La France, la Chine et son régime communiste

La Chine a toujours un régime communiste totalitaire. L’économie chinoise reste sous le plein contrôle de l’État chinois. La Chine connaît de multiples difficultés de fond. Elle cherche à y répondre par le développement de sa puissance internationale, économique et militaire. La France doit dialoguer avec la Chine, mais avec une grande prudence. Elle doit défendre un objectif prioritaire : l’équilibre des échanges commerciaux entre la France et la Chine. La seconde priorité est de répondre à l’expansionnisme chinois aux côtés de nos alliés et de refuser de se soumettre.

La chine a toujours un régime communiste totalitaire.  La République populaire de Chine (RPC) est gouvernée par un parti unique : le parti communiste chinois (PCC). Xi Jinping est le président de la République populaire de Chine depuis 2013. Son père était un proche de Mao. Le Parlement chinois a modifié la Constitution en mars 2018. Le nombre de mandats présidentiels autorisés n’est plus limité. Xi Jinping a annoncé son intention de gouverner indéfiniment. 

Le Parti communiste chinois a également renforcé son pouvoir sur la bureaucratie gouvernementale. Il supervise un nouvel organe gouvernemental doté de pouvoirs importants : la Commission de surveillance nationale. Les citoyens chinois sont évalués par un système de «crédit social». Les «bons» citoyens et citoyennes acquièrent des droits, les «mauvais» citoyens se les voient retirer.

La liberté d’expression n’existe pas. Toute dissidence est durement réprimée. La surveillance de la population a atteint des sommets avec vidéo accompagnée de la généralisation de la reconnaissance faciale. Le contrôle social est omniprésent. Le communisme doit être enseigné aux enfants à l’école. Les minorités (tibétains, ouïghours, etc.) sont persécutées (et une part enfermée dans des camps de rééducation) et leurs provinces occupées et repeuplées progressivement par des Chinois. 

La Chine subit un régime totalitaire, dont l’apparente réussite économique a changé l’image, mais qui reste totalitaire. Toute décision doit prendre en compte cette réalité, car les problèmes d’un régime totalitaire n’ont qu’une issue : le conflit. Ceux qui ne perçoivent pas cette réalité sont ceux qui ont cru aux «accords de Munich» avec le régime nazi : «L’histoire ne se répète pas, mais elle rime».

L’économie chinoise reste sous le plein contrôle de l’État chinois. La Chine a connu un boum économique. Elle aborde aujourd’hui un ralentissement important. Le développement d’entreprises privées a été bien réel, mais les entreprises privées chinoises restent étroitement contrôlées par l’État et le PCC. La Chine ne suit aucunement les règles occidentales de par sa culture et de par son idéologie communiste. Elle a pillé les brevets occidentaux et continue à exercer une conquête des données par divers moyens. Ses investissements en Europe et en particulier en France participent tous plus ou moins à cette conquête.

La chine connaît de multiples difficultés de fond. La Chine connaît des difficultés de fond auxquelles elle doit faire face, dont l’évolution démographique négative (suite à la politique de l’enfant unique), la dépendance de l’étranger en matières premières et en produits alimentaires (pas d’autosuffisance alimentaire pour 1,5 milliard d’habitants), une profonde rupture sociale entre les bénéficiaires du développement économique récent (15% à 40% de la population selon la manière de l’estimer) et la majorité des Chinois des provinces auxquels est refusé l’exode rural ; des provinces de l’est peuplées par des populations non chinoises (Tibétains, Ouïghours, Kazakhs, etc.) ; de même dans le sud du pays avec des populations non chinoises peu soumises. Ces difficultés intérieures expliquent, en partie, la politique extérieure de la Chine en construction qui se caractérise par une idéologie de «domination».

