Nicolas Hulot a démissionné de son poste de ministre d’État pour cause de désaccord avec la politique menée par le gouvernement. Le fait que Macron ait envisagé de nommer à ce poste Daniel Cohn-Bendit qui l’a soutenu lors de la présidentielle, 50 ans après 68, est révélateur d’une tendance du président à privilégier la communication sur toute réalité politique. Il a finalement été remplacé par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, un opportuniste confirmé rallié à LREM. Cet évènement est l’occasion de s’interroger sur ce que désigne en 2018 l’écologie en France. 

Historiquement, le terme «écologie» a été préempté dans le champ politique par l’extrême gauche qui a associé la question de la défense de l’environnement à la construction d’un nouveau modèle social et économique. L’écologie est une tendance politique incarnée par un parti de la gauche de la gauche : la dernière mouture est, en France, «Europe Écologie Les Verts (EELV)». Dans un second temps, la gauche et le centre-gauche ont tenté de faire main basse sur le thème de l’«écologie» sans tout à fait y parvenir. Tandis que la droite a choisi le terme plus judicieux de défense de l’environnement (se rappeler du «Grenelle de l’environnement»). 

Force est de constater que le courant écologiste historique apparaît comme un substitut, suite à la crise du communisme à partir des années 80. Il s’agissait de s’attaquer au «grand capital» sous un jour nouveau et cela a débouché sur une idéologie régressive. L’écologie radicale vise en effet la «décroissance», prône un retour en arrière, appelle à la diminution des activités humaines (et en particulier du travail) et, finalement à son dernier stade, elle met en cause l’homme et ses activités, vis-à-vis de la planète, de la nature et des animaux. La formule qui résume cette idéologie radicale peut se résumer par la formule suivante : «La nature est bonne, l’homme est mauvais». 

Parallèlement, à la progression de cette thématique politique, a eu lieu un tri dans les idées. Plusieurs niveaux de reconnaissance sur ces thèmes apparaissent dans l’opinion : 
-Certaines idées sont devenues consensuelles, par exemple celle concernant l’impact sur la santé, lutte contre la pollution de l’air et de l’eau, produits chimiques dangereux, etc. Le débat se situe principalement sur la nature et le rythme des réponses à mettre en œuvre (production d’énergie) et non sur le fonds des problèmes eux-mêmes. 
-D’autres questions restent conflictuelles, dans la mesure où les solutions proposées menacent de conduire à des régressions sociales et économiques majeures. 
-Ensuite, des contradictions profondes apparaissent au sein même de ces sujets. C’est le cas, par exemple, des véhicules électriques dont le développement imposerait la croissance de la production électrique (quelle nature de la production de l’électricité ?) ou bien de l’implantation de parcs d’éoliennes qui défigurent le paysage. 
-Enfin, il faut bien comprendre que la vision politique de l’écologie est en totale opposition avec une approche «libérale libertaire» (nuance Cohn-Bendit), car elle implique des contraintes étatiques fortes à l’encontre de toute activité personnelle ou collective. Certaines dérives écolos radicales prônent même des propositions purement totalitaires. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne se positionne pas par rapport au concept de «l’écologie», mais par rapport à des questions transversales qui font sens. Il ne faut pas se laisser piéger par des termes porteurs d’une idéologie pour prendre les mesures utiles. 

Par exemple, dire que l’on va améliorer l’isolation thermique, lors de la rénovation de bâtiments anciens, relève du simple bon sens, les économies et le confort des habitants, et pas d’une quelconque «transition écologique». À ce sujet, le gouvernement vient d’ailleurs d’abandonner la prime pour les travaux de rénovation énergétique ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la conservation de notre patrimoine. Celui-ci concerne à la fois notre mémoire collective, nos monuments historiques, nos traditions (dont la chasse et la pêche) et la nature (faune et flore) comme les paysages de notre beau pays. C’est pourquoi les actions en faveur du respect de l’environnement sont tout à fait légitimes : sur le plan local, national, comme international. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend toutes les mesures qui doivent être prises pour assurer la santé publique des Français concernant la pureté de l’air et de l’eau, comme la qualité des produits commercialisés, dont l’alimentation ou les médicaments. Des contrôles réguliers et complets s’avèrent indispensables, en particulier sur des produits d’importation. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que soit réduit la dépendance énergétique existante au travers de l’importation d’hydrocarbure car elle pénalise notre balance commerciale et toute l’économie de la France. Il s’agit d’un impératif d’indépendance nationale. 
Il est souhaitable qu’il existe un développement technologique des moyens indispensables au stockage énergétique qui reste la condition économique de la production d’énergie renouvelable (batteries d’un nouveau type). L’effort de la recherche publique sur ce thème est prioritaire. 

Dans l’immédiat, en l’état de l’avancement des techniques et des couts, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste partisan d’une part importante de production nucléaire de l’énergie. Ceci impose, par conséquent, d’une part, la modernisation des installations et, d’autre part, l’ouverture de 3 ou 4 nouveaux EPR. La politique d’entretien, ou de fermeture, d’anciennes centrales nucléaires pour assurer la sécurité, constitue un impératif dont le coût doit être assuré, sans attendre, par les exploitants et l’État. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les mesures à prendre pour la protection du patrimoine, la production de l’énergie ou la santé publique doivent se trouver en phase avec la croissance et le progrès et au service de l’homme. Aucune régression ne constitue une solution acceptable. 

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la dangerosité permanente des militants écolo de l’ultra-gauche radicale qui, au nom de leurs idées : 
-occupent des territoires pour bloquer des projets de développement économique («zadistes»), 
-mènent des actions de vandalisme (par exemple, dernièrement au travers d’attaques et de saccages de boucheries), 
-organisent des sabotages (par exemple sur des voies ferrées), ou «débordent» des manifestations autorisées (comme à Nantes ou Rennes), 

Ces actes illégaux doivent être empêchés et leurs auteurs sanctionnés. 

Le MIL, communication du 15 septembre 2018

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