Les manoeuvres de Macron pour l’Europe fédérale

Macron vient de publier une tribune dans les 28 pays membres intitulée «Pour une renaissance européenne» afin d’engager la campagne électorale et de trouver des partis partenaires pour LREM.

L’image de Macron dans les pays de l’Union européenne s’est profondément dégradée depuis 2017. 
La première raison tient à l’absence de maîtrise budgétaire de la France, qui apparaît comme l’une des plus mauvaises élèves au sein de l’Union. La seconde est causée par l’impact, à l’étranger, de la contestation des «gilets jaunes» et l’explosion de violences urbaines non maitrisées qui l’accompagne. Bilan : Macron a perdu une partie de sa crédibilité, donc la France aussi. 

Macron a essuyé des échecs successifs sur ces projets européens. 
À l’origine, Macron a mené campagne pour l’«approfondissement de l’Union Européenne» (Discours de la Sorbonne). L’objectif d’un «budget stabilisateur de la zone euro» n’est plus à l’ordre du jour. La Directive sur la taxation des GAFA ne verra pas le jour au niveau européen. Le compromis obtenu sur le travail détaché et la Directive qui en est issue sont insuffisants (sans compter qu’il exclut les chauffeurs routiers). Le glyphosate n’a pas été interdit. Des alliances industrielles entre entreprises françaises et européennes peinent à déboucher et celles existantes connaissent de gros problèmes. 

Macron ne s’est pas montré capable de nouer des relations fortes avec les gouvernements des pays de l’UE, même avec l’Allemagne. 
Macron a mis le ministre des Affaires étrangères sur la touche. Il n’a pas observé les usages élémentaires de la diplomatie en attaquant les décisions de dirigeants de plusieurs pays européens (pays du groupe de Visegrad, Italie). Il a également soutenu publiquement des candidats lors d’élections dans les pays voisins, qui ne l’ont pas emporté (Italie). La prise de parts du gouvernement des Pays-Bas dans le capital d’Air France – KLM a été une manœuvre hostile. Elle illustre la mauvaise qualité des relations bilatérales avec un pays historiquement proche, c’est un échec personnel pour Macron. 

Macron ne peut plus aspirer à devenir un «leader pour l’Europe». 
Seuls quelques-uns de ses partisans et les médias proches de la présidence feignent encore d’y croire. Dans ces circonstances, la «Tribune», qu’il vient de publier dans différents quotidiens des pays de l’Union, apparaît comme une initiative assez limitée. 

Macron tente de se repositionner pour être le moteur d’un groupe parlementaire clé au parlement européen. 
Directement, Macron n’évoque plus dans sa «Tribune» ni projet d’intégration européenne, ni budget de la zone euro avec mutualisation, ni gouvernance de la monnaie unique. La «Tribune» de Macron débute par un «Citoyens d’Europe» qui confirme bien la vision fédéraliste de Macron. L’Union européenne n’est pas un pays et n’a pas de citoyens. 

La «tribune» comporte : 

-Une série de vœux pieux (en faveur de la liberté, la protection et le progrès), avec quelques idées consensuelles (comme la lutte contre les ingérences étrangères dans les démocraties européennes). 

-Des idées de constitution d’une série de nouvelles institutions supranationales (dont une «Banque pour le climat»), qui porteraient atteinte à la souveraineté des Nations. 

-Des projets que l’on sait sans perspective réelle (telle la convergence des «droits sociaux européens» ou la «remise à plat des accords de Schengen»), compte tenu des gouvernements en place. 

-Plusieurs idées dangereuses comme la création d’un «office européen de l’asile et d’une police des frontières commune». 

-L’affirmation de la permanence d’un clivage entre les «européens» et les partisans des Nations (qualifiés bien inexactement de «nationalistes»). Cette analyse primaire proposée par Macron entre «bons» et «méchants» ne correspond à rien dans l’échiquier politique européen. La réalité est beaucoup plus complexe pays par pays et courant politique par courant politique. 

