Le combat Droite-Gauche toujours et encore plus d’actualité

Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise. Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM). 

Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions. 

Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste. 

Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron». 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes. 

La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate. 

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

Communication du MIL, 6 février 2018

En France, pas de place pour les islamistes de Daech

 Des avocats des familles de femmes et d’enfants de membres de nationalité «française» du «groupe État islamique», récemment capturés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), viennent de déposer une plainte contre les autorités françaises pour «détention arbitraire» et «abus d’autorité» et demandent leur rapatriement en France. Cette démarche judiciaire semble ignorer l’aspiration légitime des autorités locales de ces pays à juger les mercenaires étrangers de Daesh. La réponse de l’exécutif sur ce sujet inquiète, car Macron a évoqué un traitement «au cas par cas», ce qui fait craindre un certain laxisme. 

En Irak et en Syrie, une quarantaine de jihadistes français (hommes et femmes), accompagnés d’une vingtaine d’enfants, auraient été récemment arrêtés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui ont combattu le groupe Etat islamique. La nationalité de ces insurgés islamistes, dont le point commun est d’être francophones, reste à déterminer : il peut s’agir de Français, de Belges, d’étrangers ayant résidé en France ou en Belgique ou dans un pays francophone (Afrique, Asie), de titulaires d’une double nationalité (par exemple franco-marocaine). La nationalité des conjoints (parfois plusieurs par personne) et de leurs enfants ne va pas naturellement de soi. 

Environ 2.000 «Français» ont rejoint les territoires gérés par l’État islamique principalement en Syrie (le «califat») pour s’y installer et combattre, après avoir été autorisés à y parvenir par la Turquie. 

-Plusieurs centaines de ces islamistes ont été tués durant les combats ; le chiffre minimal serait de 300 morts. 

-D’autres se sont repliés aujourd’hui et comptent poursuivre leur guerre au Moyen-Orient, en Afghanistan ou ailleurs. 

-Certains islamistes ont été identifiés à leur retour sur le territoire national (302 à fin octobre 2017 dont 178 hommes, 66 femmes et 58 mineurs âgés de moins de 12 ans), d’autres sont en chemin. Une part seulement d’entre eux ont été arrêtés pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» (134 sur 302). Les autres ont été laissés en liberté ; cette «clémence» gouvernementale est scandaleuse. 

-Certains islamistes de retour en France n’ont pas encore été identifiés. Leur dangerosité va du profil d’«islamistes convaincus, souhaitant poursuivre le combat» jusqu’à «repentis» réels ou simulés, en passant par toutes les positions intermédiaires et souvent changeantes en fonction du temps. 

509 détenus sont aujourd’hui incarcérés pour faits de terrorisme islamiste, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire (AP), parfois depuis des décennies, d’autres depuis leur récent retour du Moyen-Orient. Il faut y ajouter 1.157 détenus qui font également l’objet d’un «suivi au titre de la radicalisation» par les agents du «Bureau central du renseignement pénitentiaire» qui sont une des composantes des services de renseignement français. La présence de ces 1.666 détenus est à l’origine de graves problèmes au sein des maisons d’arrêt, ou centres de détention (les récentes agressions de personnels pénitentiaires). La gestion de ces détenus particuliers demande des réponses nouvelles. Enfin, les combattants islamistes de retour de la guerre étant condamnés en moyenne à une peine de six ans de prison, la question du devenir de ces extrémistes islamiques à l’issue de leur peine se posera rapidement. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les combattants du groupe Etat Islamique capturés par les forces locales syriennes ou irakiennes, au terme des combats pour la reconquête du territoire, doivent être jugés sur place, par les autorités locales, qui seules peuvent estimer leurs crimes et exactions durant la guerre civile à laquelle ils ont participé. Leur engagement contre la France et les alliés apparait ici comme un problème à aborder, en France, à l’issue des condamnations locales qui auront été prononcées. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, même si le «groupe État islamique» a perdu les villes qu’il contrôlait, il poursuit une guérilla et des actions terroristes dans tout le Moyen-Orient. Par ailleurs, d’autres groupes islamistes récupèrent des membres du groupe État islamique, dont des «francophones», comme le «Front Fatah al-Cham» (ex «Al-Qaïda au Levant»). Une véritable «internationale islamiste», composée de groupes islamistes, poursuit des combats dans divers pays : Afghanistan, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, Sahel (ou la France intervient), Sinaï, Somalie, Yémen, etc. Des États les soutiennent. Le combat se poursuit. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle l’État à tout mettre en œuvre pour freiner et empêcher les retours, poursuivre les islamistes identifiés dès leur retour, pour permettre leurs condamnations en fonction des faits reprochés, et assurer une surveillance effective des fichés «S». Empêcher toute propagande en faveur de la radicalisation islamique dans la population et, surtout, prévenir de nouveaux attentats apparait comme une priorité majeure pour les Français.

