser l’immigration alors qu’elle a atteint en 2017 un niveau record depuis 43 ans.

Aucune mesure pour rendre effectives les reconduites à la frontière alors que 4% seulement des déboutés du droit d’asile sont effectivement expulsés.

Notre inquiétude est grande. Car, en l’état, ce texte conduira inéluctablement à accélérer les phénomènes migratoires sur notre territoire. C’est au mieux un coup d’épée dans l’eau, au pire un écran de fumée destiné à donner le change aux Français en attente de mesures fortes sur le sujet.

Comme vous, nous ne pouvons pas nous en satisfaire. Nous réaffirmons 3 principes :

  •
pas de nouvel appel d’air susceptible d’augmenter encore l’immigration
  •
expulsion des déboutés du droit d’asile et des clandestins
  •
liberté pour la France de choisir qui elle accueille sur son territoire

Pour répondre concrètement aux enjeux de l’asile et de l’immigration, nous demandons au gouvernement d’intégrer à son texte et de mettre en œuvre d’urgence 5 de nos propositions :

  •
le refus d’étendre la réunification familiale aux frères et sœurs des réfugiés mineurs, au-delà des ascendants directs
  •
le placement en centre de rétention administrative des demandeurs d’asile provenant de pays sûrs, le temps de la procédure accélérée,
  •
le placement en centre de rétention administrative des étrangers en situation irrégulières puis leur expulsion,
  •
le refus automatique d’accueil ou l’expulsion systématique des ressortissants étrangers ayant commis un crime ou un délit,
  •
la création d’un nouveau critère qui conditionne l’aide au développement de la France aux pays étrangers à la délivrance des laissez-passer consulaires dans les délais utiles.

S’opposer c’est proposer. Vous pouvez compter sur nous pour ne rien lâcher. Nous sommes déterminés et pleinement impliqués dans les débats à venir pour dénoncer l’insuffisance des mesures proposées et défendre notre vision de la politique d’immigration.

Associez-vous à notre action. Nous avons besoin de vous à nos côtés pour faire entendre votre voix.

Merci de votre mobilisation.

Les Républicains

L’idéologie islamiste intégriste progresse en France

 L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 

Définition : «L’islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).

L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie». 

L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle). 

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale. 

L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc. Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.

La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion. 

Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n’est pas, en soi, une chose grave. L’islamisme est un phénomène qu’il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart – Jade Lindgaard). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. 

Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».

publication du MIL, 19 février 2018

Sécurité au quotidien : un électrochoc, pas d’homéopathie.

Aujourd’hui, plus que jamais, une refonte ambitieuse de notre politique de la sécurité est nécessaire.

Parce que l’insécurité empoisonne la vie de millions de Français.
Parce que le malaise est grand dans les rangs de nos forces de l’ordre.
Et parce c’était un engagement de campagne d’Emmanuel Macron !

Les agressions contre les forces de l’ordre et les gardiens de prison se multiplient dans la plus grande impunité. Une sécurité à deux vitesses s’installe en France alors même que le nombre d’agressions atteint un niveau historique avec 777 faits de violence gratuite par jour.

Or, que nous a annoncé le gouvernement, à grand renfort de slogans et de formules choc ? Le grand retour, ni plus ni moins, de la police de proximité de Lionel Jospin qui s’est soldée par un échec spectaculaire il y a vingt ans : une hausse de + 18% délinquance !

Face au durcissement de la criminalité en France, nous n’avons pas besoin d’une police « plus partenariale » ou « mieux intégrée dans le tissu social des quartiers », mais de forces de sécurité renforcées et respectées.

Derrière les grands discours, l’ordre public continue à se déliter. Il arrive souvent que des délinquants arrêtés par les forces de l’ordre rentrent plus vite chez eux que les gendarmes et les policiers.

Faute de lutter contre le gaspillage de l’argent public, le gouvernement rogne les budgets d’équipement des policiers (- 7%) et des gendarmes (- 10%).