Enfin, son texte évite de nombreux sujets comme la nature des risques actuels : terrorisme islamique, migrations, dénatalité, menaces sur l’identité de nos pays, etc. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la relative absence d’aspérité de la «Tribune» (hormis les instances supranationales) ne signifie en rien que Macron ait abandonné le projet d’une Europe fédérale qu’il a défendu et auquel il croit. Mais cela signifie qu’il se trouve en manœuvre, sur le plan national et européen, dans un contexte peu favorable pour lui. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron ne connaît pas plus la réalité de l’Europe qu’il ne comprend la situation intérieure de la France. Il agit par rapport à l’image illusoire qu’il s’en fait sans tenir compte des réalités. Il joue la communication pour saturer l’opinion. 

Sur le plan national, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce ce recours à la communication conduite en tant que «Président de la République» pour soutenir puissamment la campagne de sa liste de gauche social-démocrate (réunissant LREM, MODEM, Mouvement des radicaux, Agir et autres) dans le cadre de l’élection européenne de mai 2019. Le coût de cette communication devrait être intégré dans les frais de campagne de cette alliance politique. 

Sur le plan européen, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate les efforts de Macron pour racoler divers partis européens. Il vise à participer à la constitution d’un groupe parlementaire-clé au sein du parlement européen entre le PPE et le PSE. La publication de sa «Tribune» contribue évidemment à cette opération, qui ne semble pas en passe d’aboutir. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que Charles de Gaulle a toujours privilégié le principe d’une Europe intergouvernementale, c’est-à-dire une Europe des Nations. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours soutenu et soutient toujours cette position politique.

Le MIL, communication du 11 mars 2019.

Macron ce n’est pas la Droite, c’est la gauche

De récents sondages mettraient en évidence une montée de l’implantation de Macron dans l’électorat de la droite modérée et du centre. Il s’agit juste là d’une photographie de l’opinion à un instant donné, mais qu’il convient de commenter. 

La contestation civique et sociale à l’égard du président de la République apparaît comme une contestation «anti système», c’est-à-dire une contestation de l’État et de ses institutions. Il est normal que des citoyens affirment leur attachement aux institutions et au respect de l’ordre républicain qui apparaît, à tort ou à raison, menacé par des casseurs (black bloc, zouaves et antifa) et par une contestation anti-démocratique (anticapitaliste, bolchevique). Il est clair qu’il y a, chez certains, une remise en cause des Institutions de la 5e République. La volonté d’instaurer la proportionnel en ait un exemple. Cette réaction ne signifie en rien un soutien à la politique menée par Macron (hausse des impôts et des taxes, taxation des retraités, insécurité, non-contrôle de l’immigration, Europe fédérale) ou qui pourrait être menée demain à l’issue du «grand débat». 

Appliquant son programme, Macron mène une politique de gauche qui n’apporte pas de véritable solution aux problèmes de notre pays. C’est pour cette raison qu’il se trouve, au bout d’un an et demi, dans une impasse politique. La situation politique de Macron est d’autant plus fragile qu’il ne semble pas bien comprendre, à titre personnel, la situation dans laquelle il s’est mis. Macron, trouvant désormais porte fermée parmi les partis de gauche écolos et marxiste (PS, EELV, PCF, Génération.s, LFI), semble se tourner vers l’électorat de droite pour survivre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron fait tout son possible pour rallier la droite modérée à sa majorité. Il a pris des mesures qu’il considère comme propres à satisfaire l’électorat de droite (projet d’une loi anticasseur, heures supplémentaires, évocation de possibles «quotas» d’immigration). Ces pistes sont anecdotiques et ne changent en rien sa ligne politique. Cette manœuvre est destinée à assurer à la liste de la majorité (LREM – MoDem) le soutien de partisans de la construction d’une Europe fédérale, de droite et du centre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les quelques transfuges, issus de la droite, siégeant au gouvernement qui animent cette opération. Ils s’efforcent d’attirer quelques-uns de leurs anciens collègues pour les élections à venir. Certains maires de droite semblent prêts à se montrer conciliants envers la majorité «macroniste», nourrissant l’illusion d’éviter de se trouver face à une liste LREM aux municipales de 2020. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne ces choix opportunistes d’élus, ou d’anciens élus, qui déconsidèrent leurs auteurs et portent atteinte à la confiance que le citoyen doit avoir envers les femmes et les hommes politiques, d’une manière générale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre tous les élus, issus de la droite et du centre, qui ont choisi ou choisiraient de rallier «le monde de Macron» et la gauche. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la Droite républicaine doit avant tout défendre ses valeurs, sans jamais transiger, et refuser tout calcul électoral. Cela a toujours été le sens de notre démarche civique. Les élections à venir nous donneront l’occasion de défendre nos convictions et, donc, de combattre Macron et sa politique de gauche.

