Notre-Dame de Paris est-elle bien une cathédrale ?

Que représente Notre-Dame de Paris aujourd’hui pour le peuple français ? Ce que nous sommes et notre identité profonde en ces temps de déconstruction et de mutation ? Notre arrière pensée ne veut-elle pas s’accrocher à quelques chimères et à ses créatures fantomatiques ? Mais Notre-Dame de Paris c’est tout d’abord Philippe Auguste et Saint Louis. C’est Henri IV et son mariage avec la reine Margot en 1572. Cest Louis XIV et son Te Deum offert aux parisiens à l’occasion de son mariage avec Marie-Thérèse d’Autriche. C’est Napoléon notre Empereur avec Joséphine, qui a retourné la révolution française qui s’enlisait pour réformer les structures profondes de l’Etat qui sont toujours en place aujourd’hui. Notre-Dame de Paris n’est-elle pas l’abbé Pierre qui a demandé à la France de se mobiliser pour les sans-abris? Notre Dame de Paris c’est aussi l’Egyptienne de Victor Hugo victime de la passion humaine et de la jalousie de la foule. N’oublions pas ce que nous sommes et ce que nous voulons être car cette cathédrale, à travers le temps, c’est nous. Si l’heure est de revendiquer #touchepasànotredame pour revendiquer les fondations profondes de notre civilisation, l’heure actuelle n’est-t-elle pas à #touchepasàmonpote ? N’oublions pas ce que nous sommes et ce qui fait notre identité , notre futur n’en dépend-t-il pas ? Car toi qui viens de nul part qui es tu ? quel est ton futur dans ce monde ? Mais qui est cette cathédrale pour interpeller le Président Trump et mettre Poutine à genoux sur le parvis devant son porche ? Est-ce une reconnaissance ou la volonté de perdurer quelque chose qui s’est égaré dans les méandres du temps ? De partout dans le monde, tous se revendiquent de cette cathédrale et tous veulent apporter soutien, sympathie et reconnaissance. Cette cathédrale n’appartient pas à un seul homme, ni à une organisation, ni à un groupe. Elle est notre histoire, elle est nos racines, elle est nos fondations. Elle est la France et l’humanité toute entière ( UNESCO ) . Aujourd’hui le monde regarde la France. Il regarde Paris et ses capacités à se relever. Notre société n’est-elle pas malade, ou le nouveau monde ne manque-t-il pas de spiritualité ? Alors Oui, nous sommes bien des chrétiens et des catholiques. Nous sommes fidèles à la bible et voulons continuer à répandre le message d’amour et d’espérance de Jésus-Christ, Fils de Dieu, né de la Vierge Marie, et rédempteur de l’humanité. Ne soyons pas si bête pour une fois.

Laurent Vincent

Les truands à l’assaut de Notre-Dame

 

Chers amis,

J’ai souhaité vous faire partager un passage de Notre-Dame de Paris, livre X, chapitre IV, écrit par Victor Hugo, qui pour rester libre et sain, s’est obligé à l’exil pendant 29 ans.

Ne devons-nous pas oublier d’où nous venons, ce que nous sommes, ce que nous voulons être, défendre et faire prospérer nos idéaux, nos aspirations qui restent nos repères essentiels avant de prendre la décision de faire, ou de ne pas faire ? Pour nous mêmes et plus tard, pour nos enfants ?

Quelle est la vision globale, quel est le cap à prendre, et pour quel projet de société ?

Pour avoir un avenir et un futur, notre société ne doit-elle pas continuer à sauvegarder cette transmission et ce que nous pouvons donner ? Nous connaissons tous l’ancien monde et ses limites, mais le nouveau monde, celui qui vient, ne sera-t-il pas celui que nous ferons ? Alors n’avons-nous pas une immense responsabilité dans ce projet dont le chantier a commencé ?

