Non au pacte mondial pour les migrations

«Les Républicains invitent donc le président de la République à faire preuve de responsabilité, comme d’autres chefs d’État, en refusant de signer ce pacte. Chaque peuple a le droit de décider souverainement qui il souhaite accueillir.» – Lydia GUIROUS, Porte-parole Les Républicains – 06/12/18 

L’arrivée illégale et l’installation d’étrangers clandestins en France sont refusées par une grande majorité de Français. Un référendum le prouverait aisément. Cette opinion largement partagée gagne actuellement même à gauche, et elle s’exprime dans de nombreux pays européens avec des expressions diverses. Chacun reconnait la nécessité de mettre un terme aux mouvements massifs d’arrivées de populations extra européennes qui se traduisent par des tensions, plus ou moins vives, dans les pays de la Méditerranée. L’arrivée et l’accueil de ces migrants illégaux et clandestins sont soutenus à la fois par des passeurs, des militants associatifs et des politiques qui pervertissent l’humanitaire. 

Par rapport à la réalité caractérisée d’un courant migratoire, permanent et de son rejet par les citoyens, la question est d’apporter des réponses sans attendre. Ces réponses semblent devoir être : un refus assumé des migrations illégales (affichage international et contrôle des frontières), un droit d’asile rare et circonstancié, la suppression des aides sociales aux immigrés illégaux et la concrétisation des expulsions des migrants clandestins illégaux déboutés du droit d’asile. 

Contrairement à cela, Macron a choisi de faire adopter la loi «asile et immigration» qui tente de résoudre des problèmes, mais sans apporter les solutions à la crise migratoire. D’autres pays européens renforcent leurs contrôles et testent des solutions de la Hongrie à l’Italie en passant par l’Autriche et d’autres pays. Ces faits démontrent bien que la réponse à l’arrivée des migrants se construit bien au niveau des États. Si une action commune, ou une coordination au niveau de l’Union européenne pouvaient être utiles, elles n’apparaissent pas opérationnelles aujourd’hui encore. 

Vient s’ajouter aujourd’hui le risque que fait peser sur la France la ratification du «Pacte mondial sur les migrations de l’ONU» les 10 et 11 décembre à Marrakech. En effet, Macron s’apprête à signer le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU. C’est un danger pour notre pays. Ce texte, présenté comme juridiquement «non contraignant», n’en relève pas moins d’une logique de promotion des migrations et implique la reconnaissance de l’aspect positif des migrations. Une fois signé, il serait opposé à la France dans de multiples contentieux à venir. De nombreux pays refusent d’ailleurs de signer le Pacte, dont les États-Unis, la Suisse, Israël ou l’Australie. 

Enfin ce «Pacte» relève d’une logique multiculturaliste, contraire au modèle républicain français, en promouvant notamment «le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et les migrants». Comme l’affirment Les Républicains : «Nous sommes persuadés que c’est aux étrangers accueillis en France d’épouser la culture française et pas à la France de s’adapter aux cultures d’origine. Surtout, c’est aux Français de décider qui entre en France». «Nous réaffirmons clairement qu’il n’y a pas de droit de l’homme à immigrer dans le pays de son choix». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande à l’actuel président de la République de ne pas signer le «Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières».

