La francophonie c’est d’abord la langue française

«Présente sur les cinq continents, la langue française a toutes les caractéristiques d’une langue mondiale» souligne le nouveau rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Elle est la langue officielle de 32 États, ainsi qu’une langue de travail dans la plupart des organisations internationales. 

La langue française se porte bien au niveau international et elle poursuit sa diffusion. Elle serait la cinquième langue la plus parlée avec 300 millions de locuteurs, après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Cette augmentation provient surtout de la croissance démographique des pays où l’on parle français. 

Le XVIIe sommet de la Francophonie vient d’avoir lieu à Erevan, en Arménie. Les 54 chefs d’État et de gouvernement ont désigné, par consensus, leur nouvelle secrétaire générale, la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Il s’agit d’une personnalité fortement controversée en raison de son engagement en faveur de la langue anglaise au Rwanda et de la nature très peu démocratique du régime au pouvoir dans ce pays. 

Macron a apporté son entier soutien à cette candidate pour des raisons diplomatiques à plusieurs niveaux. Il apparaît qu’il a fait une erreur stratégique grave pour la France et pour la francophonie. 

Par ailleurs, le discours prononcé par Macron, à Erevan, a été marqué par la profonde confusion dont il est coutumier. Il a ainsi affirmé : 

« La francophonie doit être le lieu du ressaisissement contemporain » (…) 
« Cette langue qui en a conjugué tant d’autres ne va pas répéter des mots devenus parfois creux, mais elle doit être la langue du refus de ce qui se passe » (…) 
« La francophonie doit être féministe » (…) 
« Unie, notre famille ne l’est pas seulement par la langue, mais aussi par une certaine vision du monde. » 

Chacun jugera de la portée internationale de ces envolées lyriques de l’acteur Macron et des effets qu’elle peut produire parmi nos partenaires.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est profondément attaché à la défense de la langue française qui est l’un des premiers éléments de notre patrimoine national. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien au rayonnement et à la diffusion de notre langue dans le monde. Ce rayonnement passe par une politique nationale en faveur de l’apprentissage (lycées français à l’étranger ou accueil d’étudiants étrangers en France, par exemple) et de l’usage de la langue française en France comme à l’étranger par tous les moyens de communication. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la diminution progressive des moyens nécessaires à la diffusion de notre langue à l’étranger (Annulation de 60 millions d’euros du programme «Diplomatie culturelle et d’influence», baisse de 11% des subventions des Alliances françaises, réduction budgétaire des établissements d’enseignement du français à l’étranger.). Il faut une reprise active de la politique française en faveur de la langue française. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à la vie et l’animation de la communauté francophone. Cette communauté est le fruit de la proximité (Belgique et Suisse) ou de l’histoire (État américain de Louisiane ou Québec) comme l’une des conséquences positives de la période coloniale. La langue française est la clé des relations culturelles et scientifiques avec de nombreux pays à travers le monde et, tout particulièrement, avec de nombreux pays africains. Les auteurs, créateurs, chercheurs de ces pays, qui partagent notre langue, sont une richesse unique pour toute la communauté francophone. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note également l’existence de populations francophiles dans divers pays et s’en félicite. Le français serait la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le premier cycle de l’enseignement secondaire dans l’Union européenne ; 26% des élèves apprennent le français.

 Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la participation de certains pays à la francophonie n’a pas de raison d’être. La récente candidature de l’Arabie saoudite à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) illustre cette dérive. Contestée au sujet des droits de l’homme, elle a finalement retiré sa demande d’adhésion. L’OIF n’a pas vocation à s’élargir sans fin, comme cela a déjà été engagé : ainsi le Qatar est un membre associé. L’Ukraine, les Émirats arabes unis sont des pays observateurs… 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste donc profondément critique sur la gestion de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Il y règne, en effet, un mélange des genres malheureux. Dans cette instance se mêlent des considérations : 
-géopolitiques (sphères régionales d’influence en Afrique), 
-politiques (droits de l’homme et droits des femmes), 
-commerciales (obtention de marchés), etc. 
L’OIF s’éloigne totalement de la défense de la langue française dont c’est l’objet initial. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la francophonie doit être recentrée sur les véritables enjeux de la langue française : son vocabulaire (à faire vivre), la diffusion de la langue (médias, internet, réseaux sociaux, etc.), la promotion de son usage (outils techniques et numériques) et de ses œuvres (livres, chansons, films, etc.), en partage entre tous les pays dont elle est la langue.