Le Moyen-Age est riche d’expériences où la nature humaine montre parfois la bêtise de certains comportements et de décisions parfois surprenantes dans notre société. Victor Hugo avait l’écriture facile, où derrière chaque mot se profilait un message. Aussi je vous laisse juge d’interpréter ce passage selon vos convictions et vos valeurs profondes. Car derrière chaque expérience n’y-a-t-il pas un enseignement à en tirer ?

Laurent Vincent.

Notre-Dame de Paris » Qui eût pu voir Quasimodo en ce moment eût été effrayé. Indépendamment de ce qu’il avait empilé de projectiles sur la balustrade, il avait amoncelé un tas de pierres sur la plate-forme même. Dès que les moellons amassés sur le rebord extérieur furent épuisés, il prit au tas. Alors il se baissait, se relevait, se baissait et se relevait encore, avec une activité incroyable. Sa grosse tête de gnome se penchait par-dessus la balustrade, puis une pierre énorme tombait, puis une autre, puis une autre. De temps en temps il suivait une belle pierre de l’oeil, et , quand elle tuait bien, il disait : Hun !

Cependant les gueux ne se décourageaient pas. Déjà plus de vingt fois l’épaisse porte sur laquelle ils s’acharnaient avait tremblé sous la pesanteur de leur bélier de chêne multipliée par la force de cent hommes. Les panneaux craquaient, les ciselures volaient en éclats, les gonds à chaque secousse sautaient en sursaut sur leurs pitons, les airs se détraquaient, le bois tombait en poudre broyé entre les nervures de fer. Heureusement pour Quasimodo, il y avait plus de fer que de bois.

Il sentait pourtant que la grande porte chancelait. Quoiqu’il n’entendit pas, chaque coup de bélier se répercutait à la fois dans les cavernes de l’église et dans ses entrailles. Il voyait d’en haut les truands, pleins de triomphe et de rage, montrer le poing à la ténébreuse façade, et il enviait, pour l’Egyptienne et pour lui, les ailes des hiboux qui s’enfuyaient au-dessus de sa tête par volées.

Sa pluie de moellons ne suffisait pas à repousser les assaillants. En ce moment d’angoisse, il remarqua, un peu plus bas que la balustrade d’où il écrasait les argotiers, deux longues gouttières de pierre qui se dégorgeaient immédiatement au-dessus de la grande porte. L’orifice interne de ces gouttières aboutissait au pavé de la plate-forme. Une idée lui vint. Il courut chercher un fagot dans son bouge de sonneur, posa sur ce fagot force botes de lattes et force rouleaux de plomb, munitions dont il n’avait pas encore usé, et , ayant bien disposé ce bûcher devant le trou des deux gouttières, il y mit le feu avec sa lanterne…

Tout à coup, au moment où ils se groupaient pour un dernier effort autour du bélier, chacun retenant son haleine et raidissant ses muscles afin de donner toute sa force au coup décisif, un hurlement, plus épouvantable encore que celui qui avait éclaté et expiré sous le madrier, s’éleva au milieu d’eux. Ceux qui ne criaient pas, ceux qui vivaient encore, regardèrent. Deux jets de plomb fondu tombaient du haut de l’édifice au plus épais de la cohue. Cette mer d’hommes venait de s’affaisser sous le métal bouillant qui avait fait, aux deux points où il tombait, deux trous noirs et fumants dans la foule, comme ferait de l’eau chaude dans la neige. On y voyait remuer des mourants à demi calcinés et mugissant de douleur. Autour de ces deux jets principaux, il y avait des gouttes de cette pluie horrible qui s’éparpillaient sur les assaillants et entraient dans les crânes comme des vrilles en flamme. C’était un feu pesant qui criblait ces misérables de mille grêlons.

la clameur fut déchirante. Ils s’enfuirent pêle-mêle, jetant le madrier sur les cadavres, les plus hardis comme les plus timides, et le Parvis fut vide une seconde fois.

Toux les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait  par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. A mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire l’autre rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elle projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisaient remuer à l’oeil. Il y avaient des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle.

