Le Monument aux martyrs de la Résistance du Sud-Ouest dit «mémorial de la ferme de Richemont» est situé au sud-ouest de la ville de Saucats en Gironde (33). En juin 1944, un groupe de FFI (Forces françaises de l’intérieur), formé de jeunes gens entre 17 et 23 ans, se replie dans une ferme abandonnée au lieu-dit de Richemont. Ils sont attaqués le 14 juillet par les membres de la Gestapo allemande et la Milice française. La ferme est détruite et presque tous les maquisards sont tués. 
En 1946, il est décidé d’ériger un monument du souvenir dédié, au-delà même des jeunes gens de Saucats, à tous les résistants du Sud-Ouest. Les travaux commencent en 1948 et le monument est inauguré sur les ruines de la ferme de Richemont en 1953. Il s’agit d’un obélisque de 35 m de hauteur, dont chaque face est décorée d’une sculpture, d’une hauteur de près de huit mètres chacune, symbolisant : la Foi, le Courage, le Sacrifice et la Victoire. 
La ferme est figurée par quelques pierres, originaires de la ferme, en moellons jointés et blanchis formant un muret, un linteau de porte basse et ses deux montants sur lesquels des inscriptions rappellent les événements tragiques : 
Sur la face extérieure de la porte, on lit : -à gauche : «Le 14 juillet 1944, en ce lieu-même dans la ferme de Richemont où ils avaient constitué une école de cadres au service de la Résistance française, 13 jeunes hommes appartenant à l’élite intellectuelle de la nation» 
                                                                         -à droite : «tombent sous les balles ennemies après 3 heures d’un combat héroïque et inégal. C’est pour rappeler leur sacrifice et celui de tous ceux qui sont tombés pour la même cause que ce mémorial a été élevé». Sur l’autre face, sont inscrits les noms des jeunes victimes : -Lucien Anère, Jean-Pierre Bouron, Jean-Claude Bruneau, Guy Célérier, Daniel Dietlin, Jacques Glotz, Christian Huault, Roger Hurteau, François Mossé, Michel Picon, Jacques Rouin, Roger Sabaté, André Taillefer. 
Chaque année, la délégation départementale Gironde du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) organise une cérémonie en mémoire des martyrs de la Résistance du Sud-Ouest et de l’Appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940. Cette année elle a eu lieu le 24 juin 2018. Nous vous présentons deux discours prononcés durant cette journée.


