Macron et l’Europe, c’est le fédéralisme ou le chaos

Le discours de Macron sur l’Europe évolue à l’approche de l’élection européenne. Il s’oriente vers une dramatisation factice pour mobiliser l’opinion publique en sa faveur. 

Le contexte politique dans les États membre de l’Union européenne n’apparaît pas favorable à son projet fédéraliste de renforcement de la tutelle de l’Union sur les Nations : coalition italienne, affirmation de pays de l’Est européen, instabilité de la coalition au pouvoir en Allemagne. 

Macron semble avoir perdu la possibilité de faire passer son projet de gouvernement économique de la zone euro. Il a échoué à imposer certaines de ses idées comme le contrôle des travailleurs détachés ou le glyphosate. Il recule sur plusieurs fronts comme celui de la répartition par quotas par pays de l’accueil des migrants. 

Son projet initial, et lyrique, est mis en échec, alors il change de discours pour nous imposer l’idée que c’est lui ou le chaos. La dramatisation peut convaincre des électeurs apeurés, mais son argumentation est primaire et inexacte. Il affirme ainsi : «Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres». 

Sans être un historien pointu, le parallèle avec les «années 30» laisse rêveur. Il n’y a aujourd’hui ni régime autoritaire, ni programme de réarmement, ni revendication territoriale, et une acceptation générale des institutions internationales. Les pays membres de l’Union ont des gouvernements de droite ou de gauche, ils sont justes plus ou moins critiques sur la commission de Bruxelles et certains désirent s’en émanciper. 

Compte tenu des élections récentes dans les pays membres, il paraît que l’on se dirige pour l’assemblée européenne de 2019 vers un multipartisme, suite à une longue période de bipartisme (entre centre droit et socialiste) qui dominait le fonctionnement des institutions. Les forces politiques présentes à l’Assemblée européenne vont s’émietter entre extrême-droite, souverainistes, droites eurosceptiques et/ou fédéralistes, démocrates et libéraux, sociaux-démocrates, socialistes marxistes, écologistes de toutes couleurs, communistes, et extrême gauche. Le fonctionnement de l’Union pourrait donc changer par obligation. Il semble souhaitable que les États reprennent entièrement la main à partir de 2019, en enterrant officiellement le projet d’un «État européen fédéral» au profit de collaborations à géométrie variable entre pays volontaires. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le discours de Macron, car il invite les Français à la peur par rapport à une situation qui ne le mérite pas. Il nage dans la confusion en mélangeant les faits de l’après Première et l’après Seconde Guerre mondiale. Il attaque publiquement des dirigeants européens élus démocratiquement, en Pologne ou en Hongrie, tandis qu’il serre chaleureusement la main au dictateur turc Erdogan et d’autres dictateurs. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le discours de Macron. Il affirme que «L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté.» Macron semble croire que l’Union européenne a, à ce jour, une souveraineté, ce qui n’est pas le cas. L’UE est un ensemble de nations, liées par des traités internationaux ; le départ de la Grande-Bretagne le prouve pleinement. 

Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), la seule question qui se pose est celle de l’indépendance de la France, dans un ensemble européen dynamique porteur de synergies.

Le Mil, communication du 5 novembre 2018

Nous défendons ensemble le projet d’une Europe protectrice

Chers Amis,

Le Président des Républicains Laurent Wauquiez s’est rendu les 7 et 8 novembre à Helsinki, en Finlande, pour participer au Congrès du Parti Populaire Européen (PPE) et apporter son soutien à Manfred Weber, qui vient d’être investi chef de file de la droite européenne pour la présidence de la commission européenne de mai 2019 : “ J’apporte tout mon soutien à mon ami Manfred Weber pour qu’il devienne le Spitzenkandidat du PPE. Nous défendrons ensemble le projet d’une Europe protectrice et fière de ses valeurs avec quatre priorités : protéger nos frontières ; protéger nos entreprises et nos classes moyennes ; construire une Europe concrète avec moins de normes et plus de projets et retrouver une Europe qui protège sa civilisation, ses racines et ses valeurs communes […] . 

