Les islamistes intégristes n’ont pas leur place en France

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l’islamisme n’est pas un fait français. Il est le résultat d’ingérences étrangères d’États islamiques et/ou de diverses organisations islamistes (Al Qaïda, groupe État islamique, etc.). 

La récente défaite territoriale au Moyen-Orient du «groupe État islamique» conduit logiquement à un essaimage des combattants vers d’autres groupes armés existants. Des groupes armés islamistes mènent des actions terroristes, ou de guerre, notamment en Afghanistan, Iran, Irak, Kenya, Libye, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, pays du Sahel, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Ces groupes menacent les pays occidentaux, dont la France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une politique de prévention sérieuse passe par le départ de France des islamistes intégristes. La politique menée a posteriori des attentats et autres actions semble efficace. Mais elle ne suffit pas, car les islamistes représentent une menace permanente qui ne va pas disparaître de l’avis de tous les experts. Il convient d’expulser les islamistes résidant en France et de refuser tout retour des combattants, et de leur famille, des théâtres de guerre (Irak, Syrie, etc.). 

Il s’agit d’abord d’affirmer un choix politique clair, puis de travailler sur les débats juridiques complexes qui se posent. Des juristes et des associations complices combattent les intérêts de la France, par idéologie ou par intérêt. Ils sont nos adversaires. Les responsables politiques doivent faire appliquer les textes existants et, si nécessaire, faire adopter une loi ayant pour objet la prévention stricte de la menace islamiste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que plusieurs mesures s’imposent pour mettre les islamistes intégristes hors de France : 

-Des prisonniers de guerre islamistes ne doivent pas revenir de Syrie en France. Ils doivent être jugés sur place, en connaissance de leur participation aux crimes commis localement ; connaissance que nous n’avons pas. 

-Les candidats au droit d’asile, connus pour islamistes, doivent être écartés de la procédure sans délai. 

-Les recalés du droit d’asile doivent être expulsés de manière effective et ne pas rester en France. 

-Les délinquants islamistes doivent subir une double peine : peine de prison, puis expulsion du territoire français lorsqu’ils sont de nationalité étrangère. La confusion entre islamisme et délinquance a été prouvée dans de nombreux cas. 

-Les prêcheurs islamistes étrangers, qui font du prosélytisme islamiste, doivent être expulsés, comme le demande d’ailleurs le recteur de la Grande Mosquée. 

-Des islamistes étrangers, déjà «réfugiés» en France, doivent faire l’objet d’une interdiction de séjour. -Les demandeurs de naturalisation, sur lesquels pèsent des soupçons d’islamisme, doivent voir leurs dossiers rejetés. Certains islamistes déjà naturalisés doivent être déchus de leur nationalité et expulsés. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut tout faire afin que les Français, de religion musulmane, ne soient pas «infiltrés» par des activistes islamistes religieux ou combattants, ne subissent pas le prosélytisme islamique ou être incité à combattre la France et la République à tous les niveaux. Il faut donc limiter au maximum l’influence des activistes islamistes intégristes en France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la France ne peut pas à la fois mener des opérations extérieures contre les groupes armés islamistes, comme au Sahel, et être défaillante sur son propre territoire. La France doit apparaître comme refusant l’infiltration islamiste. Elle doit, pour cela, courir le risque de heurter certains pays musulmans réputés «amis». Les pays les plus fermes dans leur pratique vis-à-vis des islamistes seront les plus respectés sur le plan international et les moins menacés. 

C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance sa campagne militante sur le thème : «La France aimez-la ou quittez-la – être Français c’est un état d’esprit, pas une couleur de peau».

Le MIL, communication du 20 mars 2019

Il y a 22 ans que Jacques Foccart est décédé

Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes. 

PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART 
Une des grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d’échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu’au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l’information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l’intérêt national et une certaine idée de la France. 

DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l’annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d’informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu’elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d’heure en heure. L’ambiance des réunions publiques, l’ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d’éléments fiables d’analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors. 

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d’actions qui formeront l’ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante. 

UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l’Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d’action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain. 

Nos propositions d’action entièrement validées, c’est d’un commun accord que nous avons pris la décision d’attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d’affichage pour recourir à cette forme d’action, traditionnellement liée à nos activités. 

LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l’organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France. 

Le rythme de la campagne s’accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d’ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent. 

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n’ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

Le MIL, communication du 19 mars 2019

Il y a un autre chemin pour l’Europe

Laurent Wauquiez vient de publier une tribune intitulée : «Il y a un autre chemin pour l’Europe». 

Elle reprend la ligne politique défendue par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) à propos de l’Union européenne (voir les différents CP) et précise clairement les choix. 

