Immigration : s’opposer, c’est proposer

Vous l’avez bien compris : le laxisme du gouvernement face au défi migratoire ne fait plus de doute.

Après avoir augmenté de 13% l’Aide médicale d’État et baissé de 7% les crédits de la lutte contre l’immigration illégale dans la Loi de Finances 2018, il présente aujourd’hui un projet de loi “Asile et immigration” qui n’est qu’une suite de petits ajustements technocratiques.

Le projet ne comprend en l’état aucune mesure pour dissuader les clandestins de détourner le droit d’asile alors qu’ils sont des migrants économiques.

Aucune mesure ne traduisant une quelconque volonté de baisser l’immigration alors qu’elle a atteint en 2017 un niveau record depuis 43 ans.

Aucune mesure pour rendre effectives les reconduites à la frontière alors que 4% seulement des déboutés du droit d’asile sont effectivement expulsés.

Notre inquiétude est grande. Car, en l’état, ce texte conduira inéluctablement à accélérer les phénomènes migratoires sur notre territoire. C’est au mieux un coup d’épée dans l’eau, au pire un écran de fumée destiné à donner le change aux Français en attente de mesures fortes sur le sujet.

Comme vous, nous ne pouvons pas nous en satisfaire. Nous réaffirmons 3 principes :

  •
pas de nouvel appel d’air susceptible d’augmenter encore l’immigration
  •
expulsion des déboutés du droit d’asile et des clandestins
  •
liberté pour la France de choisir qui elle accueille sur son territoire

Pour répondre concrètement aux enjeux de l’asile et de l’immigration, nous demandons au gouvernement d’intégrer à son texte et de mettre en œuvre d’urgence 5 de nos propositions :

  •
le refus d’étendre la réunification familiale aux frères et sœurs des réfugiés mineurs, au-delà des ascendants directs
  •
le placement en centre de rétention administrative des demandeurs d’asile provenant de pays sûrs, le temps de la procédure accélérée,
  •
le placement en centre de rétention administrative des étrangers en situation irrégulières puis leur expulsion,
  •
le refus automatique d’accueil ou l’expulsion systématique des ressortissants étrangers ayant commis un crime ou un délit,
  •
la création d’un nouveau critère qui conditionne l’aide au développement de la France aux pays étrangers à la délivrance des laissez-passer consulaires dans les délais utiles.

S’opposer c’est proposer. Vous pouvez compter sur nous pour ne rien lâcher. Nous sommes déterminés et pleinement impliqués dans les débats à venir pour dénoncer l’insuffisance des mesures proposées et défendre notre vision de la politique d’immigration.

Associez-vous à notre action. Nous avons besoin de vous à nos côtés pour faire entendre votre voix.

Merci de votre mobilisation.

Les Républicains

L’idéologie islamiste intégriste progresse en France

 L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 

Définition : «L’islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).

L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie». 

L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle). 

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale. 

L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc. Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.

La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion. 

Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n’est pas, en soi, une chose grave. L’islamisme est un phénomène qu’il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart – Jade Lindgaard). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. 

Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».

publication du MIL, 19 février 2018

Sécurité au quotidien : un électrochoc, pas d’homéopathie.

Aujourd’hui, plus que jamais, une refonte ambitieuse de notre politique de la sécurité est nécessaire.

Parce que l’insécurité empoisonne la vie de millions de Français.
Parce que le malaise est grand dans les rangs de nos forces de l’ordre.
Et parce c’était un engagement de campagne d’Emmanuel Macron !

Les agressions contre les forces de l’ordre et les gardiens de prison se multiplient dans la plus grande impunité. Une sécurité à deux vitesses s’installe en France alors même que le nombre d’agressions atteint un niveau historique avec 777 faits de violence gratuite par jour.

Or, que nous a annoncé le gouvernement, à grand renfort de slogans et de formules choc ? Le grand retour, ni plus ni moins, de la police de proximité de Lionel Jospin qui s’est soldée par un échec spectaculaire il y a vingt ans : une hausse de + 18% délinquance !

Face au durcissement de la criminalité en France, nous n’avons pas besoin d’une police « plus partenariale » ou « mieux intégrée dans le tissu social des quartiers », mais de forces de sécurité renforcées et respectées.

Derrière les grands discours, l’ordre public continue à se déliter. Il arrive souvent que des délinquants arrêtés par les forces de l’ordre rentrent plus vite chez eux que les gendarmes et les policiers.

Faute de lutter contre le gaspillage de l’argent public, le gouvernement rogne les budgets d’équipement des policiers (- 7%) et des gendarmes (- 10%).

Alors que l’afflux d’immigrés clandestins est sans précédent, il a aussi coupé dans le budget de lutte contre l’immigration illégale (- 7%).

Le désarmement pénal des lois Taubira n’est pas remis en cause. Emmanuel Macron a renoncé à sa promesse de construire 15 000 places de prison. Et rien n’est prévu pour mieux exécuter les peines : il y a aujourd’hui près de 70 000 détenus en France et de l’ordre de 100 000 peines non exécutées ou en cours d’exécution. Autrement dit, il y a plus de condamnés en liberté que de condamnés en prison.