Sans doute ce phare étrange allait éveiller au loin le bûcheron des collines de Bicêtre, épouvanté de voir chanceler sur ses bruyères l’ombre gigantesque des tours de Notre-Dame ».

le point zéro

1752823 wedding of king Henry of Navarre (future king Henri IV of France) and Marguerite of Valois in 1572, engraving (19th century); (add.info.: Mariage du roi Henri de Navarre (furtur roi de France Henri IV) et Marguerite de Valois dite reine Margot en 1572 a la cathedrale Notre Dame, la benedictoin nuptiale est donnee par le Cardinal de Bourbon, gravure (19e siecle)  --- wedding of king Henry of Navarre (future king Henri IV of France) and Marguerite of Valois in 1572, engraving (19th century)); Tallandi
mariage d’Henri de Navarre ( Henri IV ) avec Marguerite de Valois en 1572
Notre-Dame de Paris vers 1525-1530 ( pontificat romain )

 

La Descente du Saint-Esprit par Jean Fouquet vers 1450

 

Notre-Dame de Paris au XVIème siècle
Etats généraux de 1302, sacre de Napoléon, obsèques de Mitterrand... une cathédrale dans l’Histoire
Sacre de Napoléon à Notre-Dame de Paris le 18 mai 1804 par David

 

 

 

 

 

 

 

 

On m’a fait un immense cadeau

On m’a fait un immense cadeau. Celui de relever un challenge, et mon travail m’a bouleversé. Ce challenge, je l’ai relevé avec passion dans lequel je me suis investi corps et âme dans ce projet fascinant.
Si demain, j’ai un travail à réaliser dans un jardin, je peux m’en charger, je peux donner un coup de main. Je pense que je ne suis pas un mauvais ouvrier. Mais pas forcément un très bon maître d’oeuvre. Si vous êtes l’architecte, je peux faire la petite main de façon très honorable. J’adore ça : être au service de …, aux ordre de…
Pour m’imprégner de mon travail, j’ai vraiment appris les rudiments du jardinage. Je pense toujours au premier spectateur. Celui qui est concerné directement par ce que l’on va réaliser. C’est important pour moi. Cela vient du fait , je crois, quand mon père regardait un film à la télévision qui mettait en scène des paysans, il disait :  » oh regarde, comment il tient sa fourche « . Ca m’a marqué cette volonté d’être précis. Vouloir plaire au Père est un truc qui me tient encore à coeur, même s’il n’est plus là. La fourche, je veux la tenir dans le bon sens.
Être crédible c’est ma première satisfaction. Même si après je m’approprie le geste. La base du geste, je veux l’apprendre. J’ai appris à manipuler le râteau.
J’ai toujours aimé relever des défis, et avec ce projet j’ai été servi. J’en perds mes mots pour dire combien ce travail a été pour moi, un engagement énorme, et comment ce travail m’est rentré dans le corps au fil des jours, comment ces questions de savoir pourquoi j’ai fait tout cela, quel sens a ce travail, pourquoi toute ces années d’obstination pour construire ce projet, restent sans réponse. Et ce  » sans réponse  » qui laisse de la place au mystère et qui vous travaille de l’intérieur. Ce travail m’a bouleversé.
Je connaissais très peu le jardinage, un vague imaginaire. Mais j’ai immédiatement dit oui. Il n’y a pas eu d’hésitation. Plus je suis entré dans le projet, plus je me suis dit  » quelle chance d’interpréter ce mystère « . Aujourd’hui, à l’entrée de la ville, flotte la première fleur du label ville et village fleuri. La récompense suprême.
Physiquement, j’ai payé de ma personne. Parce que je travaille tout le temps, j’ai l’air tout frêle comme ça, mais je suis une force de la nature. J’ai enterré tout le monde. Je ne devais dormir que quelques heures par nuit. J’en redemandais sans arrêt. J’avais envie que l’on me voit construire, que l’on voit mon geste alors je me suis fait plaisir. J’étais tout le temps de manière obsessionnelle à réclamer des plans, et des plans de travail.
J’ai toujours eu les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Je suis un terrien. Je suis dans le physique, dans le corps. Mon métier, c’est de jardiner, et en jardinant avec tout ce que je découvre, c’est l’imaginaire. On ne sait pas mon caractère, il n’y a pas de témoignages ou si peu. On ne peut que l’interpréter dans ma solitude, dans un imaginaire foisonnant pour avoir construit un truc pareil. Comment ce truc là va pouvoir tenir alors que je n’ai aucune notion au départ ? j’apprends tout par moi même. On m’a imaginé comme ayant une capacité à l’innocence, une curiosité sans fin.
Je suis un homme d’exception, mon monde intérieur j’ai réussi à le développer à l’extérieur. On m’a dit rêveur, excentrique, fou… Avec du recul, quel adjectif me semble le plus juste ? Je dirais rare. Je suis un homme rare. Un homme d’exception. J’ai un monde intérieur que j’ai réussi à développer à l’extérieur. Malgré toutes les incompréhensions, les moqueries, même au moment de la remise du diplôme par le Vice-Président chargé du tourisme à l’hôtel de la région.
N’avais-je pas eu raison ? Dans notre commune, nous avons réussi à mettre en place un fleurissement potager et touristique pour le bonheur des habitants et le plaisir des touristes. Il se décompose en différents thèmes selon les quartiers ou la situation du lieu, avec une déclinaison du thème ou des couleurs selon l’endroit. Un peu comme pour une exposition, quand on change de saisons, quand on change de rue, on change de salle et on change de décor.

