Catégorie : international

La francophonie c’est d’abord la langue française

«Présente sur les cinq continents, la langue française a toutes les caractéristiques d’une langue mondiale» souligne le nouveau rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Elle est la langue officielle de 32 États, ainsi qu’une langue de travail dans la plupart des organisations internationales. 

La langue française se porte bien au niveau international et elle poursuit sa diffusion. Elle serait la cinquième langue la plus parlée avec 300 millions de locuteurs, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Cette augmentation provient surtout de la croissance démographique des pays où l’on parle français. 

Le XVIIe sommet de la Francophonie vient d’avoir lieu à Erevan, en Arménie. Les 54 chefs d’État et de gouvernement ont désigné, par consensus, leur nouvelle secrétaire générale, la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Il s’agit d’une personnalité fortement controversée en raison de son engagement en faveur de la langue anglaise au Rwanda et de la nature très peu démocratique du régime au pouvoir dans ce pays. 

Macron a apporté son entier soutien à cette candidate pour des raisons diplomatiques à plusieurs niveaux. Il apparaît qu’il a fait une erreur stratégique grave pour la France et pour la francophonie. 

Par ailleurs, le discours prononcé par Macron, à Erevan, a été marqué par la profonde confusion dont il est coutumier. Il a ainsi affirmé : 

« La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain » (…) 
« Cette langue qui en a conjugué tant d’autres ne va pas répéter des mots devenus parfois creux, mais elle doit être la langue du refus de ce qui se passe » (…) 
« La francophonie doit être féministe » (…) 
« Unie, notre famille ne l’est pas seulement par la langue, mais aussi par une certaine vision du monde. » 

Chacun jugera de la portée internationale de ces envolées lyriques de l’acteur Macron et des effets qu’elle peut produire parmi nos partenaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la défense de la langue française qui est l’un des premiers éléments de notre patrimoine national. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien au rayonnement et à la diffusion de notre langue dans le monde. Ce rayonnement passe par une politique nationale en faveur de l’apprentissage (lycées français à l’étranger ou accueil d’étudiants étrangers en France, par exemple) et de l’usage de la langue française en France comme à l’étranger par tous les moyens de communication. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la diminution progressive des moyens nécessaires à la diffusion de notre langue à l’étranger (Annulation de 60 millions d’euros du programme «Diplomatie culturelle et d’influence», baisse de 11% des subventions des Alliances françaises, réduction budgétaire des établissements d’enseignement du français à l’étranger.). Il faut une reprise active de la politique française en faveur de la langue française. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à la vie et l’animation de la communauté francophone. Cette communauté est le fruit de la proximité (Belgique et Suisse) ou de l’histoire (État américain de Louisiane ou Québec) comme l’une des conséquences positives de la période coloniale. La langue française est la clé des relations culturelles et scientifiques avec de nombreux pays à travers le monde et, tout particulièrement, avec de nombreux pays africains. Les auteurs, créateurs, chercheurs de ces pays, qui partagent notre langue, sont une richesse unique pour toute la communauté francophone. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note également l’existence de populations francophiles dans divers pays et s’en félicite. Le français serait la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le premier cycle de l’enseignement secondaire dans l’Union européenne ; 26% des élèves apprennent le français.

 Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la participation de certains pays à la francophonie n’a pas de raison d’être. La récente candidature de l’Arabie saoudite à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) illustre cette dérive. Contestée au sujet des droits de l’homme, elle a finalement retiré sa demande d’adhésion. L’OIF n’a pas vocation à s’élargir sans fin, comme cela a déjà été engagé : ainsi le Qatar est un membre associé. L’Ukraine, les Émirats arabes unis sont des pays observateurs… 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste donc profondément critique sur la gestion de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Il y règne, en effet, un mélange des genres malheureux. Dans cette instance se mêlent des considérations : 
-géopolitiques (sphères régionales d’influence en Afrique), 
-politiques (droits de l’homme et droits des femmes), 
-commerciales (obtention de marchés), etc. 
L’OIF s’éloigne totalement de la défense de la langue française dont c’est l’objet initial. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la francophonie doit être recentrée sur les véritables enjeux de la langue française : son vocabulaire (à faire vivre), la diffusion de la langue (médias, internet, réseaux sociaux, etc.), la promotion de son usage (outils techniques et numériques) et de ses œuvres (livres, chansons, films, etc.), en partage entre tous les pays dont elle est la langue.