Le MIL, communication du 4 février 2019

Islamiste et terrorisme, une menace de tous les jours

Le gouvernement français veut rapatrier 130 hommes et femmes détenus en Syrie par la Force démocratique syrienne (FDS) et qui ont été engagés dans les rangs djihadistes. Ils seraient rapatriés en France par avion pour y être jugés. Cela constituerait un premier rapatriement collectif de jihadistes français depuis la Syrie. 

L’argument utilisé pour justifier cette opération d’importation des islamistes «français» ayant appartenu ou appartenant encore au Groupe Etat Islamique serait de ne pas perdre la trace de ces combattants islamistes. Au nord de la Syrie, les alliés locaux de la France sont menacés par une offensive terrestre turque et souhaitent poursuivre le combat pour la survie de la communauté kurde. Dans ce contexte, la garde des prisonniers européens capturés lors de la guerre contre l’État islamique ne leur apparaît naturellement plus comme une priorité. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète du retour organisé en France de combattants islamistes entrainés. En effet, si la voie judiciaire est effectivement bien suivie, il est difficile de prévoir les décisions qui pourront être prises. Quels seraient les éléments concrets disponibles pour connaître les activités exactes de ces «Français» en Syrie ou en Irak ? Quels seraient les éléments effectivement retenus ? Certains de ces islamistes sont probablement connus par les services de renseignement français, mais pas tous. Donc, une partie d’entre eux ne seront pas poursuivis ou seront libérés après une courte peine, par défaut de preuve. Les procédures judiciaires seront lourdes et leur résultats incertains. Sans mettre en cause l’efficacité de nos services, on se trouve dans la réalité. Il va rester beaucoup d’incertitudes sur l’action d’une part de ces activistes islamistes. Plus de 500 personnes sont déjà incarcérées en France, en détention provisoire, ou condamnées. Certes des dispositifs pénitentiaires plus adaptés ont été mis en place ou sont en cours de formalisation. Mais la réalité apparaît plus mitigée : les conditions d’application des peines qui conduiront à des libérations sont encore plus inquiétante. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la lutte contre le terrorisme islamique n’a pas été retenue, en dépit de son importance, dans le cadre du «grand débat», alors que ce sujet inquiète légitimement les Français. Le terrorisme en France a assassiné plus de 250 personnes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les islamistes demeurent une menace permanente pour la France, qu’ils agissent en groupe organisé, ou sous la forme d’individus fanatisés prétendument isolés. La défaite territoriale du groupe État islamique en Irak, puis en Syrie, ne gomme pas la menace terroriste islamiste. Le terrorisme islamiste s’illustre par des massacres, comme tout récemment aux Philippines, dans une cathédrale, ou au Kenya, dans un hôtel de luxe. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la passivité de Macron face à la menace islamiste. Il semble indispensable de mieux se prémunir contre le terrorisme islamiste. Cela suppose de changer notre droit pour faire face à cette nouvelle forme de menace. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à proposer une nouvelle loi de prévention de la menace islamiste. Il faudrait pouvoir fermer un grand nombre de mosquées salafistes ; placer en rétention de sûreté les détenus islamistes devant prochainement être libérés de prison ; interner administrativement les islamistes considérés comme potentiellement dangereux ; expulser les islamistes de nationalité étrangère et interdire le retour en France des combattants islamistes partis se battre à l’étranger ; déchoir de la nationalité française lorsque c’est possible. Si c’est notre droit qui l’interdit, alors il faut l’adapter pour répondre à la menace islamique actuelle. C’est le devoir du politique de le faire pour répondre à l’attente des citoyens.

