L’ultragauche, à cause de Macron, redevient un danger

Il y a un an, le 1er mai 2018, l’ultragauche, avec les black-blocs, a réalisé une démonstration de force. Depuis, cette mouvance a trouvé l’occasion de se développer autour de manifestations des «gilets jaunes». Elle est parvenue à recruter au-delà de son noyau habituel. Les actions de l’ultragauche menacent désormais directement les institutions de la République, les biens et les personnes, faute d’une réponse claire de Macron. 

Depuis fin 2018, autour d’un noyau de base, l’ultragauche a multiplié ses actions dans le contexte des samedis des «gilets jaunes». Son fond idéologique est marxiste, anticapitaliste, antimondialiste et conteste le fonctionnement démocratique par tous les moyens disponibles. Il s’exprime davantage par des slogans que par de longs discours. Les étiquettes politiques, comme anarchistes, autonomes, black-blocs, écologistes radicaux ou autres, comptent peu. Il s’agit tout simplement d’un mouvement «antisystème» qui vise, en premier lieu, le recul du pouvoir, et a, pour phase ultime, la destruction de l’État. 

Les premières actions de cette nébuleuse ciblent la destruction des symboles du système politique, de l’appareil d’État et de son organisation : mobiliers urbains, agences bancaires, véhicules de police, etc. Le second objectif est de constituer des zones «libérées» comme les terrains de Notre-Dame-des-Landes (principe de la «Zone A Défendre ou ZAD») ou lors de l’occupation durable de locaux universitaires comme les centres universitaires de Censier ou Tolbiac. La troisième étape consiste à sidérer l’opinion et décrédibiliser le pouvoir politique. Le seuil de rupture attendu, si ce n’est recherché, est d’avoir des victimes parmi des manifestants (idéalement un accident mortel). Les victimes réelles, ou supposées (intox), servent à démultiplier la manifestation puis à s’engager vers une insurrection. C’est le cycle : provocation – répression – émeutes. 

L’ultragauche a opté pour une forme d’organisation clandestine. Officiellement, il n’y a ni chef ni organisation légale. La réalité est effectivement différente, car il existe des responsables de fait qui prennent le titre d’«influenceur» et qui usent de divers réseaux sociaux (dont certains cryptés) au travers de directives précises. La forme a changé par rapport à des périodes antérieures, mais les bases d’un mouvement révolutionnaire primaire sont bien présentes. Autour du noyau d’ultragauche existant, se sont agglomérés des groupes et des profils de casseurs, de «gilets jaunes» séduits par la violence, de délinquants de tous poils, de spécialistes de «l’appropriation sociale» et du vol. La présence de militants d’ultragauche étrangers (de toute l’Europe souvent) vient muscler et diversifier le dispositif. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’ultragauche présente à nouveau un danger pour la France et ses institutions à de nombreux niveaux. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron a prouvé, depuis son élection mais avant aussi, son incapacité politique à faire face aux actions successives de l’ultragauche. L’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré le vote positif lors du référendum, illustre sa profonde faiblesse et son incompréhension de la violence politique qu’il n’a jamais ni croisée, ni côtoyée dans sa jeunesse. Les moyens mis en œuvre, sur instructions de Macron, ne sont pas parvenus à empêcher la répétition des actions violentes et leur montée en puissance. L’évolution de la Loi («anticasseurs») ne suffira pas à rétablir l’ordre républicain sans une volonté affirmée, des ordres précis et au bout du compte une direction. La Loi «anticasseurs» d’Alain Peyrefitte, écrite, pour une part, par notre ancien président du MIL, Raoul Béteille, répondait largement à la problématique. Il suffisait de la réinstaurer. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le soutien implicite aux violences urbaines de responsables d’extrême gauche et d’intellectuels. La mobilisation en faveur des «droits des casseurs» est scandaleuse. On assiste progressivement à une perversion de la notion des droits de l’homme, que l’on constate, à regret, portée par le «Défenseur des droits» actuel. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète de la croissance importante des effectifs de l’ultragauche, au-delà des noyaux connus, à Bordeaux, Nantes, Rennes, Paris ou Toulouse. Cette croissance est directement liée à la réussite des actions menées (et grâce à leur couverture médiatique) qui ont permis à l’ultragauche de recruter. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle le gouvernement à prévenir d’urgence le risque de passage à une phase insurrectionnelle et terroriste. La montée en charge de l’ultragauche peut se concrétiser par un stade supérieur de violence comme cela a été le cas dans les années 70 de la «Gauche prolétarienne» (organisation mixant maoïsme et anarchisme), en passant par les autonomes puis à «Action directe» (organisation terroriste).

