Il faut réduire l’immigration en France

«Notre objectif assumé est de réduire l’immigration» qui «est devenue un problème extrêmement lourd dans notre pays avec un problème d’intégration, de montée du communautarisme que tout le monde constate, et qui est lié à une réalité toute simple : on accueille trop d’immigrés par rapport à la capacité d’intégration de notre pays.» Laurent Wauquiez – mercredi 18 avril 2018. 

Le projet de loi «asile et immigration» de Macron est essentiellement destiné à apporter des ajustements techniques aux dispositions actuelles (délai de rétention) concernant le droit d’asile des étrangers en situation irrégulière. Le gouvernement a déjà mis en œuvre à l’égard des «migrants» des procédures d’accueil et de prise en charge avec des logements, des repas, des soins médicaux, depuis plusieurs mois. En 2017, la France a délivré le chiffre record de 260.000 titres de séjours. Aucun renforcement significatif du nombre des procédures d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière déboutés du droit d’asile n’a été organisé. Au rythme actuel, plus d’un million de migrants devraient être accueillis en France durant le quinquennat Macron. 

Sur ces questions, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) identifie trois profils d’adversaires politiques qu’il convient de dénoncer et de combattre. 

D’une part, Macron et son gouvernement qui se positionnent sur une ligne passive d’amélioration de la gestion des étrangers arrivants illégalement en France. Leur «bienveillance» ressemble à de la complaisance habituelle à la gauche. 

D’autre part, la gauche de la gauche (LFI, PCF, Génération.s, NPA, EELV…) qui appelle à l’accueil, sans réserve, de tous les migrants, considérés comme un nouveau prolétariat, dans un raisonnement marxiste mis au gout du jour. Elle est accompagnée par les réseaux d’associations spécialisés dans l’accueil des migrants. Se mêlent à la manœuvre des associations confessionnelles camouflant avec peine leur prosélytisme. La liaison avec les passeurs (c’est-à-dire les organisations criminelles qui gagnent leur vie en faisant payer leur passage aux migrants) est implicite, et parfois explicite, avec certaines de ces associations ou milieux politiques. 

Enfin, on trouve dans la population des migrants, des réseaux liés à leur pays d’origine qui contribuent à contrôler des parties de territoires. On se dirige ainsi vers des «villages» afghans, érythréens ou albanais, dans les périphéries urbaines en France. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le projet de loi ne débouchera pas sur des dispositions apportant des solutions concrètes aux problèmes migratoires en France. La loi actuelle n’est déjà pas appliquée (très peu d’expulsions des déboutés du droit d’asile). La nouvelle loi a un objet trop limité, des moyens insuffisants et la volonté politique nécessaire apparaît absente. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet gouvernemental de régularisation des sans-papiers, qui a été évoqué par un élu de la majorité. Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il faudrait examiner le cas des «personnes qui se trouvent sans statut» après l’adoption du texte de loi. Il est probable que cette mesure constitue le cadeau de Macron à la gauche de la gauche, parallèlement à l’adoption de la loi «asile et immigration». Le nombre envisagé de régularisations reste encore confidentiel, mais il pourrait se situer dans une fourchette entre 40.000 et 400.000 personnes selon les conditions choisies ! 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans le contexte actuel, il convient de réduire très fortement l’immigration en France pour les années à venir. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) approuve l’analyse et le projet proposé par Laurent Wauquiez et Les Républicains pour réduire l’immigration en appliquant des règles claires et transparentes. Il soutient le projet de référendum d’initiative populaire sur l’immigration. La question pourrait être : «Est-ce que vous souhaitez que la France se dote de lois permettant de réduire au minimum l’immigration ? OUI / NON».

communication du MIL, 23 avril 2018

Macron est opposé à une politique familiale nataliste

Bruno Lemaire a évoqué, à l’automne 2017 lors de l’examen du PLFSS 2018, l’idée de supprimer l’universalité des allocations familiales. L’opposition de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a stoppé, dans l’immédiat, la concrétisation d’un tel projet. Un rapport récent d’un député LREM a proposé de supprimer le quotient familial. Les menaces demeurent contre la politique nataliste de la France. 