Rien de concret n’est envisagé pour mettre hors d’état de nuire les « fichés S » radicalisés.

Face à la hausse de la délinquance, face à la crise migratoire, face à une menace terroriste toujours aussi élevée, le gouvernement ne prend pas la mesure du réarmement régalien dont la France a besoin.

Nous demandons :

  •
l’abaissement de la majorité pénale pour répondre à la violence d’une délinquance de plus en plus précoce ;
  •
l’instauration de peines planchers pour tous ceux qui s’en prennent aux policiers, gendarmes, gardiens de prison et pompiers ;
  •
la construction en urgence de 15 000 nouvelles places de prisons dans les quatre ans conformément aux engagements qui avaient été pris.

Notre main ne doit pas trembler.

Les Républicains.

Nous sommes en droit de nous poser des questions !

Le gouvernement Macron ne serait il pas au pied du mur ? Tout le monde sait que M.Le 1er Ministre du gouvernement est enfermé dans une sorte de camisole qui lui empêche toute marge de manoeuvre.

Quel est le cap, la vision, la trajectoire pour réformer ce qui ne va pas en France ?

Christian Jacob, Président du groupe LR à l’Assemblée Nationale parle de  » chasse d’eau  » qui empêche de savoir où on en est !

Où en est -on de la notion et du sens de l’Etat ? D’abord y- a-t-il toujours un état en France ?

Y -a-t-il toujours un ministère de la justice ? Dont l’essoufflement de son fonctionnement permet de poser la question.

Dans quel état se trouve l’armée française ? Chargée de protéger les intérêts de la France et l’intégrité du territoire national.

Quid de nos agriculteurs dont les quelques miettes qui restent, soit 3% de la population active choisissent le suicide comme seule solution d’avenir, de la compétitivité de nos entreprises et de la libéralisation du marché de l’emploi qui permettent à celui qui a de l’audace, de prendre des risques pour réussir, d’être taxé plus que dans les pays voisins et concurrents ?

La santé se portant bien avec ses 120 milliards d’euros de dettes, qu’en est-il de nos écoles ? Qui ne transmettent plus les savoirs fondamentaux comme l’écriture, la lecture et le calcul mais du dogmatisme et de l’idéologie bien pensante prenant en otage l’apprentissage de l’histoire de France ?

Mais cette France, est-elle toujours indépendante et souveraine ? Dont la dépense publique n’est plus maîtrisable et s’accroît chaque jour de façon exponentielle.

Le gouvernement n’a-t-il plus qu’une seule solution devant lui ? Celle d’inventer à défaut de réformes, de nouvelles taxes et d’augmenter les impôts existants. Sinon de changer les ministres et décider de mettre en place enfin une politique de Droite… Mais pour cela, je crains qu’il ne faille attendre les prochaines échéances électorales !

LV

 

 » En Marche  » vers la hausse des taxes et des impôts

 « Les Français connaissent en début d’année des pertes de pouvoir d’achat et constatent que tout augmente : la CSG, l’essence, le fioul, le timbre, le tabac… Ce n’est pas juste (…) » (Laurent Wauquiez) 

Le taux des prélèvements obligatoires, en France, est le plus élevé de tous les pays européens. Le programme présidentiel de Macron pour le quinquennat ne prévoyait pas une réelle baisse des prélèvements (moins un point sur cinq ans). Macron applique donc tout simplement son programme. 

Une augmentation du budget de l’État est programmée, pour 2018, à hauteur de 7 milliards d’euros et les crédits des ministères sont en hausse de + 2,2%. Tandis que le déficit budgétaire n’est pas jugulé. 

Les mesures fiscales, qui viennent d’être prises, vont toutes dans le sens d’une augmentation globale des impôts et des taxes pour les contribuables français avec 8 taxes, contributions ou impôts nouveaux. Du fait de cette politique, le pouvoir d’achat moyen des Français régresse. 

Les augmentations concernent le prix des timbres, du tabac, des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz …. Ces derniers vont se répercuter massivement sur les frais de chauffage des logements. 

Les automobilistes sont particulièrement visés, avec l’augmentation du tarif des péages, la hausse de la fiscalité du diesel (hausse des taxes de 10 % en 2018), mais aussi de l’essence. Jusqu’à présent, les taxes augmentaient sur le diesel, mais baissaient sur l’essence… S’y ajoute le paiement d’amendes de «post stationnement» et la monté en charge des amendes pour les dépassements de vitesse (radars) avec la délégation à des sociétés privées chargées de «faire du chiffre» et la baisse de la vitesse autorisée de 90 à 80 km/h. 