La chine cherche à y répondre par le développement de sa puissance internationale économique et militaire. D’une part, la Chine construit une puissance militaire à grands pas. Elle affirme une ambition de domination de la mer de Chine au-delà de ses eaux territoriales. Elle a ainsi construit des îles artificielles en mer de Chine pour en faire des bases militaires (face au Vietnam et aux Philippines). Mais elle va plus loin, la première base militaire chinoise a été établie à Djibouti, où la France est historiquement présente et dispose, elle aussi, d’une base importante. La Chine vient par ailleurs d’inaugurer une nouvelle ligne de chemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba (Éthiopie), qui prend la place de la ligne française. Le face-à-face entre la France et la Chine en Afrique est devenu une réalité.

D’autre part, la Chine développe des actions de «partenariats économiques» en Asie et en Afrique avec des conventions très dures pour se procurer des matières premières indispensables à son industrie. Sa présence, jugée «brutale» par beaucoup de partenaires, commence à faire l’objet d’un certain rejet.

Enfin, la Chine met en œuvre, depuis 2013, le projet des «nouvelles routes de la soie» comportant un programme d’infrastructures terrestres (accès routiers à des ports étrangers, voie ferroviaire entre la Chine et l’Union européenne via la Russie) et des installations portuaires, destinées officiellement au commerce. Un budget de 1.000 milliards de dollars a été annoncé. Ces infrastructures ont, de fait, au-delà de leur fonction purement commerciale, une dimension géopolitique et une potentialité militaire évidente.

Quelles réponses apporter à la chine ?

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est normal que la France conduise des relations diplomatiques avec la Chine. Mao Zedong a proclamé la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Le général de Gaulle a été le premier chef d’État occidental à reconnaitre la République Populaire de Chine, le 27 janvier 1964. Cette décision pragmatique était pleinement justifiée.

Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les relations doivent être empreintes d’une grande prudence, compte tenu de la nature totalitaire du régime politique chinois. Les intérêts extérieurs de la France (en Afrique), comme ceux des partenaires de la France (l’Italie avec le port de Trieste ou la Grèce avec le port du Pirée), posent déjà problème. Les relations de la France et de la Chine ont vocation à relever d’un simple rapport de force.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pleine conscience que les nations immédiatement menacées par l’influence et l’expansionnisme chinois sont ses voisins asiatiques (Birmanie, Corée du Sud, Japon, Malaisie, Philippines, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam) et, à plus long terme, l’Inde et la Russie (qui apparaît encore aujourd’hui comme un allié de la Chine).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que les investissements chinois en France (plus de 14 milliards d’euros de 2000 à 2018) soient limités au minimum et que les investissements français en Chine restent très prudents. L’exemple de la crise que traverse aujourd’hui l’Allemagne, suite au ralentissement de la croissance chinoise, suffit à nous éclairer sur les risques encourus. Tous les investissements occidentaux en Chine sont caractérisés par un fort taux de risques (intérêts privés contre État chinois). De même, des achats chinois ont concerné : le Club Medl’hôtellerie de luxe, l’automobile (participation chez PSA), les clubs de foot(FC Sochaux-Montbéliard), l’aéroport de Toulouse-Blagnac, des terres céréalières, des vignobles, des usines de laitdestinées au marché chinois, les marques AosteJustin Bridou et Cochonou, les margarines «St Hubert», le luxe (ils ont acquis la majorité de Lanvin, le parfumeur Marionnaud, la griffe Sonia Rykiel et le chausseur Robert Clergerie), l’énergie (30% de la branche d’exploration-production GDF Suez), etc.

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) doute de la capacité de Macron à faire face au président Chinois (au-delà des poignées de mains, des photos et de beaux repas de luxe). La récente réunion de Paris avec Xi Jinping était du pur domaine de la communication. L’invitation faite par Macron, à Juncker et Merkel, à participer à la rencontre avec le président chinois, traduisait sa faiblesse à assurer seul le dialogue avec le président chinois alors qu’il n’y a aucune politique de l’Union européenne vis-à-vis de la Chine. Heureusement, la France n’a pas signé avec la Chine un accord-cadre pour participer aux projets d’infrastructures des «nouvelles routes de la soie», comme vient de le faire à tort l’Italie.