Mon travail me fait du bien. j’ai tenu à faire un travail d’amour, c’est ma patte à moi.
C’est difficile d’être un taiseux, un homme de l’intérieur. C’est étrange parce qu’en effet, ça ne s’exprime pas. Je suis moi, bouleversé, sauf que cette émotion
là, je sais que je dois la garder pour moi. c’est comme un matériel émotif. Du fait que j’existe, je peux m’identifier, me garder en réserve comme une mémoire et donner du poids à ma pudeur. Je n’ai jamais été un homme glacé, je suis plutôt réservé, un peu opaque. On voit bien que je suis à fleur de peau, mais ça reste sous la peau, ce qui me permet de transpirer cette émotion.
Je suis toujours ému par l’accueil des gens. Alors que mon travail n’était pas encore fini, j’avais encore le nez dessus, encore trop dans mon personnage pour avoir le recul suffisant. Entouré des habitants avec mon projet fini, je me suis retrouvé, le travail que j’avais fait, l’homme que j’étais. Je me suis retrouvé en face de moi, pas en moi, ce qui était nécessaire pour regarder le résultat, c’est à dire pour qu’il m’échappe et qu’il soit offert aux habitants qui visiblement ont aimé. C’est un travail qui a une force, un sillon. C’est pour cela que l’on peut dire que c’est un travail qui fait du bien parce qu’il a une vérité. Et je suis allé au plus profond de moi pour le réaliser.

Lettre ouverte à un militant anonyme de La République en Marche

Cher collègue,

Quand vous me parlez de positions extrêmes, vous devez sans doute faire référence aux conditions de vie actuelle de la plupart des citoyens qui sont ponctionnés par une fiscalité hors norme se plaçant en 2018 à la 2ème place des pays qui ont le plus fort taux d’imposition du monde sur les habitants et les entreprises.

Cela pour financer une dépense publique astronomique. Nous parlons bien entendu de dépense de fonctionnement de l’Etat. Le montant en pleine dérive, a déjà dépassé les 2200 milliards d’Euros financé à crédit par les banques et des fonds de pensions étrangers. Je ne vous parle pas de pouvoir d’achat, ni du montant de la SCG, ni de la suppression de la taxe d’habitation qui est un mensonge car IN FINE, elle sera maintenue pour les résidences secondaires. Mais cela n’est qu’un détail.

