La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l’Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C’est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l’UE : BREXIT. 

Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc. 

L’Union européenne n’est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L’UE, avec une population de plus 500 millions d’habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union. 

Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe». 

D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures. 

Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l’occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire. 

Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle. D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste. 

D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n’apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles. 

Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez : « Nous aurons à combattre deux dangers, d’une part, la sortie de l’Europe et, d’autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l’encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

communication du MIL, 8 février 2018

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