La hausse de la CSG de 1,7% pénalise tout particulièrement 8 millions de retraités. Cette décision va à l’encontre de toute logique, quand on connait le niveau actuel des retraites, le gel de leur montant en 2018, et les besoins de financement croissants, en particulier ceux liés aux coûts de la dépendance. Les pensionnaires des EPHAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) voient leurs ressources diminuer, alors que le système est entré dans une grave crise par manque de moyens humains et matériels (comme en témoigne une récente grève des directions et des personnels dans les EPHAD) ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les déclarations de ministres du gouvernement concernant une prétendue absence de hausse des impôts : il s’agit là d’une «fausse nouvelle». La baisse de la taxe d’habitation ne compensera pas, même à terme, la hausse de la CSG. D’ailleurs les collectivités locales réclament pour fonctionner des financements correspondants à la disparition totale annoncée par Macron de la taxe d’habitation. Des études seraient en cours pour mettre en place un nouvel impôt en compensation. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable à la diminution significative de la pression fiscale à laquelle sont soumis les Français. Cette décision implique l’acceptation d’une diminution correspondante de la dépense publique (y compris les effectifs de la fonction publique d’État et de la fonction publique territoriale). Par contre, cette réduction des moyens ne doit pas toucher les secteurs régaliens de l’État (police, justice, défense, budget, diplomatie, hôpitaux …). Ceux-ci ont aujourd’hui besoin d’être soutenus ou renforcés pour que la sécurité des Français et l’autorité de l’État soient assurées. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate un ciblage social de la nouvelle politique fiscale. Les victimes sont les Français des classes moyennes et les retraités. Ce choix politique nous conforte dans notre opposition tranquille, mais déterminée, à la politique menée par Macron et par la nouvelle gauche, La République En Marche (LREM), qui n’est que l’expression du nouveau Parti Socialiste.

communication du MIL, 12 février 2018

Le combat Droite-Gauche toujours et encore plus d’actualité

Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise. Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM). 

Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions. 

Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste. 

Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes. 

La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate. 

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

Communication du MIL, 6 février 2018

Discours de Laurent Wauquiez lors du Conseil National

 27 JANVIER 2018

Seul le prononcé fait foi

 

Et bien mes amis nous sommes là. Et vous êtes là. Et ce jour marque le premier jour de notre reconstruction. Le premier jour de ce long chemin qui doit permettre la renaissance de la droite française.

 

Nous avons connu la défaite, nous avons déçu et nous avons parfois écœuré. Certains sont partis et il ne faut pas avoir de rancœur contre eux. Tout était à terre mais petit à petit nous avons rebâti. Nous nous sommes battus aux législatives, nous avons gagné cher Gérard les sénatoriales, nous avons doucement, parfois trop doucement à mon goût, fait réentendre la voix de la droite et vous surtout vous avez été là, vous m’avez fait confiance, vous avez déjoué tous les pronostics sur la participation et lors de l’élection de décembre vous avez fait entendre la force des Républicains. Et je veux vous en remercier. Pour moi, c’était le plus beau des encouragements.

A partir d’aujourd’hui c’est une nouvelle page que nous commençons. Aujourd’hui nous tournons le dos aux erreurs du passé, aujourd’hui c’est une nouvelle droite qui commence. Et comme à chaque moment de notre histoire politique c’est avec vous les militants de ma famille politique, vous qui m’avez toujours tant donné, que je veux l’écrire.

Au moment où nous allons entreprendre ce grand défi, j’ai une pensée évidemment pour tous ceux qui ont incarné dans les épreuves la renaissance de notre famille politique. Ne l’oubliez jamais vous êtes les héritiers d’une grande histoire qui nous oblige, celle du Général de Gaulle qui n’a jamais renoncé et jamais dévié de son cap, celle de Georges Pompidou, l’homme qui conciliait les racines et la modernité, celle de Jacques Chirac le président qui aimait tant les territoires de la France et, bien sûr, et vous comprendrez, cher Brice, que j’ai une pensée toute particulière pour lui, Nicolas Sarkozy qui avait su redonner sa fierté à la droite. Je tiens aussi, cher Bruno, à rendre hommage à François Fillon. Les attaques contre lui ont été souvent indignes et je lui suis reconnaissant d’avoir porté avec force nos idées sans jamais chercher à acheter le calme en édulcorant son projet. Notre histoire c’est celle des grandes figures de notre famille, ces hommes et ces femmes qui avaient des convictions, du caractère et le verbe haut à l’image de Charles Pasqua ou de Philippe Seguin. Cette histoire c’est la vôtre Monsieur le Premier ministre, cher Edouard Balladur, qui avez tant œuvré pour le redressement économique de notre pays face à la politique de François Mitterrand. C’est pour moi la présence de Michèle Alliot-Marie dont l’attachement à la famille gaulliste n’a jamais vacillé. C’est Bernard Accoyer qui dans cette année terrible a tenu la barre.

Je n’oublie rien de ce passé parce qu’il fait notre force.

Mais je sais aussi que maintenant il nous appartient d’écrire une nouvelle histoire pour la droite.

Je vais vous dire ce que je pense.

