Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que nous nous trouvons dans une situation d’affrontement idéologique fort avec les partisans de l’accueil de tous les clandestins migrants du monde dans les pays européens et en France, en particulier. Ces partisans, relayés par des journalistes, sont : 

-D’une part, des acteurs politiques de l’extrême et de l’ultra-gauche, qui voient dans les «migrants» un potentiel prolétariat de remplacement dans le cadre d’une analyse marxiste. 

-D’autre part, certains responsables, religieux ou fraternels, qui émettent leur opinion sur des bases qu’ils proclament «humanistes» et qui leurs sont propres. Cette opposition ne fait pas débat dans la mesure où les convictions auxquelles ils font référence viennent d’ailleurs. 

-Enfin, certaines organisations associatives se positionnent d’une manière problématique sur ce dossier. 

Analyser la pratique et le discours des associations à prétention humanitaire ne peut passer par un amalgame entre des associations qui ont des pratiques différentes ou même différentes selon les sites dans la même association en fonction de leurs responsables. Il faut ajouter que dans le maquis des associations agissant en faveur des migrants, il existe des structures sérieuses et d’autres qui le sont moins, pour rester correct. Le mélange d’associations de tous pays rend la situation difficile à maitriser pour les États. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, néanmoins, que des constats généraux s’imposent à propos de la plupart des associations pro-migrants, qui connaissent une dérive progressive. L’intervention des associations doit être redéfinie, encadrée et contrôlée. 

D’abord, la désignation des associations sous le qualificatif d’«Organisation Non Gouvernementale (ONG)», reprise par les médias, est une astuce pour donner une image sérieuse à des structures tout à fait ordinaires. Par ailleurs, cela camoufle le fait qu’une part des associations françaises ont des délégations de service de l’État et/ou reçoivent beaucoup de financements publics, ce qui relativise sérieusement leur situation d’indépendance quand elles sont, de fait, des prestataires de l’État. Quant aux associations ou fondations étrangères, le degré de leur indépendance est difficile à vérifier : orientations politiques internationales ou paraétatiques et positionnement de leurs responsables. 

Ensuite, des associations prenant en charge les migrants posent un autre problème dans la mesure où ces associations tendent à devenir des acteurs politiques sans en avoir aucunement la légitimité. Une association peut prendre en charge une personne en difficulté en lui apportant un lit, un repas ou des soins, par exemple un sans domicile fixe, une personne âgée dépendante ou un migrant perdu à Calais ou Paris. Elle peut analyser son public et estimer un besoin en nombre de personnes ou en moyens à mettre en œuvre. Elle peut avertir sur l’apparition d’une pathologie importée ou prévenir une épidémie. Elle reste dans son rôle. 

Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un problème apparaît quand des associations commencent à prendre la parole sur ce qu’il faudrait que les gouvernements fassent en visant à imposer une politique publique. 

Quand une association, dont la compétence porte sur la santé (comme Médecins du monde ou Médecins sans frontières), alerte les médias pour dénoncer un accord signé entre les pays de l’Union européenne, dès le lendemain de sa signature (sans en connaitre le détail), elle sort de son objet social et du mandat donné par ses membres donateurs. 

Ensuite, ces acteurs semblent fréquemment transgresser les lois existantes pour faire accéder des étrangers aux pays européens et les y installer ; tandis que, parallèlement, ces acteurs associatifs mobilisent toutes les dispositions juridiques, de manière exagérée, en faveur de leurs clients pour les installer dans le pays où ils se trouvent (Amnesty, Cimade, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’environnement dans lequel se développe l’arrivée des migrants entremêle confusément aujourd’hui plusieurs types d’acteurs: 

-Des passeurs rémunérés pour leurs services, qui font partie de la délinquance et du crime organisé. 

-Des associations organisant le passage de la Méditerranée depuis la côte africaine, prétextant la sécurité de passage de migrants illégaux. Elles mobilisent des navires inadaptés et sans moyens, d’où la mise en scène des migrants victimes du traitement même des associations. 

-Des associations participant à l’accueil et l’installation de migrants en France sans vouloir tenir compte de leur statut, des lois et des règlements. Concrètement, elles luttent contre les contrôles de la situation des immigrés dans les hébergements qu’elles gèrent. 

Le rapport entre ces trois types d’acteurs vire à la confusion. Certaines associations sont passées d’opérations de «sauvetage en mer» d’embarcations chargées de migrants menées par des associations à des opérations de «ramassage sur le littoral libyen». On voit ainsi quelques navires, sans nationalité bien définie, voguant dans les eaux internationales, avec des moyens à bord insuffisants dont les traversées tournent au drame. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore les décès survenus en mer de personnes ayant emprunté en nombre des barques. Mais nous dénonçons l’argumentation utilisée par des associations et des médias sur le nombre des noyés ou sur l’état de santé des personnes car il s’agit d’un levier psychologique efficace vis-à-vis de l’opinion pour le lobby pro clandestin migrants. La comptabilisation de personnes mortes en mer semble un «jeu cynique» de journalistes pour faire de l’info. On annonce 3.139 migrants morts en Méditerranée en 2017. La précision même semble choquante puisqu’elle suppose que l’on domine le problème. Ce qui n’est pas le cas. Ces décès sont liés à la démarche des migrants, aux pratiques des passeurs qui mettent des migrants sur des radeaux ou barques de fortune, après les avoir fait payer, et aux associations concernées qui encouragent de fait cette pratique pour leur satisfaction collective ou personnelle en proposant la prise en charge ultérieure. Mais quand un navire associatif charge sur la côte des personnes confiées par les passeurs, qu’il contourne les gardes côtes libyens pour partir en emmenant dans des conditions déplorables de personnes en difficulté, sans avoir un port de destination, la responsabilité revient à ces acteurs du malheur. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’on ne peut pas accepter durablement cette situation. Il faut mettre un terme à l’industrie des passeurs et par conséquent à celle de ces bateaux humanitaires qui participent au trafic d’êtres humains. 

Pour conclure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) acte le fait que l’ensemble des pays européens membres de l’Union européenne vient de partager le souhait de lutter contre l’immigration et que chaque pays peut volontairement choisir la politique qu’il veut mener (accord de l’UE). Il espère que la volonté de casser la spirale du flux migratoire sera mise en œuvre dans chaque pays, dont la France. 

Cette orientation politique est commune à tous les peuples européens avec des variantes nationales. Elle se heurte à la nébuleuse des organisations, personnalités et journalistes pro clandestins migrants.

Communication du MIL, 6/07/20018


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