Les échanges, qui ont eu lieu, sur l’application des engagements de la COP21 ne peuvent que faire sourire, ou indigner, quand on sait que la Chine est le premier émetteur de gaz à effets de serre au monde et le premier producteur de charbon. La pollution dans les grandes villes chinoises atteint des sommets mondiaux.

Par ailleurs, on ne peut que douter de la concrétisation, dans le temps, de la vente signée de 290 Airbus, quand on connaît les programmes chinois pour fabriquer des avions du même type.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, sur le plan économique, que la balance commerciale entre la France et la Chine doit être équilibrée, dans un délai rapide. Il s’agit d’une nécessité pour l’économie française. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour atteindre cet objectif.

La délocalisation en Chine de l’usine française de fabrication de la Smart, par le groupe allemand Daimler, illustre, mieux qu’un long discours, la nécessité d’appliquer à la mondialisation un contrôle plus sérieux. Le temps des échanges inégaux, à notre détriment, doit prendre fin. Le problème prioritaire à régler, dans l’équilibre de nos échanges commerciaux, est celui posé par la Chine.

Le MIL, communication du 8 avril 2019

Non au pacte mondial pour les migrations

«Les Républicains invitent donc le président de la République à faire preuve de responsabilité, comme d’autres chefs d’État, en refusant de signer ce pacte. Chaque peuple a le droit de décider souverainement qui il souhaite accueillir.» – Lydia GUIROUS, Porte-parole Les Républicains – 06/12/18 

L’arrivée illégale et l’installation d’étrangers clandestins en France sont refusées par une grande majorité de Français. Un référendum le prouverait aisément. Cette opinion largement partagée gagne actuellement même à gauche, et elle s’exprime dans de nombreux pays européens avec des expressions diverses. Chacun reconnait la nécessité de mettre un terme aux mouvements massifs d’arrivées de populations extra européennes qui se traduisent par des tensions, plus ou moins vives, dans les pays de la Méditerranée. L’arrivée et l’accueil de ces migrants illégaux et clandestins sont soutenus à la fois par des passeurs, des militants associatifs et des politiques qui pervertissent l’humanitaire. 

Par rapport à la réalité caractérisée d’un courant migratoire, permanent et de son rejet par les citoyens, la question est d’apporter des réponses sans attendre. Ces réponses semblent devoir être : un refus assumé des migrations illégales (affichage international et contrôle des frontières), un droit d’asile rare et circonstancié, la suppression des aides sociales aux immigrés illégaux et la concrétisation des expulsions des migrants clandestins illégaux déboutés du droit d’asile. 

Contrairement à cela, Macron a choisi de faire adopter la loi «asile et immigration» qui tente de résoudre des problèmes, mais sans apporter les solutions à la crise migratoire. D’autres pays européens renforcent leurs contrôles et testent des solutions de la Hongrie à l’Italie en passant par l’Autriche et d’autres pays. Ces faits démontrent bien que la réponse à l’arrivée des migrants se construit bien au niveau des États. Si une action commune, ou une coordination au niveau de l’Union européenne pouvaient être utiles, elles n’apparaissent pas opérationnelles aujourd’hui encore. 

Vient s’ajouter aujourd’hui le risque que fait peser sur la France la ratification du «Pacte mondial sur les migrations de l’ONU» les 10 et 11 décembre à Marrakech. En effet, Macron s’apprête à signer le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU. C’est un danger pour notre pays. Ce texte, présenté comme juridiquement «non contraignant», n’en relève pas moins d’une logique de promotion des migrations et implique la reconnaissance de l’aspect positif des migrations. Une fois signé, il serait opposé à la France dans de multiples contentieux à venir. De nombreux pays refusent d’ailleurs de signer le Pacte, dont les États-Unis, la Suisse, Israël ou l’Australie. 

