Macron, Président des taxes

Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois. Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie. 

Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l’impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d’euros. 

Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C’est une hausse considérable puisqu’en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l’horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l’année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d’essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022. 

En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures. 

Macron a dit qu’il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l’année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d’environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d’environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l’Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019. 

Et pendant ce temps-là, Macron n’a pas présenté de plan d’économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.

Le MIL, communication du 13 novembre 2018

Oui, le 17 novembre , il faudra protester

Macron a affirmé à propos de la hausse des prix de l’essence et du diesel : «Je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail.» 

En un an, le prix des carburants a augmenté de l’ordre de 23 % pour le diesel et de 15 % pour l’essence. Macron a choisi de faire payer les Français en alourdissant très fortement la fiscalité sur ces produits à travers la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (loi de Transition écologique de 2015 sous Hollande) ou «taxe carbone» (Budget 2018). Au coût du pétrole brut, s’ajoute le prix du raffinage et celui de la distribution, puis la «taxe carbone» et sur l’ensemble la TVA. La hausse actuelle est liée, d’une part, à l’augmentation du cours du pétrole et, d’autre part, à la progression de la «taxe carbone». Au final, la part des taxes représente 60 % environ du prix du carburant, taxes qui sont programmées pour augmenter jusqu’en 2022. 

Dans le projet de loi de finances 2019, le gouvernement prévoit que la TICPE devient la 4e ressource fiscale, après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Elle doit rapporter environ 38 milliards d’euros. Sur cette somme, 45% iront à l’État, 33% seront affectés aux collectivités locales, 3% seront consacrés aux infrastructures de transport. 19 % seulement iront à la transition écologique, dont le développement des énergies renouvelables. Macron dit assumer parfaitement la hausse de la taxation et s’en explique : «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Il souhaite donc clairement limiter la circulation des véhicules automobiles par la hausse du prix du carburant. 

La hausse des prix des carburants est inacceptable et provoque une légitime colère populaire. Les organisations patronales et syndicales partagent d’ailleurs cette contestation. La motivation «écologique» de cette augmentation, évoquée par Macron, constitue une escroquerie dans la mesure où le fruit de la taxation sur le carburant est affecté à moins de 20% à un objet «écolo». La réalité est que le gouvernement se trouve en difficulté, en raison d’un taux de croissance inférieur à celui prévu, et que pour boucler le budget de 2018, il cherche à combler le futur déficit de l’année puisqu’il n’a pas réduit les dépenses de l’État. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les pistes évoquées par Macron pour compenser l’augmentation des prix du carburant. Elles ne sont pas sérieuses car elles reposent sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises. Or, rien ne sert de prélever pour reverser ou de prétendre «aider les entreprises» pour les faire payer encore une aide de plus tout en défendant la mobilité des chômeurs (donc des km à faire) et des salariés. Ces projets de compensations ne concernent ni les jeunes (en particulier les étudiants éloignés de leur domicile) ni les retraités. Une fois de plus, Macron joue les salariés contre les «inactifs».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle donc ses militants et sympathisants à participer localement aux mouvements de protestation du samedi 17 novembre contre la hausse du prix des carburants. Il faudra aussi éviter toutes les tentatives de récupération politique. 

A l’occasion de ces manifestations, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la suppression de la taxation fondée sur un pourcentage pour passer à une taxation à un montant fixe ne dépendant pas du cours du pétrole brut. Le gouvernement doit prendre en compte un contexte international qui laisse augurer une augmentation des cours du pétrole (Le contexte est marqué, entre autres, par les sanctions américaines contre l’Iran qui vont impacter le prix du pétrole).

Le MIL, communication du 7 novembre 2018

Macron et l’Europe, c’est le fédéralisme ou le chaos

Le discours de Macron sur l’Europe évolue à l’approche de l’élection européenne. Il s’oriente vers une dramatisation factice pour mobiliser l’opinion publique en sa faveur. 

Le contexte politique dans les États membre de l’Union européenne n’apparaît pas favorable à son projet fédéraliste de renforcement de la tutelle de l’Union sur les Nations : coalition italienne, affirmation de pays de l’Est européen, instabilité de la coalition au pouvoir en Allemagne. 

