Oui, le 17 novembre , il faudra protester

Macron a affirmé à propos de la hausse des prix de l’essence et du diesel : «Je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail.» 

En un an, le prix des carburants a augmenté de l’ordre de 23 % pour le diesel et de 15 % pour l’essence. Macron a choisi de faire payer les Français en alourdissant très fortement la fiscalité sur ces produits à travers la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (loi de Transition écologique de 2015 sous Hollande) ou «taxe carbone» (Budget 2018). Au coût du pétrole brut, s’ajoute le prix du raffinage et celui de la distribution, puis la «taxe carbone» et sur l’ensemble la TVA. La hausse actuelle est liée, d’une part, à l’augmentation du cours du pétrole et, d’autre part, à la progression de la «taxe carbone». Au final, la part des taxes représente 60 % environ du prix du carburant, taxes qui sont programmées pour augmenter jusqu’en 2022. 

Dans le projet de loi de finances 2019, le gouvernement prévoit que la TICPE devient la 4e ressource fiscale, après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Elle doit rapporter environ 38 milliards d’euros. Sur cette somme, 45% iront à l’État, 33% seront affectés aux collectivités locales, 3% seront consacrés aux infrastructures de transport. 19 % seulement iront à la transition écologique, dont le développement des énergies renouvelables. Macron dit assumer parfaitement la hausse de la taxation et s’en explique : «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Il souhaite donc clairement limiter la circulation des véhicules automobiles par la hausse du prix du carburant. 

La hausse des prix des carburants est inacceptable et provoque une légitime colère populaire. Les organisations patronales et syndicales partagent d’ailleurs cette contestation. La motivation «écologique» de cette augmentation, évoquée par Macron, constitue une escroquerie dans la mesure où le fruit de la taxation sur le carburant est affecté à moins de 20% à un objet «écolo». La réalité est que le gouvernement se trouve en difficulté, en raison d’un taux de croissance inférieur à celui prévu, et que pour boucler le budget de 2018, il cherche à combler le futur déficit de l’année puisqu’il n’a pas réduit les dépenses de l’État. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les pistes évoquées par Macron pour compenser l’augmentation des prix du carburant. Elles ne sont pas sérieuses car elles reposent sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises. Or, rien ne sert de prélever pour reverser ou de prétendre «aider les entreprises» pour les faire payer encore une aide de plus tout en défendant la mobilité des chômeurs (donc des km à faire) et des salariés. Ces projets de compensations ne concernent ni les jeunes (en particulier les étudiants éloignés de leur domicile) ni les retraités. Une fois de plus, Macron joue les salariés contre les «inactifs».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle donc ses militants et sympathisants à participer localement aux mouvements de protestation du samedi 17 novembre contre la hausse du prix des carburants. Il faudra aussi éviter toutes les tentatives de récupération politique. 

A l’occasion de ces manifestations, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la suppression de la taxation fondée sur un pourcentage pour passer à une taxation à un montant fixe ne dépendant pas du cours du pétrole brut. Le gouvernement doit prendre en compte un contexte international qui laisse augurer une augmentation des cours du pétrole (Le contexte est marqué, entre autres, par les sanctions américaines contre l’Iran qui vont impacter le prix du pétrole).

Le MIL, communication du 7 novembre 2018

Le chant des partisans, Vive la France

Le chant des partisans, certes, mais pourquoi faire ? Pour seulement rappeler à tous, aux français, aux européens, à ceux du monde entier, que, en France, nous sommes des hommes , nous sommes des femmes, qui vivent tous les jours avec nos familles, et que nous sommes un peuple libre. Cette liberté, personne ne pourra nous la prendre. Elle est le fruit de notre vécu, de nos batailles contre l’oppression. Cette oppression nous concerne pas. Cette liberté défend les valeurs qui définissent notre peuple, cette liberté définit notre histoire et nos repères mis en place par ceux qui nous ont précédés, et qui ne sont plus pour incarner le peuple français dans la Nation française. Les français sont des gaulois, certes. Ce sont des gens qui sont pas grand chose, et qui ne sont rien. Nous sommes des gaulois, et nous sommes fiers de l’être. Nous ne sommes pas grand chose. Nous sommes des gens qui ne sont rien. Mais nous incarnons la France notre beau pays que nous voulons garder. Nous avons la soif et nous avons aussi des dents quand on nous attaque. Nous savons nous en servir pour nous défendre. En France, la souveraineté appartient au peuple. Nous pouvons la confier, dans le cadre d’un mandat à des politiques à l’occasion d’une élection, mais nous pouvons aussi la reprendre, si nous sommes en présence d’un pouvoir à la dérive, qui s’est détaché des intérêts de la Nation. Entendez-vous cette colère qui remonte jusqu’à Paris ? C’est une colère qui vient de la province, elle vient du peuple et des territoires oubliés de la République. On en peu plus ! le raz le bol c’est maintenant !

LV

Attentat de Manchester : « Toutes mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et au peuple britannique « 

Attentat de Manchester :  "Toutes mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et au peuple britannique"

Message à mes amis députés européens britanniques

Chers collègues,

C’est avec effroi que j’ai appris les événements qui se sont déroulés hier soir à Manchester lors d’un concert. Après Paris, Nice et la France, le Royaume-Uni vit à nouveau l’horreur du barbarisme et du terrorisme cette année. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et au peuple britannique. 

Amitiés,

Renaud MUSELIER, député européen 23/05/2017

 

Dear Colleagues, 

It is with disbelief and great sadness that I have learnt about the events that took place yesterday evening in Manchester during a concert. After Paris, Nice and France, the United-Kingdom is the victim, once again this year, of barbarism and terrorism. My thoughts and prayers go to the victims, their families and the people of Great Britain.

Best wishes,

Renaud MUSELIER, european member of parliament 23/05/2017