Le MIL, communication du 30 avril 2019

Débats, gilets jaunes, la caravane Macron passe.

Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019, Macron a clairement affirmé son souhait de poursuivre la politique qu’il a engagée depuis son élection, à quelques ajustements près. Il a cherché par un discours «pédagogique» à fidéliser son noyau dur d’électeurs de gauche (LREM) et de centre gauche (MoDem) sans apporter aucune réponse nouvelle. Il poursuit son projet de réforme des institutions, de réforme des retraites ou de la loi de 1905. Tout cela alors que les augmentations de tous les services explosent en France (électricité, gaz, essence, contrôle technique en juin, eau, assurance, mutuelle …) bien au-delà de l’inflation. 

Plus étonnant, Macron n’a pas fait allusion aux réformes majeures, en cours de finalisation, comme la loi sur la bioéthique (PMA sans père, fin de vie), la réforme de la fonction publique (embauche de contractuels) ou de l’assurance chômage (diminution des droits des chômeurs). 

Si l’on fait le total des annonces fiscales et budgétaires, Macron n’a pas présenté de plan de réduction de la dépense publique. La réduction des impôts sera ardue sauf à laisser filer les déficits ! Aucun projet d’ensemble n’apparaît. Il ne cherche même pas à rassembler les Français. 

Beaucoup de mesures justes évoquées sont renvoyées «à plus tard» au bon soin du gouvernement actuel ou futur. 

Retenons une sélection de décisions de Macron qui sont dangereuses pour la France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à une réforme institutionnelle comprenant l’introduction du scrutin proportionnel à hauteur de 20% pour l’élection des députés. Il s’agit d’une attaque contre les principes de la cinquième république car, aujourd’hui, c’est 20% mais demain, il y aura toujours une volonté de faire évoluer ce chiffre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le projet de faire appel au tirage au sort de citoyens pour transformer le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en Conseil de la participation citoyenne et de mettre en place une «convention citoyenne de cent cinquante personnes tirées au sort avec pour mission de travailler sur des mesures significatives pour la planète». Il s’agit là de propositions démagogiques qui mettent en cause les principes même de la République. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est hostile à toute augmentation de la durée de cotisation retraite. Cela reviendrait, de fait, à diminuer le montant des retraites dans la mesure où la durée de cotisation pour une retraite à taux plein serait de plus en plus rarement atteinte. La durée de 42 ans et demi apparaît déjà difficile à atteindre en raison des parcours de chacun et de la difficulté de trouver ou de garder un emploi après un certain âge, qui peut commençait après 50 ans. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la perspective évoquée par Macron d’abandonner son engagement de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d’État et territoriale. Cette position témoigne en fait de son incapacité à conduire sa politique face aux administrations. Pour baisser et réduire la pression fiscale et le coût de l’État en France, il faut baisser la dépense publique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le vide de mesures des propos de Macron sur l’immigration. Au-delà d’éléments de diagnostic recevables, il n’avance aucune mesure concrète pour mettre un terme à un flux migratoire trop important. Après le récent vote de la loi «asile et immigration», Macron se trouve dans une impasse et en appelle de manière incantatoire à l’Europe pour traiter le problème. Les deux échecs successifs, qu’il vient de connaitre ces dernières semaines, prouvent pourtant qu’il ne peut rien faire passer auprès des autres gouvernements. 

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose au projet de révision de la loi de 1905 sur la laïcité destiné à répondre aux seuls intérêts du culte musulman en France.

Le MIL, communication du 26 avril 2019


 

Débats et impasse, Macron ne peut plus gagner du temps

Le «Grand débat national» est achevé, sa synthèse a été présentée par le Premier ministre, les décisions de Macron sont attendues. La peur gagne le gouvernement et «en marche», car le spectacle engagé conduit bien à une impasse. Face au constat de l’impuissance politique de Macron, le rétablissement de la confiance de l’opinion n’est, et ne sera pas, au rendez-vous. Le recours aux urnes pourrait à terme s’imposer. 