Trouvez-vous cela normal ?

Où alors, faîtes-vous référence que de nombreux habitants n’osent plus sortir de leur logement sous peine de se faire agresser ou égorger par le premier venu. Depuis 2015, nous avons 246 morts. Ce sont des gens comme vous et moi, qui sont morts pour rien car rien n’a changé depuis. La loi doit correspondre à un besoin. Où en sommes nous aujourd’hui ?

Nous ne pouvons nous résigner à vivre à crédit ou avec une épée de Damoclès derrière la tête.

Nous ne pouvons continuer à vivre comme cela. Si nous ne le faisons pas pour nous, faisons le pour ceux qui nous suivront et préparons demain et l’avenir.

Nous ne devons pas accepter le déni. Celui des dérives actuelles qui existent dans la société de notre pays. Ne plus accepter l’inévitable et revenir à des choses plus simples, à nos fondamentaux.

Notre société n’a-t-elle pas évolué trop vite ? Elle semble nous échapper car nous ne la contrôlons plus !

Je défends la liberté. C’est celle qui comprend la liberté d’entreprendre et de la France libre dans sa souveraineté, celle du Général de Gaulle. Il n’y a pas d’autre malheur que de dépendre d’une autorité ou d’une puissance étrangère.

J’accorde en corrélation et par ce que ça va avec, beaucoup de sens à l’autorité et au sens de l’Etat. C’est un minimum. les valeurs de la patrie et de la Nation française. la Nation avec un grand  » N « , celle qui fait que ici nous sommes bien en France, où il fait bon vivre, avec un minimum de règles pour vivre ensemble.

Enfin les racines et l’histoire sont des fondamentaux, car ne dit-on pas souvent qu’une société qui n’a pas de repères n’a pas d’avenir ?

Il ne faut pas tourner le dos à ce que nous sommes car c’est en nous. Il ne faut pas tourner le dos à ceux qui nous ont précédés car nous formons une Nation : la volonté de vivre ensemble sur un même territoire avec un projet commun.

Malgré les vents contraires, les marais et les tempêtes, nous ne vivons pas dans le monde des bisounours. Nous vivons dans un monde d’adultes, parfois brutal, de rapports de forces et de pouvoirs, voir la jungle pour certains. La difficulté c’est de convaincre. Ne vous réfugiez pas dans le moule de la facilité. Je vous invite à ne pas renoncer. Il ne faut pas avoir peur.

Si vous vous engagez, engagez-vous bien.

Cordialement, LV

Nous sommes en droit de nous poser des questions !

Le gouvernement Macron ne serait il pas au pied du mur ? Tout le monde sait que M.Le 1er Ministre du gouvernement est enfermé dans une sorte de camisole qui lui empêche toute marge de manoeuvre.

Quel est le cap, la vision, la trajectoire pour réformer ce qui ne va pas en France ?

Christian Jacob, Président du groupe LR à l’Assemblée Nationale parle de  » chasse d’eau  » qui empêche de savoir où on en est !

Où en est -on de la notion et du sens de l’Etat ? D’abord y- a-t-il toujours un état en France ?

Y -a-t-il toujours un ministère de la justice ? Dont l’essoufflement de son fonctionnement permet de poser la question.

Dans quel état se trouve l’armée française ? Chargée de protéger les intérêts de la France et l’intégrité du territoire national.

Quid de nos agriculteurs dont les quelques miettes qui restent, soit 3% de la population active choisissent le suicide comme seule solution d’avenir, de la compétitivité de nos entreprises et de la libéralisation du marché de l’emploi qui permettent à celui qui a de l’audace, de prendre des risques pour réussir, d’être taxé plus que dans les pays voisins et concurrents ?

La santé se portant bien avec ses 120 milliards d’euros de dettes, qu’en est-il de nos écoles ? Qui ne transmettent plus les savoirs fondamentaux comme l’écriture, la lecture et le calcul mais du dogmatisme et de l’idéologie bien pensante prenant en otage l’apprentissage de l’histoire de France ?