Alors que l’afflux d’immigrés clandestins est sans précédent, il a aussi coupé dans le budget de lutte contre l’immigration illégale (- 7%).

Le désarmement pénal des lois Taubira n’est pas remis en cause. Emmanuel Macron a renoncé à sa promesse de construire 15 000 places de prison. Et rien n’est prévu pour mieux exécuter les peines : il y a aujourd’hui près de 70 000 détenus en France et de l’ordre de 100 000 peines non exécutées ou en cours d’exécution. Autrement dit, il y a plus de condamnés en liberté que de condamnés en prison.

Rien de concret n’est envisagé pour mettre hors d’état de nuire les « fichés S » radicalisés.

Face à la hausse de la délinquance, face à la crise migratoire, face à une menace terroriste toujours aussi élevée, le gouvernement ne prend pas la mesure du réarmement régalien dont la France a besoin.

Nous demandons :

  •
l’abaissement de la majorité pénale pour répondre à la violence d’une délinquance de plus en plus précoce ;
  •
l’instauration de peines planchers pour tous ceux qui s’en prennent aux policiers, gendarmes, gardiens de prison et pompiers ;
  •
la construction en urgence de 15 000 nouvelles places de prisons dans les quatre ans conformément aux engagements qui avaient été pris.

Notre main ne doit pas trembler.

Les Républicains.

Oui à l’Europe unie des états, non à l’Europe socialiste ou fédérale

La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l’Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C’est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l’UE : BREXIT. 

Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc. 

L’Union européenne n’est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L’UE, avec une population de plus 500 millions d’habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union. 

Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe». 

D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures. 

Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l’occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire. 

Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle. D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste. 

D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n’apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles. 

Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez : « Nous aurons à combattre deux dangers, d’une part, la sortie de l’Europe et, d’autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l’encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

communication du MIL, 8 février 2018

Nous sommes en droit de nous poser des questions !

Le gouvernement Macron ne serait il pas au pied du mur ? Tout le monde sait que M.Le 1er Ministre du gouvernement est enfermé dans une sorte de camisole qui lui empêche toute marge de manoeuvre.

Quel est le cap, la vision, la trajectoire pour réformer ce qui ne va pas en France ?

Christian Jacob, Président du groupe LR à l’Assemblée Nationale parle de  » chasse d’eau  » qui empêche de savoir où on en est !

Où en est -on de la notion et du sens de l’Etat ? D’abord y- a-t-il toujours un état en France ?

Y -a-t-il toujours un ministère de la justice ? Dont l’essoufflement de son fonctionnement permet de poser la question.

Dans quel état se trouve l’armée française ? Chargée de protéger les intérêts de la France et l’intégrité du territoire national.

Quid de nos agriculteurs dont les quelques miettes qui restent, soit 3% de la population active choisissent le suicide comme seule solution d’avenir, de la compétitivité de nos entreprises et de la libéralisation du marché de l’emploi qui permettent à celui qui a de l’audace, de prendre des risques pour réussir, d’être taxé plus que dans les pays voisins et concurrents ?

La santé se portant bien avec ses 120 milliards d’euros de dettes, qu’en est-il de nos écoles ? Qui ne transmettent plus les savoirs fondamentaux comme l’écriture, la lecture et le calcul mais du dogmatisme et de l’idéologie bien pensante prenant en otage l’apprentissage de l’histoire de France ?

Mais cette France, est-elle toujours indépendante et souveraine ? Dont la dépense publique n’est plus maîtrisable et s’accroît chaque jour de façon exponentielle.

Le gouvernement n’a-t-il plus qu’une seule solution devant lui ? Celle d’inventer à défaut de réformes, de nouvelles taxes et d’augmenter les impôts existants. Sinon de changer les ministres et décider de mettre en place enfin une politique de Droite… Mais pour cela, je crains qu’il ne faille attendre les prochaines échéances électorales !

