Les «États généraux des migrations (EGM)» organisés à Montreuil (Seine-Saint-Denis) (26 et 27 mai) ont abouti à une déclaration radicale pour une «politique migratoire alternative» (Manifeste des Assemblées locales réunies pour la 1re session plénière des États généraux des Migrations). 

Cette manifestation a été organisée par un collectif réunissant des associations nationales et locales de soutien aux immigrés pour s’opposer au projet de loi sur l’asile et l’immigration : «Nous vous appelons à ne pas voter cette loi. Il faut cesser cette guerre aux migrants. C’est avec eux que nous ferons la société de demain». 

Elle a débouché sur un programme pro-immigration, défendu par une mouvance associative proche de la gauche de la gauche, et de compagnons de route, égarés à leur côté sur des motifs pseudo-humanitaires. 

Selon eux, l’«accueil digne» des nouveaux arrivants devrait comprendre : un «accueil inconditionnel», «l’obligation de mise à l’abri immédiate», une «prise en charge des moyens de subsistance» et une information des migrants sur leurs droits. Il demande la suppression du règlement de Dublin c’est-à-dire le renvoi des migrants vers le pays d’entrée dans l’Union européenne. Il exige «l’abandon de la notion de pays d’origine sûrs» (c’est-à-dire ne rentrant pas dans le cadre des critères d’asile) ; la «suppression des procédures accélérées» ; «une égalité des droits entre Français et étrangers présents sur le territoire» ; une «présomption de minorité» pour les jeunes migrants ; l’arrêt de «toutes les formes d’enfermement et d’assignation à résidence pour une entrée ou un séjour irrégulier» ; la «suppression des conditions limitant le droit au regroupement familial»; «l’arrêt des politiques d’externalisation, de l’approche dite des hotspots» qui consiste à opérer un tri dans les pays de transit vers l’Union européenne, comme en Libye ou en Turquie. Enfin, ce collectif demande «la fin des expulsions» ou des interdictions de retour sur le territoire français. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ce programme pro-immigration a le mérite de la clarté dans la mesure où il formule, de manière détaillée, tout ce qu’il faut combattre. Il est soutenu par un réseau associatif qui dispose d’une véritable capacité d’intervention sociale et politique. 

On note la présence d’associations spécialisées dans le soutien aux migrants dont certaine habilitées par l’Etat (mais pas toutes) : Aides Migrants Solidarité, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s), Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP), Gisti (Groupe d’information et de soutien aux immigrés), CCFD-Terre Solidaire, Cimade, Terre des hommes, Réseau de soutien aux migrants, RESF (Réseau Education Sans Frontières). 

Mais aussi d’associations caritatives comme ATD Quart Monde, Emmaüs France, Fondation Abbé Pierre. 

Puis d’associations plus politiques comme la Confédération syndicale des familles, Fédération nationale de la maison des Potes, SOS Racisme, Ligue des droits de l’Homme (LDH), MRAP, MRJC ou Attac. 

Enfin des organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des avocats de France, la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) ou l’Union syndicale Solidaires (SUD). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce cet ensemble d’acteurs «associatifs» qui mènent et encouragent nombre d’actions illégales. Ils vivent de leur activité au travers de financements publics et de dons privés déductibles des impôts. Ils demandent d’ouvrir la France, sans aucun contrôle, à tous les étrangers qui se présentent en assurant tous les frais de leur installation dans notre pays. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron, au travers du projet de loi «asile et immigration», vise juste à faire adopter quelques ajustements à la politique définie par Hollande qui est une acceptation du flux migratoire qui débouche sur l’installation en France de populations étrangères. Le nombre de ces arrivées a atteint un sommet en 2017. En un an, Macron n’a pas appliqué la Loi en assurant les expulsions des étrangers déboutés du droit d’asile. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour répondre à la crise des politiques migratoires, il est nécessaire de mener une autre politique au niveau français comme sur le plan de l’Union européenne qui soit à la fois contre la politique actuelle faite de demi-mesures et contre les revendications du «lobby immigrationniste». 

La Droite républicaine doit défendre les propositions qu’elle a faites avec une grande détermination.

communication du MIL, 5 juin 2018

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