Le MIL, communication du 15 octobre 2018


 

Macron-champion 2019 de l’Europe fédérale

Macron a déclaré : «Je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix - je l’espère incarnée par une liste le plus large possible en France – se fassent entendre». 

Macron prépare l’élection européenne de mai 2019 avec beaucoup de soins. Il en mesure l’enjeu national et international. Il est vrai que la baisse des intentions de vote en faveur de sa liste est assez nette pour le pousser à réagir. La chasse aux vedettes médiatiques est ouverte pour constituer sa liste «progressiste» (avec ou sans Daniel Cohn-Bendit ?). 

Macron a développé un discours sur l’Union européenne depuis son arrivée au pouvoir. Il a prononcé de forts beaux discours. Son positionnement fédéraliste européen est clair. Il est même devenu le porteur de cette ligne politique, en prônant de nouvelles délégations de pouvoirs des pays membres à l’Union. Au sein de 27 pays de l’Union, il est ainsi devenu le repoussoir de plusieurs gouvernements étrangers… 

Paradoxalement, s’il apparaît en phase avec les responsables actuels de la Commission de Bruxelles, sur un plan concret, Macron n’a pratiquement rien obtenu de sérieux auprès de nos partenaires. Citons, par exemple, les modifications marginales du statut des travailleurs détachés, la non-interdiction du glyphosate ou l’échec du projet de gouvernement économique de la zone euro. Depuis son arrivée au pouvoir, sa démarche s’est traduite par plusieurs échecs. 

Au niveau de l’UE, Macron et son équipe cherchent des «partis frères», appartenant à la gauche sociale-démocrate et au centre gauche, dans tous les pays, pour assurer la présence de listes «progressistes». Ce projet d’un «En marche international» ne semble pas encore se concrétiser. 

En difficulté pour se positionner sur cette élection, Macron joue la seule carte dont il dispose : «le rejet de l’extrême droite». Il cherche à jouer un remake de la présidentielle sur le thème «voter pour moi contre le Front national». Dans la version européenne, cela devient : voter pour les «progressistes» contre les «nationalistes». Mais la réalité politique de chacun des pays de l’UE diffère et, en fait, ne répond pas à ce schéma simpliste … pas même en France. 

L’opposition entre les partisans de l’Europe fédérale supranationale et ceux de l’Europe des nations (ou des États) réside dans une répartition complexe à droite comme à gauche. Bref, les adversaires de l’Europe fédérale sont bien loin d’être tous des extrémistes, comme Macron souhaiterait le faire croire. 

L’argument «Moi ou le diable» ne pourra pas bien fonctionner dans un scrutin national à la proportionnelle ou l’offre politique comportera de multiples listes. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), contrairement à Macron, pense que le scrutin européen aura un réel impact sur la politique nationale du gouvernement. Il est probable qu’il entrainera un tournant politique en France. Macron affirme : «En aucun cas je ne changerai de politique», mais ses résultats le ramèneront à la réalité. En effet, dans le cadre d’un scrutin proportionnel, national, le résultat sera certes plus ou moins clair en fonction des listes finalement présentes. Mais il a toute chance de conduire l’alliance LREM – MoDem (si elle se confirme) à un positionnement relativement secondaire. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, sans quitter l’Union européenne, comme la Grande-Bretagne, il est possible de redéfinir la politique de l’Union. Cette conviction émerge actuellement dans de nombreux pays. Il s’agit en particulier de dire ce qui est, d’un côté, des compétences des nations et, de l’autre, des projets qui peuvent être, en partie au moins, du domaine de l’Union (projets industriels ou de recherche, acteurs du numérique, échanges universitaires, frontières extérieures de l’Union, etc.). 

L’objectif est de mener une nouvelle politique au sein de l’Union en assurant des convergences et des dynamiques, à géométrie variable, avec des pays volontaires, selon les projets.

Le MIL, communication du 10 octobre 2018

Débat sur un service national universel

 le Premier ministre a déclaré à propos du projet de nouveau service national : «L’ambition du SNU n’est pas de recréer le service militaire. Cela n’a aucun sens d’imaginer qu’on pourrait le refaire. On n’en a pas les moyens, on n’en a pas les besoins.» 