La politique familiale française a longtemps été un modèle. 18 millions de familles en profitaient. Jusqu’au 30 juin 2015, les allocations familiales étaient du même montant pour toutes les familles, en fonction du nombre d’enfants à charge. Elle soutenait toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle en permettant l’accès des femmes à l’emploi, et contribuer à lutter contre la pauvreté. 

Cette dernière décennie, de fortes économies ont été décidées par l’exécutif aux dépens des familles avec enfants. La politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros par an) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes de pouvoir d’achat. Cette politique a orienté les moyens disponibles de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations familiales. La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle a été ciblée sur le seul accueil en crèches au préjudice des autres formes d’accueil : assistantes maternelles, congés parentaux. Seules 38.000 places en crèche ont été créées, avec une hausse incontrôlée de leur coût de fonctionnement. La gauche a toujours voulu faire l’économie d’une politique nataliste en faisant compenser la baisse de la natalité par une natalité issue des migrants clandestins ou non. 

Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans a baissé entre 2014 et 2016. Le taux de pauvreté des familles avec enfants n’a pas régressé depuis 2012. Contrairement aux idées reçues, l’universalité des politiques familiales est un meilleur rempart contre la pauvreté qu’un ciblage selon les ressources. 

Le niveau de vie moyen des couples avec enfant reste bien inférieur à celui des couples sans enfant (-17 % en 2015, selon l’INSEE), l’écart s’est accru depuis 2012. 

Le nombre des naissances a brutalement baissé et la fécondité est tombée à 1,88 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’une vraie rupture de comportement que ni la baisse du nombre de femmes en âge de procréer ni la situation économique ne suffisent à expliquer. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique familiale ne doit en aucun cas être confondue avec la politique sociale, conformément aux règles définies dès son origine et soutenues par le Général de Gaulle. Mais le programme de Macron n’a rien prévu en faveur des familles. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que la politique de réductions et de ciblage des budgets a comme objectif de réduire le coût de la politique familiale de la France pour obtenir une baisse du taux d’emploi d’un des membres du foyer, homme ou femme, afin de réduire le chômage. Cette politique prévoit de compenser la baisse de la fécondité (1,88 – c’est-à-dire au non-renouvellement de la population) par l’arrivée de nouveaux migrants, clandestins ou non, avec enfants, ainsi il sera fait l’économie d’une politique nataliste au moindre coût. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est indispensable de reconstruire une politique familiale universelle française avec un objectif nataliste conduisant à une croissance raisonnable de la population française.

communication du MIL, 20 avril 2018

Grèves, violences : la Gauche de la Gauche se renforce.

 L’extrême gauche a défilé le 14 avril à Marseille dans l’unité sous la houlette de Jean-Luc MELENCHON, député des Bouches-du-Rhône. Il s’agissait d’une démonstration de force politique pour dire «STOP À MACRON». Au côté de La France Insoumise (LFI), on a retrouvé à la fois le Parti Communiste (PCF) de Pierre Laurent, Génération.s (Benoit Hamon) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Alain Besancenot. Plusieurs organisations syndicales (CGT, FSU, Sud, Unef, etc.) et associatives (Attac, etc.) se sont jointes à cette manifestation unitaire. 

La manifestation de Marseille dessine bien les contours de l’unité de la gauche de la gauche. Il ne s’agit que d’une mobilisation marseillaise en faveur de la «convergence des luttes à gauche» prônée par La France insoumise. Mais si les conditions d’une mobilisation nationale ne sont pas encore réunies, tout semble avancer dans le sens d’une unité de l’opposition de la gauche de la gauche avec un leader de fait : Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, il existe en arrière-fond de cette manifestation «locale», l’enjeu mal dissimulé que constitue la prise de la ville de Marseille par l’extrême gauche dans deux ans dans un contexte d’éclatement des forces politiques sur cette métropole. 