 Discours d’Yves FOULON, ancien député

Je vous salue tous et salue ceux qui viennent de plus loin, Maïder Arosteguy, conseillère municipale de Biarritz et conseillère départementale des Pyrénées-Atlantiques. Tout d’abord, je veux féliciter le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) et Claude Durrieu, délégué départemental, une pensée également pour toute son équipe qui fait un travail remarquable, une pensée aussi pour Dominique Pionat qui nous a quittés et qui a tant œuvré pour ce mouvement. 
Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est très important parce que c’est un mouvement généreux, efficace qui donne tout au long de l’année de son temps pour faire vivre nos mouvements politiques et particulièrement aujourd’hui avec cet appel du 18 juin, il nous a offert un moment d’émotion incomparable rappelant ses valeurs de liberté et de résistance incarnées par le général de Gaulle. Quand on arrive en voiture sur ce lieu symbolique qu’est la ferme Richemont avec ses drapeaux, ses images du général de Gaulle, on est fier d’être là aujourd’hui pour incarner ce qu’est la résistance et ce qu’est la liberté. Puis, au-delà de ce moment d’émotion à la lecture du message du général de Gaulle qui a 78 ans et que l’on connaît tous les uns et les autres par cœur, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) étant un peu ce gardien du temple gaulliste, ça m’a fait penser à ce que l’on pouvait vivre sur le plan politique. Quand le général de Gaulle nous donne les raisons du message qu’il a adressé aux Français à l’époque depuis Londres, il cite l’honneur. Est-ce que ce n’est pas aujourd’hui un honneur pour nous de défendre nos convictions en 2020, en 2017, en 2018 ? Je crois que c’est un honneur à nous de défendre nos convictions et le général de gaulle nous le rappelait il y a 78 ans. Quand il nous parle du bon sens, est-ce qu’on n’a pas à avoir du bon sens aujourd’hui de savoir que nous sommes une force importante dans le paysage politique français ? Les Républicains ont certainement chuté comme tous les mouvements mais nous sommes encore extrêmement nombreux et il faut qu’on ait du bon sens pour être conscient que si on se mobilise, on peut remporter les batailles qui s’annoncent. Et enfin, «l’intérêt supérieur de la France», disait-il, il y a 78 ans. Est-ce que la France aujourd’hui va bien ? Je ne le crois pas. Est-ce qu’elle ira mieux en 2022 quand Emmanuel Macron rendra les clés du pays ? Je ne le crois pas non plus. L’intérêt supérieur de la France, c’est de nous mobiliser dès maintenant pour faire en sorte que ça change. Notre pays est souvent enfumé par ce qu’on entend à la télévision, dans la presse, à la radio. Le chômage est toujours là malheureusement, le pouvoir d’achat a diminué. L’essence et le tabac n’ont jamais été aussi fortement taxés. On nous annonce la diminution des APL. Les impôts ont augmenté. La CSG a aussi frappé durement nos anciens. 
Alors, on a toujours ces points de désaccord fondamentaux avec le gouvernement et le président de la République. On les a exposés en 2017, les Français ne nous ont pas crus. Et nos propositions sont toujours là. 
Oui, il faut réduire nos dépenses publiques permettant d’avoir plus de capacité d’investissement pour tous les Français. Rien n’est fait en ce sens. 
Oui, il faut baisser drastiquement les impôts. 
Oui, il faut mieux lutter contre la délinquance en augmentant le nombre et les moyens donnés à nos forces de l’ordre. 
Oui, nous avons un problème avec l’immigration. Il faut des quotas d’entrée sur le territoire et expulser les étrangers en situation irrégulière. Il faut lutter contre le terrorisme islamiste avec la déchéance de nationalité, l’expulsion des fichés «S», la rétention des Français fichés «S». Nous avons aujourd’hui 450 radicalisés qui vont sortir de prison dans un an sans que personne ne nous dise ce que l’on va en faire. Ce sont encore des bombes à retardement qui vont encore une fois faire du mal à nos concitoyens. Ces points de désaccord sont toujours présents. 
Alors, pour mettre en œuvre nos propositions, il nous faut gagner les élections futures. Et pour gagner les élections futures, il faut un mouvement politique, le nôtre, Les Républicains, qui soit fort, qui soit uni et là notre responsabilité est devant nous. Il faut reconstruire notre mouvement. Vous savez, il y a à peine un an, c’était le 18 juin, on est aujourd’hui le 24 juin, nous avons perdu l’élection présidentielle et les élections législatives. Face à cette situation, trois solutions se proposaient à nous. La première, c’était de partir, de ne plus rien faire. Beaucoup d’entre nous, de nos militants et beaucoup d’élus ont choisi de ne plus adhérer à notre mouvement politique et de ne plus incarner une formation politique. C’est leur choix, ils l’ont fait en conscience. À nous de leur dire les moyens de revenir dans notre mouvement. D’autres sont partis chez l’adversaire : le premier Ministre, Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire et un certain nombre de nos amis ont rejoint les rangs d’En Marche. Puis, il y a ceux qui sont là aujourd’hui autour de Claude, autour d’Yves et qui ont choisi de rester dans notre mouvement et de lui donner les moyens de la reconstruction et ceux de la reconquête. C’est la solution que nous avons ici choisie tous ensemble. On veut un mouvement fort, on doit travailler à sa reconstruction parce que c’est utile pour le pays. J’ai entendu ce matin Jean-Pierre Raffarin dans le Journal du Dimanche dire qu’il préférait un parti de projets qu’un parti de tracts. Mais ce tract qui a été fait ne dit-il pas ce qu’on a sur le cœur ? Aujourd’hui la France ne sera plus la même si on laisse faire. Un tract, quelque fois, ça permet de faire un projet. Alors je dis à nos amis, qui étaient avec nous jusqu’à maintenant et qui ne le sont plus, si vous voulez du bien à ce mouvement que vous avez incarné pendant des décennies, quittez-le, c’est votre choix, mais laissez-nous le reconstruire. Arrêtez de nous diviser, arrêtez de créer des polémiques. Si vous ne voulez pas travailler à nos côtés, laissez-nous faire le job tous ensemble et on reconstruira notre mouvement. C’est Laurent Wauquiez, notre président, qui a décidé de faire le choix de la reconstruction. Il a été élu avec plus de 70 % des voix des militants de la France entière et en Gironde particulièrement. Il m’a nommé au bureau politique national. Il a un projet très simple qui est en deux parties et qu’il est en train petit à petit de construire. Fabriquer avec vous un projet qui est un projet alternatif à la politique menée pour pouvoir convaincre à nouveau les Français de nous faire confiance et représenter cette alternative au pays. Et son deuxième projet, au-delà de la rédaction de ce corpus idéologique que l’on a porté ensemble, c’est de gagner les élections futures les plus proches. Les élections européennes se tiendront dans un an. Mais celles qui comptent le plus ce sont les élections présidentielle et législatives de 2022. Voilà la volonté de notre président de notre mouvement. C’est construire un projet avec nous, avec vous. C’est le porter auprès des Français. Et c’est gagner les échéances nationales qui s’annoncent. 

