L’accès à quelques lycées a été bloqué, partiellement ou totalement, ce début de semaine par un mouvement de protestation contre les réformes dans l’éducation et en soutien parfois aux «gilets jaunes». Le mouvement est encore marginal (0,3% les lycées), mais peut s’étendre assez vite. 

Des associations de lycéens, de gauche et d’extrême gauche (UNL et SGL), viennent de lancer un mouvement de contestation. Il vise, d’une part, la réforme du lycée et du bac, en cours d’installation, accusée de «sélection sociale» et, d’autre part, le mode d’accès aux études supérieures via la plate-forme d’inscription aux études supérieures «Parcoursup» expérimentée pour la première fois en 2018 et accusée d’introduire une sélection à l’entrée à l’université. Enfin, le caractère «obligatoire» du futur service national universel (SNU) est contesté, même si cette décision n’a pas encore été prise et que les expérimentations annoncées sont très marginales (avec une application lointaine prévue en 2026 !). 

Ces organisations lycéennes de gauche jouent sur l’inquiétude des jeunes face à une modification des filières au sein des lycées. Il faut reconnaitre que le dispositif proposé (loi ORE) est peu lisible, donc anxiogène pour les lycéens. La procédure de Parcoursup implique pour une large part des lycéens (80%) une longue attente de réponses sur leur possibilité d’accès à un établissement et, pour une partie d’entre eux, autour de 20%, une résolution tardive de leur affectation à un établissement. Ce déroulement conduit à un «suspens» sur l’avenir qui est à même d’inquiéter. Il y a des modifications à apporter à la procédure, mais cette communication porte précisément sur les risques de la contestation en cours. 

Un mouvement de contestation dans les lycées prend, le plus souvent, des caractéristiques identiques notamment : un côté collectif et festif des manifestations de rue, l’arrêt des cours et du travail scolaire, l’émergence de personnalités, des discussions sans fin conduisant à une radicalisation, le frisson de la révolte à caractère faussement romantique. Les revendications «objectives» des associations lycéennes de gauche sont très vite dépassées par un état à dominante irrationnelle, auquel il est difficile pour un ministre de l’Éducation et un gouvernement d’apporter une réponse. Le face à face entre les lycéens bloqueurs et ceux qui veulent étudier se concrétise à partir du moment où le lycée risque d’être bloqué. 

Le blocage de l’accès à un lycée constitue un acte de violence. La violence de certains débordements de casseurs lors des manifestations de «gilets jaunes» apporte à des lycéens des encouragements à la violence pure. Les blocages de lycées ont déjà été marqués par des affrontements et des bagarres. Des violences urbaines ont eu lieu à proximité de plusieurs lycées avec jets de projectiles sur les forces de l’ordre, incendies de poubelles et de palettes, voitures incendiées, magasins pillés. Des interpellations ont déjà eu lieu. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la contestation par des lycéens de gauche de la politique engagée dans l’Éducation n’a aucun rapport avec les manifestations des «gilets jaunes» organisées pour exprimer un ras le bol fiscal et la hausse du tarif des carburants. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tous les types d’actions violentes. Il s’oppose à tout blocage de l’accès aux lycées et aux cours. Il appelle les chefs d’établissements à avoir recours à tous les moyens dont ils disposent pour faire respecter la liberté du travail des enseignants et des personnels, comme le droit d’étudier des lycéens. Il demande aux autorités académiques, en liaison avec les préfectures, d’intervenir de manière rapide pour faire dégager l’entrée des lycées avant que le mouvement engagé ne s’élargisse, au risque de conduire à une crise plus générale. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la manœuvre politique de la gauche de la gauche et, en particulier, des proches de la «La France Insoumise (LFI)», pour mobiliser des lycéens. L’intervention de militants non lycéens, à l’abord et dans les lycées, a été constatée sur le terrain.

Communication du MIL, 4 décembre 2018


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