Le MIL, publication du 31 janvier 2019

Macron a cédé, c’est le début !

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a cédé en reculant et en abandonnant la hausse des tarifs des carburants et des énergies et le renforcement du contrôle technique. 

Il s’agit d’une victoire de la contestation contre une politique explicitement hostile à l’automobile individuelle par tous les moyens : limitation de vitesse à 80 km/h, multiplication des radars, renforcement du contrôle technique au-delà des exigences européennes, hausse des péages, péages pour accéder aux villes, zones piétons et prix de l’essence. 

Avec beaucoup de retard, la contestation initiale a été satisfaite, sauf sur la question de la CSG des retraités. 

Dans un second temps, Macron vient d’annoncer des mesures en faveur du pouvoir d’achat des salariés et de certains retraités. Il va devoir consolider le budget 2019 en abandonnant des dépenses ou en retardant leur exécution. Tout cela demandera à être précisé dans le détail. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la vigilance pour plusieurs raisons : 

-d’une part, les violences extrêmes de groupes extérieurs aux manifestants, accompagnant le mouvement, ont pris une importance inacceptable, 

-d’autre part, l’expression d’une contestation sauvage de la Constitution de la Vème République, voire de la démocratie, est dangereuse, 

-enfin, la pénétration et la récupération par l’extrême gauche sont avérées. On ne peut accepter le glissement de l’expression du «ras-le-bol fiscal» à une stratégie de lutte de classe marxiste (faire payer les classes moyennes et supérieures). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) observe la persistance d’une mobilisation plurielle des «gilets jaunes», dont les effectifs sont importants, même s’ils paraissent minorés par les estimations du ministre de l’Intérieur. La grande majorité est constituée de personnes qui sont de passage pour un moment, une manifestation ou une fin de semaine. 

La perspective d’affrontements attire, en fin de manifestation, divers profils de personnes intéressées par le spectacle, la manipulation révolutionnaire, la participation aux évènements et le vol. Beaucoup de sites ont été impactés par les violences au-delà de barricades assez ponctuelles. Des violences urbaines accompagnées de pillages ont eu lieu à Paris, mais aussi à Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Marseille. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la nébuleuse des «gilets jaunes» n’a eu en un mois ni la capacité de constituer une coordination ni de désigner des interlocuteurs. Il n’existe pas d’homogénéité autour d’un projet commun (les diverses listes de revendications manquent souvent de sérieux). On voit même apparaître des intérêts personnels à l’approche des élections européennes. 

La convergence intervient seulement autour d’un rejet qui porte sur des décisions politiques, des propos et des attitudes de Macron. Le seul mot d’ordre unitaire apparaît demeurer : «Macron démission». 

Faute de revendication, au-delà de la suppression de la hausse du prix du carburant qui a été obtenue, les conditions sont réunies pour déboucher sur une impasse et la pratique d’une violence pure en fin de manifestation. Cette violence est exercée par des extrémistes, principalement de l’ultra gauche, des délinquants pilleurs (souvent venant des «banlieues») et des manifestants radicalisés. 

Un mouvement raisonnable au sein de «gilets jaunes» aura beaucoup de mal à être reconnu comme représentatif dans le nuage de la contestation telle qu’elle se présente, car il ne peut qu’apparaître qu’en décalage avec la base et avec la nature même du mouvement. 