Je pense profondément que de cette défaite peut sortir une renaissance. A condition que nous ayons tous les courages et toutes les audaces. Pendant trop longtemps, la droite s’est contentée d’être une « non gauche », voire même parfois une gauche au ralenti. Une droite gestionnaire au petit pied, trop souvent décevante, se contentant de débats étriqués dans lesquels elle assumait si peu de défendre ses valeurs. Et bien aujourd’hui ce n’est plus possible. Après nos terribles défaites, la droite doit repenser sa raison d’être, les ambigüités d’Emmanuel Macron nous obligent à repenser ce que nous sommes. Si certains politiques se sentent si impuissants face à la politique d’Emmanuel Macron c’est parce que pour eux être de droite n’était pas grand-chose. Ils se contentaient d’une droite comptable, d’une droite gestionnaire, d’une droite docile et soumise.

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Je connais trop cette tentation de la droite française qui cherche à acheter des brevets de respectabilité en se trahissant. « Regardez-moi je suis respectable puisque au fond je suis si peu de droite », tous ceux qui pensent que pour être moderne la droite doit regarder à gauche. Et bien je pense tout l’inverse. Je pense que la droite doit retrouver sa colonne vertébrale et c’est pour cela que je suis à vos côtés. Je veux vous rendre votre dignité. Nous sommes de droite et nous sommes fiers d’être de droite.

Après l’élection, bien des commentateurs avaient déjà fait les analyses, en disant Laurent Wauquiez mollira son discours ensuite, ne vous inquiétez pas, il mettra de l’eau dans son vin après l’élection, là pour l’instant ce sont des propos d’estrade. Et bien je leur dis que je n’ai pas changé et que je ne changerai pas. Il est si fréquent en politique de dire l’inverse de ce que l’on portait pendant l’élection. Je ne me livrerai pas à cette comédie. Mon cas est encore plus grave que ce qu’ils pensent, ce n’est pas une stratégie politique, c’est une conviction profonde chez moi, si la droite veut redresser le pays, elle doit aller au bout de ses convictions.

J’en connais le prix à payer, je connais les caricatures que la droite doit essuyer quand elle a l’audace de lever le regard, et je vois aussi tout ce qui est fait pour essayer de nous faire plier l’échine et je vois leur regard quand on refuse de se soumettre et de dire ce qu’ils voudraient entendre. Mais n’ayez pas peur, les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite. Alors que ce soit dit une bonne fois pour toutes, je ne changerai pas. Je ne dévierai pas mon cap.

Mais pour rebâtir, il nous faut ouvrir les portes et les fenêtres. Nous avons voulu donner sa chance à une nouvelle génération, faire monter les talents de la droite trop souvent étouffés et je remercie de m’y avoir aidé Christian, qui fait partie de ceux qui ne tanguent jamais dans la tempête, et Bruno, qui fait partie de ceux qui donnent une vraie ossature à la droite. L’équipe qui m’entoure autour d’Annie Genevard a 40 ans, elle est pleine d’énergie et d’envie, ils aiment travailler ensemble. Et nous allons faire monter des jeunes députés, des jeunes maires, des militants.

Pour rebâtir, il va falloir aussi que nous reprenions le plaisir du débat. Car petit à petit, nous avons cessé de débattre. Il y avait une époque où les débats chez nous étaient vifs, mais ils se faisaient ensemble, le ton montait parfois mais le lendemain tout le monde était uni et surtout on ne pratiquait pas le jeu médiatique consistant à tirer contre son camp pour que les micros se tendent. Petit à petit, ce sont les rivalités de personnes qui ont remplacé les débats d’idées et ces rivalités nous ont tué parce que les Français nous ont sévèrement jugé.

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Jean, toi qui as accepté de t’engager et de prendre la présidence de notre Conseil National, tu appartiens à la sensibilité centriste, tu as toujours défendu tes idées et même quand tu étais minoritaire tu es resté dans la famille. Je me suis toujours battu pour cette liberté de parole. Souvenez-vous quand j’avais lancé le débat sur le RSA et les dérives de l’assistanat, souvenez-vous quand j’avais tiré les sonnettes d’alarme sur le fossé qui se creusait entre l’Europe et les peuples, souvenez-vous quand j’ai demandé que nous arrêtions de baisser la tête sur la question de notre identité. Il m’est arrivé d’essuyer les critiques des dirigeants de notre mouvement. Mais je n’ai jamais menacé de claquer la porte, je suis toujours resté au milieu de vous parce que c’est en débattant qu’on défend ses idées et qu’on porte ses convictions. On reste dans sa famille politique.

Je veillerai à ce que nous ayons des débats animés, à ce que vous ayez la parole pas seulement pour réagir mais aussi pour proposer. Je ne veux plus d’un parti qui soit structuré d’en haut et n’écoute pas la base. Ce débat il se fera dans le respect de chacune des sensibilités, je veux que Virginie Calmels, que Guillaume Peltier, que Damien Abad, que Valérie Pécresse, qu’Eric Ciotti puissent exprimer leurs idées en toute liberté.

Mais en revanche je le dis, je ne laisserai plus les petites chapelles et les querelles d’égos affaiblir notre famille politique. Je ne distribue pas de postes aux enchères pour acheter le silence des uns ou des autres. Je tends la main à chacun mais je leur demande de comprendre que le temps des écuries est révolu. Si l’on veut s’engager on le fait tous ensemble. Je veux que l’on retrouve le plaisir de l’engagement en commun.