Enfin ce «Pacte» relève d’une logique multiculturaliste, contraire au modèle républicain français, en promouvant notamment «le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et les migrants». Comme l’affirment Les Républicains : «Nous sommes persuadés que c’est aux étrangers accueillis en France d’épouser la culture française et pas à la France de s’adapter aux cultures d’origine. Surtout, c’est aux Français de décider qui entre en France». «Nous réaffirmons clairement qu’il n’y a pas de droit de l’homme à immigrer dans le pays de son choix». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande à l’actuel président de la République de ne pas signer le «Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières».

Le MIL, communication du 7 décembre 2018

La francophonie c’est d’abord la langue française

«Présente sur les cinq continents, la langue française a toutes les caractéristiques d’une langue mondiale» souligne le nouveau rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Elle est la langue officielle de 32 États, ainsi qu’une langue de travail dans la plupart des organisations internationales. 

La langue française se porte bien au niveau international et elle poursuit sa diffusion. Elle serait la cinquième langue la plus parlée avec 300 millions de locuteurs, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Cette augmentation provient surtout de la croissance démographique des pays où l’on parle français. 

Le XVIIe sommet de la Francophonie vient d’avoir lieu à Erevan, en Arménie. Les 54 chefs d’État et de gouvernement ont désigné, par consensus, leur nouvelle secrétaire générale, la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Il s’agit d’une personnalité fortement controversée en raison de son engagement en faveur de la langue anglaise au Rwanda et de la nature très peu démocratique du régime au pouvoir dans ce pays. 

Macron a apporté son entier soutien à cette candidate pour des raisons diplomatiques à plusieurs niveaux. Il apparaît qu’il a fait une erreur stratégique grave pour la France et pour la francophonie. 

Par ailleurs, le discours prononcé par Macron, à Erevan, a été marqué par la profonde confusion dont il est coutumier. Il a ainsi affirmé : 

« La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain » (…) 
« Cette langue qui en a conjugué tant d’autres ne va pas répéter des mots devenus parfois creux, mais elle doit être la langue du refus de ce qui se passe » (…) 
« La francophonie doit être féministe » (…) 
« Unie, notre famille ne l’est pas seulement par la langue, mais aussi par une certaine vision du monde. » 

Chacun jugera de la portée internationale de ces envolées lyriques de l’acteur Macron et des effets qu’elle peut produire parmi nos partenaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la défense de la langue française qui est l’un des premiers éléments de notre patrimoine national. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien au rayonnement et à la diffusion de notre langue dans le monde. Ce rayonnement passe par une politique nationale en faveur de l’apprentissage (lycées français à l’étranger ou accueil d’étudiants étrangers en France, par exemple) et de l’usage de la langue française en France comme à l’étranger par tous les moyens de communication. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la diminution progressive des moyens nécessaires à la diffusion de notre langue à l’étranger (Annulation de 60 millions d’euros du programme «Diplomatie culturelle et d’influence», baisse de 11% des subventions des Alliances françaises, réduction budgétaire des établissements d’enseignement du français à l’étranger.). Il faut une reprise active de la politique française en faveur de la langue française. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à la vie et l’animation de la communauté francophone. Cette communauté est le fruit de la proximité (Belgique et Suisse) ou de l’histoire (État américain de Louisiane ou Québec) comme l’une des conséquences positives de la période coloniale. La langue française est la clé des relations culturelles et scientifiques avec de nombreux pays à travers le monde et, tout particulièrement, avec de nombreux pays africains. Les auteurs, créateurs, chercheurs de ces pays, qui partagent notre langue, sont une richesse unique pour toute la communauté francophone. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note également l’existence de populations francophiles dans divers pays et s’en félicite. Le français serait la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le premier cycle de l’enseignement secondaire dans l’Union européenne ; 26% des élèves apprennent le français.

 Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la participation de certains pays à la francophonie n’a pas de raison d’être. La récente candidature de l’Arabie saoudite à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) illustre cette dérive. Contestée au sujet des droits de l’homme, elle a finalement retiré sa demande d’adhésion. L’OIF n’a pas vocation à s’élargir sans fin, comme cela a déjà été engagé : ainsi le Qatar est un membre associé. L’Ukraine, les Émirats arabes unis sont des pays observateurs… 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste donc profondément critique sur la gestion de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Il y règne, en effet, un mélange des genres malheureux. Dans cette instance se mêlent des considérations : 
-géopolitiques (sphères régionales d’influence en Afrique), 
-politiques (droits de l’homme et droits des femmes), 
-commerciales (obtention de marchés), etc. 
L’OIF s’éloigne totalement de la défense de la langue française dont c’est l’objet initial. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la francophonie doit être recentrée sur les véritables enjeux de la langue française : son vocabulaire (à faire vivre), la diffusion de la langue (médias, internet, réseaux sociaux, etc.), la promotion de son usage (outils techniques et numériques) et de ses œuvres (livres, chansons, films, etc.), en partage entre tous les pays dont elle est la langue.

Le MIL, communication du 15 octobre 2018


 

L’islamisme est une idéologie mondialisée

 «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» – Rapport «La fabrique de l’islamisme». 

PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.» 

L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d’Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.). 

La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale». 

PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique. 

Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion. 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.» 

L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien. «L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.» 

L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion. «En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.» «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 

Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane. «En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.» 

L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis. 

La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion. «Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet – institution émettant l’islam officiel – qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d’associations dans les pays européens». 

On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque. 

Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer. 

«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.» 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné. 

Le MIL, communication du 17 septembre 2018

Passeurs de clandestins migrants, des associations subventionnées complices

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que nous nous trouvons dans une situation d’affrontement idéologique fort avec les partisans de l’accueil de tous les clandestins migrants du monde dans les pays européens et en France, en particulier. Ces partisans, relayés par des journalistes, sont : 

-D’une part, des acteurs politiques de l’extrême et de l’ultra-gauche, qui voient dans les «migrants» un potentiel prolétariat de remplacement dans le cadre d’une analyse marxiste. 

-D’autre part, certains responsables, religieux ou fraternels, qui émettent leur opinion sur des bases qu’ils proclament «humanistes» et qui leurs sont propres. Cette opposition ne fait pas débat dans la mesure où les convictions auxquelles ils font référence viennent d’ailleurs. 

-Enfin, certaines organisations associatives se positionnent d’une manière problématique sur ce dossier. 

Analyser la pratique et le discours des associations à prétention humanitaire ne peut passer par un amalgame entre des associations qui ont des pratiques différentes ou même différentes selon les sites dans la même association en fonction de leurs responsables. Il faut ajouter que dans le maquis des associations agissant en faveur des migrants, il existe des structures sérieuses et d’autres qui le sont moins, pour rester correct. Le mélange d’associations de tous pays rend la situation difficile à maitriser pour les États. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, néanmoins, que des constats généraux s’imposent à propos de la plupart des associations pro-migrants, qui connaissent une dérive progressive. L’intervention des associations doit être redéfinie, encadrée et contrôlée. 

D’abord, la désignation des associations sous le qualificatif d’«Organisation Non Gouvernementale (ONG)», reprise par les médias, est une astuce pour donner une image sérieuse à des structures tout à fait ordinaires. Par ailleurs, cela camoufle le fait qu’une part des associations françaises ont des délégations de service de l’État et/ou reçoivent beaucoup de financements publics, ce qui relativise sérieusement leur situation d’indépendance quand elles sont, de fait, des prestataires de l’État. Quant aux associations ou fondations étrangères, le degré de leur indépendance est difficile à vérifier : orientations politiques internationales ou paraétatiques et positionnement de leurs responsables. 