Nous vous invitons à retrouver l’intégralité du discours de Laurent Wauquiez à Helsinki en cliquant ici

A très bientôt,

L’équipe de la Droite Sociale

Nous défendons une Europe qui agit comme un bouclier pour protéger ses peuples

Chers Amis,
Le Président des Républicains Laurent Wauquiez poursuit ses rencontres avec les leaders de la nouvelle droite qui émerge en Europe. Il était ce lundi à Athènes, en Grèce, pour rencontrer notamment le Président du parti Nouvelle Démocratie, Kyriakos Mitsotakis et réaffirmer une vision commune sur les relations franco-grecques et le futur de la Droite en Europe : « Nous voulons montrer que notre nouvelle génération de leaders a envie de travailler ensemble. […] Nous avons des combats communs en faveur du pouvoir d’achat, pour lutter contre le gaspillage de l’argent public ou encore pour maîtriser l’immigration et le contrôle de nos frontières. […] Nous avons besoin de l’Europe mais nous avons aussi besoin de la changer afin de protéger nos concitoyens.»Laurent Wauquiez s’est rendu le lendemain, sur le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, située à 10 kilomètres de la Turquie, pour comprendre ce que vivent aujourd’hui les Grecs et les migrants : « Depuis le début de l’année, plus de 13 000 migrants sont arrivés sur l’île de Lesbos. […] Le camp de Moria conçu initialement pour 300 personnes, est devenu un hotspot en 2015 et accueille actuellement plus de 7 500 migrants. […] Ces migrants sont avant tout les victimes des passeurs et de l’impuissance de l’Europe. Notre message est clair : nous ne voulons plus d’une Europe passoire. »

Face à la crise migratoire en Europe, Laurent Wauquiez a rappelé quelques-unes des mesures proposées par les Républicains pour lutter contre l’immigration illégale : « Nous devons reconduire dans leurs ports d’origine les embarcations de migrants, neutraliser les filières mafieuses d’immigration clandestine et traiter les demandes d’asile en amont et surtout en dehors du sol européen. »
Nous vous invitons à retrouver l’intégralité des propositions des Républicains pour lutter contre l’immigration illégale en France et en Europe en cliquant ici.
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Macron démarre sa campagne pour l’Europe fédérale

 Le 16 octobre, Macron a lancé la campagne européenne de 2019. «Je crois dans ce projet que je veux porter en Europe. Et c’est pour cela que je souhaite aussi le rassemblement le plus large.» 

Macron a décrit la situation avec gravité. Il s’est positionné lui-même, modestement, comme «La solution», pour la France et l’Europe, face aux problèmes du moment. Il affirme que : «Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l’Europe bascule presque partout vers les extrêmes et à nouveau cède aux nationalismes. Il faut que la France garde la maîtrise de son destin.» 

Les constats de Macron sont faux pour plusieurs raisons. D’une part, le monde ne change pas tant que cela, des rapports de force évoluent effectivement, mais à ce jour, il ne s’agit pas de désordres, mais de risques à anticiper, comme c’est l’usage. D’autre part, les équilibres politiques des pays de l’Union européenne changent, cela apparait assez normal dans des régimes démocratiques. La tendance générale semble être à la multiplication des forces politiques et à la sortie de situations de bipartisme. Cela crée une situation nouvelle qui devrait se traduire par une multiplication des groupes politiques au sein du parlement européen en 2019. Le parlement disposera d’une représentation plus composite. Les groupes socialistes (PSE) et démocrates-chrétiens (PPE) ne domineront plus mécaniquement l’assemblée européenne, comme cela a été le cas depuis des décennies. La ligne politique traditionnelle de l’Union européenne pourrait au minimum s’infléchir ou même changer en fonction des positions des gouvernements européens et du poids des groupes parlementaires. Enfin, quand Macron affirme que l’Europe bascule vers les extrêmes, il présente un tableau inexact. Certes des partis, ou coalitions, marxistes ont repris du poids comme en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en France (LFI, PCF…), mais sans présenter de menaces à leur stade de développement. Parallèlement, de nouveaux partis de droite ou d’extrême droite ont fait leur apparition comme notamment en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède. Certains participent au gouvernement, mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Ces derniers partis défendent leurs intérêts nationaux. Mais ils n’ont, dans la pratique, aucun projet européen commun. Ils ne partagent que le refus d’une immigration illégale et la dénonciation de Bruxelles imposant une autorité supranationale (agissant dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale). 

Cette question de la défense des frontières de l’Union vis-à-vis de l’immigration est partagée par des forces politiques de plus en plus larges, et même certains partis de gauche se sont clairement ralliés au principe du refus d’une immigration incontrôlée. 