Je veux surtout que chacun comprenne la mission qui est la nôtre. Tout le travail des marcheurs consiste à faire croire que si l’on n’est pas avec eux on est un archaïque, que si l’on ne pense pas comme eux on n’a rien compris à la marche du monde. Pour Emmanuel Macron, son gouvernement doit se tenir à l’abri des passions tristes et des gens qui ne sont rien, c’est-à-dire la voix de ses classes moyennes qui demandent juste à être respectées et qui ont trop souvent le sentiment d’être oubliées, qui sont préoccupées pour l’avenir de leurs enfants. Il est persuadé que le peuple n’est pas raisonnable, qu’on ne peut pas lui faire confiance. Mais que reste-t-il de la politique quand on se méfie du peuple ? Que reste-t-il de la démocratie quand on méprise la volonté du peuple ? Il voudrait nous faire croire qu’il y a un seul chemin, que le temps du débat est fini et que la France entière devrait se soumettre au seul choix qu’il propose, le seul qui serait raisonnable. C’est la voix des experts qui s’enferment dans leur tour d’ivoire et disent au reste du monde ce qui est bon pour lui. Non Monsieur Macron nous refusons de vous suivre quand vous expliquez qu’il n’y a pas de culture française, non nous ne sommes pas d’accord avec vous quand vous parlez des crimes contre l’humanité en Algérie, non nous ne vous suivrons jamais quand vous humiliez l’armée française, non Monsieur Macron nous n’acceptons pas la façon dont vous traitez les retraités français. Non, tous les Français ne sont pas obligés de se taire et d’applaudir. Il y a d’autres voix, d’autres chemins et c’est la démocratie. Ceux qui disent qu’il y a une seule solution mentent, ceux qui veulent imposer leur pensée unique nous conduisent à l’échec. J’aime cette phrase de Philippe Seguin « Il est temps de montrer aux Français qu’il y a plusieurs voix possibles, qu’ils ont le choix. Il est temps de leur montrer qu’on les mène vers une impasse et que l’espérance est ailleurs ». Nous les Républicains nous avons le devoir de recréer le débat et le choix.

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Mais nous le ferons sans jamais être sectaire parce que c’est l’honneur de notre famille d’avoir toujours mis l’intérêt de la France avant les clivages politiciens et nous le ferons en ne nous contentant pas de dénoncer mais en ayant le souci de mettre en avant des propositions.

Mes amis, nous devons pour cela forger le nouveau logiciel de la droite. Mon ambition est de reconquérir tous les terrains que nous avons abandonnés petit à petit aux censeurs du politiquement correct, la nation, l’immigration, les frontières, les classes moyennes mais aussi l’école, l’écologie, la culture, le social. Sur tous ces sujets cela fait trop longtemps que l’on recule. Et bien, c’est fini. Je veux que nous ayons l’audace de remettre à plat toutes nos idées car il y a des leçons à tirer de nos échecs.

La droite doit assumer un discours courageux dans la lutte contre le gaspillage de l’argent public. Les Français sont las des politiques qui font de grandes promesses, n’ont pas le courage des économies et demandent ensuite aux Français de financer par des hausses d’impôts sans fin Monsieur Macron ne fait pas d’économies sur la dépense publique, cette année elle augmentera de 7 milliards d’euros. Il avait promis de baisser de 120 000 fonctionnaires pendant son quinquennat. Il baisse cette année de 324 le nombre de fonctionnaires sur le périmètre des ministères. A ce rythme Eric il lui faudra plus d’un siècle pour tenir promesse. On lui souhaite longue vie mais il n’est pas exclu qu’on l’arrête avant. Le résultat c’est qu’à l’arrivée il augmente la CSG de 23 milliards d’euros et que les Français payent les conséquences de son incapacité à réformer l’Etat, 8 impôts nouveaux en 8 mois !

Mais nous mes amis nous devons nous astreindre à un devoir. Les Français ne peuvent pas comprendre qu’on leur demande des efforts sur le gaspillage de l’argent public et qu’ « en même temps » on leur propose d’augmenter les impôts. La droite ne doit plus présenter de programme d’augmentation d’impôt. Dans un pays qui a le record du monde des prélèvements et des charges, je refuse que ma famille politique contribue à cette folie. Nous avions dans notre programme la hausse de la TVA, la droite que je veux refonder doit s’engager à ne plus porter de programme avec des augmentations d’impôts parce que cela a tué notre crédibilité. Ce devoir je me l’applique à moi-même car je veux que l’on puisse nous juger sur nos actes et pas seulement sur nos discours. Ma région Auvergne-Rhône-Alpes est la première région de France pour ses économies sur la dépense de fonctionnement et à l’image de toutes les régions de droite nous n’avons pas augmenté un seul impôt. La nouvelle droite c’est un engagement clair aucune augmentation d’impôt.