Dans ces conditions, les réponses apportées tardivement par Macron sur la suppression de la hausse des taxes, puis sur le pouvoir d’achat de salariés ayant de bas salaires (SMIC, prime d’activité, heures supplémentaires et prime de Noël) ne répondent en fait plus à la situation. 

La réponse qui a été formulée par Macron est rationnelle mais elle ne peut pas constituer une réponse face à une mobilisation devenue totalement irrationnelle. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) mesure que le risque réel est que la gauche de la gauche se trouve en situation de tirer avantage de la situation en récupérant un mouvement qu’elle ne contrôlait pas à l’origine. La mise en avant de revendications de lutte de classe (contre les classes moyennes et supérieures) est relayée par nombre de journalistes (eux-mêmes de gauche) qui retrouvent leurs repères dans ces formulations politiques traditionnelles. 

La gauche de la gauche est, certes, en désordre mais elle dispose d’une vraie opportunité. Elle affronte la gauche sociale-démocrate de Macron, par exemple par le dépôt d’une motion de censure PS, PCF, LFI. L’absence de soutiens à Macron, y compris dans sa majorité, lui pose évidemment un problème dans ce contexte de tensions politiques. La gauche sociale-démocrate est en recul dans tous les pays européens et elle décroche à son tour en France. Tous ceux qui ont misé, souvent par opportunisme, sur Macron et sur «En marche» doivent en tirer rapidement les conséquences. 

Macron et ses amis tentent depuis le début de museler les oppositions à leur politique de gauche sociale-démocrate en essayant de les confondre et de les assimiler aux extrêmes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) voit que la loi de finances 2019 est bouclée. Il n’y a pas eu de changement de politique, mais juste quelques ajustements et des mesures qui vont coûter 10 à 12 Md€, dont une partie sera payée par les employeurs (hausse du SMIC de 1,8% et prime). 

L’opposition à la politique de Macron dans les domaines de l’emploi, de l’immigration, de la sécurité, de la famille, de l’Union européenne doit se poursuivre activement dans le cadre des Libertés publiques, en phase avec le projet politique de la Droite républicaine. Une issue politique est indispensable.

Le MIL, communication du 11 décembre 2018

Non au pacte mondial pour les migrations

«Les Républicains invitent donc le président de la République à faire preuve de responsabilité, comme d’autres chefs d’État, en refusant de signer ce pacte. Chaque peuple a le droit de décider souverainement qui il souhaite accueillir.» – Lydia GUIROUS, Porte-parole Les Républicains – 06/12/18 

L’arrivée illégale et l’installation d’étrangers clandestins en France sont refusées par une grande majorité de Français. Un référendum le prouverait aisément. Cette opinion largement partagée gagne actuellement même à gauche, et elle s’exprime dans de nombreux pays européens avec des expressions diverses. Chacun reconnait la nécessité de mettre un terme aux mouvements massifs d’arrivées de populations extra européennes qui se traduisent par des tensions, plus ou moins vives, dans les pays de la Méditerranée. L’arrivée et l’accueil de ces migrants illégaux et clandestins sont soutenus à la fois par des passeurs, des militants associatifs et des politiques qui pervertissent l’humanitaire. 

Par rapport à la réalité caractérisée d’un courant migratoire, permanent et de son rejet par les citoyens, la question est d’apporter des réponses sans attendre. Ces réponses semblent devoir être : un refus assumé des migrations illégales (affichage international et contrôle des frontières), un droit d’asile rare et circonstancié, la suppression des aides sociales aux immigrés illégaux et la concrétisation des expulsions des migrants clandestins illégaux déboutés du droit d’asile. 

Contrairement à cela, Macron a choisi de faire adopter la loi «asile et immigration» qui tente de résoudre des problèmes, mais sans apporter les solutions à la crise migratoire. D’autres pays européens renforcent leurs contrôles et testent des solutions de la Hongrie à l’Italie en passant par l’Autriche et d’autres pays. Ces faits démontrent bien que la réponse à l’arrivée des migrants se construit bien au niveau des États. Si une action commune, ou une coordination au niveau de l’Union européenne pouvaient être utiles, elles n’apparaissent pas opérationnelles aujourd’hui encore. 