Il affirme, entre autres :

-«Les Français ne sont pas contre l’Europe ; ils sont contre ce qu’elle est devenue.» 

-«Vouloir construire une Europe fédérale sur les décombres des nations est une profonde erreur. » (…) « C’est une faute de vouloir se débarrasser de la France dans l’Europe.» 

-«Contre l’immigration de masse, nous proposerons une double protection : une protection aux frontières européennes pour ramener tous les bateaux de passeurs sur les côtes africaines, et une protection aux frontières nationales pour empêcher les entrées illégales en France.»

Le MIL, communication du 13 mars 2019

Les manoeuvres de Macron pour l’Europe fédérale

Macron vient de publier une tribune dans les 28 pays membres intitulée «Pour une renaissance européenne» afin d’engager la campagne électorale et de trouver des partis partenaires pour LREM.

L’image de Macron dans les pays de l’Union européenne s’est profondément dégradée depuis 2017. 
La première raison tient à l’absence de maîtrise budgétaire de la France, qui apparaît comme l’une des plus mauvaises élèves au sein de l’Union. La seconde est causée par l’impact, à l’étranger, de la contestation des «gilets jaunes» et l’explosion de violences urbaines non maitrisées qui l’accompagne. Bilan : Macron a perdu une partie de sa crédibilité, donc la France aussi. 

Macron a essuyé des échecs successifs sur ces projets européens. 
À l’origine, Macron a mené campagne pour l’«approfondissement de l’Union Européenne» (Discours de la Sorbonne). L’objectif d’un «budget stabilisateur de la zone euro» n’est plus à l’ordre du jour. La Directive sur la taxation des GAFA ne verra pas le jour au niveau européen. Le compromis obtenu sur le travail détaché et la Directive qui en est issue sont insuffisants (sans compter qu’il exclut les chauffeurs routiers). Le glyphosate n’a pas été interdit. Des alliances industrielles entre entreprises françaises et européennes peinent à déboucher et celles existantes connaissent de gros problèmes. 

Macron ne s’est pas montré capable de nouer des relations fortes avec les gouvernements des pays de l’UE, même avec l’Allemagne. 
Macron a mis le ministre des Affaires étrangères sur la touche. Il n’a pas observé les usages élémentaires de la diplomatie en attaquant les décisions de dirigeants de plusieurs pays européens (pays du groupe de Visegrad, Italie). Il a également soutenu publiquement des candidats lors d’élections dans les pays voisins, qui ne l’ont pas emporté (Italie). La prise de parts du gouvernement des Pays-Bas dans le capital d’Air France – KLM a été une manœuvre hostile. Elle illustre la mauvaise qualité des relations bilatérales avec un pays historiquement proche, c’est un échec personnel pour Macron. 

Macron ne peut plus aspirer à devenir un «leader pour l’Europe». 
Seuls quelques-uns de ses partisans et les médias proches de la présidence feignent encore d’y croire. Dans ces circonstances, la «Tribune», qu’il vient de publier dans différents quotidiens des pays de l’Union, apparaît comme une initiative assez limitée. 

Macron tente de se repositionner pour être le moteur d’un groupe parlementaire clé au parlement européen. 
Directement, Macron n’évoque plus dans sa «Tribune» ni projet d’intégration européenne, ni budget de la zone euro avec mutualisation, ni gouvernance de la monnaie unique. La «Tribune» de Macron débute par un «Citoyens d’Europe» qui confirme bien la vision fédéraliste de Macron. L’Union européenne n’est pas un pays et n’a pas de citoyens. 

La «tribune» comporte : 

-Une série de vœux pieux (en faveur de la liberté, la protection et le progrès), avec quelques idées consensuelles (comme la lutte contre les ingérences étrangères dans les démocraties européennes). 

-Des idées de constitution d’une série de nouvelles institutions supranationales (dont une «Banque pour le climat»), qui porteraient atteinte à la souveraineté des Nations. 

-Des projets que l’on sait sans perspective réelle (telle la convergence des «droits sociaux européens» ou la «remise à plat des accords de Schengen»), compte tenu des gouvernements en place. 

-Plusieurs idées dangereuses comme la création d’un «office européen de l’asile et d’une police des frontières commune». 

-L’affirmation de la permanence d’un clivage entre les «européens» et les partisans des Nations (qualifiés bien inexactement de «nationalistes»). Cette analyse primaire proposée par Macron entre «bons» et «méchants» ne correspond à rien dans l’échiquier politique européen. La réalité est beaucoup plus complexe pays par pays et courant politique par courant politique. 