Le Premier ministre vient de réaffirmer sa volonté de mettre en place un «Service national universel (SNU)» en 2020. Ce «projet d’engagement collectif» reste encore tout à fait flou. Il doit donner lieu à des «concertations avec des jeunes». Ces réunions organisées occuperont le terrain avant l’annonce de choix politiques, comme cela a déjà été le cas dans plusieurs autres dossiers. Le projet de SNU, qui a été validé par le gouvernement, comprend en deux temps : une période obligatoire d’un mois autour de 16 ans et une seconde période qui prendrait la forme d’un volontariat civil ou militaire d’au moins trois mois. Filles et garçons seraient concernés par cette mobilisation qui reste à préciser, soit environ 800.000 jeunes par an. Ce qui donne une idée de l’ambition initiale du projet. 

La proposition de Macron, lors de sa campagne présidentielle, portait sur le rétablissement d’«un service national de courte durée, obligatoire et universel.» il précisait que «Chaque jeune Français ira ainsi à la rencontre de ses concitoyens, fera l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion durant un mois». Cette opération était alors prévue pour être prise en charge par les Armées. Ce n’est plus le cas, compte tenu des calculs budgétaires qui concluent à une dépense de plusieurs milliards d’euros (15 en première année et 3 en année courante). On attend donc des précisions sur le tour de passe-passe en préparation. Cela aboutira probablement à quelques cours de secourisme, de sport et d’éducation civique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) entend bien les positions, un peu nostalgiques, de personnes qui ont effectué par le passé leur service militaire avant la suspension de celui-ci, et qui rêvent de son rétablissement en évoquant ses aspects positifs : mixité sociale, cadrage de jeunes hommes, expériences d’un fonctionnement hiérarchique, formation de jeunes sans diplôme… 

Mais le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la nécessité d’un retour à la conscription, suspendue par Jacques Chirac, n’apparaît pas aujourd’hui compte tenu d’une part du contexte extérieur (absence de risque immédiat) et, d’autre part, par les progrès technologiques des métiers des armées, qui nécessitent davantage de professionnels. Les moyens financiers assez limités des armées doivent être utilisés pour répondre aux besoins directs de celles-ci et de ses missions. L’encadrement militaire de centaines de milliers de jeunes représenterait une charge beaucoup trop lourde et difficile, dont elles n’ont plus la capacité. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite un encouragement à destination des jeunes à intégrer la réserve dans les armées (soldats, officiers, gendarmes, pompiers, etc.). La mobilisation de moyens pour permettre la croissance des effectifs de réserve est un réel enjeu. Cette croissance doit faire appel au volontariat et non à une quelconque obligation. Elle doit être gérée par les armées en fonction de leurs possibilités d’accueil et d’encadrement dans une logique proprement militaire. Le développement du nombre des contrats de trois ans pour les jeunes est également souhaitable. 

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, parallèlement, l’engagement citoyen des jeunes reste à développer. Il peut prendre des formes variées de volontariat, comme l’engagement dans des missions de bénévolat bien structurées ou le développement du «Service civique» qui n’accueille aujourd’hui que quelques dizaines de milliers de jeunes volontaires en simultané. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’engagement volontaire des jeunes est une bonne clé pour identifier et faire valoir le courage et le mérite des filles et des garçons, qui décident de s’engager pour l’intérêt général et pour la Nation.

Le MIL, communication du 7 octobre 2018

Macron- Faire de la place en vidant les prisons

Le projet de loi de finances 2019 concernant la mission «Justice» précise que «les crédits prévus permettront la mise en œuvre d’une nouvelle politique des peines, grâce à un ambitieux programme immobilier pénitentiaire, au développement des alternatives à l’incarcération et au renforcement des services d’insertion et de probation». 

Derrière cette présentation se profilent les intentions d’une nouvelle politique pénale, évitant le recours à la prison. Macron s’était engagé, dans son programme présidentiel, à la construction de 15.000 places de prisons supplémentaires durant le quinquennat. Cette ambition est réduite à 7.000 places d’ici à 2022. La création de 8.000 autres places devront attendre son «second mandat» !!! 

Pour répondre aux besoins en places, le gouvernement compte privilégier les alternatives à la détention pour les courtes peines afin de vider les prisons. Il est vrai que le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record, avec plus de 70.000 personnes incarcérées, sans disposer des moyens d’accueils nécessaires en locaux, en matériels adaptés et en personnels. 