Les partis fédéralistes européens refusent l’arrêt de l’immigration et défendent le principe d’une répartition des migrants par pays, selon la capacité supposée d’accueil de ceux-ci. C’est la position défendue par Macron et LREM. La loi «asile et immigration» adoptée, comporte certes un resserrement des procédures, mais elle ne permet pas de bloquer l’arrivée de migrants, ni d’expulser les candidats déboutés. Concrètement, le nombre de demandeurs d’asile croît, le nombre des acceptations de réfugiés augmente et, pour chaque bateau de trafic humain, Macron accepte l’accueil d’une part des migrants en France… 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron vient de débuter sa campagne pour l’élection européenne. Le président a choisi une argumentation symbolique très éloignée de la réalité des problèmes. Il tente de jouer sur le thème du «rejet des extrêmes» en proposant une alternative entrant dans un registre connu : «c’est moi ou le chaos». Mais la logique de «front républicain», qui a joué lors de la présidentielle, ne fonctionnera pas pour le scrutin européen marqué par une élection nationale à la proportionnelle à un tour, avec un large choix de listes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour cette élection, la droite républicaine doit mobiliser sur une nouvelle politique européenne à mettre en œuvre et contre l’Europe fédérale. 

Lire la Communication du MIL du 10 octobre 2018 – «MACRON – CHAMPION 2019 DE L’EUROPE FÉDÉRALE»

Le MIL, communication du 18 octobre 2018

Nous avons besoin pour l’Europe de personnalités qui rassemblent

Chers Amis,
Le Président des Républicains Laurent Wauquiez s’est rendu ce lundi 24 septembre 2018 à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel et aborder les questions d’immigration en Europe, les prochaines élections européennes et la situation politique en France et en Allemagne.
Au cours de cet échange chaleureux, Laurent Wauquiez a réaffirmé avec force son engagement en faveur d’une Europe unie et rassemblée :  » Le principal danger aujourd’hui, c’est d’ériger une Europe contre une autre, certains gouvernements contre d’autres, certains pays contre d’autres. Si on veut rebâtir l’Europe, nous avons besoin de personnalités qui rassemblent. »
Sur la protection des frontières, Laurent Wauquiez a rappelé son combat en faveur de la lutte contre l’immigration massive et la défense de nos entreprises françaises et européennes  » face au dumping chinois et au protectionnisme américain. »
Depuis son élection à la tête du parti les Républicains, Laurent Wauquiez rencontre régulièrement les dirigeants de droite en Europe car il souhaite maintenir le dialogue, même au plus fort des crises qui secouent l’Europe :  » L’Europe n’a jamais été autant menacée et pourtant nous avons plus que jamais besoin de l’Europe. C’est par le dialogue que nous renforcerons le projet européen que nos concitoyens espèrent. »
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L’islamisme est une idéologie mondialisée

 «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» – Rapport «La fabrique de l’islamisme». 

PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.» 

L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d’Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.). 

La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale». 

PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique. 

Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion. 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.» 

L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien. «L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.» 

L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion. «En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.» «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 

Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane. «En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.» 

L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis. 

La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion. «Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet – institution émettant l’islam officiel – qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d’associations dans les pays européens». 

On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque. 

Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer. 

«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.» 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné. 

Le MIL, communication du 17 septembre 2018

Pour sauver l’Europe, il faut la refonder

Chers amis,

Aujourd’hui, c’est de l’Europe dont je veux vous parler, avec la clarté qu’imposent les sujets difficiles.

L’Europe traverse une des crises les plus profondes de son histoire et les faux semblants ne sont plus de mise.

Le paradoxe est terrible : face à une pression migratoire sans précédent, face au terrorisme islamiste, face à la concurrence des Etats Unis et de la Chine, nous n’avons jamais eu autant besoin de l’Europe et jamais l’Europe n’a été autant défaillante, incapable d’apporter des réponses efficaces.

Nous devons à tout pris sortir de cette crise. Il s’agit d’une question de vie ou de mort pour l’Europe : soit elle protégera, soit elle disparaîtra. Les élections européennes approches : elles auront lieu en mai prochain. C’est le moment ou jamais d’agir et de proposer un sursaut européen.

Parce que nous croyons en l’Europe, nous allons la sauver.

Nous aimons l’Europe ! Parce que nous l’aimons, parce que nous y croyons, parce que nous en avons besoin, nous devons regarder avec lucidité ses défaillances actuelles pour enfin avoir le courage d’y remédier.

Vous en conviendrez, il y a deux impasses qui sont aussi néfastes l’une que l’autre et conduisent inéluctablement à l’échec.