Ensuite, des associations prenant en charge les migrants posent un autre problème dans la mesure où ces associations tendent à devenir des acteurs politiques sans en avoir aucunement la légitimité. Une association peut prendre en charge une personne en difficulté en lui apportant un lit, un repas ou des soins, par exemple un sans domicile fixe, une personne âgée dépendante ou un migrant perdu à Calais ou Paris. Elle peut analyser son public et estimer un besoin en nombre de personnes ou en moyens à mettre en œuvre. Elle peut avertir sur l’apparition d’une pathologie importée ou prévenir une épidémie. Elle reste dans son rôle. 

Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un problème apparaît quand des associations commencent à prendre la parole sur ce qu’il faudrait que les gouvernements fassent en visant à imposer une politique publique. 

Quand une association, dont la compétence porte sur la santé (comme Médecins du monde ou Médecins sans frontières), alerte les médias pour dénoncer un accord signé entre les pays de l’Union européenne, dès le lendemain de sa signature (sans en connaitre le détail), elle sort de son objet social et du mandat donné par ses membres donateurs. 

Ensuite, ces acteurs semblent fréquemment transgresser les lois existantes pour faire accéder des étrangers aux pays européens et les y installer ; tandis que, parallèlement, ces acteurs associatifs mobilisent toutes les dispositions juridiques, de manière exagérée, en faveur de leurs clients pour les installer dans le pays où ils se trouvent (Amnesty, Cimade, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’environnement dans lequel se développe l’arrivée des migrants entremêle confusément aujourd’hui plusieurs types d’acteurs: 

-Des passeurs rémunérés pour leurs services, qui font partie de la délinquance et du crime organisé. 

-Des associations organisant le passage de la Méditerranée depuis la côte africaine, prétextant la sécurité de passage de migrants illégaux. Elles mobilisent des navires inadaptés et sans moyens, d’où la mise en scène des migrants victimes du traitement même des associations. 

-Des associations participant à l’accueil et l’installation de migrants en France sans vouloir tenir compte de leur statut, des lois et des règlements. Concrètement, elles luttent contre les contrôles de la situation des immigrés dans les hébergements qu’elles gèrent. 

Le rapport entre ces trois types d’acteurs vire à la confusion. Certaines associations sont passées d’opérations de «sauvetage en mer» d’embarcations chargées de migrants menées par des associations à des opérations de «ramassage sur le littoral libyen». On voit ainsi quelques navires, sans nationalité bien définie, voguant dans les eaux internationales, avec des moyens à bord insuffisants dont les traversées tournent au drame. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore les décès survenus en mer de personnes ayant emprunté en nombre des barques. Mais nous dénonçons l’argumentation utilisée par des associations et des médias sur le nombre des noyés ou sur l’état de santé des personnes car il s’agit d’un levier psychologique efficace vis-à-vis de l’opinion pour le lobby pro clandestin migrants. La comptabilisation de personnes mortes en mer semble un «jeu cynique» de journalistes pour faire de l’info. On annonce 3.139 migrants morts en Méditerranée en 2017. La précision même semble choquante puisqu’elle suppose que l’on domine le problème. Ce qui n’est pas le cas. Ces décès sont liés à la démarche des migrants, aux pratiques des passeurs qui mettent des migrants sur des radeaux ou barques de fortune, après les avoir fait payer, et aux associations concernées qui encouragent de fait cette pratique pour leur satisfaction collective ou personnelle en proposant la prise en charge ultérieure. Mais quand un navire associatif charge sur la côte des personnes confiées par les passeurs, qu’il contourne les gardes côtes libyens pour partir en emmenant dans des conditions déplorables de personnes en difficulté, sans avoir un port de destination, la responsabilité revient à ces acteurs du malheur. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’on ne peut pas accepter durablement cette situation. Il faut mettre un terme à l’industrie des passeurs et par conséquent à celle de ces bateaux humanitaires qui participent au trafic d’êtres humains. 