Les créations de postes programmés pour 2019 concernent, notamment, «de pourvoir les nouveaux établissements pénitentiaires, de développer les politiques d’insertion des personnes placées sous-main de justice (+400 emplois) et de réduire les vacances de postes dans l’administration pénitentiaire (+400 emplois)». Cet effort, dont la mise en œuvre reste à confirmer, apparaît insuffisant aux professionnels du secteur. 

La répartition des peines de prison est la suivante (chiffres arrondis de janvier 2018) : perpétuité : environ 500 ; plus de 5 ans : 15.000 ; de 1 à 5 ans : 22.000 ; de 6 mois à un an : près de 7.000 ; moins de 6 mis : 4.500. Le «plan prison» vise à réduire de près de 8.000 le nombre de détenus en prison d’ici à 2022. Pour y parvenir, la ministre souhaiterait instaurer une nouvelle échelle de peines comportant : une absence d’emprisonnement en dessous d’un mois et une exécution d’une peine d’un à six mois à domicile avec bracelet électronique, dans un centre de semi-liberté ou via un placement «extérieur», dans une association par exemple. 

Macron a déjà eu l’occasion de mettre directement en cause le principe même de la prison. «On fait de la prison l’antichambre de la récidive. Un lieu où la violence que l’on devait endiguer se multiplie.» ou «L’emprisonnement ne cesse d’augmenter parce qu’au fond cela reste la solution qui contente symboliquement le plus de monde». L’idéologie de gauche sociale-démocrate libertaire de Macron s’exprime sans nuance. Alors que c’est la délinquance et le banditisme qui conduisent en prison et pas l’inverse. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’une des premières missions de l’État est d’assurer la protection des personnes et des biens et qu’il y a fort à faire pour y parvenir. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron, dans une logique purement budgétaire, prétend répondre à la surpopulation carcérale par un allègement des sanctions, ne tenant pas compte de la réalité sociale. La réforme pénale est guidée par nos capacités d’incarcération et non par la nécessaire prise en compte de l’augmentation de la délinquance. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge inefficace la menace d’un bracelet électronique, d’une amende, de travaux d’intérêt général ou de formules de probation, auprès de délinquants, souvent récidivistes. Elle ne constitue pas une solution adaptée. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si des efforts doivent porter sur la nature des peines, et l’appui à un retour à la vie sociale et professionnelle au terme d’une condamnation et d’une incarcération, ces mesures ne peuvent être qu’individuelles. Nous condamnons l’automaticité de l’application des peines envisagée dans le texte du gouvernement.

Le MIL, communication du 30 septembre 2018

PMA sans père- la menace se précise

Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits). 

La légalisation de la «PMA sans père» répond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Elle vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel et constitue un encouragement à l’homoparentalité par tous moyens : PMA, GPA ou adoption. 

Il n’y a pas de problème médical pour inséminer des femmes à leur demande. Nous nous trouvons bien devant un choix de modèle de société. En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples hétérosexuels. Elle a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à un membre du couple. Elle est tout à fait légitime, elle a permis de constituer des familles et ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». 

Le fait de «fabriquer» un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou vivant en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant sans père. La question de l’accès à l’identité du donneur de sperme, qui agite actuellement fortement les débats actuels, est à prendre en compte, car elle implique qu’un enfant pourrait demain avoir trois parents : deux femmes et un homme, dont l’identité aurait été révélée suite à une demande ! 