Macron semble avoir perdu la possibilité de faire passer son projet de gouvernement économique de la zone euro. Il a échoué à imposer certaines de ses idées comme le contrôle des travailleurs détachés ou le glyphosate. Il recule sur plusieurs fronts comme celui de la répartition par quotas par pays de l’accueil des migrants. 

Son projet initial, et lyrique, est mis en échec, alors il change de discours pour nous imposer l’idée que c’est lui ou le chaos. La dramatisation peut convaincre des électeurs apeurés, mais son argumentation est primaire et inexacte. Il affirme ainsi : «Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres». 

Sans être un historien pointu, le parallèle avec les «années 30» laisse rêveur. Il n’y a aujourd’hui ni régime autoritaire, ni programme de réarmement, ni revendication territoriale, et une acceptation générale des institutions internationales. Les pays membres de l’Union ont des gouvernements de droite ou de gauche, ils sont justes plus ou moins critiques sur la commission de Bruxelles et certains désirent s’en émanciper. 

Compte tenu des élections récentes dans les pays membres, il paraît que l’on se dirige pour l’assemblée européenne de 2019 vers un multipartisme, suite à une longue période de bipartisme (entre centre droit et socialiste) qui dominait le fonctionnement des institutions. Les forces politiques présentes à l’Assemblée européenne vont s’émietter entre extrême-droite, souverainistes, droites eurosceptiques et/ou fédéralistes, démocrates et libéraux, sociaux-démocrates, socialistes marxistes, écologistes de toutes couleurs, communistes, et extrême gauche. Le fonctionnement de l’Union pourrait donc changer par obligation. Il semble souhaitable que les États reprennent entièrement la main à partir de 2019, en enterrant officiellement le projet d’un «État européen fédéral» au profit de collaborations à géométrie variable entre pays volontaires. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le discours de Macron, car il invite les Français à la peur par rapport à une situation qui ne le mérite pas. Il nage dans la confusion en mélangeant les faits de l’après Première et l’après Seconde Guerre mondiale. Il attaque publiquement des dirigeants européens élus démocratiquement, en Pologne ou en Hongrie, tandis qu’il serre chaleureusement la main au dictateur turc Erdogan et d’autres dictateurs. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le discours de Macron. Il affirme que «L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté.» Macron semble croire que l’Union européenne a, à ce jour, une souveraineté, ce qui n’est pas le cas. L’UE est un ensemble de nations, liées par des traités internationaux ; le départ de la Grande-Bretagne le prouve pleinement. 

Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), la seule question qui se pose est celle de l’indépendance de la France, dans un ensemble européen dynamique porteur de synergies.

Le Mil, communication du 5 novembre 2018

Le général Charles de Gaulle nous quittait il y a 48 ans

Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2018 est une journée du souvenir. En effet, il y a 48 ans, le général de Gaulle nous quittait. 

Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.

 Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés. 

A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946. 

Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965. 

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale. 

La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. 

Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970. 

Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire. 

Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

Le MIL, communication du 9 novembre 2018

Hommage aux patriotes français qui ont défendu la patrie

Macron a déclaré : «la plupart des combattants sont des civils qu’on a armés». Cette phrase, étonnante de banalité, de Macron explique en fait le choix du président de la République d’annuler le défilé militaire du 11 novembre 2018 qui devait donner l’occasion de célébrer le centenaire de la victoire et du retour à la paix. 

L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l’Allemagne, mais il ne s’agit pas d’une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l’état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles. 