Mais cette France, est-elle toujours indépendante et souveraine ? Dont la dépense publique n’est plus maîtrisable et s’accroît chaque jour de façon exponentielle.

Le gouvernement n’a-t-il plus qu’une seule solution devant lui ? Celle d’inventer à défaut de réformes, de nouvelles taxes et d’augmenter les impôts existants. Sinon de changer les ministres et décider de mettre en place enfin une politique de Droite… Mais pour cela, je crains qu’il ne faille attendre les prochaines échéances électorales !

LV

 

L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade

Laurent Wauquiez : « L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

« La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. […] Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile. »

Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et premier vice-président de LR, Laurent Wauquiez étrille la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron. Mais il estime que la droite devrait voter la loi d’habilitation permettant de réformer par ordonnances le Code du travail.

Laurent Wauquiez : « L'opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

Que vous inspire la convocation du Congrès par Emmanuel Macron ?

Ce n’est pas le principe qui me choque. Mais il faut être lucide sur le message qui est envoyé : le Premier ministre compte peu, voire pour rien. Le président de la République a décidé de tout décider tout seul et concentre tous les pouvoirs. Je pense que c’est un tort. Cette intervention devant le Congrès ressemble plus à des pratiques d’une monarchie d’Ancien Régime qu’à une démocratie moderne du XXIe siècle. Il n’y a d’ailleurs pas que cela. Ce à quoi nous avons assisté à l’Assemblée ces derniers jours, ce sont les pires pratiques de la vie politique : le recasage de membres du gouvernement extraits à la va-vite parce qu’ils étaient poursuivis par la justice, des tentatives peu honorables de bâillonner l’opposition et l’achat d’élus à coup de postes, pour en faire les mercenaires de la nouvelle majorité. Tout écraser autour de soi, ce n’est pas la modernité, ni le renouvellement. Le pouvoir devrait faire attention à l’effet de boomerang.

Sur le fond, qu’attendez-vous du chef de l’Etat et, le lendemain, du Premier ministre ?

Qu’après de trop longues semaines, on entre enfin dans le coeur du sujet. Il y a eu beaucoup de communication – souvent habile -, beaucoup de manipulation politicienne – souvent médiocre ; maintenant, il faut redresser la France. Et je ne voudrais pas qu’on arrive jusqu’à l’été en n’ayant rien fait, parce que les semaines qui sont perdues en ce moment sont des semaines précieuses. Il faut un cap sur la fin du gaspillage de l’argent public, un vrai projet de baisse de la fiscalité, un programme de valorisation du travail et de l’entreprise. Et il faut une vision, ce que Lincoln appelait « l’au-delà de la colline ». La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. On ne redresse pas une entreprise en difficulté sans donner un projet ; on ne redresse pas la France sans vision de société. Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile.
La droite est dure avec Edouard Philippe. Pourquoi ne pas donner sa chance à un homme issu de vos rangs ?
Pas d’aigreur, pas de faveur. Edouard Philippe a fait le choix de renier sa famille politique et ce qu’il défendait avant. Je le regrette, surtout pour lui. Mais, maintenant, cette question ne m’intéresse plus. Ce qu’on attend d’un Premier ministre, c’est qu’il fasse avancer le pays et c’est à cette aune-là que je le jugerai.
Il veut tenir les déficits, réduire les dépenses sans augmenter les impôts. Ce que la droite a toujours défendu…
En politique, il vaut mieux regarder les faits qu’écouter les discours. Les signaux envoyés jusqu’à présent ne sont pas bons. En réalité, ça commence furieusement à ressembler au mauvais feuilleton du quinquennat de Hollande, avec des hausses d’impôt tout de suite, des allégements de charges repoussés et des économies sur la dépense publique cosmétiques. Monsieur le président de la République, ne retombez pas dans les ornières de celui qui a été hier votre employeur ! Je ne voudrais pas que le souffle s’étiole et que, au fond, on soit très énergique pour le marketing politique et très mou pour le changement du pays. Je le dis aussi clairement : nous sommes prêts à soutenir un programme de redressement de l’économie, mais un vrai programme. L’opposition peut soutenir de vrais projets de redressement du pays qui correspondent à nos valeurs, mais pas une mascarade.