Le MIL, communication du 15 octobre 2018


 

L’islamisme est une idéologie mondialisée

 «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» – Rapport «La fabrique de l’islamisme». 

PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.» 

L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d’Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.). 

La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale». 

PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique. 

Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion. 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.» 

L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien. «L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.» 

L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion. «En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.» «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 

Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane. «En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.» 

L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis. 

La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion. «Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet – institution émettant l’islam officiel – qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d’associations dans les pays européens». 

On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque. 

Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer. 

«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.» 

LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné. 

Le MIL, communication du 17 septembre 2018

Passeurs de clandestins migrants, des associations subventionnées complices

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que nous nous trouvons dans une situation d’affrontement idéologique fort avec les partisans de l’accueil de tous les clandestins migrants du monde dans les pays européens et en France, en particulier. Ces partisans, relayés par des journalistes, sont : 

-D’une part, des acteurs politiques de l’extrême et de l’ultra-gauche, qui voient dans les «migrants» un potentiel prolétariat de remplacement dans le cadre d’une analyse marxiste. 

-D’autre part, certains responsables, religieux ou fraternels, qui émettent leur opinion sur des bases qu’ils proclament «humanistes» et qui leurs sont propres. Cette opposition ne fait pas débat dans la mesure où les convictions auxquelles ils font référence viennent d’ailleurs. 

-Enfin, certaines organisations associatives se positionnent d’une manière problématique sur ce dossier. 

Analyser la pratique et le discours des associations à prétention humanitaire ne peut passer par un amalgame entre des associations qui ont des pratiques différentes ou même différentes selon les sites dans la même association en fonction de leurs responsables. Il faut ajouter que dans le maquis des associations agissant en faveur des migrants, il existe des structures sérieuses et d’autres qui le sont moins, pour rester correct. Le mélange d’associations de tous pays rend la situation difficile à maitriser pour les États. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, néanmoins, que des constats généraux s’imposent à propos de la plupart des associations pro-migrants, qui connaissent une dérive progressive. L’intervention des associations doit être redéfinie, encadrée et contrôlée. 

D’abord, la désignation des associations sous le qualificatif d’«Organisation Non Gouvernementale (ONG)», reprise par les médias, est une astuce pour donner une image sérieuse à des structures tout à fait ordinaires. Par ailleurs, cela camoufle le fait qu’une part des associations françaises ont des délégations de service de l’État et/ou reçoivent beaucoup de financements publics, ce qui relativise sérieusement leur situation d’indépendance quand elles sont, de fait, des prestataires de l’État. Quant aux associations ou fondations étrangères, le degré de leur indépendance est difficile à vérifier : orientations politiques internationales ou paraétatiques et positionnement de leurs responsables. 

Ensuite, des associations prenant en charge les migrants posent un autre problème dans la mesure où ces associations tendent à devenir des acteurs politiques sans en avoir aucunement la légitimité. Une association peut prendre en charge une personne en difficulté en lui apportant un lit, un repas ou des soins, par exemple un sans domicile fixe, une personne âgée dépendante ou un migrant perdu à Calais ou Paris. Elle peut analyser son public et estimer un besoin en nombre de personnes ou en moyens à mettre en œuvre. Elle peut avertir sur l’apparition d’une pathologie importée ou prévenir une épidémie. Elle reste dans son rôle. 

Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un problème apparaît quand des associations commencent à prendre la parole sur ce qu’il faudrait que les gouvernements fassent en visant à imposer une politique publique. 

Quand une association, dont la compétence porte sur la santé (comme Médecins du monde ou Médecins sans frontières), alerte les médias pour dénoncer un accord signé entre les pays de l’Union européenne, dès le lendemain de sa signature (sans en connaitre le détail), elle sort de son objet social et du mandat donné par ses membres donateurs. 