Enfin, son texte évite de nombreux sujets comme la nature des risques actuels : terrorisme islamique, migrations, dénatalité, menaces sur l’identité de nos pays, etc. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la relative absence d’aspérité de la «Tribune» (hormis les instances supranationales) ne signifie en rien que Macron ait abandonné le projet d’une Europe fédérale qu’il a défendu et auquel il croit. Mais cela signifie qu’il se trouve en manœuvre, sur le plan national et européen, dans un contexte peu favorable pour lui. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron ne connaît pas plus la réalité de l’Europe qu’il ne comprend la situation intérieure de la France. Il agit par rapport à l’image illusoire qu’il s’en fait sans tenir compte des réalités. Il joue la communication pour saturer l’opinion. 

Sur le plan national, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce ce recours à la communication conduite en tant que «Président de la République» pour soutenir puissamment la campagne de sa liste de gauche social-démocrate (réunissant LREM, MODEM, Mouvement des radicaux, Agir et autres) dans le cadre de l’élection européenne de mai 2019. Le coût de cette communication devrait être intégré dans les frais de campagne de cette alliance politique. 

Sur le plan européen, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate les efforts de Macron pour racoler divers partis européens. Il vise à participer à la constitution d’un groupe parlementaire-clé au sein du parlement européen entre le PPE et le PSE. La publication de sa «Tribune» contribue évidemment à cette opération, qui ne semble pas en passe d’aboutir. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que Charles de Gaulle a toujours privilégié le principe d’une Europe intergouvernementale, c’est-à-dire une Europe des Nations. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours soutenu et soutient toujours cette position politique.

Le MIL, communication du 11 mars 2019.

Macron ce n’est pas la Droite, c’est la gauche

De récents sondages mettraient en évidence une montée de l’implantation de Macron dans l’électorat de la droite modérée et du centre. Il s’agit juste là d’une photographie de l’opinion à un instant donné, mais qu’il convient de commenter. 

La contestation civique et sociale à l’égard du président de la République apparaît comme une contestation «anti système», c’est-à-dire une contestation de l’État et de ses institutions. Il est normal que des citoyens affirment leur attachement aux institutions et au respect de l’ordre républicain qui apparaît, à tort ou à raison, menacé par des casseurs (black bloc, zouaves et antifa) et par une contestation anti-démocratique (anticapitaliste, bolchevique). Il est clair qu’il y a, chez certains, une remise en cause des Institutions de la 5e République. La volonté d’instaurer la proportionnel en ait un exemple. Cette réaction ne signifie en rien un soutien à la politique menée par Macron (hausse des impôts et des taxes, taxation des retraités, insécurité, non-contrôle de l’immigration, Europe fédérale) ou qui pourrait être menée demain à l’issue du «grand débat». 

Appliquant son programme, Macron mène une politique de gauche qui n’apporte pas de véritable solution aux problèmes de notre pays. C’est pour cette raison qu’il se trouve, au bout d’un an et demi, dans une impasse politique. La situation politique de Macron est d’autant plus fragile qu’il ne semble pas bien comprendre, à titre personnel, la situation dans laquelle il s’est mis. Macron, trouvant désormais porte fermée parmi les partis de gauche écolos et marxiste (PS, EELV, PCF, Génération.s, LFI), semble se tourner vers l’électorat de droite pour survivre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron fait tout son possible pour rallier la droite modérée à sa majorité. Il a pris des mesures qu’il considère comme propres à satisfaire l’électorat de droite (projet d’une loi anticasseur, heures supplémentaires, évocation de possibles «quotas» d’immigration). Ces pistes sont anecdotiques et ne changent en rien sa ligne politique. Cette manœuvre est destinée à assurer à la liste de la majorité (LREM – MoDem) le soutien de partisans de la construction d’une Europe fédérale, de droite et du centre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les quelques transfuges, issus de la droite, siégeant au gouvernement qui animent cette opération. Ils s’efforcent d’attirer quelques-uns de leurs anciens collègues pour les élections à venir. Certains maires de droite semblent prêts à se montrer conciliants envers la majorité «macroniste», nourrissant l’illusion d’éviter de se trouver face à une liste LREM aux municipales de 2020. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne ces choix opportunistes d’élus, ou d’anciens élus, qui déconsidèrent leurs auteurs et portent atteinte à la confiance que le citoyen doit avoir envers les femmes et les hommes politiques, d’une manière générale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre tous les élus, issus de la droite et du centre, qui ont choisi ou choisiraient de rallier «le monde de Macron» et la gauche. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la Droite républicaine doit avant tout défendre ses valeurs, sans jamais transiger, et refuser tout calcul électoral. Cela a toujours été le sens de notre démarche civique. Les élections à venir nous donneront l’occasion de défendre nos convictions et, donc, de combattre Macron et sa politique de gauche.