L’objectif annoncé de ces partis politiques est de multiplier les initiatives unitaires de la gauche marxiste contre la nouvelle gauche social-démocrate gouvernementale de Macron. Ils espèrent faire de cette manifestation un modèle reproductible : «Une seule étincelle peut mettre le feu à la plaine, c’est peut-être l’étincelle marseillaise» (J.L. Mélenchon). 

Ces manifestations sont également l’occasion de marquer la rupture de la gauche marxiste avec le Parti socialiste. Dernier exemple, le récent départ de la majorité du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) du Parti Socialiste pour rejoindre Génération.s. Le PS va continuer à perdre son aile gauche. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la dynamique des partis et groupuscules de la gauche de la gauche face à la politique de Macron. 

La mobilisation de la gauche de la gauche se traduit notamment par un important soutien aux grèves en cours (SNCF et autres mouvements en cours), à la participation à la contestation de l’extrême gauche étudiante (grève et blocages de certaines universités), à la guérilla des activistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes contre les forces de l’ordre (ils s’aguerrissent grâce à la confrontation avec les forces de l’ordre), au soutien à l’installation en campement en France des migrants hors de la légalité, à la multiplication des squats. 

Toutes ces initiatives ont lieu en synergie et mobilisent les mêmes acteurs. Des migrants sont installés dans des locaux universitaires (Paris 7…). Des étudiants d’extrême gauche se mêlent à des manifestations des cheminots et réciproquement (par exemple le blocage de l’université de Nanterre soutenu par SUD Rail). Des militants NPA et La France insoumise, extérieurs aux universités, mènent des actions violentes au sein des établissements universitaires. Des étudiants partent harceler les gendarmes à Notre-Dame-des-Landes et des occupants de ce territoire rejoignent les étudiants à Nantes et Rennes ; L’université de Rennes 2 est occupée depuis des semaines et celle de Nantes partiellement par les étudiants, avec le concours d’une part des enseignants chercheurs (engagés à l’extrême gauche). Des militants d’extrême gauche attaquent les forces de l’ordre dans les rues en marge des manifestations comme à Montpellier. Des mouvements d’émeutes ont débuté dans des quartiers (Toulouse-le Mirail…). Ces actions sont conduites par des militants d’extrême gauche, expérimentés, équipés et armés. 

Compte tenu des espaces conquis et occupés, ils parviennent aujourd’hui à récupérer et à agglomérer des éléments plus jeunes. Leur nombre s’accroît actuellement assez rapidement sur le terrain. Il génère un halo de sympathisants. Une part de ceux-ci va basculer à court terme dans un militantisme d’extrême gauche classique. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron n’apporte pas une réponse adaptée aux actions illégales et violentes de l’extrême gauche dans les universités, à Notre-Dame-des-Landes, dans les quartiers populaires ou à Calais. Il est nécessaire de totalement rétablir l’ordre républicain en France. 

Une ligne rouge doit être tracée entre l’exercice de la liberté d’expression : pétitions, manifestations autorisées et encadrées, grèves, tenue de réunions publiques. Et des formes d’actions prérévolutionnaires et violentes : blocage de l’accès aux universités ou aux lycées, assemblées générales (AG) sans légitimité où les anti grèves sont physiquement interdit d’accès, menaces et violences contre leurs opposants (dont les non-grévistes de la SNCF), harcèlement violent des forces de l’ordre en marge de manifestations. 

La «bienveillance» actuelle de Macron, et du ministre de l’Intérieur, rime avec de la complaisance car ils veulent une extrême gauche forte pour vider le parti socialiste. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge nécessaire que l’État mette un coup d’arrêt clair aux pratiques illégales des militants d’extrême gauche en France. 

La présence de militants, cagoulés et casqués, menant des actions violentes n’est pas acceptable, que ce soit «en marge des manifestations», dans les universités ou les lycées, dans les camps de migrants, à NDDL ou dans les quartiers périphériques. Ils agressent les forces de l’ordre avec des moyens croissants et une impunité quasi générale. Le vandalisme à l’égard des biens privés (voitures, abribus, vitres) et publics (locaux, matériels informatiques) semble toléré. Le sabotage des serveurs de l’université de Montpellier 2 est significatif du niveau de violence atteint. 