En Gironde précisément, nous avons un constat partagé. Notre mouvement va mal, il est sans dynamique et ne permet pas à nos militants de se mobiliser, d’avoir envie de participer, d’avoir envie d’aller à la rencontre de populations, de convaincre. Nous devons, nous aussi, à notre échelle, reconstruire ce mouvement. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’être candidat à la présidence des LR en Gironde parce que je veux rassembler et parce que je crois que c’est possible avec ceux qui sont de bonne volonté et qui ont envie encore une fois de partager ce projet commun de reconstruire. Nous devons nous retrouver autour de notre expérience. Je ne suis ni du monde urbain, ni du monde rural. J’ai une expérience politique de plusieurs années. Je crois que je peux être utile à notre mouvement et je veux rassembler notre famille politique. 

La seconde raison de ma candidature, c’est l’animation. On a besoin de se retrouver, d’échanger, de discuter, d’avoir un avis sur l’avenir de notre mouvement. En un mot : que la parole soit donnée aux militants qui doivent incarner un projet en Gironde. Et je veux avec vous, donner la parole aux militants pour que chacun puisse s’exprimer, dire et non pas se diviser, se quereller, mais se rassembler autour d’un projet commun. 

Et enfin, la troisième raison, ne perdons pas de vue ce qui nous attend. Quand on aura atteint dans un premier temps l’objectif de reconstruction du mouvement, il nous faudra gagner les élections en Gironde. On en a gagné quelques-unes mais on en a perdu d’autres. Il y a 540 communes en Gironde, il y a des cantons à reconquérir, il y a des places en région où nous devons être plus nombreux. Autant les Européennes, on va être prisonnier d’un mouvement politique national, autant chez nous, je veux que notre mouvement en Gironde ait un avis sur les élections municipales, un avis sur les élections cantonales, un avis sur les élections régionales. Nous devons tous ensemble nous mobiliser. Si nous ne le faisons pas, qui le fera à notre place ? Est-ce que notre responsabilité c’est de regarder le pays se déliter, faire en sorte qu’on soit sans solutions par rapport à la détresse que rencontre un certain nombre de nos concitoyens ? C’est à nous de nous mobiliser pour faire gagner notre pays. 

Moi je veux proposer une politique basée sur la fierté de notre identité française, sur la fierté de nos valeurs chrétiennes. Il faut proposer une politique basée sur le respect, l’autorité, la méritocratie, la fermeté et l’action. C’est ce que nous allons proposer en Gironde. Je suis à votre disposition et vraiment accompagnez-nous parce que ce mouvement vaut le coup. Vivement le 14 octobre pour que dès le 15 on soit tous réunis, rassemblés, forts, dynamiques et qu’on gagne les futures échéances. 
Vive la République ! Vive la France ! 
Et vive le MIL !