Il faudra avoir le courage de porter les débats indispensables, tous ceux qu’Emmanuel Macron n’aborde pas. Oui, il faut sortir des 35 heures parce que la France ne pourra défendre ses emplois en travaillant toujours moins que les autres pays. Et je demande au gouvernement où est passée la promesse de la défiscalisation des heures supplémentaires si vite oubliée. Oui, il faut que nous portions une réforme ambitieuse des régimes de retraite et la seule réforme qui vaille c’est celle qui mettra définitivement à égalité les retraites du public et du privé et supprimera tous les régimes spéciaux de retraite.

C’est pour cela Monsieur Macron que je n’accepte pas la façon dont vous parlez des retraités. Les retraités sont les premières victimes de vos augmentations d’impôts. Ce n’est pas juste. 40% des cadeaux fiscaux vont au 5% des plus riches et dans le même temps on augmente la CSG sur les retraités, ce n’est pas juste ! Vous aviez dit que seuls les retraités aisés payeraient plus. Et bien un couple de retraités chez moi en Haute-Loire qui viennent de prendre leur retraite et qui ont chacun une retraite de mille euros ont fait leurs calculs ils vont connaître une augmentation de CSG qui leur fera perdre 450 euros par an, avec une retraite de mille euros ! Est-ce cela ce que vous appelez les retraités aisés ? Non Monsieur Macron les retraités ne sont pas des privilégiés, ils ont souvent travaillé plus que nous et dans des conditions difficiles, ils n’ont pas volé leur retraite, je n’accepte pas la façon dont vous traitez les retraités de France.

Je veux aussi que nous mettions fin à tous ces doublons administratifs qui coûtent si chers à notre pays. Mais en revanche mes amis je refuserai toujours que notre famille politique porte un programme de démantèlement de l’assurance maladie car je crois à la droite sociale. Je crois que dans ce qui fait la grandeur de la France il y a aussi le fait d’offrir le même accès aux soins que l’on soit riche ou que l’on soit modeste. De la même manière et vous savez l’importance que j’y attache je veux que notre famille porte les thèmes du handicap parce qu’on ne fait pas assez pour les familles handicapées et notamment pour ses parents qui grandissent en âge et sont rongés par l’inquiétude en se demandant qui s’occupera de mon fils ou de ma fille quand je ne serai plus là. Notre famille s’est toujours battue pour le handicap.

Mais notre vision du social doit aussi se battre pour remettre de la justice. Ce n’est pas un mot qui appartient à la gauche. Je veux que nous tendions la main à ceux qui en ont vraiment besoin mais j’en ai assez que nous fermions les yeux sur ceux qui abusent du système. Dans bien des cas, celui qui reprend un travail en France ne gagne pas plus que s’il cumulait les prestations sociales. Cela ne plait pas quand on le dit, et bien je le dis car c’est la vérité. Les classes moyennes sont trop souvent les oubliés de notre système social. Ceux qui respectent les règles mais qui en ont assez d’avoir le sentiment de devoir toujours payer et de n’avoir jamais droit à rien. On ne peut pas accepter que le gouvernement remette en cause la politique familiale et que dans le même temps on offre l’accès gratuit à notre système de solidarité à des étrangers qui n’ont même jamais cotisé sur le sol français. Ce n’est pas juste.

Je souhaite aussi que nous prenions le temps de réfléchir à notre approche de l’économie chère Virginie. Je suis pour les libertés à l’intérieur. J’en ai assez que tous ceux qui entreprennent, créent de l’emploi, travaillent, prennent des risques soient assommés de charges, de normes et de contrôles administratifs. Nous devons redonner de l’oxygène et de la compétitivité à notre économie. Mais à l’inverse je ne veux pas que nous soyons naïfs dans notre approche de la mondialisation. Comment comprendre que la Chine puisse accéder à tous nos marchés publics alors que leurs propres marchés publics nous sont fermés. Je réclame que l’on défende mieux les intérêts de notre pays, que l’on soit ouvert avec ceux qui sont ouverts mais que l’on soit fermé avec ceux qui ferment leur économie. Plus de liberté à l’intérieur, plus de protection à l’extérieur. Tous les pays au monde font cela. Le Japon se protège, les Etats-Unis favorisent leurs entreprises et nous serions la seule zone économique au monde à ne pas donner la préférence à nos entreprises. Nicolas Sarkozy avait sauvé Alstom, Emmanuel Macron l’a bradé en le vendant aux Allemands. Et bien pour nous, le patriotisme économique ce n’est un gros mot.