Ensuite, ces acteurs semblent fréquemment transgresser les lois existantes pour faire accéder des étrangers aux pays européens et les y installer ; tandis que, parallèlement, ces acteurs associatifs mobilisent toutes les dispositions juridiques, de manière exagérée, en faveur de leurs clients pour les installer dans le pays où ils se trouvent (Amnesty, Cimade, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’environnement dans lequel se développe l’arrivée des migrants entremêle confusément aujourd’hui plusieurs types d’acteurs: 

-Des passeurs rémunérés pour leurs services, qui font partie de la délinquance et du crime organisé. 

-Des associations organisant le passage de la Méditerranée depuis la côte africaine, prétextant la sécurité de passage de migrants illégaux. Elles mobilisent des navires inadaptés et sans moyens, d’où la mise en scène des migrants victimes du traitement même des associations. 

-Des associations participant à l’accueil et l’installation de migrants en France sans vouloir tenir compte de leur statut, des lois et des règlements. Concrètement, elles luttent contre les contrôles de la situation des immigrés dans les hébergements qu’elles gèrent. 

Le rapport entre ces trois types d’acteurs vire à la confusion. Certaines associations sont passées d’opérations de «sauvetage en mer» d’embarcations chargées de migrants menées par des associations à des opérations de «ramassage sur le littoral libyen». On voit ainsi quelques navires, sans nationalité bien définie, voguant dans les eaux internationales, avec des moyens à bord insuffisants dont les traversées tournent au drame. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore les décès survenus en mer de personnes ayant emprunté en nombre des barques. Mais nous dénonçons l’argumentation utilisée par des associations et des médias sur le nombre des noyés ou sur l’état de santé des personnes car il s’agit d’un levier psychologique efficace vis-à-vis de l’opinion pour le lobby pro clandestin migrants. La comptabilisation de personnes mortes en mer semble un «jeu cynique» de journalistes pour faire de l’info. On annonce 3.139 migrants morts en Méditerranée en 2017. La précision même semble choquante puisqu’elle suppose que l’on domine le problème. Ce qui n’est pas le cas. Ces décès sont liés à la démarche des migrants, aux pratiques des passeurs qui mettent des migrants sur des radeaux ou barques de fortune, après les avoir fait payer, et aux associations concernées qui encouragent de fait cette pratique pour leur satisfaction collective ou personnelle en proposant la prise en charge ultérieure. Mais quand un navire associatif charge sur la côte des personnes confiées par les passeurs, qu’il contourne les gardes côtes libyens pour partir en emmenant dans des conditions déplorables de personnes en difficulté, sans avoir un port de destination, la responsabilité revient à ces acteurs du malheur. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’on ne peut pas accepter durablement cette situation. Il faut mettre un terme à l’industrie des passeurs et par conséquent à celle de ces bateaux humanitaires qui participent au trafic d’êtres humains. 

Pour conclure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) acte le fait que l’ensemble des pays européens membres de l’Union européenne vient de partager le souhait de lutter contre l’immigration et que chaque pays peut volontairement choisir la politique qu’il veut mener (accord de l’UE). Il espère que la volonté de casser la spirale du flux migratoire sera mise en œuvre dans chaque pays, dont la France. 

Cette orientation politique est commune à tous les peuples européens avec des variantes nationales. Elle se heurte à la nébuleuse des organisations, personnalités et journalistes pro clandestins migrants.

Communication du MIL, 6/07/20018


Il faut stopper cette immigration illégale. Les peuples européens ne veulent plus d’une immigration imposée