Pour conclure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) acte le fait que l’ensemble des pays européens membres de l’Union européenne vient de partager le souhait de lutter contre l’immigration et que chaque pays peut volontairement choisir la politique qu’il veut mener (accord de l’UE). Il espère que la volonté de casser la spirale du flux migratoire sera mise en œuvre dans chaque pays, dont la France. 

Cette orientation politique est commune à tous les peuples européens avec des variantes nationales. Elle se heurte à la nébuleuse des organisations, personnalités et journalistes pro clandestins migrants.

Communication du MIL, 6/07/20018


Il faut stopper cette immigration illégale. Les peuples européens ne veulent plus d’une immigration imposée

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Cher(e)s ami(e)s,
Le 27 juin dernier, j’étais l’invitée politique du Talk Le Figaro. Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe l’article de presse qui résume cette émission. Je me tiens à l’écoute de vos commentaires et vous souhaite un excellent week-end.
Nadine Morano : « Les peuples européens veulent une immigration choisie »
L’eurodéputée LR a exposé sa volonté de développer des projets sur le continent africain pour résoudre la crise migratoire.
IMMIGRATION « Il faut stopper cette immigration illégale », a martelé mercredi Nadine Morano, eurodéputée LR, lors du « Talk le Figaro ». L’élue s’est exprimée sur la polémique engendrée par l’arrivée de plusieurs bateaux de migrants sur les eaux italiennes et maltaises.
Elle a soutenu la politique de non-acceptation de ces embarcations du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, « qui a eu le courage de dire stop à la vague migratoire de masse, à l’arrivée de ces bateaux, qui a eu le courage de dénoncer les ONG dans leur comportement incitant l’immigration illégale ».
Pour l’élue, il n’y a pas de doute : le refus de l’ONG Lifeline de remettre le bateau du même nom, ainsi que ses passagers, aux autorités libyennes, « est organisé ». Elle en a profité pour fustiger la politique du président de la République. Selon elle, « M. Macron fait aussi le jeu des passeurs, lorsqu’il dit, toujours avec laxisme, qu’il faut accueillir ceux qui vont arriver ». Elle a dénoncé son « hypocrisie totale » sur le sujet, puisqu’il refuse selon elle de recevoir des bateaux de migrants sur le sol français.
Nadine Morano a expliqué que le réel défi à relever était de mettre « l’Union africaine face à ses responsabilités », et non de « culpabiliser l’Union européenne ou l’Europe sur la question migratoire ».
L’eurodéputée, qui s’est rendue à plusieurs sommets entre l’Union européenne et l’Union africaine, a dénoncé « des simulacres de sommet ».Pour elle, il est essentiel d’établir un dialogue qui mènera à des résultats et à des actes de la part des deux parties. L’élue a par ailleurs affirmé que « les peuples européens ne veulent plus d’une immigration imposée, ils veulent une immigration choisie ».
En tant que membre au Parlement européen de la délégation en charge des relations avec le Parlement pan-africain, Nadine Morano a pu assister en Afrique du Sud à une séance plénière des députés africains. Le sujet ? La corruption dans les États, qui suscite souvent leur instabilité. Aussi a-t-elle insisté sur la nécessité de ces États « de se développer ». « C’est insuffisant pour le moment, a-t-elle assuré, bien qu’ils touchent 17 milliards d’euros d’aides de l’Union européenne. » L’eurodéputée a proposé de prendre des mesures adaptées en « conditionnant les aides attribuées aux États africains au regard de leurs résultats sur la maîtrise de leur politique migratoire ». Elle a notamment plaidé en faveur de plus d’accords bilatéraux et multilatéraux, et du durcissement de la politique envers les pays qui ne coopèrent pas avec l’Europe.
L’essentiel pour résoudre la crise migratoire réside, selon Nadine Morano, dans le développement des pays africains. « Je crois aux qualités humaines des Africains. Je sais leur potentiel. Nous devons apporter des solutions, de meilleures qualités de vie à ceux qui vivent sur ce continent, et qui ne demandent qu’à pouvoir rester chez eux », a-t-elle déclaré. L’élue a d’ailleurs affirmé que les députés africains lui avaient demandé de ne plus régulariser les migrants clandestins dans les pays d’Europe. Pour eux, « ce sont les Européens qui amorcent la pompe à l’immigration illégale ».
Nadine Morano s’est prononcée contre la création de hotspots en Eu­rope, favorisant l’accostage des bateaux sur les côtes africaines. Il s’agit pour elle d’un mal nécessaire : « C’est la seule façon d’envoyer un message de l’autre côté de la Méditerranée et d’empêcher que des milliers de personnes ne meurent en mer », s’est-elle exclamée.
Fidèlement à vous.
Nadine MORANO
Ancienne ministre
Députée européenne