Le MIL, communication du 7 décembre 2018

Moratoire pour reporter après les élections européennes

le président de LR, Laurent Wauquiez, a déclaré : «Un moratoire, ce n’est pas suffisant. S’il s’agit juste de retarder les augmentations, ce n’est pas à la hauteur. Il faut l’annulation des hausses de taxes». «La responsabilité du président de la République est immense» vis-à-vis de l’actuelle situation de crise. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les mesures annoncées par le Premier ministre ne peuvent pas mettre fin à la contestation. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l’apaisement et au dialogue, réclame que le gouvernement apporte des véritables réponses sans «attendre les 6 mois d’un moratoire hypothétique». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a échoué à apporter une réponse, en temps utile, à la demande d’origine portant sur le refus de la hausse du prix des carburants. La suspension temporaire des augmentations de taxes jusqu’à l’élection européenne de mai 2019 annoncée par le Premier ministre ne constitue pas une réponse aux demandes exprimées. Il s’agit juste d’une arrière-pensée électoraliste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les violences qui ont eu lieu dont la responsabilité revient au gouvernement qui n’a pas mis en place un véritable dispositif de maintien de l’ordre, comme nous avons pu le constater pour certaines manifestations dans le passé (Manif pour tous). Le gouvernement connaissait les risques d’affrontements, la future présence des casseurs-voleurs venant de la banlieue, mais il n’a pas voulu se donner les moyens, notamment il n’a pas utilisé les camions-grilles pour fermer certaines rues, il n’a pas donné des ordres afin d’intercepter un maximum de vrais casseurs-voleurs. La volonté de jouer la «dangerosité» du mouvement de contestation pour le discréditer est évidente. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’inquiète, au-delà de la mise en cause de la personne de Macron, des attaques contre les institutions de la Vème République (organisation d’assemblées citoyennes, suppression du Sénat ou application de la proportionnelle intégrale) par certains représentants auto-déclarés des «gilets jaunes». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’infiltration par la gauche de la gauche, en particulier La France insoumise (LFI), d’un mouvement initial de «ras-le-bol fiscal». Elle essaie de récupérer les «gilets jaunes» dans une perspective purement révolutionnaire, en passant de la colère à l’émeute pour déboucher sur un fantasme d’insurrection. Le détournement politique de l’objet initial est aujourd’hui flagrant et pose un vrai problème politique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle le gouvernement à procéder à un changement de cap, en organisant le plus vite possible la réorganisation de l’État et la diminution des dépenses publiques, aujourd’hui trop élevées, pour permettre la baisse des impôts et des taxes. Il faut des «États généraux de la dépense publique et de la fiscalité».

Le MIL, communication du 5 décembre 2018

La gauche de la gauche en manoeuvre dans les lycées

L’accès à quelques lycées a été bloqué, partiellement ou totalement, ce début de semaine par un mouvement de protestation contre les réformes dans l’éducation et en soutien parfois aux «gilets jaunes». Le mouvement est encore marginal (0,3% les lycées), mais peut s’étendre assez vite. 

Des associations de lycéens, de gauche et d’extrême gauche (UNL et SGL), viennent de lancer un mouvement de contestation. Il vise, d’une part, la réforme du lycée et du bac, en cours d’installation, accusée de «sélection sociale» et, d’autre part, le mode d’accès aux études supérieures via la plate-forme d’inscription aux études supérieures «Parcoursup» expérimentée pour la première fois en 2018 et accusée d’introduire une sélection à l’entrée à l’université. Enfin, le caractère «obligatoire» du futur service national universel (SNU) est contesté, même si cette décision n’a pas encore été prise et que les expérimentations annoncées sont très marginales (avec une application lointaine prévue en 2026 !). 

Ces organisations lycéennes de gauche jouent sur l’inquiétude des jeunes face à une modification des filières au sein des lycées. Il faut reconnaitre que le dispositif proposé (loi ORE) est peu lisible, donc anxiogène pour les lycéens. La procédure de Parcoursup implique pour une large part des lycéens (80%) une longue attente de réponses sur leur possibilité d’accès à un établissement et, pour une partie d’entre eux, autour de 20%, une résolution tardive de leur affectation à un établissement. Ce déroulement conduit à un «suspens» sur l’avenir qui est à même d’inquiéter. Il y a des modifications à apporter à la procédure, mais cette communication porte précisément sur les risques de la contestation en cours. 

Un mouvement de contestation dans les lycées prend, le plus souvent, des caractéristiques identiques notamment : un côté collectif et festif des manifestations de rue, l’arrêt des cours et du travail scolaire, l’émergence de personnalités, des discussions sans fin conduisant à une radicalisation, le frisson de la révolte à caractère faussement romantique. Les revendications «objectives» des associations lycéennes de gauche sont très vite dépassées par un état à dominante irrationnelle, auquel il est difficile pour un ministre de l’Éducation et un gouvernement d’apporter une réponse. Le face à face entre les lycéens bloqueurs et ceux qui veulent étudier se concrétise à partir du moment où le lycée risque d’être bloqué. 