Cet enfant se trouvera, à terme, dans une situation conduisant potentiellement à des problèmes psychologiques voire plus. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père. La multiplication des situations de familles monoparentales, quelle qu’en soit la cause (décès du conjoint, séparation, divorce ou père inconnu) illustre abondamment les difficultés existantes. Il ne semble pas utile de multiplier ces situations. Les naissances fabriquées, au même titre que celles comportant des modifications génétiques, font courir de réels risques au devenir de l’humanité. D’une manière générale, le progrès médical doit être étroitement encadré par des choix de société. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la revendication communautariste des organisations homosexuelles est soutenue par un courant politique «libéral libertaire» qui prône le seul intérêt de l’individu et la réalisation de son désir. Il est dans ce cas question de «désir d’enfant». Il faut lui opposer le modèle du couple constitué par une femme et un homme ayant le projet collectif de constituer une famille. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose totalement à l’ouverture de la PMA aux femmes seules, ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette opération a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. Une fois cette «ouverture» acquise, Macron voudra l’étendre à tous sur le principe de l’égalité de traitement. Là est le vrai danger. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou la Belgique. Certaines femmes ont donc déjà eu recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais le recours à une PMA dans ces pays ne constitue en aucun cas un argument pour modifier notre législation nationale. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche est hostile à cette mesure et l’a déjà exprimé, y compris au sein des élus LREM. Macron a une opinion tranchée favorable à la «PMA sans père», mais il hésite sur cette prise de décision à cause de l’impact qu’elle pourrait avoir sur l’opinion des électeurs de droite et du centre qu’il tente de conquérir par tous les moyens possibles. Il cherche aujourd’hui un enrobage à cette proposition. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à toutes les mobilisations qui seront engagées contre la «PMA sans père» et appelle ses sympathisants à se joindre à toutes les initiatives locales menées en ce sens.

Le MIL, communication du 29 septembre 2018

Municipales : Comment LREM tente de débaucher les sortants ?

La République en marche (LREM) prépare les élections municipales de 2020. Ce parti vient de produire une circulaire exposant les conditions dans lesquelles il se prépare à cette échéance. 

Cette circulaire de La République en marche apporte plusieurs indications politiques intéressantes. 

Sur le plan du vocabulaire, pour LREM, le vocable «En marche» laisse sa place à celui de «progressiste» et il n’est plus directement question de Macron ou macronisme. «En marche» parle désormais de «progressisme» pour l’élection européenne, comme pour les municipales. 

Sur le plan des objectifs politiques, le projet est simple : LREM souhaite «concrétiser son ancrage territorial» et «constituer un socle d’élus pérenne pour les prochaines échéances», «ce scrutin sera aussi l’occasion d’achever la recomposition politique française …». 

Sur le plan du programme, on attend encore la «charte du progressisme municipal». Compte tenu des fortes tensions existantes entre les élus locaux et le gouvernement (voir le nombre de démissions de maires et l’annonce de risques de ruptures), LREM devra être très imaginatif pour convaincre du bienfondé de la politique du gouvernement qu’elle soutient, en particulier sur le financement des collectivités locales ! 

Sur le plan des candidats, il apparaît que peu d’entre eux seront issus de LREM, ministre ou député, à l’exception de Lyon (Collomb), Marseille (Castaner) ou Paris (Griveaux). Mais LREM, ne disposant pratiquement pas d’élus locaux, cherche à faire son marché parmi les maires sortants, ou leurs adjoints, qui nourrissent quelques ambitions. Et il y en a toujours… 

Sur le plan des alliances, la circulaire LREM précise donc les conditions d’une alliance avec des maires sortants que ceux-ci soient étiquetés ou non. L’argument présenté est «Le dépassement politique», et précisément : «Au lancement de notre mouvement, une idée centrale nous a rassemblés autour d’Emmanuel Macron : dépasser les clivages obsolètes pour construire une majorité de projets». Les candidats ne seront pas obligés d’adhérer à LREM, mais ils devront souscrire à la «charte du progressisme municipal», ne pas avoir soutenu une liste concurrente à LREM à l’élection européenne et prendre ses distances «avec tout mouvement ou parti déclaré d’opposition à la majorité présidentielle». Le seul parti allié explicitement évoqué est le MoDem, un «allié historique», mais il ne dispose que de peu d’élus locaux. Par ailleurs, la relation entre LREM et MoDem reste fragile (voir la récente candidature MoDem à la présidence de l’Assemblée nationale). La constitution d’une liste commune pour l’élection européenne confirmera ou non la solidité de cette alliance. 

