Il y a un an, le 1er mai 2018, l’ultragauche, avec les black-blocs, a réalisé une démonstration de force. Depuis, cette mouvance a trouvé l’occasion de se développer autour de manifestations des «gilets jaunes». Elle est parvenue à recruter au-delà de son noyau habituel. Les actions de l’ultragauche menacent désormais directement les institutions de la République, les biens et les personnes, faute d’une réponse claire de Macron. 

Depuis fin 2018, autour d’un noyau de base, l’ultragauche a multiplié ses actions dans le contexte des samedis des «gilets jaunes». Son fond idéologique est marxiste, anticapitaliste, antimondialiste et conteste le fonctionnement démocratique par tous les moyens disponibles. Il s’exprime davantage par des slogans que par de longs discours. Les étiquettes politiques, comme anarchistes, autonomes, black-blocs, écologistes radicaux ou autres, comptent peu. Il s’agit tout simplement d’un mouvement «antisystème» qui vise, en premier lieu, le recul du pouvoir, et a, pour phase ultime, la destruction de l’État. 

Les premières actions de cette nébuleuse ciblent la destruction des symboles du système politique, de l’appareil d’État et de son organisation : mobiliers urbains, agences bancaires, véhicules de police, etc. Le second objectif est de constituer des zones «libérées» comme les terrains de Notre-Dame-des-Landes (principe de la «Zone A Défendre ou ZAD») ou lors de l’occupation durable de locaux universitaires comme les centres universitaires de Censier ou Tolbiac. La troisième étape consiste à sidérer l’opinion et décrédibiliser le pouvoir politique. Le seuil de rupture attendu, si ce n’est recherché, est d’avoir des victimes parmi des manifestants (idéalement un accident mortel). Les victimes réelles, ou supposées (intox), servent à démultiplier la manifestation puis à s’engager vers une insurrection. C’est le cycle : provocation – répression – émeutes. 

L’ultragauche a opté pour une forme d’organisation clandestine. Officiellement, il n’y a ni chef ni organisation légale. La réalité est effectivement différente, car il existe des responsables de fait qui prennent le titre d’«influenceur» et qui usent de divers réseaux sociaux (dont certains cryptés) au travers de directives précises. La forme a changé par rapport à des périodes antérieures, mais les bases d’un mouvement révolutionnaire primaire sont bien présentes. Autour du noyau d’ultragauche existant, se sont agglomérés des groupes et des profils de casseurs, de «gilets jaunes» séduits par la violence, de délinquants de tous poils, de spécialistes de «l’appropriation sociale» et du vol. La présence de militants d’ultragauche étrangers (de toute l’Europe souvent) vient muscler et diversifier le dispositif. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’ultragauche présente à nouveau un danger pour la France et ses institutions à de nombreux niveaux. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron a prouvé, depuis son élection mais avant aussi, son incapacité politique à faire face aux actions successives de l’ultragauche. L’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré le vote positif lors du référendum, illustre sa profonde faiblesse et son incompréhension de la violence politique qu’il n’a jamais ni croisée, ni côtoyée dans sa jeunesse. Les moyens mis en œuvre, sur instructions de Macron, ne sont pas parvenus à empêcher la répétition des actions violentes et leur montée en puissance. L’évolution de la Loi («anticasseurs») ne suffira pas à rétablir l’ordre républicain sans une volonté affirmée, des ordres précis et au bout du compte une direction. La Loi «anticasseurs» d’Alain Peyrefitte, écrite, pour une part, par notre ancien président du MIL, Raoul Béteille, répondait largement à la problématique. Il suffisait de la réinstaurer. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le soutien implicite aux violences urbaines de responsables d’extrême gauche et d’intellectuels. La mobilisation en faveur des «droits des casseurs» est scandaleuse. On assiste progressivement à une perversion de la notion des droits de l’homme, que l’on constate, à regret, portée par le «Défenseur des droits» actuel. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète de la croissance importante des effectifs de l’ultragauche, au-delà des noyaux connus, à Bordeaux, Nantes, Rennes, Paris ou Toulouse. Cette croissance est directement liée à la réussite des actions menées (et grâce à leur couverture médiatique) qui ont permis à l’ultragauche de recruter. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle le gouvernement à prévenir d’urgence le risque de passage à une phase insurrectionnelle et terroriste. La montée en charge de l’ultragauche peut se concrétiser par un stade supérieur de violence comme cela a été le cas dans les années 70 de la «Gauche prolétarienne» (organisation mixant maoïsme et anarchisme), en passant par les autonomes puis à «Action directe» (organisation terroriste).

Le MIL, communication du 30 avril 2019

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