Vient s’ajouter aujourd’hui le risque que fait peser sur la France la ratification du «Pacte mondial sur les migrations de l’ONU» les 10 et 11 décembre à Marrakech. En effet, Macron s’apprête à signer le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU. C’est un danger pour notre pays. Ce texte, présenté comme juridiquement «non contraignant», n’en relève pas moins d’une logique de promotion des migrations et implique la reconnaissance de l’aspect positif des migrations. Une fois signé, il serait opposé à la France dans de multiples contentieux à venir. De nombreux pays refusent d’ailleurs de signer le Pacte, dont les États-Unis, la Suisse, Israël ou l’Australie. 

Enfin ce «Pacte» relève d’une logique multiculturaliste, contraire au modèle républicain français, en promouvant notamment «le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et les migrants». Comme l’affirment Les Républicains : «Nous sommes persuadés que c’est aux étrangers accueillis en France d’épouser la culture française et pas à la France de s’adapter aux cultures d’origine. Surtout, c’est aux Français de décider qui entre en France». «Nous réaffirmons clairement qu’il n’y a pas de droit de l’homme à immigrer dans le pays de son choix». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande à l’actuel président de la République de ne pas signer le «Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières».

Le MIL, communication du 7 décembre 2018

Moratoire pour reporter après les élections européennes

le président de LR, Laurent Wauquiez, a déclaré : «Un moratoire, ce n’est pas suffisant. S’il s’agit juste de retarder les augmentations, ce n’est pas à la hauteur. Il faut l’annulation des hausses de taxes». «La responsabilité du président de la République est immense» vis-à-vis de l’actuelle situation de crise. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les mesures annoncées par le Premier ministre ne peuvent pas mettre fin à la contestation. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l’apaisement et au dialogue, réclame que le gouvernement apporte des véritables réponses sans «attendre les 6 mois d’un moratoire hypothétique». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a échoué à apporter une réponse, en temps utile, à la demande d’origine portant sur le refus de la hausse du prix des carburants. La suspension temporaire des augmentations de taxes jusqu’à l’élection européenne de mai 2019 annoncée par le Premier ministre ne constitue pas une réponse aux demandes exprimées. Il s’agit juste d’une arrière-pensée électoraliste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les violences qui ont eu lieu dont la responsabilité revient au gouvernement qui n’a pas mis en place un véritable dispositif de maintien de l’ordre, comme nous avons pu le constater pour certaines manifestations dans le passé (Manif pour tous). Le gouvernement connaissait les risques d’affrontements, la future présence des casseurs-voleurs venant de la banlieue, mais il n’a pas voulu se donner les moyens, notamment il n’a pas utilisé les camions-grilles pour fermer certaines rues, il n’a pas donné des ordres afin d’intercepter un maximum de vrais casseurs-voleurs. La volonté de jouer la «dangerosité» du mouvement de contestation pour le discréditer est évidente. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète, au-delà de la mise en cause de la personne de Macron, des attaques contre les institutions de la Vème République (organisation d’assemblées citoyennes, suppression du Sénat ou application de la proportionnelle intégrale) par certains représentants auto-déclarés des «gilets jaunes». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’infiltration par la gauche de la gauche, en particulier La France insoumise (LFI), d’un mouvement initial de «ras-le-bol fiscal». Elle essaie de récupérer les «gilets jaunes» dans une perspective purement révolutionnaire, en passant de la colère à l’émeute pour déboucher sur un fantasme d’insurrection. Le détournement politique de l’objet initial est aujourd’hui flagrant et pose un vrai problème politique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle le gouvernement à procéder à un changement de cap, en organisant le plus vite possible la réorganisation de l’État et la diminution des dépenses publiques, aujourd’hui trop élevées, pour permettre la baisse des impôts et des taxes. Il faut des «États généraux de la dépense publique et de la fiscalité».

