L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte. 

La politique menée par Macron ne s’est inscrite à aucun moment dans le cadre de la pensée gaulliste. Sa démarche de gauche sociale-démocrate libertaire n’a rien de commun avec le gaullisme. Son discours est marqué par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre à tout et son contraire. Il se prétend rassembleur, mais la pratique prouve qu’il ne l’est pas. Les sondages successifs en attestent. S’il dispose d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale, sa politique subit un rejet de 2/3 des Français, après une élection par défaut et une année de déceptions successives. 

Au sein de l’Union européenne, les discours de Macron ont été pompeux, et on ne peut que constater son absence d’efficacité dans la défense des intérêts de la France dans les négociations européennes (acceptation du traité CETA, pas d’interdiction du glyphosate, maintien d’avantages accordés aux travailleurs détachés, etc.). Il défend une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de nouveaux pans de notre souveraineté dans le domaine économique. Macron a défendu des positions en faveur d’un multiculturalisme ouvert. Il a même eu l’occasion d’affirmer l’absence d’une culture française. À de multiples reprises, il a fait l’éloge de la «souveraineté européenne», alors que l’UE n’est en aucun cas un pays. Il ne défend pas clairement la souveraineté de la nation française. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis un an, une politique qui se trouve à l’opposé de l’esprit du gaullisme. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, budgétaire. S’il évoque une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il se situe dans la vision d’une France composée de communautés destinées à vivre ensemble. Son absence de discours sur la religion musulmane en France illustre cette incapacité à assurer une approche commune à tous les Français. Depuis son début de mandat, Macron abuse des discours en langue anglaise, des appels à la colonisation économique de la France par des sociétés étrangères, en particulier des sociétés américaines de nouvelles technologies. Son gouvernement valide des achats d’entreprises françaises sensibles par des entreprises étrangères. Macron vise une participation sans contrôle de notre pays à une mondialisation, dont les rapports de force apparaissent pourtant fortement défavorables depuis des années. La balance très négative de notre commerce extérieur en témoigne. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) vont contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle pour la désignation des parlementaires. Son refus de recourir au référendum atteste d’une position opposée au gaullisme. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les projets de réformes sociétales comme l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ou la légalisation de la consommation du cannabis. Qui peut imaginer que cette politique d’inscrive dans l’esprit du gaullisme ? 

Enfin, Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les projets actuels de remise en cause des aides sociales, après la casse de l’assurance chômage, l’augmentation de la CSG pour les retraités vont contre l’esprit du gaullisme qui affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. La prochaine loi relative au Plan d’action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) n’apportera, au final, rien de plus aux salariés dans le domaine de l’intéressement et de la participation. 

En conclusion, Macron aura endossé le costume de président de la République, comme l’ont fait ses prédécesseurs socialistes. Il utilise les institutions pleinement. Il lui arrive aussi de séduire certaines personnes grâce à ses qualités personnelles et grâce à l’image de sa fonction, aux avantages qu’il peut octroyer. Mais à aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste car son action (notamment l’Europe fédérale, la proportionnelle, l’atteinte aux droits de propriétés, l’acceptation des clandestins en nombre) est clairement dans un axe à l’opposé des valeurs du gaullisme. Ceux qui défendent le contraire doivent être placés dans le camp des idiots utiles (au sens de Lénine), voire à des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «pont de la rivière Kwaï».

communication du MIL, 13 juin 2018

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