Que réclamez-vous ?

La France ne peut pas s’en sortir sans un vrai travail d’apurement de sa dépense publique. Cela veut dire revoir le fonctionnement d’un système social qui est devenu injuste et décourage le travail, se poser les bonnes questions sur une organisation de l’Etat devenue abracadabrantesque. J’ai apporté la démonstration dans ma région, avec le plus grand plan d’économies mené en un an par une administration en France, qu’il était possible de faire des économies sur la dépense.
Mais encore faut-il s’en donner les moyens. Et sur ce terrain-là, je ne vois aucune véritable ambition… Nos entreprises sont assommées de charges : l’urgence n’est pas l’augmentation de la CSG mais la baisse des charges. Où en est la défiscalisation des heures supplémentaires ? Il faut favoriser le travail, l’initiative, la justice – ce qui veut dire mettre fin aux régimes spéciaux de retraite. Aujourd’hui, je ne vois pas la vision et je vois de moins en moins les mesures concrètes venir.

Si vous étiez encore député, voteriez-vous la loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances ?

Oui. Tout ce qui peut permettre de rendre l’embauche plus facile va dans le bon sens. De la même manière que nous combattrons vigoureusement des augmentations de fiscalité, il faut que nous puissions soutenir une loi qui doit permettre d’améliorer le Code du travail. S’il y a un effort sincère en la matière, il doit être soutenu. Par contre, nous serons très vigilants : attention à ne pas, pour acheter le silence des syndicats, vider la réforme de son contenu comme ce fut le cas, jadis, sur la loi El Khomri… Pour faire aboutir les projets de réformes économiques, on aura besoin d’une voix claire de la droite.

Pierre-Alain Furbury, Les Echos

Affaires au sein du gouvernement : Les Républicains demandent à Macron de mettre fin au désordre institutionnel

Vous trouverez ci-dessous le courrier signé par MM. ACCOYER, JACOB et RETAILLEAU pour demander à Emmanuel MACRON de mettre fin au désordre institutionnel causé par la situation de Richard FERRAND, de François BAYROU ou encore de Marielle de SARNEZ, ministres concernés par des affaires, alors que le gouvernement doit présenter un projet de loi sur la « restauration de la confiance dans notre vie démocratique » le 14 juin prochain.

 

Monsieur le président de la République,

Vous avez beaucoup communiqué ces dernières semaines sur la nécessaire exigence d’exemplarité des responsables politiques et promis, durant la campagne présidentielle, l’adoption d’un nouveau dispositif législatif dont les grands axes ont été présentés par le Garde des Sceaux le jeudi 1er juin dernier.

Or, plusieurs affaires touchant des membres du gouvernement font l’objet d’enquêtes préliminaires qui viennent altérer les conditions et le climat dans lesquels le Parlement sera appelé prochainement à discuter des textes de loi annoncés par le Garde des Sceaux. Elles mettent directement en cause la sincérité du gouvernement dans la mise en œuvre de l’exigence d’exemplarité que vous avez posée. Elles donnent le sentiment d’un décalage entre les paroles et les actes.

Ainsi, selon les révélations publiées par plusieurs organes de presse et non contestées par l’intéressé, Monsieur Ferrand serait en contravention avec au moins trois des dispositions législatives devant être soumises au Parlement.

Après son élection à l’Assemblée nationale en juin 2012, il a conservé une fonction rémunérée au sein des Mutuelles de Bretagne tout en déposant et soutenant des textes de loi portant sur l’activité des mutuelles. Il était dès lors en « lien d’intérêts » pour reprendre les mots de la présidente de la commission des Affaires sociales qui n’était pas alors informée de la situation.