Il faut mettre un terme à l’occupation de «territoires» (NDDL…) ou de locaux publics (centres universitaires). Leur existence conduit à l’installation de zones de non-droit, contrôlées par des révolutionnaires aguerris de toutes tendances. Les représentants de la République doivent rétablir l’ordre pour en finir avec les dérapages actuels et éviter leur extension en mai 2018. 

Il importe d’interpeller ces casseurs et de leur appliquer simplement toutes les dispositions existantes dans les lois auxquelles ils contreviennent. De telles décisions généreront des réactions sur le thème «libérer nos camarades», «tous innocents». Ces opérations doivent être menées car elles deviennent impératives pour rétablir l’ordre dans la République. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son soutien aux forces de l’ordre soumises à des agressions multiples sévères et répétées de la part des casseurs d’extrême gauche. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite des actions d’évacuation engagées et de maintien de l’ordre réalisées et appelle à leur totale généralisation.

communication du MIL, 17 avril 2018

Macron, la Nouvelle Gauche Social-Démocrate à la Hollande

D’après un récent sondage, un Français sur deux classerait aujourd’hui La République en marche (LREM) comme «à droite», contre un tiers seulement il y a un an (Sondage Ipsos). 

Il importe de savoir répondre à cette affirmation. Emmanuel Macron incarne l’un des courants de la gauche sociale-démocrate comme François Hollande l’avait incarné précédemment. L’autre courant est représenté par Manuel Vall. L’ancien premier ministre socialiste, et candidat à la primaire du PS, a d’ailleurs rejoint LREM. Le troisième courant est constitué par le Parti socialiste avec à sa tête comme nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, un social-démocrate de gauche assumé (ex-rocardien). Tous sont sur des lignes politiques et des analyses assez proches notamment ils militent tous en faveur d’une Europe fédérale. 

Macron avance sur deux voies distinctes. D’une part, il propose des réformes «nuages de fumée» (par exemple sur la transparence de la vie politique). D’autre part, il aborde des questions importantes, mais en proposant seulement quelques ajustements qui ne résoudront rien : loi «travail» très limitée par rapport au marché du travail, processus d’entrée des bacheliers dans le supérieur mal conçu, projet de réforme de l’asile et de l’immigration insuffisante face aux problèmes de l’immigration, projet de réforme de la SNCF très incomplet. Macron se positionne ainsi sur la ligne de réformes minimales, tout en réussissant à mobiliser contre lui de manière maximale. C’est le cas de la réforme du ferroviaire avec une ambition limitée qui provoque une grève pénalisante pour le pays. L’essence des «transformations» proposée par Macron est de gauche social-démocrate. Elle suit les exemples, déjà anciens, des réformes intervenues en Grande-Bretagne (avec Tony Blair) et en l’Allemagne (avec Gerhard Schröder). 

La gauche marxiste s’attaque aux réformes de Macron. Elle en dramatise l’importance réelle pour mobiliser ses troupes. Elle s’affirme en opposition frontale avec la gauche sociale-démocrate. 

Besancenot, Hamon, Laurent, Mélenchon… sont au rendez-vous pour se refaire une santé. La reconnaissance de la place de Besancenot du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) comme un interlocuteur sérieux par les autres responsables politiques de la gauche marxiste est très significative de leur ligne. Tous développent une pensée politique marxiste avec quelques innovations de vocabulaire (par exemple, revenu universel). Ces responsables de la gauche de la gauche disent donc évidemment que Macron est de droite (ce qui constitue une injure suprême pour eux). Nombre de médias répètent leurs arguments, étayés par des micros-trottoirs sélectionnés par les chaines TV. L’opinion est encore en partie intoxiquée par ce message. Cela ne durera pas, car les faits sont têtus. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est absurde de qualifier Macron comme étant «de droite». Le programme qu’il met en oeuvre n’est ni celui d’Alain Juppé, ni celui de François Fillon, ni celui des Républicains. Tout au contraire, Macron a désigné à la tête de son parti un ancien député socialiste, ses présidents de groupes parlementaires sont d’anciens parlementaires socialistes, tout comme la grande majorité de ses élus et des membres de son gouvernement. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que Macron est un ancien proche collaborateur, puis ministre, de Hollande et son digne héritier. Sa politique est de gauche. Elle défend les «travailleurs» contre les retraités (passage de cotisations sociales à la CSG) ou les chômeurs. La nécessaire réduction des dépenses publiques n’a pas été engagée. Aucune part n’est accordée à une politique familiale indispensable dans un contexte de baisse de la natalité (sans compter le projet de suppression des parts fiscales pour les enfants). La propriété immobilière est directement visée au travers d’impôts (IFI) et de taxes renforcées ou à venir (projet de taxe sur les résidences secondaires) pour compenser la disparition annoncée de la taxe d’habitation. 