Dès l’origine, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a formulé sa position sous le slogan : «Non à la consultation bidon de Macron» (Communication du MIL du 16 janvier 2019). Cette consultation gouvernementale aura eu comme objet d’occuper l’espace médiatique en exploitant la bonne volonté de citoyens prêts à exprimer un avis. Cette analyse s’est concrétisée, dans la pratique, durant trois mois : pas de réels débats, une tournée spectacle de Macron, une sélection des participants, une consultation de citoyens exprimant telle ou telle revendication personnelle, des positions contradictoires, une absence de cohérence, de nombreux sujets majeurs écartés ou non abordés. 

Les médias, après avoir assuré la promotion des spectacles (réunions publiques, très longs shows de Macron, cahiers de doléances et site Internet dédié) passent à la critique, suite à la restitution par le Premier ministre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que le Premier ministre a évoqué quatre sujets : une baisse des impôts, une réforme institutionnelle, la «transition écologique» et la construction des réponses adaptées aux territoires avec, d’une part, des mesures immédiates et, d’autre part, l’ouverture de «chantiers». 

En dehors des graves menaces sur les institutions de la Ve République, les décisions de Macron sont encore inconnues (décentralisation, fiscalité). Mais on constate que des attentes phares des Français ont été, a priori, écartées comme notamment l’immigration, la famille, la sécurité, l’identité, la menace islamiste. Les partis politiques d’opposition, les organisations syndicales et la plupart des réseaux associatifs sont tous très inquiets. 

Il faut dire que, parallèlement, les textes de loi en cours d’examen et d’adoption poursuivent leur parcours sans prendre en compte les résultats de la pseudo consultation. Toute cette agitation gouvernementale apparaît donc objectivement du ressort de la comédie, à moins que les décisions, qui vont être annoncées, conduisent à un mélodrame quand les citoyens spectateurs vont comprendre combien ils ont été grugés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) avait choisi de n’apporter aucune réponse à la consultation bidon de Macron. A entendre la restitution, nous avions fait le bon choix. C’est l’impuissance du gouvernement et de Macron qui apparaît criante. Le choix dans un premier temps puis l’incapacité à maîtriser la violence des casseurs de l’ultra gauche et de l’ultra droite a été révélatrice et reste présente dans les esprits. L’absence de confiance de l’opinion à l’égard de Macron s’est installée durablement ces derniers mois. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le gouvernement et «En marche» appréhendent la suite de la présentation des décisions. Les marges de manœuvre du Président sont très étroites. Aussi ils annoncent, par avance, que «Le grand débat national» ne va pas se solder par un catalogue miracle et que les mesures concrètes ne sauront satisfaire tous les Français. 

Cette peur de l’avenir proche conduit à de multiples tensions au sein du gouvernement (multiplication des déclarations contradictoires des différents ministres) et du parti (diverses initiatives internes à LREM, formation de sous-groupes, rédaction de pétitions, départs du groupe parlementaire). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron se trouve engagé dans une impasse. La «restitution» prévoit que les interventions de l’État (les dépenses) devraient augmenter, tandis que les ressources (les impôts) devraient diminuer et le déficit budgétaire baisser ! Cette équation, avec un taux de croissance qui vient d’être ramené très officiellement à 1,4%, n’a pas de solution possible. Le niveau en mathématiques baisse en France, comme le prouvent les dernières études, Macron incarne bien cela ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le recours aux urnes, élections ou référendum, pourrait s’imposer rapidement pour sortir de la crise de confiance et l’imbroglio politique actuel. La situation politique s’aggrave et ne semble pas avoir de situation avec un président isolé et que de nombreux membres de son équipe initiale ont déjà choisi de quitter. 

Le MIL, communication du 12 avril 2019


La Gauche extrême toujours présente dans chaque élection

Trois listes d’extrême gauche vont se présenter à l’élection européenne du 26 mai 2019 : La France insoumise (LFI), Lutte ouvrière (LO) et le Parti communiste (PCF). Seule la liste de LFI est donnée comme pouvant avoir des élus. Le PCF perdrait sa représentation européenne. L’ensemble des partis se situant à la gauche de «En marche Macron» cumulerait de l’ordre de 30% des suffrages exprimés.