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Cher(e)s ami(e)s,
Le 27 juin dernier, j’étais l’invitée politique du Talk Le Figaro. Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe l’article de presse qui résume cette émission. Je me tiens à l’écoute de vos commentaires et vous souhaite un excellent week-end.
Nadine Morano : « Les peuples européens veulent une immigration choisie »
L’eurodéputée LR a exposé sa volonté de développer des projets sur le continent africain pour résoudre la crise migratoire.
IMMIGRATION « Il faut stopper cette immigration illégale », a martelé mercredi Nadine Morano, eurodéputée LR, lors du « Talk le Figaro ». L’élue s’est exprimée sur la polémique engendrée par l’arrivée de plusieurs bateaux de migrants sur les eaux italiennes et maltaises.
Elle a soutenu la politique de non-acceptation de ces embarcations du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, « qui a eu le courage de dire stop à la vague migratoire de masse, à l’arrivée de ces bateaux, qui a eu le courage de dénoncer les ONG dans leur comportement incitant l’immigration illégale ».
Pour l’élue, il n’y a pas de doute : le refus de l’ONG Lifeline de remettre le bateau du même nom, ainsi que ses passagers, aux autorités libyennes, « est organisé ». Elle en a profité pour fustiger la politique du président de la République. Selon elle, « M. Macron fait aussi le jeu des passeurs, lorsqu’il dit, toujours avec laxisme, qu’il faut accueillir ceux qui vont arriver ». Elle a dénoncé son « hypocrisie totale » sur le sujet, puisqu’il refuse selon elle de recevoir des bateaux de migrants sur le sol français.
Nadine Morano a expliqué que le réel défi à relever était de mettre « l’Union africaine face à ses responsabilités », et non de « culpabiliser l’Union européenne ou l’Europe sur la question migratoire ».
L’eurodéputée, qui s’est rendue à plusieurs sommets entre l’Union européenne et l’Union africaine, a dénoncé « des simulacres de sommet ».Pour elle, il est essentiel d’établir un dialogue qui mènera à des résultats et à des actes de la part des deux parties. L’élue a par ailleurs affirmé que « les peuples européens ne veulent plus d’une immigration imposée, ils veulent une immigration choisie ».
En tant que membre au Parlement européen de la délégation en charge des relations avec le Parlement pan-africain, Nadine Morano a pu assister en Afrique du Sud à une séance plénière des députés africains. Le sujet ? La corruption dans les États, qui suscite souvent leur instabilité. Aussi a-t-elle insisté sur la nécessité de ces États « de se développer ». « C’est insuffisant pour le moment, a-t-elle assuré, bien qu’ils touchent 17 milliards d’euros d’aides de l’Union européenne. » L’eurodéputée a proposé de prendre des mesures adaptées en « conditionnant les aides attribuées aux États africains au regard de leurs résultats sur la maîtrise de leur politique migratoire ». Elle a notamment plaidé en faveur de plus d’accords bilatéraux et multilatéraux, et du durcissement de la politique envers les pays qui ne coopèrent pas avec l’Europe.
L’essentiel pour résoudre la crise migratoire réside, selon Nadine Morano, dans le développement des pays africains. « Je crois aux qualités humaines des Africains. Je sais leur potentiel. Nous devons apporter des solutions, de meilleures qualités de vie à ceux qui vivent sur ce continent, et qui ne demandent qu’à pouvoir rester chez eux », a-t-elle déclaré. L’élue a d’ailleurs affirmé que les députés africains lui avaient demandé de ne plus régulariser les migrants clandestins dans les pays d’Europe. Pour eux, « ce sont les Européens qui amorcent la pompe à l’immigration illégale ».
Nadine Morano s’est prononcée contre la création de hotspots en Eu­rope, favorisant l’accostage des bateaux sur les côtes africaines. Il s’agit pour elle d’un mal nécessaire : « C’est la seule façon d’envoyer un message de l’autre côté de la Méditerranée et d’empêcher que des milliers de personnes ne meurent en mer », s’est-elle exclamée.
Fidèlement à vous.
Nadine MORANO
Ancienne ministre
Députée européenne

 » Non, cette crise migratoire n’est pas une parenthèse : Derrière la vague migratoire, il y a un tsunami démographique  » Laurent Wauquiez

Cher ami,

Au Conseil national des Républicains, samedi 30 juin à Menton, nous avons fait la preuve de l’unité et de la force de notre mouvement autour d’une ligne claire. Devant 700 conseillers nationaux et militants de notre mouvement, de nombreuses personnalités de notre famille politique ont démontré que nous étions d’accord sur l’essentiel.