Communication du MIL, du 23 janvier 2018

L’autorité de l’Etat en chute libre

 

Des militants d’ultra gauche (écolo-radicaux, anarchistes, etc.) occupent, depuis 2009, le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi 1.600 hectares échappent à l’autorité de l’État. Un débat agite l’exécutif pour savoir s’il convient de passer par une négociation (abandonnant le territoire à ses occupants) ou par une expulsion faisant intervenir les forces de gendarmerie.

Dans de trop nombreux cas et depuis de nombreuses années, l’autorité de l’État n’est plus respectée en France. L’exécutif n’assure plus pleinement sa fonction qui est de faire régner l’ordre. Le laisser-aller et la «bienveillance» à l’égard des délinquants, des islamistes, des militants de l’ultra gauche, etc. sont devenus beaucoup trop fréquents. À force de ne pas réagir aux atteintes à l’ordre républicain, des situations se sont installées et la résolution des problèmes posés devient plus ardue. Il existe de nombreux exemples de cet abandon de l’exercice de l’autorité de l’État : Occupation de territoires pour s’opposer à des projets d’intérêt public comme à Notre-Dame-des-Landes ; abandon de nombreux quartiers populaires à des bandes ou des gangs : les services publics, comme les commerces, ne peuvent plus demeurer ; permanence de campements de migrants (à Calais, à Paris, etc.) sont évacués et reconstitués régulièrement, avec le soutien matériel et organisationnel d’associations d’aide aux migrants ; acceptation de prières de rue par des musulmans, comme pendant un an à Clichy La Garenne ; «débordements» de manifestations syndicales par des militants d’ultra gauche armés et offensifs, qui commettent à la fois des actes de vandalisme et des agressions physiques contre policiers et gendarmes, comme à Nantes, à Paris ou à Rennes ; agressions individuelles contre des membres des forces de l’ordre en service, ou hors service, par des délinquants (voir la succession des agressions récentes) ; insuffisance de l’interdiction des activités islamistes radicales dans des mosquées, dans des associations pseudo-cultuelles, vis-à-vis de cafés réservés aux hommes, etc.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire français. Pour cela, d’une part, il importe de réagir immédiatement à tout nouveau signe de mise en cause des lois de la République pour émettre un signal du changement des règles du jeu. D’autre part, il faut s’attaquer à tous les points de fixation existants avec détermination. Il faut afficher cette détermination et l’exercer intelligemment, tranquillement, sereinement, mais avec fermeté.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les auteurs de ces actes illégaux, et en particulier de violences, délinquants, islamistes, militants d’ultragauche et membres d’autres groupes et communautés, doivent faire l’objet de poursuites. Les arrestations, jugements et condamnations de ces personnes, dans le cadre des lois existantes, doivent être la règle.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces casseurs, occupants, complices et délinquants reçoivent le soutien d’une part des journalistes, de personnalités et de responsables de partis politiques de gauche et d’extrême gauche. Plusieurs arguments sont mis en avant par les partisans d’une société «bienveillante» : d’une part, les actions illégales sont présentées comme des «faits de société» à observer et analyser, car, nous dit-on, la faute en revient à la société tout entière : au chômage, à la colonisation, au racisme, etc. (cette thèse a déjà été développée par Macron). D’autre part, le risque que le rétablissement de l’ordre fasse des blessés voire des morts l’emporte sur l’exercice du droit. Ces arguments appartiennent à une argumentation de subversion visant l’affaiblissement de l’Etat.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’intérêt général, celui de tous les Français, est que l’ordre républicain règne, que la sécurité soit assurée, que la libre circulation soit possible partout pour les femmes et les hommes dans notre pays, que la liberté de s’exprimer et de manifester existe, que la prévention de la radicalisation et des projets d’actions terroristes islamistes soit effective.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle l’Etat à rétablir la confiance des citoyens en assurant l’autorité de la République avec détermination.

Communication du MIL, 15 janvier 2018