Lutte ouvrière (LO) présente une liste avec Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier. La campagne de LO sera intitulée : «Contre le grand capital, le camp des travailleurs». Elle incarne des positions marxistes traditionnelles, sans s’occuper davantage de l’Union européenne. Cette position communiste révolutionnaire distingue clairement l’organisation trotskyste du reste de l’extrême gauche. Elle ne se situe pas dans une logique gouvernementale et d’une éventuelle alliance politique avec d’autres partis. La liste LO pourrait réunir, selon les sondages, autour de 1 % des votes (1,17% en 2014), elle n’aura aucun élu.

La liste de LO sera, a priori, la seule liste trotskiste. En effet, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a abandonné, faute de moyens financiers, et il a appelé à voter LO, sachant qu’un projet de liste commune LO-NPA n’a pas abouti. Le NPA doit mener une campagne militante «anticapitaliste et internationaliste» et une série de réunions publiques sur les problématiques européennes et les revendications sociales actuelles (type «gilets jaunes», justice sociale et climatique). Ses porte-paroles sont Olivier Besancenot, Philippe Poutou et Christine Poupin.

Les héritiers du courant trotskyste lambertiste ont scissionné en 2015 entre le Parti ouvrier indépendant (POI) (journal «Informations ouvrières») et le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) (journal «La tribune des travailleurs»). Cette tendance apparaît sans présence nationale, mais elle conserve quelques noyaux militants.

Jean-Luc Mélenchon est un ancien trotskyste lambertiste qui, après avoir rejoint le PS, comme d’autres, il a décidé de le quitter. Il a créé La France Insoumise (LFI). Cette origine politique explique son refus d’alliance avec le Parti communiste français (PCF), «l’ennemi de toujours». Cette liste est donnée par les sondages autour de 8% des voix. Manon Aubry et Manuel Bompard conduisent la campagne. La liste LFI a aspiré pas mal de jeunes, récupéré quelques socialistes de gauche, mais aucun membre du PCF, qui, lui, fait liste à part. La liste de LFI semble pouvoir obtenir quelques députés européens.

Le Parti communiste français (PCF) est repassé sous la coupe des communistes «purs et durs». Ils ont écarté une alliance avec Mélenchon, qui ne les attendait d’ailleurs pas vraiment. Sa liste «pour une Europe des gens, contre l’Europe de l’argent !», est conduite par Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard. Cette liste des durs du parti cherche à faire redémarrer le PCF. Elle est donnée à 2% des suffrages. Le PCF va disparaître du Parlement européen. Les municipales de 2020 devraient amplifier le phénomène.

L’extrême gauche pourrait rassembler au total entre 11 et 12% des suffrages.

La liste Europe écologie Les Verts (EELV), créditée de 9%, semble lui porter tort. Tandis que les socialistes (PS + Génération.s) cumuleraient 9% des voix. Le total des partis à la gauche de Macron cumulerait environ 30% des voix.

Les ultragauches anarchistes, libertaires ou autonomes ne participent pas à cette élection. Elles se concentrent sur des actions de terrain pour la plupart violentes (par exemple, en marge des camps de migrants, de ZAD ou des manifestations de « gilets jaunes »).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les divisions de l’extrême gauche, comme de la gauche marxiste, vont disperser les voix et réduire le nombre des élus, mais que leur potentiel électoral demeure significatif.

Le MIL, communication du 10 avril 2019

La France, la Chine et son régime communiste

La Chine a toujours un régime communiste totalitaire. L’économie chinoise reste sous le plein contrôle de l’État chinois. La Chine connaît de multiples difficultés de fond. Elle cherche à y répondre par le développement de sa puissance internationale, économique et militaire. La France doit dialoguer avec la Chine, mais avec une grande prudence. Elle doit défendre un objectif prioritaire : l’équilibre des échanges commerciaux entre la France et la Chine. La seconde priorité est de répondre à l’expansionnisme chinois aux côtés de nos alliés et de refuser de se soumettre.

La chine a toujours un régime communiste totalitaire.  La République populaire de Chine (RPC) est gouvernée par un parti unique : le parti communiste chinois (PCC). Xi Jinping est le président de la République populaire de Chine depuis 2013. Son père était un proche de Mao. Le Parlement chinois a modifié la Constitution en mars 2018. Le nombre de mandats présidentiels autorisés n’est plus limité. Xi Jinping a annoncé son intention de gouverner indéfiniment. 

Le Parti communiste chinois a également renforcé son pouvoir sur la bureaucratie gouvernementale. Il supervise un nouvel organe gouvernemental doté de pouvoirs importants : la Commission de surveillance nationale. Les citoyens chinois sont évalués par un système de «crédit social». Les «bons» citoyens et citoyennes acquièrent des droits, les «mauvais» citoyens se les voient retirer.