Il y a une époque où l’Europe défendait la préférence communautaire. Pourquoi avons-nous renoncé ? Je ne crains pas le débat sur l’Europe. Certains voudraient nous faire croire que le débat serait uniquement entre les pro et les anti-Europe. À ma droite, Marine Le Pen qui nous propose le repli derrière la palissade du village gaulois et le retour à une monnaie nationale. Une folie au moment où la France doit affronter la compétition mondiale. À ma gauche, Emmanuel Macron qui lui propose toujours plus de ce qui ne marche pas : plus de commission européenne, plus de normes, plus d’impôts, plus d’élargissement. Je suis pour l’Europe mais c’est parce que je suis pour l’Europe que je veux qu’elle change. Nous aurons à combattre deux dangers, d’une part la sortie de l’Europe et d’autre part la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. Il faut renforcer Erasmus et il faut une Europe de la recherche qui soit capable de trouver un vaccin contre Alzheimer. Mais à l’inverse je demande que pour l’immigration on retrouve notre souveraineté dans la maîtrise de nos frontières, parce que Schengen ça ne marche pas. Nous aurons de vrais débats. M Macron veut l’élargissement de l’Europe aux pays des Balkans, l’Albanie, la Bosnie Herzegovine, la Serbie, la Macédoine …Nous nous dirons clairement que si l’on vote pour nous il n’y aura aucun nouvel élargissement de l’Europe, aucun ! Monsieur Macron veut faire entrer la Roumanie et la Bulgarie dans Schengen, nous le refuserons catégoriquement. Je demande que, comme Edouard Balladur l’avait proposé, nous réfléchissions à une Europe des cercles parce qu’on ne peut que constater que l’Europe à 28 ne fonctionne plus. Nous proposerons de reconstruire l’Europe autour d’un noyau dur à 12.

Je veux enfin que nous reprenions à notre compte les enjeux de demain. Il est plus que temps de faire émerger une écologie de droite. On ne peut continuer à laisser les thèmes de l’écologie à quelques ayatollahs qui ne fonctionnement que par interdits, fermeture et normes administratives. Il y a un espace pour une écologie par le projet, par l’innovation, une écologie qui croit que l’on peut créer de l’emploi tout en protégeant notre environnement, une écologie qui défende les valeurs profondes qui sont les nôtres, celles des terroirs, celles de la transmission, celles de l’appartenance à une maison commune avec ses paysages, sa nature et sa fragilité, ce qui fait que chaque petit bout de France nous émeut. L’écologie de l’enracinement, cet enracinement dont parlait si bien la philosophe Simone Weil. « Les racines, disait-elle, il faut retrouver ce sentiment de tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable. Il faut donner quelque chose à aimer et ce quelque chose ce doit être la France ».

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Notre écologie passe aussi par la défense des territoires, tous les territoires, cette France dédaignée par Emmanuel Macron, cette France des départements, des petites villes, cette France des maires auxquels il a tourné le dos, cette France dans laquelle il n’investit plus. Nous avons le devoir de tenir cette promesse de la République qui porte le rayonnement de Paris mais qui veille aussi à ce qu’il n’y ait pas de territoires oubliés.

Alors oui, je refuse de laisser le monopole du social à la gauche, mais de la même façon, je refuse de laisser le monopole de l’immigration ou de la sécurité à l’extrême droite. Vous avez vu la façon dont on cherche à nous faire taire sur ces sujets. Cela fait trop longtemps que nous avons pris l’habitude de nous cacher ou de dire à moitié pour ne fâcher personne. Ce sont des thèmes qu’il ne faudrait aborder qu’avec un luxe infini de précaution de crainte de se faire bruler sur place publique avec une condamnation immédiate pour excommunication.

Et pourtant, et pourtant, jamais il n’a été aussi important de se battre pour que la France prenne la mesure du défi.

Alors je le dis avec fermeté. Emmanuel Macron capitule face à l’insécurité. Le gouvernement a sous-estimé ces sujets et aujourd’hui c’est la réalité qui lui saute au visage. Celle de la caserne de gendarmerie incendiée à Grenoble, celle des pompiers caillassés au moment de la Saint-Silvestre, celle des policiers attaqués à Champigny, celle des gardiens de prisons confrontés à la radicalisation. Les derniers chiffres de la délinquance, cher Eric, sont alarmants avec notamment une explosion des attaques contre les forces de l’ordre. Chaque jour en France, ce sont 90 agressions contre des gendarmes, des policiers, des gardiens de prison, souvent avec des armes à feu. C’est cela aujourd’hui la réalité de l’insécurité dans notre pays. Et cette réalité s’explique par une évidence : il n’y a plus d’autorité, il n’y a plus de crainte, il n’y a plus de respect. Aujourd’hui ce sont les voyous qui imposent leur loi, et ils le font parce qu’ils savent qu’en France on est rarement poursuivi, encore plus rarement condamné et que les peines sont encore moins souvent exécutés. Les chiffres sont terribles. Il y a 70 000 détenus en France et 100 000 peines non exécutées ou en cours d’exécution. Autrement dit, il y a plus de condamnés en liberté en France que de condamnés en prison. La réalité c’est que même quand un policier est attaqué, il hésite à se défendre parce qu’il sait que s’il sort son arme c’est lui qui sera ensuite mis en cause et devra se justifier devant la justice.