Le blocage de l’accès à un lycée constitue un acte de violence. La violence de certains débordements de casseurs lors des manifestations de «gilets jaunes» apporte à des lycéens des encouragements à la violence pure. Les blocages de lycées ont déjà été marqués par des affrontements et des bagarres. Des violences urbaines ont eu lieu à proximité de plusieurs lycées avec jets de projectiles sur les forces de l’ordre, incendies de poubelles et de palettes, voitures incendiées, magasins pillés. Des interpellations ont déjà eu lieu. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la contestation par des lycéens de gauche de la politique engagée dans l’Éducation n’a aucun rapport avec les manifestations des «gilets jaunes» organisées pour exprimer un ras le bol fiscal et la hausse du tarif des carburants. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne tous les types d’actions violentes. Il s’oppose à tout blocage de l’accès aux lycées et aux cours. Il appelle les chefs d’établissements à avoir recours à tous les moyens dont ils disposent pour faire respecter la liberté du travail des enseignants et des personnels, comme le droit d’étudier des lycéens. Il demande aux autorités académiques, en liaison avec les préfectures, d’intervenir de manière rapide pour faire dégager l’entrée des lycées avant que le mouvement engagé ne s’élargisse, au risque de conduire à une crise plus générale. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la manœuvre politique de la gauche de la gauche et, en particulier, des proches de la «La France Insoumise (LFI)», pour mobiliser des lycéens. L’intervention de militants non lycéens, à l’abord et dans les lycées, a été constatée sur le terrain.

Communication du MIL, 4 décembre 2018


Le parti communiste version 2018

La permanence du Parti communiste Français (PCF) a été confirmée lors du 38e Congrès. Un changement de secrétaire national et d’orientation a eu lieu. A la tête du parti communiste depuis 8 ans, le sénateur Pierre Laurent, un leader peu charismatique, laisse la place au député communiste du nord, Fabien Roussel. Ce changement de direction traduit une réorientation du PCF en réponse à la volonté d’une majorité des adhérents et des élus de voir se renforcer l’identité du PCF. Le choix du soutien de fait apporté par le PCF à Jean-Luc Mélenchon lors des échéances présidentielles, de 2012 et de 2017, se trouve sanctionné. En effet, le PCF n’a pas présenté de candidat aux deux dernières élections présidentielles et a perdu toute visibilité politique nationale. Du fait de cette absence de présence, il en est résulté une perte de visibilité du parti auprès de l’opinion de gauche et une conquête d’une grande part de l’électorat communiste par La France Insoumise (LFI). La situation entre LFI et le PCF est conflictuelle. 

Conséquence : les résultats catastrophiques des législatives de 2017 (moins de 3%) a ramené le PCF au niveau d’une quelconque organisation gauchiste et lui a fait perdre le statut d’un parti politique national. En dépit de ses problèmes, le PCF a réussi à «sauver les meubles» en maintenant des groupes parlementaires à l’Assemblée et au Sénat, mais il le doit uniquement à des apparentés de circonstances, dont des élus de l’outre-mer. Les élections internes au PCF ont conduit au succès de la liste identitaire communiste (42%), «Manifeste pour un Parti communiste du XXIe siècle», conduite par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et chef de file des communistes à l’Assemblée nationale, puis au ralliement, à l’occasion du Congrès, de la liste de l’ancienne direction arrivée en seconde position (38%). Les membres du PCF, partisans d’un ralliement à Mélenchon et à La France Insoumise (LFI), ont obtenu moins de 12% aux élections internes et se retrouvent dans une situation marginale voire sur le chemin du départ. Les conséquences seront les suivantes : 

-Le PCF revient à un programme communiste classique, issu de sa tradition marxiste. Le PCF est l’un des rares partis communistes d’Europe à avoir conservé son nom de «parti communiste», depuis la chute de l’URSS, il y a près de 30 ans. 

-Les dirigeants du PCF ont choisi de relancer leur parti en optant pour la présentation systématique de candidats aux échéances à venir : élections européennes en 2019 et municipales en 2018. La liste communiste à l’élection européenne sera conduite par Ian Brossat. 