Le MIL, communication du 4 février 2019

Islamiste et terrorisme, une menace de tous les jours

Le gouvernement français veut rapatrier 130 hommes et femmes détenus en Syrie par la Force démocratique syrienne (FDS) et qui ont été engagés dans les rangs djihadistes. Ils seraient rapatriés en France par avion pour y être jugés. Cela constituerait un premier rapatriement collectif de jihadistes français depuis la Syrie. 

L’argument utilisé pour justifier cette opération d’importation des islamistes «français» ayant appartenu ou appartenant encore au Groupe Etat Islamique serait de ne pas perdre la trace de ces combattants islamistes. Au nord de la Syrie, les alliés locaux de la France sont menacés par une offensive terrestre turque et souhaitent poursuivre le combat pour la survie de la communauté kurde. Dans ce contexte, la garde des prisonniers européens capturés lors de la guerre contre l’État islamique ne leur apparaît naturellement plus comme une priorité. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète du retour organisé en France de combattants islamistes entrainés. En effet, si la voie judiciaire est effectivement bien suivie, il est difficile de prévoir les décisions qui pourront être prises. Quels seraient les éléments concrets disponibles pour connaître les activités exactes de ces «Français» en Syrie ou en Irak ? Quels seraient les éléments effectivement retenus ? Certains de ces islamistes sont probablement connus par les services de renseignement français, mais pas tous. Donc, une partie d’entre eux ne seront pas poursuivis ou seront libérés après une courte peine, par défaut de preuve. Les procédures judiciaires seront lourdes et leur résultats incertains. Sans mettre en cause l’efficacité de nos services, on se trouve dans la réalité. Il va rester beaucoup d’incertitudes sur l’action d’une part de ces activistes islamistes. Plus de 500 personnes sont déjà incarcérées en France, en détention provisoire, ou condamnées. Certes des dispositifs pénitentiaires plus adaptés ont été mis en place ou sont en cours de formalisation. Mais la réalité apparaît plus mitigée : les conditions d’application des peines qui conduiront à des libérations sont encore plus inquiétante. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la lutte contre le terrorisme islamique n’a pas été retenue, en dépit de son importance, dans le cadre du «grand débat», alors que ce sujet inquiète légitimement les Français. Le terrorisme en France a assassiné plus de 250 personnes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les islamistes demeurent une menace permanente pour la France, qu’ils agissent en groupe organisé, ou sous la forme d’individus fanatisés prétendument isolés. La défaite territoriale du groupe État islamique en Irak, puis en Syrie, ne gomme pas la menace terroriste islamiste. Le terrorisme islamiste s’illustre par des massacres, comme tout récemment aux Philippines, dans une cathédrale, ou au Kenya, dans un hôtel de luxe. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la passivité de Macron face à la menace islamiste. Il semble indispensable de mieux se prémunir contre le terrorisme islamiste. Cela suppose de changer notre droit pour faire face à cette nouvelle forme de menace. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à proposer une nouvelle loi de prévention de la menace islamiste. Il faudrait pouvoir fermer un grand nombre de mosquées salafistes ; placer en rétention de sûreté les détenus islamistes devant prochainement être libérés de prison ; interner administrativement les islamistes considérés comme potentiellement dangereux ; expulser les islamistes de nationalité étrangère et interdire le retour en France des combattants islamistes partis se battre à l’étranger ; déchoir de la nationalité française lorsque c’est possible. Si c’est notre droit qui l’interdit, alors il faut l’adapter pour répondre à la menace islamique actuelle. C’est le devoir du politique de le faire pour répondre à l’attente des citoyens.

Le MIL, publication du 31 janvier 2019

Macron a cédé, c’est le début !

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a cédé en reculant et en abandonnant la hausse des tarifs des carburants et des énergies et le renforcement du contrôle technique. 

Il s’agit d’une victoire de la contestation contre une politique explicitement hostile à l’automobile individuelle par tous les moyens : limitation de vitesse à 80 km/h, multiplication des radars, renforcement du contrôle technique au-delà des exigences européennes, hausse des péages, péages pour accéder aux villes, zones piétons et prix de l’essence. 

Avec beaucoup de retard, la contestation initiale a été satisfaite, sauf sur la question de la CSG des retraités. 