Discours d’Yves d’AMÉCOURT, conseiller régional


Chers Collègues élus, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Permettez-moi de remercier de leur présence : Yves Foulon, Maire d’Arcachon, Membre du Bureau politique Les Républicains, ancien député de la Gironde. Lorsque j’entends Yves, je suis fier de lui avoir suggéré d’être candidat à la présidence des Républicains de la Gironde, je suis heureux de le soutenir aujourd’hui ; Eddie Puyjalon, conseiller régional CPNT, président National de CPNT ; Marie-Angélique Latournerie, conseillère municipale de Langon, conseillère régionale Les Républicains ; Bernard Lummeaux, adjoint au maire d’Arcachon, conseiller régional Les Républicains ; Maïder Arosteguy, conseillère municipale de Biarritz, conseillère départementale des Pyrénées Atlan-tiques ; Jean Gougy, député honoraire des Pyrénées-Atlantiques, militant gaulliste de la 1ère heure ! Merci de l’applaudir !
Et tous les élus locaux de la Nouvelle-Aquitaine qui nous font l’honneur de leur présence aujourd’hui à Richemont.
Enfin, je vous demande d’excuser Florence Lassarade, conseillère municipale de Saint-Macaire, sé-natrice Les Républicains de la Gironde. Florence est de garde aujourdhui à l’hôpital de Langon et Marc OXIBAR, conseiller Municipal d’Ogeu les bains, conseiller régional Les Républicains de la Nouvelle-Aquitaine, membre du Bureau politique Les Républicains. Marc Oxibar est aujourd’hui blo-qué chez lui pour des raisons de santé.
Merci à toutes et à tous, d’être ici aujourd’hui… pour honorer la mémoire d’un homme, et plus encore, la mémoire des hommes qui, à côté de lui, puis avec lui, ont dit «non», le 18 juin 1940, et dans les jours et les années qui suivirent…
Le général de Gaulle, les résistants de la première heure, et ceux qui de plus en plus nombreux, au fil des annonces de «Radio Londres», se sont engagés dans les résistances, dans la résistance.
Les 80 parlementaires qui ont dit «non» le 10 juillet 1940. Les 1038 «compagnons de la libération» – ils ne sont plus que 5 aujourd’hui – ayons une pensée pour Yves de Daruvar, Constant Engels, Victor Desmet, disparus en 2018.
Les milliers de Français qui ont bravé l’interdit. Les milliers de Françaises et de Français qui ont mené des actions petites ou grandes, qui ont abouti, in fine, à détrôner le monstre qui occupait notre pays, les âmes, les esprits.
Ceux qui, ici et ailleurs, ont abrité dans leur foyer des familles, des enfants, des citoyens opprimés, parce qu’ils étaient juifs, tziganes, gitans, aristocrates, parce qu’ils étaient homosexuels.
A la date du 16 mai 1940, dans ses «Mémoires de guerre» Charles de Gaulle écrit : «Alors au spectacle de ce peuple éperdu et de cette déroute militaire, au récit de cette insolence méprisante de l’adversaire, je me sens soulevé d’une fureur sans borne. La guerre commence infiniment mal. Il faut donc qu’elle continue. Il y a pour cela de l’espace dans le monde. Si je vis, je me battrai où il faudra, tant qu’il faudra, jusqu’à ce que l’ennemi soit défait et lavée la tache nationale. Ce que j’ai pu faire par la suite, c’est ce jour-là que je l’ai résolu.»
A la même période d’autres Français, qui avaient la confiance du peuple, choisissaient une autre voie : celle de la collaboration. Je pense au Maréchal Pétain, aux socialistes Pierre Laval et Adrien Marquet.
Ce dernier, maire de Bordeaux, était devenu ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du Maréchal Pétain. Lors de son procès devant la Haute Cour de justice, tenu sous la présidence de Louis Noguères à partir de fin 1947, Adrien Marquet mettra notamment en avant le fait qu’il a permis d’éviter, avec sa municipalité, une importante explosion qui visait des ponts, des bâtiments publics bordelais. Il dira qu’il a fait tout cela pour «protéger les intérêts de Bordeaux et des Bordelais». La valise personnelle d’Adrien Marquet a été remise en juin 2013 aux archives départementales de la Gironde afin que les chercheurs et les historiens puissent écrire l’histoire.
L’Aquitaine garde le souvenir de cette période coupée en deux par la ligne de démarcation et où les actions de résistance et de solidarité se multipliaient de part et d’autre.
Nos familles se souviennent… Des actes de bravoures des passeurs, de ceux qu’on a assassinés. Ici, à Richemont, en juin 1944, un groupe de FFI (Forces françaises de l’intérieur), formé de jeunes gens entre 17 et 23 ans, se replie dans cette ferme abandonnée. Ils sont attaqués le 14 juillet par les membres de la Gestapo allemande et la Milice française. La ferme est détruite et presque tous les maquisards sont tués.

