Les valeurs du gaullisme répondent aux enjeux de 2019

L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels. 

Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts. 

L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits. 

Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen. 

Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions. 

La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres). 

Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions. 

Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes. 

Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire. 

La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes. 

Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société. 

L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité. 

La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse. Une responsabilité de l’État dans le développement économique. 

L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France. L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier. 

Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs. 

Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.

Le MIL, communication du 29 mars 2019


Les valeurs de la Droite républicaine sont gaullistes

La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative). 

Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l’islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes. 

Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d’entreprises ou d’associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique). 

Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d’achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement. 

15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.

Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle. 

La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc. 

-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle. 

-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. 

-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel. 

-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France. 

-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. 

-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci. 

-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable. 

-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique. 

-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société. 

-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns. 

-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité. 

-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure. 

-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté(jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société. 

-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste. 

-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

Le MIL, communication du 23 mars 2019




Les islamistes intégristes n’ont pas leur place en France

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l’islamisme n’est pas un fait français. Il est le résultat d’ingérences étrangères d’États islamiques et/ou de diverses organisations islamistes (Al Qaïda, groupe État islamique, etc.). 

La récente défaite territoriale au Moyen-Orient du «groupe État islamique» conduit logiquement à un essaimage des combattants vers d’autres groupes armés existants. Des groupes armés islamistes mènent des actions terroristes, ou de guerre, notamment en Afghanistan, Iran, Irak, Kenya, Libye, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, pays du Sahel, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Ces groupes menacent les pays occidentaux, dont la France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une politique de prévention sérieuse passe par le départ de France des islamistes intégristes. La politique menée a posteriori des attentats et autres actions semble efficace. Mais elle ne suffit pas, car les islamistes représentent une menace permanente qui ne va pas disparaître de l’avis de tous les experts. Il convient d’expulser les islamistes résidant en France et de refuser tout retour des combattants, et de leur famille, des théâtres de guerre (Irak, Syrie, etc.). 

Il s’agit d’abord d’affirmer un choix politique clair, puis de travailler sur les débats juridiques complexes qui se posent. Des juristes et des associations complices combattent les intérêts de la France, par idéologie ou par intérêt. Ils sont nos adversaires. Les responsables politiques doivent faire appliquer les textes existants et, si nécessaire, faire adopter une loi ayant pour objet la prévention stricte de la menace islamiste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que plusieurs mesures s’imposent pour mettre les islamistes intégristes hors de France : 

-Des prisonniers de guerre islamistes ne doivent pas revenir de Syrie en France. Ils doivent être jugés sur place, en connaissance de leur participation aux crimes commis localement ; connaissance que nous n’avons pas. 

-Les candidats au droit d’asile, connus pour islamistes, doivent être écartés de la procédure sans délai. 

-Les recalés du droit d’asile doivent être expulsés de manière effective et ne pas rester en France. 

-Les délinquants islamistes doivent subir une double peine : peine de prison, puis expulsion du territoire français lorsqu’ils sont de nationalité étrangère. La confusion entre islamisme et délinquance a été prouvée dans de nombreux cas. 

-Les prêcheurs islamistes étrangers, qui font du prosélytisme islamiste, doivent être expulsés, comme le demande d’ailleurs le recteur de la Grande Mosquée. 

-Des islamistes étrangers, déjà «réfugiés» en France, doivent faire l’objet d’une interdiction de séjour. -Les demandeurs de naturalisation, sur lesquels pèsent des soupçons d’islamisme, doivent voir leurs dossiers rejetés. Certains islamistes déjà naturalisés doivent être déchus de leur nationalité et expulsés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut tout faire afin que les Français, de religion musulmane, ne soient pas «infiltrés» par des activistes islamistes religieux ou combattants, ne subissent pas le prosélytisme islamique ou être incité à combattre la France et la République à tous les niveaux. Il faut donc limiter au maximum l’influence des activistes islamistes intégristes en France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la France ne peut pas à la fois mener des opérations extérieures contre les groupes armés islamistes, comme au Sahel, et être défaillante sur son propre territoire. La France doit apparaître comme refusant l’infiltration islamiste. Elle doit, pour cela, courir le risque de heurter certains pays musulmans réputés «amis». Les pays les plus fermes dans leur pratique vis-à-vis des islamistes seront les plus respectés sur le plan international et les moins menacés. 

C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance sa campagne militante sur le thème : «La France aimez-la ou quittez-la – être Français c’est un état d’esprit, pas une couleur de peau».

Le MIL, communication du 20 mars 2019

Il y a 22 ans que Jacques Foccart est décédé

Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes. 

PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART 
Une des grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d’échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu’au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l’information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l’intérêt national et une certaine idée de la France. 

DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l’annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d’informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu’elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d’heure en heure. L’ambiance des réunions publiques, l’ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d’éléments fiables d’analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors. 

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d’actions qui formeront l’ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante. 

UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l’Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d’action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain. 

Nos propositions d’action entièrement validées, c’est d’un commun accord que nous avons pris la décision d’attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d’affichage pour recourir à cette forme d’action, traditionnellement liée à nos activités. 

LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l’organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France. 

Le rythme de la campagne s’accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d’ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent. 