Il y a un terrible paradoxe : jamais nous avons eu autant besoin d’Europe et jamais l’Europe n’a été autant incapable d’apporter des réponses efficaces.

Nous faisons face à deux impasses pour l’Europe. Les extrêmes proposent de sortir de l’Europe, d’abandonner l’euro, de choisir un piteux isolement de la France. Quant à lui, Emmanuel Macron propose toujours plus de construction administrative, toujours plus de normes et de taxes, toujours plus d’élargissements. Arrogant et isolé, il nie l’existence de la crise migratoire et veut répartir les migrants en Europe alors que la population africaine va doubler d’ici trente ans.

Laurent Wauquiez a avancé trois propositions fortes pour faire face à la priorité absolue de la crise migratoire :

  • « Les bateaux qui interceptent des migrants dans la Méditerranée doivent les reconduire systématiquement dans leur lieu de départ. »
  • « Les centres de réfugiés doivent être installés de l’autre côté de la Méditerranée. Ouvrir de nouveaux centres d’accueil en Europe serait une folie. »
  • « Il nous faut conditionner l’aide au développement à la coopération dans la lutte contre l’immigration illégale et au retour des sans-papiers dans leur pays d’origine. Comment accepter que la France accorde l’année dernière 350 millions d’euros d’aide au développement au Mali alors que le Mali n’accepte le retour que de 13 sans-papiers maliens ? »

Autour de Laurent Wauquiez, la nouvelle droite est unie sur l’Europe. Le Conseil national des Républicains a adopté à l’unanimité sept engagements qui fondent notre projet européen : le refus de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, des frontières sûres face à l’immigration de masse, l’arrêt de tout élargissement de l’Union européenne ou de Schengen, la préférence communautaire pour nos entreprises et nos agriculteurs, le rejet de la concurrence déloyale et du détournement du travail détaché, moins de normes européennes et plus de projets (recherche contre les maladies dégénératives, équipement en 4G, grandes infrastructures), la défense des racines et de l’identité de notre civilisation commune.

Le président des Républicains a conclu son discours par un appel à la refondation de l’Europe sans laquelle elle serait condamnée à disparaître : « Mes amis, nous avons une mission. Cette mission, c’est de sortir l’Europe de l’impasse. Seule notre famille est capable d’avoir à la fois la lucidité sur les impasses de l’Europe d’aujourd’hui et la volonté de retrouver le souffle qui traverse l’histoire européenne. Cela peut être la vocation de la France ; ça sera le projet des Républicains. »

Nous avons besoin de vous pour porter cette voix forte pour une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises et notre civilisation.

Très fidélement,

Les Républicains

Il est de notre devoir d’aider les chrétiens d’orient

 

Chers Amis,
Dans la continuité du programme d’action en faveur des Chrétiens d’Orient et des minorités victimes de Daesh initié par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Président de la Région, Laurent Wauquiez, s’est rendu en Irak les 6 et 7 juin derniers pour renouveler son soutien aux communautés chrétiennes, aux minorités et aux Kurdes du pays, accompagné de Philippe MEUNIER, Vice-président délégué aux Partenariats internationaux, Virginie Duby-Muller, Députée de Haute-Savoie et Xavier Breton, Député de l’Ain.
Depuis la prise de Mossoul et de la plaine de Ninive au nord de l’Irak par Daech à l’été 2014, la Région Auvergne-Rhône-Alpes se mobilise pour apporter une aide aux populations irakiennes. Après la perte de ces territoires par Daesh, un nouveau combat commence : reconstruire la vie des populations et les aider à vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres.
C’est pourquoi, Laurent Wauquiez souhaite aujourd’hui amplifier les interventions de la Région en apportant un soutien sur le long terme aux victimes de violences ethniques et religieuses au Proche et au Moyen-Orient: un plan d’action ambitieux a donc été lancé en mars dernier notamment pour apporter une aide dans les domaines de la reconstruction, de la santé, de l’éducation et de la formation.
La Région souhaite ainsi fournir une aide efficace à travers des projets qui vont participer à améliorer concrètement la vie quotidienne de ces populations martyrisées : réhabilitation de logements, création d’un centre de formation, création d’un jardin d’enfants, partenariat avec l’Université de Ninive à Mossoul.
En Irak, la population chrétienne a perdu les deux tiers de ses concitoyens en vingt ans. Des millions de personnes ont été discriminées par la plupart des régimes et persécutées, torturées, ou exterminées.
Par leurs diversités culturelles et religieuses, les chrétiens d’Orient ainsi que toutes les minorités présentes constituent la richesse de cette région et jouent un rôle fondamental pour le monde et pour l’histoire. En agissant pour leur permettre de vivre en paix, sur leurs terres, c’est une vision plurielle et ouverte du Moyen-Orient qui est défendue et c’est cette vision que Daesh veut précisément détruire.
En tant que Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez est plus que jamais déterminé à porter autant que possible ce combat universel :« Laisser ces populations déracinées ou les réduire à être d’éternels réfugiés est inacceptable. Nous devons soutenir sans relâche tous ceux qui combattent Daesh: les irakiens, les kurdes et les chrétiens. A Mossoul par exemple, nous devons tout faire pour garder cette diversité religieuse qui est cruciale. Si on la perdait, c’est Daech qui aurait gagné. »
À très bientôt,
L’équipe de la Droite Sociale