LV

 

 » En Marche  » vers la hausse des taxes et des impôts

 « Les Français connaissent en début d’année des pertes de pouvoir d’achat et constatent que tout augmente : la CSG, l’essence, le fioul, le timbre, le tabac… Ce n’est pas juste (…) » (Laurent Wauquiez) 

Le taux des prélèvements obligatoires, en France, est le plus élevé de tous les pays européens. Le programme présidentiel de Macron pour le quinquennat ne prévoyait pas une réelle baisse des prélèvements (moins un point sur cinq ans). Macron applique donc tout simplement son programme. 

Une augmentation du budget de l’État est programmée, pour 2018, à hauteur de 7 milliards d’euros et les crédits des ministères sont en hausse de + 2,2%. Tandis que le déficit budgétaire n’est pas jugulé. 

Les mesures fiscales, qui viennent d’être prises, vont toutes dans le sens d’une augmentation globale des impôts et des taxes pour les contribuables français avec 8 taxes, contributions ou impôts nouveaux. Du fait de cette politique, le pouvoir d’achat moyen des Français régresse. 

Les augmentations concernent le prix des timbres, du tabac, des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz …. Ces derniers vont se répercuter massivement sur les frais de chauffage des logements. 

Les automobilistes sont particulièrement visés, avec l’augmentation du tarif des péages, la hausse de la fiscalité du diesel (hausse des taxes de 10 % en 2018), mais aussi de l’essence. Jusqu’à présent, les taxes augmentaient sur le diesel, mais baissaient sur l’essence… S’y ajoute le paiement d’amendes de «post stationnement» et la monté en charge des amendes pour les dépassements de vitesse (radars) avec la délégation à des sociétés privées chargées de «faire du chiffre» et la baisse de la vitesse autorisée de 90 à 80 km/h. 

La hausse de la CSG de 1,7% pénalise tout particulièrement 8 millions de retraités. Cette décision va à l’encontre de toute logique, quand on connait le niveau actuel des retraites, le gel de leur montant en 2018, et les besoins de financement croissants, en particulier ceux liés aux coûts de la dépendance. Les pensionnaires des EPHAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) voient leurs ressources diminuer, alors que le système est entré dans une grave crise par manque de moyens humains et matériels (comme en témoigne une récente grève des directions et des personnels dans les EPHAD) ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les déclarations de ministres du gouvernement concernant une prétendue absence de hausse des impôts : il s’agit là d’une «fausse nouvelle». La baisse de la taxe d’habitation ne compensera pas, même à terme, la hausse de la CSG. D’ailleurs les collectivités locales réclament pour fonctionner des financements correspondants à la disparition totale annoncée par Macron de la taxe d’habitation. Des études seraient en cours pour mettre en place un nouvel impôt en compensation. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable à la diminution significative de la pression fiscale à laquelle sont soumis les Français. Cette décision implique l’acceptation d’une diminution correspondante de la dépense publique (y compris les effectifs de la fonction publique d’État et de la fonction publique territoriale). Par contre, cette réduction des moyens ne doit pas toucher les secteurs régaliens de l’État (police, justice, défense, budget, diplomatie, hôpitaux …). Ceux-ci ont aujourd’hui besoin d’être soutenus ou renforcés pour que la sécurité des Français et l’autorité de l’État soient assurées. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate un ciblage social de la nouvelle politique fiscale. Les victimes sont les Français des classes moyennes et les retraités. Ce choix politique nous conforte dans notre opposition tranquille, mais déterminée, à la politique menée par Macron et par la nouvelle gauche, La République En Marche (LREM), qui n’est que l’expression du nouveau Parti Socialiste.

communication du MIL, 12 février 2018

Le combat Droite-Gauche toujours et encore plus d’actualité

Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise. Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM). 

Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions. 

Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste. 

Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes. 

La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate. 

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

Communication du MIL, 6 février 2018