Dans un second temps, Macron vient d’annoncer des mesures en faveur du pouvoir d’achat des salariés et de certains retraités. Il va devoir consolider le budget 2019 en abandonnant des dépenses ou en retardant leur exécution. Tout cela demandera à être précisé dans le détail. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la vigilance pour plusieurs raisons : 

-d’une part, les violences extrêmes de groupes extérieurs aux manifestants, accompagnant le mouvement, ont pris une importance inacceptable, 

-d’autre part, l’expression d’une contestation sauvage de la Constitution de la Vème République, voire de la démocratie, est dangereuse, 

-enfin, la pénétration et la récupération par l’extrême gauche sont avérées. On ne peut accepter le glissement de l’expression du «ras-le-bol fiscal» à une stratégie de lutte de classe marxiste (faire payer les classes moyennes et supérieures). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) observe la persistance d’une mobilisation plurielle des «gilets jaunes», dont les effectifs sont importants, même s’ils paraissent minorés par les estimations du ministre de l’Intérieur. La grande majorité est constituée de personnes qui sont de passage pour un moment, une manifestation ou une fin de semaine. 

La perspective d’affrontements attire, en fin de manifestation, divers profils de personnes intéressées par le spectacle, la manipulation révolutionnaire, la participation aux évènements et le vol. Beaucoup de sites ont été impactés par les violences au-delà de barricades assez ponctuelles. Des violences urbaines accompagnées de pillages ont eu lieu à Paris, mais aussi à Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Marseille. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la nébuleuse des «gilets jaunes» n’a eu en un mois ni la capacité de constituer une coordination ni de désigner des interlocuteurs. Il n’existe pas d’homogénéité autour d’un projet commun (les diverses listes de revendications manquent souvent de sérieux). On voit même apparaître des intérêts personnels à l’approche des élections européennes. 

La convergence intervient seulement autour d’un rejet qui porte sur des décisions politiques, des propos et des attitudes de Macron. Le seul mot d’ordre unitaire apparaît demeurer : «Macron démission». 

Faute de revendication, au-delà de la suppression de la hausse du prix du carburant qui a été obtenue, les conditions sont réunies pour déboucher sur une impasse et la pratique d’une violence pure en fin de manifestation. Cette violence est exercée par des extrémistes, principalement de l’ultra gauche, des délinquants pilleurs (souvent venant des «banlieues») et des manifestants radicalisés. 

Un mouvement raisonnable au sein de «gilets jaunes» aura beaucoup de mal à être reconnu comme représentatif dans le nuage de la contestation telle qu’elle se présente, car il ne peut qu’apparaître qu’en décalage avec la base et avec la nature même du mouvement. 

Dans ces conditions, les réponses apportées tardivement par Macron sur la suppression de la hausse des taxes, puis sur le pouvoir d’achat de salariés ayant de bas salaires (SMIC, prime d’activité, heures supplémentaires et prime de Noël) ne répondent en fait plus à la situation. 

La réponse qui a été formulée par Macron est rationnelle mais elle ne peut pas constituer une réponse face à une mobilisation devenue totalement irrationnelle. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) mesure que le risque réel est que la gauche de la gauche se trouve en situation de tirer avantage de la situation en récupérant un mouvement qu’elle ne contrôlait pas à l’origine. La mise en avant de revendications de lutte de classe (contre les classes moyennes et supérieures) est relayée par nombre de journalistes (eux-mêmes de gauche) qui retrouvent leurs repères dans ces formulations politiques traditionnelles. 

La gauche de la gauche est, certes, en désordre mais elle dispose d’une vraie opportunité. Elle affronte la gauche sociale-démocrate de Macron, par exemple par le dépôt d’une motion de censure PS, PCF, LFI. L’absence de soutiens à Macron, y compris dans sa majorité, lui pose évidemment un problème dans ce contexte de tensions politiques. La gauche sociale-démocrate est en recul dans tous les pays européens et elle décroche à son tour en France. Tous ceux qui ont misé, souvent par opportunisme, sur Macron et sur «En marche» doivent en tirer rapidement les conséquences. 

Macron et ses amis tentent depuis le début de museler les oppositions à leur politique de gauche sociale-démocrate en essayant de les confondre et de les assimiler aux extrêmes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) voit que la loi de finances 2019 est bouclée. Il n’y a pas eu de changement de politique, mais juste quelques ajustements et des mesures qui vont coûter 10 à 12 Md€, dont une partie sera payée par les employeurs (hausse du SMIC de 1,8% et prime). 

L’opposition à la politique de Macron dans les domaines de l’emploi, de l’immigration, de la sécurité, de la famille, de l’Union européenne doit se poursuivre activement dans le cadre des Libertés publiques, en phase avec le projet politique de la Droite républicaine. Une issue politique est indispensable.

Le MIL, communication du 11 décembre 2018