 » Non, cette crise migratoire n’est pas une parenthèse : Derrière la vague migratoire, il y a un tsunami démographique  » Laurent Wauquiez

Cher ami,

Au Conseil national des Républicains, samedi 30 juin à Menton, nous avons fait la preuve de l’unité et de la force de notre mouvement autour d’une ligne claire. Devant 700 conseillers nationaux et militants de notre mouvement, de nombreuses personnalités de notre famille politique ont démontré que nous étions d’accord sur l’essentiel.

Il y a un terrible paradoxe : jamais nous avons eu autant besoin d’Europe et jamais l’Europe n’a été autant incapable d’apporter des réponses efficaces.

Nous faisons face à deux impasses pour l’Europe. Les extrêmes proposent de sortir de l’Europe, d’abandonner l’euro, de choisir un piteux isolement de la France. Quant à lui, Emmanuel Macron propose toujours plus de construction administrative, toujours plus de normes et de taxes, toujours plus d’élargissements. Arrogant et isolé, il nie l’existence de la crise migratoire et veut répartir les migrants en Europe alors que la population africaine va doubler d’ici trente ans.

Laurent Wauquiez a avancé trois propositions fortes pour faire face à la priorité absolue de la crise migratoire :

  • « Les bateaux qui interceptent des migrants dans la Méditerranée doivent les reconduire systématiquement dans leur lieu de départ. »
  • « Les centres de réfugiés doivent être installés de l’autre côté de la Méditerranée. Ouvrir de nouveaux centres d’accueil en Europe serait une folie. »
  • « Il nous faut conditionner l’aide au développement à la coopération dans la lutte contre l’immigration illégale et au retour des sans-papiers dans leur pays d’origine. Comment accepter que la France accorde l’année dernière 350 millions d’euros d’aide au développement au Mali alors que le Mali n’accepte le retour que de 13 sans-papiers maliens ? »

Autour de Laurent Wauquiez, la nouvelle droite est unie sur l’Europe. Le Conseil national des Républicains a adopté à l’unanimité sept engagements qui fondent notre projet européen : le refus de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, des frontières sûres face à l’immigration de masse, l’arrêt de tout élargissement de l’Union européenne ou de Schengen, la préférence communautaire pour nos entreprises et nos agriculteurs, le rejet de la concurrence déloyale et du détournement du travail détaché, moins de normes européennes et plus de projets (recherche contre les maladies dégénératives, équipement en 4G, grandes infrastructures), la défense des racines et de l’identité de notre civilisation commune.

Le président des Républicains a conclu son discours par un appel à la refondation de l’Europe sans laquelle elle serait condamnée à disparaître : « Mes amis, nous avons une mission. Cette mission, c’est de sortir l’Europe de l’impasse. Seule notre famille est capable d’avoir à la fois la lucidité sur les impasses de l’Europe d’aujourd’hui et la volonté de retrouver le souffle qui traverse l’histoire européenne. Cela peut être la vocation de la France ; ça sera le projet des Républicains. »

Nous avons besoin de vous pour porter cette voix forte pour une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises et notre civilisation.

Très fidélement,

Les Républicains