Le socialiste social-démocrate Macron tire son image «de droite» du soutien dont il bénéficie, depuis 2016, de la part de certains milieux financiers, de clubs d’hommes d’affaires et de divers «instituts» des milieux économiques. Ceux-ci pensent tirer profit de sa politique (ISF, taxes et impots). Le soutien à Macron de certains médias «économiques» (Les Échos, BFM) en découle. Ces soutiens attendent des résultats concrets «pour voir». Même s’ils sont évidemment contre la gauche marxiste, les milieux économiques ne sont pas «de droite» par nature. Les gaullistes le savent depuis longtemps. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron a un intérêt vital à entretenir une confusion sur les étiquettes politiques dans le but de constituer : «un grand groupe central» l’an prochain à l’occasion de l’élection européenne de 2019, puis lors des élections municipales de 2020. Mais sa politique ne répond ni aux attentes des électeurs de droite ni à celle des centristes et encore moins à ceux de gauche.

communication du MIL, 10 avril 2018

Lycées, universités, il faut rétablir la liberté de circuler et d’étudier

Les organisations politiques et syndicales de la gauche ayant échoué à entraîner les étudiants dans les manifestations contre la loi organisant l’entrée dans le supérieur (loi ORE), agissent en force : tenues d’assemblées générales (AG) sans fin, vote d’une «grève illimitée», occupation des amphithéâtres empêchant la tenue des cours, blocages des entrées à des centres universitaires ou des salles de cours. Plusieurs centres universitaires ou universités sont ainsi bloquées et les études interrompues…

Les auteurs de ces actions appartiennent principalement à La France Insoumise (LFI) et au NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Les militants de Génération.s (Hamon), du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), du Parti communiste se sont joints à eux. La France Insoumise poursuit sa politique d’implantation dans la jeunesse en bousculant les autres forces politiques de gauche. Les agitateurs souhaitent entraîner une frange d’étudiants en mal de commémoration du mythe de «mai 68», entretenu par nombre de médias. Leur but est le retrait de la loi, mais, surtout, la chute du gouvernement par la «convergence des luttes».

La loi ORE ne concerne directement qu’une frange d’étudiants : des étudiants de première année qui ont déposé une demande de réorientation dans Parcoursup (hors redoublement dans leur filière). Le terrain n’est donc pas porteur pour contester le nouveau processus d’entrée dans les formations supérieures. Le mouvement restant structurellement marginal, les agitateurs d’extrême gauche ont recours à la force.

Dans les universités, face à ce mouvement de l’extrême-gauche soutenu par une UNEF en crise pour des raisons politiques et historiques (plaintes et témoignages sur les abus sexuels au sein de l’organisation), les partisans de la loi ORE, la FAGE (organisation étudiante de gauche) et le SGEN- CFDT ont peu de poids. «Les jeunes avec Macron» n’ont aucune réalité du terrain, même si des médias les mettent en avant. Pour la liberté des études, l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI), accompagnée par des «Collectifs contre les blocages», est seule présente sur le terrain pour faire face à l’extrême gauche. Quant à l’extrême-droite (identitaires, nationalistes…), elle veut se faire une publicité en s’affrontant avec l’extrême-gauche afin de recruter une nouvelle génération d’activistes et cela a pour conséquence une mobilisation et un renforcement de l’extrême-gauche.