La liberté d’expression n’existe pas. Toute dissidence est durement réprimée. La surveillance de la population a atteint des sommets avec vidéo accompagnée de la généralisation de la reconnaissance faciale. Le contrôle social est omniprésent. Le communisme doit être enseigné aux enfants à l’école. Les minorités (tibétains, ouïghours, etc.) sont persécutées (et une part enfermée dans des camps de rééducation) et leurs provinces occupées et repeuplées progressivement par des Chinois. 

La Chine subit un régime totalitaire, dont l’apparente réussite économique a changé l’image, mais qui reste totalitaire. Toute décision doit prendre en compte cette réalité, car les problèmes d’un régime totalitaire n’ont qu’une issue : le conflit. Ceux qui ne perçoivent pas cette réalité sont ceux qui ont cru aux «accords de Munich» avec le régime nazi : «L’histoire ne se répète pas, mais elle rime».

L’économie chinoise reste sous le plein contrôle de l’État chinois. La Chine a connu un boum économique. Elle aborde aujourd’hui un ralentissement important. Le développement d’entreprises privées a été bien réel, mais les entreprises privées chinoises restent étroitement contrôlées par l’État et le PCC. La Chine ne suit aucunement les règles occidentales de par sa culture et de par son idéologie communiste. Elle a pillé les brevets occidentaux et continue à exercer une conquête des données par divers moyens. Ses investissements en Europe et en particulier en France participent tous plus ou moins à cette conquête.

La chine connaît de multiples difficultés de fond. La Chine connaît des difficultés de fond auxquelles elle doit faire face, dont l’évolution démographique négative (suite à la politique de l’enfant unique), la dépendance de l’étranger en matières premières et en produits alimentaires (pas d’autosuffisance alimentaire pour 1,5 milliard d’habitants), une profonde rupture sociale entre les bénéficiaires du développement économique récent (15% à 40% de la population selon la manière de l’estimer) et la majorité des Chinois des provinces auxquels est refusé l’exode rural ; des provinces de l’est peuplées par des populations non chinoises (Tibétains, Ouïghours, Kazakhs, etc.) ; de même dans le sud du pays avec des populations non chinoises peu soumises. Ces difficultés intérieures expliquent, en partie, la politique extérieure de la Chine en construction qui se caractérise par une idéologie de «domination».

La chine cherche à y répondre par le développement de sa puissance internationale économique et militaire. D’une part, la Chine construit une puissance militaire à grands pas. Elle affirme une ambition de domination de la mer de Chine au-delà de ses eaux territoriales. Elle a ainsi construit des îles artificielles en mer de Chine pour en faire des bases militaires (face au Vietnam et aux Philippines). Mais elle va plus loin, la première base militaire chinoise a été établie à Djibouti, où la France est historiquement présente et dispose, elle aussi, d’une base importante. La Chine vient par ailleurs d’inaugurer une nouvelle ligne de chemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba (Éthiopie), qui prend la place de la ligne française. Le face-à-face entre la France et la Chine en Afrique est devenu une réalité.

D’autre part, la Chine développe des actions de «partenariats économiques» en Asie et en Afrique avec des conventions très dures pour se procurer des matières premières indispensables à son industrie. Sa présence, jugée «brutale» par beaucoup de partenaires, commence à faire l’objet d’un certain rejet.

Enfin, la Chine met en œuvre, depuis 2013, le projet des «nouvelles routes de la soie» comportant un programme d’infrastructures terrestres (accès routiers à des ports étrangers, voie ferroviaire entre la Chine et l’Union européenne via la Russie) et des installations portuaires, destinées officiellement au commerce. Un budget de 1.000 milliards de dollars a été annoncé. Ces infrastructures ont, de fait, au-delà de leur fonction purement commerciale, une dimension géopolitique et une potentialité militaire évidente.

Quelles réponses apporter à la chine ?

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est normal que la France conduise des relations diplomatiques avec la Chine. Mao Zedong a proclamé la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Le général de Gaulle a été le premier chef d’État occidental à reconnaitre la République Populaire de Chine, le 27 janvier 1964. Cette décision pragmatique était pleinement justifiée.

Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les relations doivent être empreintes d’une grande prudence, compte tenu de la nature totalitaire du régime politique chinois. Les intérêts extérieurs de la France (en Afrique), comme ceux des partenaires de la France (l’Italie avec le port de Trieste ou la Grèce avec le port du Pirée), posent déjà problème. Les relations de la France et de la Chine ont vocation à relever d’un simple rapport de force.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pleine conscience que les nations immédiatement menacées par l’influence et l’expansionnisme chinois sont ses voisins asiatiques (Birmanie, Corée du Sud, Japon, Malaisie, Philippines, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam) et, à plus long terme, l’Inde et la Russie (qui apparaît encore aujourd’hui comme un allié de la Chine).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que les investissements chinois en France (plus de 14 milliards d’euros de 2000 à 2018) soient limités au minimum et que les investissements français en Chine restent très prudents. L’exemple de la crise que traverse aujourd’hui l’Allemagne, suite au ralentissement de la croissance chinoise, suffit à nous éclairer sur les risques encourus. Tous les investissements occidentaux en Chine sont caractérisés par un fort taux de risques (intérêts privés contre État chinois). De même, des achats chinois ont concerné : le Club Medl’hôtellerie de luxe, l’automobile (participation chez PSA), les clubs de foot(FC Sochaux-Montbéliard), l’aéroport de Toulouse-Blagnac, des terres céréalières, des vignobles, des usines de laitdestinées au marché chinois, les marques AosteJustin Bridou et Cochonou, les margarines «St Hubert», le luxe (ils ont acquis la majorité de Lanvin, le parfumeur Marionnaud, la griffe Sonia Rykiel et le chausseur Robert Clergerie), l’énergie (30% de la branche d’exploration-production GDF Suez), etc.

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) doute de la capacité de Macron à faire face au président Chinois (au-delà des poignées de mains, des photos et de beaux repas de luxe). La récente réunion de Paris avec Xi Jinping était du pur domaine de la communication. L’invitation faite par Macron, à Juncker et Merkel, à participer à la rencontre avec le président chinois, traduisait sa faiblesse à assurer seul le dialogue avec le président chinois alors qu’il n’y a aucune politique de l’Union européenne vis-à-vis de la Chine. Heureusement, la France n’a pas signé avec la Chine un accord-cadre pour participer aux projets d’infrastructures des «nouvelles routes de la soie», comme vient de le faire à tort l’Italie.

Les échanges, qui ont eu lieu, sur l’application des engagements de la COP21 ne peuvent que faire sourire, ou indigner, quand on sait que la Chine est le premier émetteur de gaz à effets de serre au monde et le premier producteur de charbon. La pollution dans les grandes villes chinoises atteint des sommets mondiaux.

Par ailleurs, on ne peut que douter de la concrétisation, dans le temps, de la vente signée de 290 Airbus, quand on connaît les programmes chinois pour fabriquer des avions du même type.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, sur le plan économique, que la balance commerciale entre la France et la Chine doit être équilibrée, dans un délai rapide. Il s’agit d’une nécessité pour l’économie française. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour atteindre cet objectif.

La délocalisation en Chine de l’usine française de fabrication de la Smart, par le groupe allemand Daimler, illustre, mieux qu’un long discours, la nécessité d’appliquer à la mondialisation un contrôle plus sérieux. Le temps des échanges inégaux, à notre détriment, doit prendre fin. Le problème prioritaire à régler, dans l’équilibre de nos échanges commerciaux, est celui posé par la Chine.

Le MIL, communication du 8 avril 2019

Les valeurs du gaullisme répondent aux enjeux de 2019

L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels. 

Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts. 

L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits. 

Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen. 

Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions. 

La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres). 

Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions. 

Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes. 

Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire. 

La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes. 

Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société. 

L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité. 

La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse. Une responsabilité de l’État dans le développement économique. 

L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France. L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier. 

Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs. 

Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.

Le MIL, communication du 29 mars 2019


Les valeurs de la Droite républicaine sont gaullistes

La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative). 

Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l’islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes. 

Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d’entreprises ou d’associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique). 

Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d’achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement. 

15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.

Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle. 

La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc. 

-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle. 

-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. 

-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel. 

-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France. 

-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. 

-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci. 

-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable. 

-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique. 

-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société. 

-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns. 

-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité. 

-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure. 

-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté(jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société. 

-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste. 

-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

Le MIL, communication du 23 mars 2019