-Pour les municipales, le PCF s’orienterait vers des alliances à géométrie variable, selon les contextes locaux, avec le Parti socialiste (Faure), LFI (Mélenchon), Génération.s (Hamon), Europe Écologie Les Verts (Jadot), etc. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le potentiel de la gauche de la gauche, atteinte par Mélenchon en 2017, soit près de 20% des suffrages, devrait se diviser entre plusieurs forces politiques lors de l’élection européenne (avec le mode de scrutin proportionnel). Puis, lors des municipales, la fusion de listes, au second tour, prendra une forme différente selon les villes. Un accord national entre partis politiques de la gauche de la gauche reste à ce jour improbable. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note la permanence d’une mouvance communiste importante en France. Elle dispose d’adhérents et d’anciens adhérents, de relais associatifs, syndicaux et médiatiques importants, en dépit de l’éclatement des forces qui la constituent. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme la continuité de son opposition contre cet ensemble imprégné d’idéologie marxiste, rhabillé à la mode du jour pour camoufler un passéisme intrinsèque. L’opposition de la gauche marxiste à la gauche social-démocrate, incarnée par Macron et La République En Marche (LREM), pourrait constituer un accélérateur pour ce courant politique révolutionnaire, remettant en cause les fondements de la République et de notre Liberté.

Communication du MIL, le 29 novembre 2018


Macron doit céder en baissant les taxes sur l’essence

Après deux semaines de contestation engagée contre la hausse de la taxe sur les carburants, le mouvement semble avoir pris un tournant depuis le samedi 24 novembre. D’abord, l’absence d’organisation du mouvement des gilets jaunes a conduit à des slogans déplacés, à des actes inappropriés et à des violences à l’égard des biens (magasins, mobiliers urbains) et des personnes (membres des forces de l’ordre, journalistes). Le mouvement des «gilets jaunes» a été infiltré par des militants extrémistes, principalement venus de l’extrême gauche. C’est la présence tolérée de ces casseurs qui explique les scènes de violence et d’affrontement avec les forces de l’ordre qui ont illustré le rassemblement du 24 novembre. 

De même, l’auto désignation de «porte-paroles des gilets jaunes» dimanche soir devait ouvrir la voie à des échanges avec le gouvernement. Mais ceux-ci ont présenté des revendications qui, outre le gel des taxes sur le prix du carburant, dépassent très largement les participants aux actions de terrain de cette contestation. Il est, en effet, question de constituer une «assemblée citoyenne» (un soviet !), de «supprimer le Sénat», de «permettre aux citoyens de promulguer des lois», «reconnaitre le vote blanc lors des scrutins électoraux», etc. Ces revendications, sorties d’un chapeau ou inspirées par des groupes, mettent en cause les institutions de la Vème République. Elles faussent complètement le mouvement initialement organisé autour d’un ras-le-bol fiscal, tel qu’il a permis de fédérer les manifestants. 

Enfin, vient s’ajouter au paysage, la décision de la direction de la CGT d’appeler à manifester le 1er décembre, comme les «gilets jeunes», mais en faveur de l’augmentation massive du SMIC. 

Le mélange de toutes ces revendications porte à la plus grande des confusions dans les idées. 

En réponse, Macron et le gouvernement jouent avec le feu en faisant monter la pression dans le souhait de voir les violences commises décrédibiliser la contestation. Car ils savaient, dès jeudi 22 au matin, que les manifestants allaient donner comme mot d’ordre de se rendre vers la place de la Concorde et les Champs-Élysées à Paris. C’est ainsi que les Champs-Elysées ont été laissés à la main de casseurs bien connus et identifiés par la police, alors que le scénario était parfaitement prévu, depuis plusieurs jours. La mise en scène de la dangerosité du mouvement (morts, blessés, barricades, cout économique et social), argumentée quotidiennement par Castaner, n’a, au final, pas conduit à un rejet de la contestation par l’opinion. La manipulation était trop voyante, la ficelle trop grosse. 