Le MIL, communication du 5 décembre 2018

La gauche de la gauche en manoeuvre dans les lycées

L’accès à quelques lycées a été bloqué, partiellement ou totalement, ce début de semaine par un mouvement de protestation contre les réformes dans l’éducation et en soutien parfois aux «gilets jaunes». Le mouvement est encore marginal (0,3% les lycées), mais peut s’étendre assez vite. 

Des associations de lycéens, de gauche et d’extrême gauche (UNL et SGL), viennent de lancer un mouvement de contestation. Il vise, d’une part, la réforme du lycée et du bac, en cours d’installation, accusée de «sélection sociale» et, d’autre part, le mode d’accès aux études supérieures via la plate-forme d’inscription aux études supérieures «Parcoursup» expérimentée pour la première fois en 2018 et accusée d’introduire une sélection à l’entrée à l’université. Enfin, le caractère «obligatoire» du futur service national universel (SNU) est contesté, même si cette décision n’a pas encore été prise et que les expérimentations annoncées sont très marginales (avec une application lointaine prévue en 2026 !). 

Ces organisations lycéennes de gauche jouent sur l’inquiétude des jeunes face à une modification des filières au sein des lycées. Il faut reconnaitre que le dispositif proposé (loi ORE) est peu lisible, donc anxiogène pour les lycéens. La procédure de Parcoursup implique pour une large part des lycéens (80%) une longue attente de réponses sur leur possibilité d’accès à un établissement et, pour une partie d’entre eux, autour de 20%, une résolution tardive de leur affectation à un établissement. Ce déroulement conduit à un «suspens» sur l’avenir qui est à même d’inquiéter. Il y a des modifications à apporter à la procédure, mais cette communication porte précisément sur les risques de la contestation en cours. 

Un mouvement de contestation dans les lycées prend, le plus souvent, des caractéristiques identiques notamment : un côté collectif et festif des manifestations de rue, l’arrêt des cours et du travail scolaire, l’émergence de personnalités, des discussions sans fin conduisant à une radicalisation, le frisson de la révolte à caractère faussement romantique. Les revendications «objectives» des associations lycéennes de gauche sont très vite dépassées par un état à dominante irrationnelle, auquel il est difficile pour un ministre de l’Éducation et un gouvernement d’apporter une réponse. Le face à face entre les lycéens bloqueurs et ceux qui veulent étudier se concrétise à partir du moment où le lycée risque d’être bloqué. 

Le blocage de l’accès à un lycée constitue un acte de violence. La violence de certains débordements de casseurs lors des manifestations de «gilets jaunes» apporte à des lycéens des encouragements à la violence pure. Les blocages de lycées ont déjà été marqués par des affrontements et des bagarres. Des violences urbaines ont eu lieu à proximité de plusieurs lycées avec jets de projectiles sur les forces de l’ordre, incendies de poubelles et de palettes, voitures incendiées, magasins pillés. Des interpellations ont déjà eu lieu. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la contestation par des lycéens de gauche de la politique engagée dans l’Éducation n’a aucun rapport avec les manifestations des «gilets jaunes» organisées pour exprimer un ras le bol fiscal et la hausse du tarif des carburants. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tous les types d’actions violentes. Il s’oppose à tout blocage de l’accès aux lycées et aux cours. Il appelle les chefs d’établissements à avoir recours à tous les moyens dont ils disposent pour faire respecter la liberté du travail des enseignants et des personnels, comme le droit d’étudier des lycéens. Il demande aux autorités académiques, en liaison avec les préfectures, d’intervenir de manière rapide pour faire dégager l’entrée des lycées avant que le mouvement engagé ne s’élargisse, au risque de conduire à une crise plus générale. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la manœuvre politique de la gauche de la gauche et, en particulier, des proches de la «La France Insoumise (LFI)», pour mobiliser des lycéens. L’intervention de militants non lycéens, à l’abord et dans les lycées, a été constatée sur le terrain.

Communication du MIL, 4 décembre 2018