Merci au Mouvement Initiative et Liberté (MIL) d’organiser, ici, à Richemont, chaque année, la commémoration de l’Appel du 18 juin.

Merci aux jeunes qui ont participé à cette commémoration, prêtant leur visage et leur âme, aux 23 martyrs de Richemont.

C’est dans des manifestations comme celle-ci que le souvenir s’enracine.

Aujourd’hui, nous honorons les martyrs de la résistance et de la déportation, les victimes civiles et militaires, les héros de guerre et leur famille, toutes celles et tous ceux qui, ici et ailleurs, ont contribué à la victoire sur la barbarie, tout ceux qui ont permis que cette victoire ne se fasse pas au détriment de la nation française, tout ceux qui ont permis, avec le général de Gaulle, avec Jean Moulin, avec le Conseil National de la Résistance, avec les Compagnons de la Libération, que la France, à la fin des combats, soit assise à la table des négociations, qu’elle reste une et indivisible, et que la France pourtant partagée, taraudée, divisée, la France «libre» et la France «occupée», la France meurtrie mais la France, grandie et fière du devoir accompli, se relève, une et indivisible.

La nation faisait sienne cette citation du Général : «Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».
Fred Moore, Chancelier de l’Ordre des Compagnons de la Libération aujourd’hui décédé, dans un bulletin du 15 juin 2013, s’adresse ainsi aux descendants des «Compagnons de la Libération» disparus : «Je veux m’adresser ici aux descendants des compagnons disparus et, plus particulièrement, ceux de la 3ème et de la 4ème génération, non pour leur demander de ne pas oublier l’héroïsme et les sacrifices de ceux qui leur ont permis de vivre libres – je sais qu’il ne les oublieront jamais – mais pour qu’à leur tour, ils aient à cœur de faire vivre les valeurs fondatrices des Compagnons de la Libération, de mettre en œuvre toute leur énergie pour leur donner un contenu concret, avant de les transmettre à leur tour. La France Libre ne fut pas une parenthèse qui s’est refermée avec la victoire des alliés sur le nazisme. Elle fut avant tout un prodigieux effort pour préserver ce que le Général, dans son magnifique discours d’Oxford le 25 novembre 1941, appelait «l’ordre du monde», qui est l’autre nom de la civilisation.

La France Libre est aujourd’hui un héritage qu’il importe de ne pas laisser en jachère. Cet héritage, les plus jeunes d’entre nous, en seront bientôt les seuls dépositaires !»
Mes chers amis, nous sommes les dépositaires de ce que le Général appelait «l’ordre du monde» : l’autre nom de la civilisation ! Être gaulliste, ce n’est pas adhérer à une idéologie mais se battre pour des idéaux. Être gaulliste, c’est placer l’intérêt de la France au-dessus de toutes les doctrines.
Être gaulliste, c’est rassembler notre peuple en tirant vers le haut le meilleur de son âme et non en flattant ses sombres penchants.
Être gaulliste, c’est vouloir servir son pays et pas tout attendre de lui.
Être gaulliste, c’est comprendre qu’il n’y a pas de redressement collectif sans engagement individuel.
Être gaulliste, chers amis, c’est être un militant de la France.
La «France Libre» ne fut pas une parenthèse. La «France libre» c’est aujourd’hui qu’il nous faut poursuivre sa construction. Merci à toutes et à tous !
Vive la République ! Vive la France !

Journal du MIL n°378 de juillet_août 2018

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