Sur le plan des prises de décision, LREM a décidé de gérer, de manière centralisée au niveau national, toutes les investitures pour les 2.000 villes de plus de 9 000 habitants. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse cette circulaire comme l’organisation d’une opération de débauchage politique en vue des élections municipales. La cible de LREM est constituée d’élus socialistes, centristes ou républicains et, évidemment, des divers «sans étiquette». L’opération débute avant l’élection européenne, car le résultat de celle-ci reste incertain et que le résultat de l’une influera sur l’autre. La chute des intentions de vote en faveur de LREM conduit ce parti à accélérer, avant que plus personne ne veuille s’y allier. Les situations locales seront fort différentes et certains candidats souhaiteront éviter une concurrence ou une autre. Le jeu politique semble devoir être complexe.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que la Droite républicaine exclut les candidats qui recevront l’investiture «progressiste» de LREM. Les électeurs de droite réclament un choix politique clair lors de toutes les échéances. Le soutien à la politique des territoires mise en place par Macron, ne peut pas être compatible avec l’appartenance aux «Républicains», parti d’opposition. 

Le MIL, communication du 27 septembre 2018

Comment lutter contre l’islamisme en France ?

Les conclusions du Rapport «La fabrique de l’islamisme» ne sont pas toutes opportunes. Des critiques font jour sur son auteur, ses intentions et sur le rôle qu’il entend jouer sur ce sujet, compte tenu de sa proximité avec Macron. Macron tarde à se prononcer, comme il l’avait annoncé à plusieurs reprises, sur la question de l’islamisme en France. Ce rapport peut donc apparaître comme une préparation politique. 

Une fois reconnus, le poids de l’idéologie islamiste en France au sein de la population de confession musulmane et l’origine étrangère des courants islamistes (lire les Communications du MIL sur ces deux points), le débat se porte sur le choix des solutions à apporter. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les propositions concernant la création d’un organisme para public de financement du culte musulman est à rejeter. Il en est de même de la production d’un pseudo «discours d’État» sur l’islam ou du développement de l’apprentissage de l’arabe au sein de l’Éducation nationale. Ces mesures ne sont pas appropriées, car il n’appartient pas à l’État d’organiser une religion, c’est-à-dire de mettre en œuvre un «concordat». Les tentatives des gouvernements successifs sont restées infructueuses (fondation, formation des imams, etc.). Il faut par ailleurs admettre que les personnes de confession musulmane ne constituent pas un ensemble homogène. Elles se trouvent réparties en de multiples groupes principalement par origine et/ou par type de pratique religieuse, allant du simple respect de traditions familiales jusqu’à une pratique radicale islamiste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) attend des «musulmans modérés» un discours pour répondre aux islamistes, car il est «essentiel de disposer d’un discours religieux musulman en français alternatif à celui, aujourd’hui dominant sur les réseaux sociaux, le discours salafiste». Il appartient à des pratiquants de cette religion de s’organiser pour arriver à ce résultat. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut prendre des mesures pour faire face aux comportements radicaux et/ou communautaires qui portent atteinte aux lois de la République. Il faut faire respecter les lois et règlements, sans que des contraintes communautaires ne puissent pas les mettre en cause. 

D’une part, le ministère de l’Éducation nationale doit se mobiliser pour mieux former les enseignants au discours à tenir sur la laïcité et leur apprendre à identifier et répondre aux manifestations de l’extrémisme religieux porté par les élèves. Une éducation civique et sociale doit réellement être assurée dans les établissements. Il faut fixer des limites dans les comportements et les attitudes des élèves, comme des étudiants : par exemple, sur l’égalité entre filles et garçons. 

D’autre part, il apparaît nécessaire que l’État organise au mieux le renseignement pour savoir ce qui se passe dans la mouvance islamiste, au-delà des questions liées directement à la sécurité et à l’ordre public. On ne peut se limiter à gérer les individus identifiés comme les plus violents, tout ce qui se situe en amont du phénomène doit être bien connu pour être pris en charge. La prévention est une nécessité face au développement de groupes aux pratiques sectaires dans le cadre de la loi. 

L’État se doit de continuer à améliorer la connaissance que ses agents ont sur l’idéologie islamiste, ses manifestations, ses conséquences politiques et sociales et sur l’application des lois et règlements. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la gestion de la pratique du culte musulman reste encore, directement et/ou indirectement, sous influence du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie. Les échanges diplomatiques «vis-à-vis des pays qui financent et tentent de contrôler leur communauté d’origine tout en ayant des leviers politiques sur la France» sont fondamentaux. Sur un second plan, les financements et la propagande islamiste notamment en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar doivent être stoppés. Il est «de l’intérêt des musulmans d’Europe que d’échapper à l’emprise des pays d’origine et à l’emprise islamiste».

Le MIL, communication du 26 septembre 2018