Macron a répondu à la contestation par une fin de non-recevoir à la remise en cause de l’augmentation de la hausse des taxes sur les carburants. Il a centré son discours sur la «transition écologique» reposant sur un projet à long terme de réorganisation de la production énergétique. Son discours a été complété par l’annonce d’un projet de loi sur la mobilité préparé par la ministre des Transports (la patinette électrique pour tous et le covoiturage à volonté pour remplacer l’auto). Bref, Macron n’a apporté aucune réponse concrète. Il a juste évoqué un projet fumeux de taxe flottante en fonction des cours du pétrole, sans donner de précisions convaincantes. Enfin, il a annoncé des consultations locales sur les trois prochains mois pour renvoyer à plus tard toute quelconque décision. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron se trouve dans une impasse politique face à un front de contestation multiforme, allant de la droite à la gauche, qui inclut même Bayrou. Les responsables de La République en Marche (LREM) sont touchés par le doute ! Ni l’argumentation ni l’attitude de Macron ne passent. À cause de son refus de toute correction de son projet fiscal, il en arrive à laisser mettre en cause les institutions de la République elle-même. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la situation présente est marquée par une augmentation des impôts et des taxes, au-delà de l’évolution des revenus (faible augmentation des salaires et gels des diverses aides sociales APL, allocations familiales). Cela produit mécaniquement une réduction du pouvoir d’achat auquel s’ajoute un taux d’inflation qui augmente. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le pouvoir d’achat est tributaire de deux facteurs : d’une part, les revenus et, d’autre part, le niveau de prélèvement des impôts et taxes. Pour parvenir à assurer un pouvoir d’achat suffisant à la vie courante, schématiquement, deux positions traditionnelles s’opposent : 

-Une vision de gauche consiste à demander une augmentation des salaires (aujourd’hui revendication de la CGT) qui doit permettre, par ailleurs, de collecter davantage d’impôts, car proportionnels aux revenus, et de faire croître les effectifs des services publics (CGT et toute la gauche de la gauche). 

-La Droite vise une diminution des impôts et des taxes, mais sans augmenter la charge salariale des entreprises (donc les salaires) pour permettre leur développement économique. En contrepartie, la droite veut une réorganisation des services publics et une diminution du budget et du train de vie de l’État (hors du domaine régalien). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend une position de droite républicaine et demande la réduction de la «taxe carbone» et de la taxe de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) ainsi que la suppression de l’augmentation des taxes sur les carburants au 1er janvier 2019 comme les groupes de la droite et du centre du Sénat l’ont exprimé dans leur vote sur le projet de loi de finances 2019. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que localement les «gilets jaunes» se recentrent sur leur objectif initial, loin des revendications des prétendus «porte-paroles des gilets jaunes» qui tendent à écrire un programme politique de fantaisie. Ces dernières revendications préfigurent, sans le dire explicitement, la constitution d’un nouveau parti politique ou bien le démarrage de carrière personnelle. Ce cadre explique la volonté d’infiltration des extrémistes de tous bords pour se saisir de l’opportunité qui s’offre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle chaque personne, devant participer à une manifestation locale, à vérifier de la cohérence des actions et des slogans, et à refuser de participer à toute action contrôlée par des groupes ayant des objectifs de récupération et de manipulation. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour faire respecter l’ordre et éviter les violences, sans jouer sur les débordements des extrémistes et casseurs comme cela a déjà été le cas. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa pleine solidarité avec les membres des forces de l’ordre. Ceux-ci se trouvent trop souvent dans des situations difficiles, voire dangereuses, à cause des décisions, ou de l’absence d’instructions, du ministère de l’Intérieur.

Communication du MIL, 28 novembre 2018

Continuons la protestation contre Macron samedi 24 novembre

 Le ministre de Rugy confirme les intentions du gouvernement : «Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps». La mise en cause explicite de l’usage même de la voiture automobile pose un problème de vie à beaucoup de français. Les français n’ont pas voté pour cela. 

La journée d’actions du 17 novembre, organisée sous l’étiquette des «gilets jaunes», a été une réussite incontestable de par la mobilisation populaire, la multiplicité des actions et la couverture territoriale très complète. 

Les motivations de la grande majorité des manifestants dépassent la seule question de la hausse des carburants, même si celle-ci reste symbolique avec la progression des taxes programmées pour tous le 1er janvier jusqu’à la fin du quinquennat. C’est la politique fiscale et sociale, marquée par une explosion d’impôts et de taxes et conduite par Macron, qui est visée par la contestation. Cela va de la hausse de la CSG pour les retraités à l’augmentation des tarifs des énergies. 

Les slogans de la plupart des manifestants exprimaient directement la mise en cause de Macron : «Macron démission», «Dehors Macron» «Macron, président des taxes». Macron est en première ligne sans disposer d’aucun fusible. 