Ce sont les lycéens qui sont concernés par l’application de cette loi. Ce sont eux qui vont apprécier les qualités et les défauts de la nouvelle procédure d’entrée dans le supérieur (Parcoursup). Les militants de la gauche de la gauche, tenant compte des inquiétudes des lycéens, préparent des actions et projettent un blocage des lycées le 14 avril. Les lycéens de terminale, en fonction des réponses reçues suite à leurs vœux d’orientation, vont être en tension : satisfactions ou frustrations. C’est au niveau des lycéens que peut se concrétiser une réelle contestation de masse de la loi ORE.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’inaction du gouvernement et de la ministre de l’Enseignement supérieur. Les déclarations de principes contre les violences ne sont pas suivies d’effet : les recteurs sont muets alors que la situation se tend entre «grévistes» et les autres étudiants. Quant à l’assurance donnée par Vidal de la tenue des partiels, elle devrait être difficile à tenir sur un certain nombre de sites universitaires où les études ont été interrompues trop longtemps pour avoir un sens, ou bien partout où les locaux sont toujours bloqués et inaccessibles.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande aux présidents d’université d’assurer le bon déroulement des études. Ils doivent demander l’intervention des forces de l’ordre pour mettre un terme à l’occupation des amphithéâtres ou le blocage de l’accès aux établissements. Ils peuvent également suspendre les cours, contrôler l’accès aux locaux et faire appel à des sociétés de sécurité privées. Le président d’université est le responsable des atteintes à la liberté d’étudier.

Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien à l’action menée par l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI) en faveur de la liberté d’étudier et de circulation dans les lycées et les universités.

communication du MIL, 9 avril 2018

 » La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui « 

Le 3 avril 2018, a débuté un mouvement de grève à répétition programmées par les syndicats de la SNCF (CFDT, CGT, SUD-Rail et UNSA). 36 journées de grève devraient avoir lieu d’ici la fin juin ; des préavis ont été déposés en ce sens. 

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. 

La liberté de circuler en France est mise en cause régulièrement par des manifestations revendicatives catégorielles diverses. Aujourd’hui, la grève des syndicats de cheminots empêche la circulation de la plupart des trains. 

Hier, les Français ont été notamment confrontés aux barrages des routiers, au blocage des dépôts de carburants provoquant une pénurie de carburant, aux actions de grève dans les transports collectifs, comme la RATP ou les bus locaux, aux blocages de ports par les pêcheurs, aux actions filtrantes aux péages autoroutiers, aux actions des taxis ou de leurs concurrents indépendants Uber, aux barrages d’organisations d’agriculteurs, aux grèves des aiguilleurs du ciel, des pilotes ou d’autres catégories de personnels. 

Toutes ces actions, dans des proportions différentes, conduisent, d’une part, à une violence physique (être empêché de circuler) et, d’autre part, à une violence psychologique (mise en cause de la liberté de chacun) à l’égard de tous les Français. 

Enfin, l’impact économique de ces actions, freinant, ou bloquant la libre circulation, est certain, même s’il reste difficile à chiffrer en euros ou en points de croissance, c’est-à-dire en emplois. Par exemple, l’impact des 36 jours de grève programmés par l’intersyndicale de la SNCF se ressent dès à présent sur l’ensemble de l’activité touristique en France : limitant les déplacements des Français comme la venue en France des touristes étrangers effrayés par la situation dans notre pays. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la liberté de circuler en France. L’atteinte à cette liberté fondamentale débouche sur de graves préjudices à l’égard des personnes et de l’ensemble des activités : entreprises, associations, services publics, indépendants. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réclame que soit respectée la liberté de circuler en France, c’est-à-dire qu’il faut que l’État prenne toutes les mesures existantes dont il dispose pour faire respecter la liberté de circulation en France et aller plus loin en faisant adopter un projet de loi «pour la libre circulation des Français». Cette liberté ne saurait mettre en cause le droit de grève ou de manifestation, mais elle doit interdire les actions portant atteinte au droit de circuler librement dans notre pays. 

Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la démarche provocatrice et suffisante du gouvernement dans la conduite du projet de réforme de la SNCF : absence de projet clairement annoncé et questions non traitées (comme celle de la dette), refus de dire franchement que le motif de la démarche vient de l’application d’une directive européenne à un an du renouvellement des députés européens (en mai 2019), publication d’un texte alarmiste (Rapport Spinetta) comportant des mesures choquantes comme la fermeture des petites lignes, attaque des cheminots plutôt que mise en avant d’une stratégie positive pour le ferroviaire. 

Lire la Communication du MIL du 9 mars 2018 : «SNCF, la droite ne doit pas soutenir la manip Macron».

communication du MIL du 4 avril 2018

Un devoir civique de participer à l’hommage national en l’honneur du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame

Un terroriste islamiste a commis plusieurs attentats le vendredi 23 mars 2018 dans l’Aude. Il a tué quatre personnes et fait quinze blessés. Parmi eux, un CRS a été grièvement blessé et le lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, a été exécuté de sang-froid par le terroriste, après qu’il a pris la place d’une des otages.

Tous les membres du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sont appelés à participer à l’hommage national qui sera organisé en l’honneur du lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame le mercredi 28 mars à 11h30 aux Invalides à Paris. Il est tombé en héros et représente un exemple pour tous, d’honneur, de civisme, de patriotisme et de dévouement.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien aux forces de l’ordre. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les terroristes islamistes obéissent aux instructions du «Groupe État islamique», ou Al Qaida, leur donnant consigne de s’attaquer aux membres des forces de l’ordre dans un contexte de guerre internationale. Un porte-parole du groupe Etat islamique appelait les djihadistes à «attaquer les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs». Ainsi, Arnaud Beltrame est le dixième membre des forces de sécurité françaises assassiné par des terroristes islamistes en France, depuis 2012.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que l’enquête établisse d’éventuels défauts de prise en compte de la menace terroriste. Dans ce cas précis de Radouane Lakdim, l’obtention de la nationalité française par un marocain délinquant, déjà condamné par la justice, et peu de temps avant d’être classé «S» apparaît tout à fait anormale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a eu l’occasion d’analyser encore récemment les problèmes posés par les progrès des islamistes en France. Lire la communication du MIL du 23 janvier 2018 : «En France, pas de place pour les islamistes de Daech» et la Communication du MIL du 19 février 2018 : «L’idéologie islamiste intégriste progresse en France».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique de Macron n’apporte pas une réponse appropriée aux activités de la mouvance islamiste même s’il y a eu une excellente capacité de réaction des services spécialisés face aux attentats islamistes, et une réelle efficacité dans les enquêtes des forces de l’ordre. Mais, quels que soient les arguments avancés, des défauts subsistent dans la prévention de tels actes (au niveau du renseignement, des mesures préventives…). Des projets terroristes ont pu être évités, mais pas tous… Un renforcement de la prévention s’impose. Il existe des quartiers de non-droit, dont apparemment celui où résidait le terroriste. Il se développe une activité salafiste réelle en France. Elle participe à l’animation d’un «halo sympathisant» au terrorisme. Elle touche des jeunes en marge de la société et/ou appartenant à des milieux musulmans. La fascination djihadiste, éprouvée par des jeunes en rupture sociale, ayant eu à connaître la violence comme délinquants, n’existe que par l’action du mouvement salafiste en France et à l’étranger (via le net francophone).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, par ailleurs, le jeu de l’extrême gauche et de l’ultra gauche. Ces mouvements viennent d’organiser à Paris une manifestation «contre les violences policières» en mobilisant des «jeunes des quartiers» sur des slogans «anti police» violents. Il existe, de fait, une convergence islamo-gauchiste. Autre signe révélateur, un ancien candidat aux législatives de la France insoumise (LFI) s’est félicité de la mort d’Arnaud Beltrame. Il a été mis en garde-à-vue pour «apologie du terrorisme».

le MIL, publication du 26/03/2018