La première est celle des extrêmes qui consiste à prôner la sortie de l’Europe, l’abandon de l’euro, à choisir finalement l’isolement de la France. Ce projet-là est catastrophique, et pour la France et pour l’Europe.

La seconde consiste à tenir les mêmes discours qu’il y a trente ans, faits d’envolées lyriques, de mots creux, d’utopies fédéralistes et technocratiques. Elle propose toujours plus de ce qui ne marche pas : toujours plus de normes, de taxes et d’élargissement. C’est la voie proposée par Emmanuel Macron, de plus en plus coupé des réalités. C’est précisément cette voie qui a amené l’Europe là où elle est aujourd’hui : dans le mur.

J’ai la profonde conviction, et vous la partagerez j’en suis certain, que face à ces deux dangers, nous pouvons porter ensemble le projet d’une Europe réaliste, capable d’assumer à la fois sa mission de protection et d’être à l’offensive.

Ce projet, c’est le notre, celui des Républicains, celui d’une nouvelle droite unie et rassemblée sur l’Europe, n’en déplaise à ceux qui voudraient nous voir nous opposer au sein même de notre famille politique. Soyez-en assuré, nous sommes tous d’accord sur l’essentiel. Notre détermination pour dénoncer avec responsabilité les impasses de l’Europe est sans faille. Notre volonté de sauver l’Europe est inébranlable.

Parce que nous voulons sauver l’Europe, nous voulons la refonder.

Nous devons entendre les inquiétudes légitimes des peuples européens et répondre à un triple défi, migratoire, économique et civilisationnel.

Il faut d’abord rependre le contrôle des frontières. La crise migratoire que nous subissons est le révélateur de l’incapacité européenne actuelle à protéger. Or, la première mission de l’Europe est d’assurer la protection de ses peuples.

Concrètement, nous voulons que soit mise en place une force navale européenne pour contrôler la Méditerranée et reconduire systématiquement dans leurs ports de départ les embarcations de migrants. C’est le seul moyen d’éviter les catastrophes en mer et de neutraliser les filières mafieuses d’immigration clandestine.

Contrairement à ce que propose Emmanuel Macron, les demandes d’asile doivent être traitées en amont, en dehors de l’espace européen. Et il nous faut conditionner l’aide publique au développement à la coopération dans la lutte contre l’immigration illégale et au retour des sans-papiers dans leur pays d’origine : comment expliquer que la France ait accordé 350 millions d’euro d’aide au Mali alors qu’il n’a accepté de reprendre que 13 sans-papiers ? Pour nous, la réduction de l’immigration est un impératif. Toute autre politique que celle de la fermeté est une fausse générosité.

Il faut ensuite défendre notre économie, nos entreprises, nos emplois. La préférence communautaire était l’une des pierre angulaires de la construction européenne : nous devons la restaurer.

Défendons nos intérêts dans la compétition mondiale, exigeons la réciprocité dans notre politique commerciale, refusons les concurrences déloyales. L’Europe que nous voulons doit être prête à défendre son espace économique et une vraie stratégie industrielle. Oui à une Europe du concret, avec de vrais projets, tels Erasmus et Airbus, une Europe de la recherche contre la maladie d’Alzheimer, une Europe des grandes infrastructures. Non à l’Europe de la surenchère des normes et des taxes !

Il faut enfin faire vivre à nouveau notre identité culturelle. L’Europe d’aujourd’hui est en train de perdre le sens de son identité culturelle. Il est temps que cela cesse.

Nous avons construit l’Europe pour porter une voix singulière, celle d’une civilisation qui plonge ses racines dans l’héritage judéo-chrétien, de la Renaissance et des Lumières. Nous devons en être fiers et la réaffirmer car elle a encore tant de choses à dire au monde.

Voilà l’Europe que nous voulons, voilà l’Europe pour laquelle je vous propose de vous battre à nos côtés : une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises, notre civilisation commune.

Chers ami, dans la bataille électorale des Européennes de mai prochain, nous avons une mission capitale : refonder l’Europe pour la sauver. Cette mission, seule notre famille politique est capable de l’assumer.

C’est le projet des Républicains, le projet que nous porterons ensemble car je sais que vous répondrez à mon appel pour une refondation de l’Europe.

Croyez-le bien, cette bataille ne va pas être facile et il nous faut le soutien de chacun pour la gagner. Votre place est à nos côtés. Sans vous, nous ne pouvons rien.

Bien fidèlement,

Laurent Wauquiez, Président des Républicains