Le gouvernement poursuit sa politique fiscale de hausse du prix du carburant : il affirme qu’il s’agit d’une «fiscalité écologique» alors que le produit de la taxation des carburants est affectée à moins de 20% à l’évolution des sources d’énergie. L’essentiel du produit des taxes va au financement d’autres politiques publiques et à combler les déficits. 

La communication du gouvernement tente de minorer le mouvement des «gilets jaunes» et de le discréditer. Le ministre de l’Intérieur pratique une sous-estimation numérique du nombre de participants (seulement 300.000 manifestants sur 2.100 points de rassemblement). Il met en avant les accidents divers qui se sont produits lors des rassemblements et des centaines d’interpellations. Son objectif est de dénoncer la dangerosité de ce mouvement de contestation. Cette communication est facilitée par l’absence d’une réponse provenant d’une communication propre aux «gilets jaunes». 

La journée du 17 novembre n’a été soutenue ni par les partis de gauche ni par les syndicats. Cette absence volontaire provient du fait que ces organisations de gauche sont tout à fait favorables à un haut niveau de prélèvement obligatoire, correspondant à une vision socialiste de la société. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les actions de terrain restent incontournables pour défendre des idées dans le paysage politique. Le militantisme va des réseaux sociaux aux actions dans la rue (ou sur la route) en passant par tous les moyens d’expression publique. Mais les actions sur la voie publique doivent être organisées et leur sécurité assurée dans l’intérêt de tous (présence d’un service d’ordre). Un mouvement spontané comme celui des «gilets jaunes» a donc vocation à se structurer pour s’inscrire dans la durée, d’une manière ou d’une autre, tout en conservant l’autonomie d’action sur chaque site. Le combat ne fait que commencer. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le choix des modes d’action gagnerait à évoluer. Les manifestations sur les réseaux routiers sous la forme d’opérations de ralentissement et de blocages filtrants ont permis de parvenir à un impact important ressenti, au-delà de l’écho des médias. Mais dans la durée, ils pourraient susciter, s’ils se répètent en semaine, des réactions hostiles de personne touchées dans leur quotidien par ces actions. 

La diversification des modes d’action des «gilets jaunes» semble souhaitable : sous forme de marches, de chaînes humaines, d’organisation de spectacles ou de rassemblements, dans des sites symboliques. La mobilité et la légèreté sont des conditions pour conserver le soutien effectif de l’opinion qui constitue la clé du succès. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a appelé à manifester le 17 novembre 2018 et il souhaite continuer à apporter son soutien à la poursuite du mouvement populaire contre les taxes et les impôts. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite, en particulier, de l’initiative qui va être menée au Sénat, par les groupe «Les Républicains» et l’«Union centriste», pour voter la suppression de la hausse de la «taxe carbone» du projet de loi de finances 2019. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la position selon laquelle la baisse des impôts et taxes doit être étroitement liée à la diminution des dépenses publiques – hors secteur régalien. Cette baisse doit nécessiter une réorganisation en profondeur de l’appareil d’État et, par ailleurs, une diminution de certains types de dépenses dans un délai rapide. Enfin, la baisse ne peut plus globalement porter que sur les collectivités locales, étranglées sur le plan budgétaire, depuis plusieurs années, par Macron (ministre sous Hollande, puis depuis 2017). 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde contre la lecture marxiste de «lutte de classe» du mouvement populaire, portée par la gauche de la gauche (partis politiques et syndicats) et relayée par des journalistes. Ceux-ci voudraient analyser le mouvement populaire, contre la hausse des impôts et taxes, comme une lutte des pauvres contre les riches. Ils nient la responsabilité de la politique de Macron et ils semblent ignorer que, dans les faits, ce sont les membres des classes moyennes qui sont les plus lourdement victimes de la hausse actuelle de la fiscalité.

Le MIL, communication du 19 novembre 2018


Macron, Président des taxes

Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois. Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie. 

Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l’impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d’euros. 

Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C’est une hausse considérable puisqu’en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l’horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l’année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d’essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022. 

En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures. 

Macron a dit qu’il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l’année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d’environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d’environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l’Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019. 

Et pendant ce temps-là, Macron n’a pas présenté de plan d’économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.

Le MIL, communication du 13 novembre 2018