Ajoutons que, selon les révélations publiées par la presse, Monsieur Ferrand aurait tiré profit de sa qualité de directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif financé par ses adhérents et bénéficiant régulièrement de subventions publiques et d’avantages fiscaux à l’instar du secteur mutualiste dans son ensemble, pour favoriser ses intérêts et ceux de ses proches. Ce sont précisément les faits qui font l’objet de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest.

Concernant Marielle de Sarnez, le parquet de Paris a ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance » sur des soupçons d’emplois fictifs visant des assistants parlementaires européens.

Nous venons d’apprendre également qu’une enquête préliminaire a été ouverte concernant Business France relative à un marché public passé sans appel d’offres pour l’organisation de la soirée « French Tech Night » confiée à l’agence Havas. A l’époque, la directrice générale de Business France n’était autre que Murielle Pénicaud, la nouvelle ministre du Travail.

Tous ont droit aux garanties dont bénéficie tout justiciable et il reviendra évidemment à la justice de se prononcer en toute indépendance. Cependant ces faits soulèvent nombre de questions en matière d’éthique, de déontologie, de morale publique et même, très probablement, de légalité.

Au contraire de nombreux ministres qui, par le passé, dans des circonstances similaires, avaient choisi de se retirer pour protéger le gouvernement et pouvoir se consacrer sereinement à leur défense, vos ministres entendent manifestement se maintenir au sein du gouvernement.

Force est de constater que les raisons du maintien en poste de ces ministres ne sont pas comprises des Français et soulèvent, elles aussi, nombre de questions

Chaque jour, cet état de fait met également un peu plus à mal la cohésion gouvernementale, malgré l’appel « à la solidarité et à la responsabilité » des membres du gouvernement que vous avez vous-même lancé à l’occasion du conseil des ministres du 31 mai 2017.

Le Garde des Sceaux lui-même mis en examen, certes pour diffamation, et renvoyé en correctionnelle a d’abord refusé, pendant plusieurs jours, de s’exprimer sur la situation de Monsieur Ferrand au nom du respect du Code de procédure pénale et de l’indépendance de la justice. Il a, finalement, le 4 juin 2017, déclaré dans le Journal du Dimanche que « c’est une difficulté qui alourdit un peu la campagne », sans avoir considéré, semble-t-il, que cette déclaration revenait indirectement à commenter la procédure en cours. Dans le même temps, le Garde des Sceaux ne s’est pas privé de manifester publiquement, à diverses reprises, son soutien à Marielle de Sarnez, sans y voir une forme de pression sur l’institution judiciaire.

Une telle application à géométrie variable du Code de procédure pénale paraît surprenante, le Garde de Sceaux semblant, selon ses déclarations faites au Journal du Dimanche, s’autoriser en tant que « citoyen » des comportements qu’il se refuse en tant que « ministre ».

Dans le même temps, le Premier ministre multiplie les déclarations embarrassées et peine à affirmer son autorité sur le gouvernement. Il a indiqué le 26 mai 2017 que les électeurs seraient « le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie » – ce qui en soit relève d’une conception discutable de la justice. Puis, il a concédé le 31 mai « avoir parfaitement conscience de l’exaspération des Français » et demandé aux ministres « d’être exemplaires dans leur attitude de ministres, et exemplaires y compris dans leur vie privée », pour, le 1er juin, ne tirer aucune conséquence de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur des faits susceptibles de mettre gravement en cause un ministre de son gouvernement.

Considérant que vous êtes le garant du bon fonctionnement des pouvoirs publics en vertu de l’article 5 de la Constitution et garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire aux termes de son article 64, nous vous demandons de mettre fin à ce désordre institutionnel.

Nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, en l’expression de notre haute considération.

 

Bernard ACCOYER
Secrétaire général

Christian JACOB
Président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale

Bruno RETAILLEAU
Président du groupe les Républicains au Sénat