Et que fait le gouvernement ? Rien. J’accuse Emmanuel Macron d’avoir gravement sous-estimé les sujets de sécurité depuis son élection. Et comment d’ailleurs un gouvernement qui a cédé devant une poignée de zadistes à Notre-Dame-des -Landes pourrait-il être crédible dans la lutte contre la délinquance ? L’autorité n’est pas une valeur en marche. Ils n’ont rien changé aux lois Taubira, le Ministre de l’Intérieur nous fait perdre du temps avec sa police de sécurité du quotidien au lieu de s’occuper de la sécurité quotidienne des policiers, ils n’ont porté aucune loi pour renforcer les peines, ils ont réduit de façon absurde leur programme de construction de places de prison, la Garde des Sceaux, chère Rachida, parle d’aménagements de peines. Elle veut moins de peines de prison, nous nous voulons plus de places de prison. Ils sont dans une culture du laxisme.

Il nous appartient de porter des propositions précises. Nous demandons l’abaissement de la majorité pénale pour répondre à la violence d’une délinquance de plus en plus précoce. Nous demandons en urgence la construction de 15 000 nouvelles places de prisons dans les quatre ans qui viennent conformément aux engagements qui avaient été pris. Nous proposons avec force l’instauration de peines planchers pour tous ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement refuse cette mesure de bon sens. Il est temps mes amis que la peur change de camp, il faut qu’ils sachent que quand on s’en prend à nos forces de l’ordre on est condamné et à des peines lourdes.

Que nos policiers, nos gendarmes, nos gardiens de prison sachent qu’ils trouveront toujours dans notre famille politique un soutien, parce que chez nous on ne se trompe pas, un délinquant ce n’est pas une victime de l’oppression sociale c’est un délinquant et quand il a commis un délit sa place est en prison.

Je voudrais enfin mes amis finir par la question de l’immigration. Il faut que vous sachiez qu’en 2017 notre pays a délivré 260 000 titres de séjour et je ne parle que des étrangers en situation régulière. Autant que la ville de Bordeaux. C’est un record, jamais depuis 40 ans notre pays n’avait accepté autant d’immigrés en une année. Et pourtant notre situation n’a rien à voir avec celle des années 70. Notre chômage, notre situation économique et surtout les difficultés de l’intégration et la montée de l’intégrisme islamique devraient nous conduire à ce constat évident : il y a trop d’immigration en France et il est urgent de réduire drastiquement l’immigration. Les mesures envisagées en matière de droit d’asile ne sont absolument pas à la hauteur du défi.
Je propose que nous remettions à plat la totalité de notre politique migratoire. Aujourd’hui plus aucun de ces outils ne fonctionne. Nous donnons parfois la nationalité à des personnes qui ne maîtrisent même pas notre langue, nous ne reconduisons plus à la frontière les étrangers qui ont été déboutés du droit d’asile … Cela ne marche plus.

Il faut ouvrir sans tabou le débat. Les Français ont droit à ce débat. Cela fait trop longtemps que notre pays accueille chaque année plus d’étrangers sans que nous nous interrogions sur nos capacités d’accueil. Le regroupement familial, les quotas pour l’immigration choisie, le nombre d’étudiants étrangers, le droit du sol, le code de la nationalité … sur tous ces sujets notre famille politique doit être celle qui aura le courage d’ouvrir le débat.

Ce n’est pas aux passeurs de décider de qui rentre en France, c’est aux Français de décider de qui ils veulent ou non accueillir.

Alors oui mes amis tout commence, il nous faudra du courage, il faudra du temps, il ne faudra pas plier face aux attaques.

Au moment où nous allons entamer ce grand défi, je vous demande d’avoir confiance, ne doutez-pas, portez en vous cette phrase du poète Yves Bonnefoy que j’aime tant : « Aimez cette heure, mes amis, où se dénouent les signes, c’est presque l’aube », oui c’est l’aube pour les Républicains.

Mes amis, je veux sortir la politique du double langage. Je crois que si notre pays a tant de difficultés c’est parce que depuis beaucoup trop longtemps les politiques ont pris l’habitude de vouloir tout concilier, de ne pas assumer de choix, de chercher à plaire à chacun, que cette politique-là ne dit plus rien et qu’elle ne fait plus rien. C’est la politique du « en même temps » ; c’est la politique qui prétend changer le code du travail mais qui veut le faire avec les sourires des syndicats ; c’est la politique qui prétend réformer l’Etat mais qui laisse filer la dépense publique, c’est la politique qui supprime la taxe d’habitation mais qui en réalité augmente la CSG, c’est la politique qui pour l’immigration prétend faire de la fermeté et de l’humanité et qui ne fait ni l’un ni l’autre. Cette politique n’a rien de neuf, c’est la politique des non-choix, c’est la politique de l’ambigüité permanente. Elle peut plaire un temps mais je suis convaincu qu’elle se conclura par de lourdes déceptions, parce que faute de courage elle ne va jamais au bout des choix qui s’imposent. Lincoln le disait si bien, « on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». Monsieur Macron, on ne dupe pas la France sur la durée.

Et bien moi je vous invite à cette politique des convictions, je vous invite à cette politique du courage, je vous invite à cette politique qu’attendent les Français parce qu’elle seule dit à voix haute ce que trop d’élus ne veulent plus voir.

Mes amis je vous invite à la seule politique qui redonnera à notre pays ses valeurs. Je vous invite à sonner le réveil de la France.

Vive la République et vive la France