 

Réaction au discours d’Emmanuel Macron devant la Parlement européen le 17 avril 2018

Le Président de la République française s’est exprimé ce matin devant le Parlement européen à Strasbourg.

Dans un contexte international particulièrement tendu et après les résultats des élections en Allemagne, en Italie et en Hongrie, son discours était très attendu.

 

On a coutume de dire qu’Emmanuel MACRON a de grandes ambitions pour l’Europe et une vraie vision de ce qu’elle doit devenir.

Les européens convaincus, dont je suis, espéraient pouvoir débattre de ces enjeux avec le Président de la république.

Le souffle et la hauteur de vue n’ont malheureusement pas accompagnés la prise de parole présidentielle.

 

A un an des élections européennes, nous aurions pu espérer une vision en accord avec les attentes des peuples européens.

A la place, nous avons eu une déclinaison complexe de la souveraineté européenne complémentaire.

Quel regret de constater que le projet européen du Président de la République française ressemble à ses premiers résultats en France : en demi teinte.

La souveraineté sera effectivement au cœur des enjeux des mois et des années à venir. Mais cette souveraineté ne peut pas être européenne.

Notre vision de la construction européenne est une Europe des peuples, pour les peuples, par les peuples. C’était la vision des Pères de l’Europe. C’est celle aujourd’hui partagée par notre famille politique du parti Populaire européen.

L’Europe c’est une communauté de volontés et d’actions d’Etats souverains.

C’est pourquoi il ne peut pas exister une souveraineté européenne. Il ne peut exister que des souverainetés nationales rassemblées autour d’un destin commun.

 

C’est déjà le cas aujourd’hui pour les négociations commerciales internationales. Qui peut croire que chaque Etat membre est un interlocuteur crédible face à la Chine ou aux grandes entreprises américaines pour la défense des consommateurs et la protection des données personnelles ?

Ce devra être le cas aussi demain pour construire une Europe qui protège.

Nous ne ferons pas face aux défis migratoires et à l’instabilité de nos voisins en nous repliant sur nous-mêmes. Pour autant, protéger nos frontières est un impératif tout comme construire une défense européenne autonome.

 

C’est cette Europe des réalités qu’il faut réussir. Et à ce propos le Président de la République française n’a pas su apporter de réponses satisfaisantes.

Emmanuel MACRON peut devenir un grand Président français et européen. Cela suppose qu’il soit capable en Europe, comme il l’a déjà fait en France, de bouleverser les habitudes, de transcender les idéologies les plus conservatrices pour remporter l’adhésion des peuples.

L’avenir de l’Europe ne s’écrira pas à l’encontre des volontés populaires qui disposent de la souveraineté la plus absolue. Ensemble, il est encore temps de construire une Europe qui protège et une France forte et souveraine.

Renaud Muselier, Président de la région PACA et Député européen du sud-est.