La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées. Il regrette donc la décision de Macron de renoncer à un grand défilé militaire du souvenir car le 11 novembre est une date symbolique pour l’armée française et la Nation toute entière. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le choix de Macron, car il renonce à assumer sa responsabilité institutionnelle à l’égard du pays. Il mélange une calme manifestation du souvenir avec les enjeux diplomatiques actuels. Or, le contexte de l’Europe de 2018 n’a évidemment aucun rapport avec le contexte historique de 1918 marqué par des changements de régimes politiques, l’éclatement des empires, la fin de l’empire ottoman, des révolutions communistes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que juger 1918 avec la grille de 2018 apparaît comme une faute grave qui relève d’une vision post nationale. En effet, Macron montre qu’il ne raisonne plus dans le cadre de la Nation (notion qu’il a abandonnée), mais dans celui d’une entité européenne, qui n’existe pas vraiment, ou d’une mondialisation fantasmée. Les commémorations du centenaire, organisées autour de Macron, sont inspirées par la seule perspective diplomatique de 2018. La célébration des bonnes relations franco-allemandes aurait pu trouver sa place avec davantage de pertinence à l’occasion du centenaire du traité de paix, en juin 2019.

Le MIL, communication du 8 novembre 2018

Macron abandonne aussi les quartiers hors contrôle

En France, des centaines de quartiers urbains apparaissent à ce jour hors de contrôle de l’État pour partie, ou en totalité. Des événements se succèdent avec des règlements de compte de bandes rivales, sur fond de trafic de drogue, d’armes, de personnes (prostitution) et de commerce de biens volés. Plus de la moitié des crimes et infractions graves commis en France le sont par des habitants issus de ces quartiers, agissant dans leur environnement. Macron a redéfini récemment ses priorités : «La police de sécurité du quotidien aura comme priorité la lutte contre le harcèlement, notamment dans les transports.» 

Ces activités criminelles induisent une insécurité constante pour les habitants qui s’accompagne du retrait de fait des services de l’État et des services publics. Policiers, pompiers, médecins se font agresser. Les établissements scolaires sont en situation de risques permanents, venant de l’intérieur comme de l’extérieur. Dans de nombreux cas, les services publics ont fermé leurs portes et les transports en commun sont pour le moins perturbés. 

Les habitants quittent ces quartiers dès qu’ils en ont la capacité (par exemple, les jeunes poursuivent leurs études ailleurs après le bac). Il en découle donc, depuis de nombreuses décennies, une concentration mécanique de personnes en situation sociale difficile, de refuges pour la pauvreté, incitant au recours à toutes les opportunités illégales. La liste de ces territoires a été réduite. Certains, grâce à l’intervention des élus locaux, se sont améliorés et sont sous contrôle pour l’essentiel. D’autres ne le sont pas du tout, ou ne le sont plus. La liste officielle devrait être mise à jour, car le zonage est aujourd’hui assez inexact. Il existe plusieurs listes selon qu’il s’agit de sécurité, d’éducation, d’urbanisme, de social, etc., car chaque ministère joue sa propre stratégie. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la nouveauté vient du fait de la reconnaissance de plus en plus consensuelle de cette réalité sociale et sécuritaire même si l’analyse des causes et des solutions diffère. 

La déclaration testamentaire de Gérard Collomb, suite à sa démission du Ministère de l’Intérieur, est particulièrement frappante, car émanant d’un socialiste reconverti dans le macronisme. Elle mérite d’être citée. Collomb a déclaré sur les quartiers difficiles que la situation était «très dégradée». «Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. (…) Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers, mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés». «On vit côte à côte, je crains que demain, on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses». 

Il a précisé également que l’accueil des migrants dans les quartiers pose un problème grave : «Si c’est pour mettre ceux qu’on accueille dans les quartiers dont je viens de parler, on accroîtra encore les problèmes et la situation deviendra ingérable». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que pour faire baisser la criminalité en France, l’État doit mettre en œuvre les moyens pour reprendre le contrôle de ces territoires qui sont actuellement hors contrôle. Le consensus qui se dessine sur cette question offre une opportunité d’y parvenir avec le plein soutien de l’opinion. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron n’a pas de politique à l’égard des quartiers abandonnés. Il se place dans le cadre d’un laissez-faire commode provenant à la fois de son orientation sociale-démocrate libertaire, de son manque de moyens budgétaires et, surtout, de son refus de tout risque d’affrontement (comme cela a été le cas avec les zadistes). Il faut reprendre tous les problèmes de ces quartiers de manière globale en commençant par le rétablissement de l’État de droit et la présence de tous les services publics, y compris la police ou la gendarmerie.