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n’ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

Le MIL, communication du 19 mars 2019

Je me battrai pour la baisse des impôts, la valorisation du travail et l’amélioration de la condition des retraités

Chers Amis,
Dans une interview accordée ce jeudi au journal le Figaro, le Président des Républicains Laurent Wauquiez énonce ses propositions dans le cadre du grand débat national : “ Je demande une baisse de 10 % de l’impôt sur le revenu pour toutes les classes moyennes, sans condition […]. Il faut revaloriser le travail car le travail en France ne paie plus. Je propose qu’en contrepartie du RSA on mette systématiquement des heures d’intérêt général et que nous mettions en place un système permettant de plafonner les prestations sociales pour qu’elles ne dépassent pas 75 % du smic. […] Enfin, il faut réindexer toutes les retraites au niveau de l’inflation et supprimer l’augmentation de la CSG pour tous les retraités […]. Comme François Hollande, Emmanuel Macron augmente les impôts et les charges sur les Français, faute de faire des économies sur la dépense publique. Ces propositions doivent être financées uniquement par un plan d’économies. […] « 
 
Nous vous invitons à retrouver l’intégralité de cette interview en cliquant ici:
Et pour revoir Laurent Wauquiez sur BFM TV ce jeudi matin c’est par là :
A très bientôt,
L’équipe de la Droite Sociale

Il est temps de faire montre de courage et de fermeté

Chers Amis,
A la veille d’un possible quatorzième samedi de violences dans notre pays, le président des Républicains Laurent Wauquiez, par voie de communiqué, exhorte Emmanuel Macron et le gouvernement à « faire montre de courage et de fermeté » et à « tout mettre en œuvre pour obtenir un retour au calme » :  » La France appréhende de vivre demain son quatorzième samedi de violences, de pillages, de dégradations et de vandalisme. Plus de trois mille Français ont été blessés dont plus d’un millier de gendarmes et policiers. […] Le gouvernement a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour obtenir un retour au calme. Les Français sont en droit d’attendre du président de la République et de son gouvernement qu’ils assurent le maintien de la sécurité dans nos villes« .
Nous vous invitons à retrouver l’intégralité du communiqué de presse de Laurent Wauquiez en cliquant ici.
A bientôt,
L’équipe de la Droite Sociale

Macron ce n’est pas la Droite, c’est la gauche

De récents sondages mettraient en évidence une montée de l’implantation de Macron dans l’électorat de la droite modérée et du centre. Il s’agit juste là d’une photographie de l’opinion à un instant donné, mais qu’il convient de commenter. 

La contestation civique et sociale à l’égard du président de la République apparaît comme une contestation «anti système», c’est-à-dire une contestation de l’État et de ses institutions. Il est normal que des citoyens affirment leur attachement aux institutions et au respect de l’ordre républicain qui apparaît, à tort ou à raison, menacé par des casseurs (black bloc, zouaves et antifa) et par une contestation anti-démocratique (anticapitaliste, bolchevique). Il est clair qu’il y a, chez certains, une remise en cause des Institutions de la 5e République. La volonté d’instaurer la proportionnel en ait un exemple. Cette réaction ne signifie en rien un soutien à la politique menée par Macron (hausse des impôts et des taxes, taxation des retraités, insécurité, non-contrôle de l’immigration, Europe fédérale) ou qui pourrait être menée demain à l’issue du «grand débat». 

Appliquant son programme, Macron mène une politique de gauche qui n’apporte pas de véritable solution aux problèmes de notre pays. C’est pour cette raison qu’il se trouve, au bout d’un an et demi, dans une impasse politique. La situation politique de Macron est d’autant plus fragile qu’il ne semble pas bien comprendre, à titre personnel, la situation dans laquelle il s’est mis. Macron, trouvant désormais porte fermée parmi les partis de gauche écolos et marxiste (PS, EELV, PCF, Génération.s, LFI), semble se tourner vers l’électorat de droite pour survivre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron fait tout son possible pour rallier la droite modérée à sa majorité. Il a pris des mesures qu’il considère comme propres à satisfaire l’électorat de droite (projet d’une loi anticasseur, heures supplémentaires, évocation de possibles «quotas» d’immigration). Ces pistes sont anecdotiques et ne changent en rien sa ligne politique. Cette manœuvre est destinée à assurer à la liste de la majorité (LREM – MoDem) le soutien de partisans de la construction d’une Europe fédérale, de droite et du centre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les quelques transfuges, issus de la droite, siégeant au gouvernement qui animent cette opération. Ils s’efforcent d’attirer quelques-uns de leurs anciens collègues pour les élections à venir. Certains maires de droite semblent prêts à se montrer conciliants envers la majorité «macroniste», nourrissant l’illusion d’éviter de se trouver face à une liste LREM aux municipales de 2020. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne ces choix opportunistes d’élus, ou d’anciens élus, qui déconsidèrent leurs auteurs et portent atteinte à la confiance que le citoyen doit avoir envers les femmes et les hommes politiques, d’une manière générale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre tous les élus, issus de la droite et du centre, qui ont choisi ou choisiraient de rallier «le monde de Macron» et la gauche. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la Droite républicaine doit avant tout défendre ses valeurs, sans jamais transiger, et refuser tout calcul électoral. Cela a toujours été le sens de notre démarche civique. Les élections à venir nous donneront l’occasion de défendre nos convictions et, donc, de combattre Macron et sa politique de gauche.

Le MIL, communication du 4 février 2019