LE MIL, communication du 24 octobre 2018

Macron démarre sa campagne pour l’Europe fédérale

 Le 16 octobre, Macron a lancé la campagne européenne de 2019. «Je crois dans ce projet que je veux porter en Europe. Et c’est pour cela que je souhaite aussi le rassemblement le plus large.» 

Macron a décrit la situation avec gravité. Il s’est positionné lui-même, modestement, comme «La solution», pour la France et l’Europe, face aux problèmes du moment. Il affirme que : «Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l’Europe bascule presque partout vers les extrêmes et à nouveau cède aux nationalismes. Il faut que la France garde la maîtrise de son destin.» 

Les constats de Macron sont faux pour plusieurs raisons. D’une part, le monde ne change pas tant que cela, des rapports de force évoluent effectivement, mais à ce jour, il ne s’agit pas de désordres, mais de risques à anticiper, comme c’est l’usage. D’autre part, les équilibres politiques des pays de l’Union européenne changent, cela apparait assez normal dans des régimes démocratiques. La tendance générale semble être à la multiplication des forces politiques et à la sortie de situations de bipartisme. Cela crée une situation nouvelle qui devrait se traduire par une multiplication des groupes politiques au sein du parlement européen en 2019. Le parlement disposera d’une représentation plus composite. Les groupes socialistes (PSE) et démocrates-chrétiens (PPE) ne domineront plus mécaniquement l’assemblée européenne, comme cela a été le cas depuis des décennies. La ligne politique traditionnelle de l’Union européenne pourrait au minimum s’infléchir ou même changer en fonction des positions des gouvernements européens et du poids des groupes parlementaires. Enfin, quand Macron affirme que l’Europe bascule vers les extrêmes, il présente un tableau inexact. Certes des partis, ou coalitions, marxistes ont repris du poids comme en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en France (LFI, PCF…), mais sans présenter de menaces à leur stade de développement. Parallèlement, de nouveaux partis de droite ou d’extrême droite ont fait leur apparition comme notamment en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Suède. Certains participent au gouvernement, mais cela ne change pas fondamentalement les choses. Ces derniers partis défendent leurs intérêts nationaux. Mais ils n’ont, dans la pratique, aucun projet européen commun. Ils ne partagent que le refus d’une immigration illégale et la dénonciation de Bruxelles imposant une autorité supranationale (agissant dans le sens de la constitution d’une Europe fédérale). 

Cette question de la défense des frontières de l’Union vis-à-vis de l’immigration est partagée par des forces politiques de plus en plus larges, et même certains partis de gauche se sont clairement ralliés au principe du refus d’une immigration incontrôlée. 

Les partis fédéralistes européens refusent l’arrêt de l’immigration et défendent le principe d’une répartition des migrants par pays, selon la capacité supposée d’accueil de ceux-ci. C’est la position défendue par Macron et LREM. La loi «asile et immigration» adoptée, comporte certes un resserrement des procédures, mais elle ne permet pas de bloquer l’arrivée de migrants, ni d’expulser les candidats déboutés. Concrètement, le nombre de demandeurs d’asile croît, le nombre des acceptations de réfugiés augmente et, pour chaque bateau de trafic humain, Macron accepte l’accueil d’une part des migrants en France… 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron vient de débuter sa campagne pour l’élection européenne. Le président a choisi une argumentation symbolique très éloignée de la réalité des problèmes. Il tente de jouer sur le thème du «rejet des extrêmes» en proposant une alternative entrant dans un registre connu : «c’est moi ou le chaos». Mais la logique de «front républicain», qui a joué lors de la présidentielle, ne fonctionnera pas pour le scrutin européen marqué par une élection nationale à la proportionnelle à un tour, avec un large choix de listes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, pour cette élection, la droite républicaine doit mobiliser sur une nouvelle politique européenne à mettre en œuvre et contre l’Europe fédérale. 

Lire la Communication du MIL du 10 octobre 2018 – «MACRON – CHAMPION 2019 DE L’EUROPE FÉDÉRALE»

Le MIL, communication du 18 octobre 2018