Droite Sociale : Notre mission pour la France

La Droite sociale est une initiative politique lancée en 2010 par Laurent Wauquiez et de nombreux élus issus de toutes les familles de pensée de la droite et du centre. Depuis l’origine, elle est fondée sur une idée : la droite ne peut pas se limiter à un programme régalien ou à un programme de rigueur. Elle doit allier la force de l’État et la justice sociale. Elle doit défendre une vision globale, forte et cohérente pour notre pays.

Au cœur des idées de la Droite sociale, il y a la valeur travail. Notre système social se désagrège parce que nous ne savons plus faire valoir le travail contre l’assistanat. En France, il est possible de mieux vivre des aides sociales qu’en travaillant. C’est à la fois injuste et désespérant pour ceux qui peinent à gagner leur vie. Nous devons rétablir une culture des droits et des devoirs : celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas, et celui qui reçoit des aides sociales doit accomplir en échange des travaux d’intérêt général.

Cette réforme est indispensable pour redonner leur place à ceux qui sont les oubliés de la politique depuis des décennies : les Français issus des classes moyennes et de la ruralité. Les classes moyennes de notre pays ont été écrasées entre deux injustices. Elles sont privées des aides dont bénéficient les plus défavorisés, et ne bénéficient pas des niches dont profitent les plus favorisés. Ce sont elles qui subissent tout le poids des impôts qui s’accumulent depuis des années. Nos campagnes et nos villages, quant à eux, ont été laissés à l’abandon, et subissent de plein fouet les conséquences de la désindustrialisation et du délitement de nos services publics. Il est urgent de leur redonner la place qui est la leur, car ils sont le socle indispensable de notre pays.

Pour redresser la France, la Droite sociale est convaincue qu’il faut redonner de l’air à notre économie. En même temps que la valeur travail, la liberté d’entreprendre doit redevenir un principe concret dans notre pays. La priorité doit aller à la fin du matraquage fiscal et réglementaire et aux dérives d’une bureaucratie qui se complait dans la multiplication de nouvelles taxes, de nouvelles normes et de nouveaux formulaires. Notre économie et nos emplois sont bridés par les lourdeurs de notre système : nous devons, simplement, revenir à des principes de bon sens.Cela ne veut pas dire qu’il faille tout laisser faire et tout laisser passer. Le grand marché mondial et la finance dérégulée ne doivent plus nous dicter leurs lois. C’est pourquoi la Droite sociale croit à une refondation de l’Europe, qui doit devenir un bouclier pour nos emplois et nos entreprises. L’Union européenne doit défendre une vision équilibrée des échanges et de la production : ni protectionnisme obtus, ni libre-échangisme à tout prix. L’intérêt européen et l’intérêt des entreprises européennes doivent revenir au centre de nos préoccupations. Il est temps de retrouver le sens du projet européen initial : créer une force à l’échelle du continent pour protéger nos industries et nos économies.

Défendre ce projet de société n’aurait pas de sens s’il n’allait pas de pair avec la défense de notre nation, de notre culture et de notre identité. La Droite sociale est convaincue que les citoyens ne sont pas des consommateurs interchangeables, sans origine ni visage. Elle pense qu’au XXIe siècle, la patrie et les racines ont plus que jamais un sens. Nous avons une conception exigeante de la civilisation française, de notre laïcité et de notre histoire. Face aux risques du monde actuel, et surtout face à la menace islamiste qui s’étend à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, nous voulons défendre l’idée d’une France fière d’elle-même et de ses valeurs.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est indispensable que l’État et la société française renouent avec ce qui nous manque tant aujourd’hui : le sens de l’autorité. De la famille à la présidence de la République en passant par l’école, nous pensons que l’autorité doit redevenir une valeur fondamentale. Car l’autorité, c’est la force de gouverner, mais c’est aussi le fondement du respect mutuel. Si nous voulons éviter que la France ne se défasse, nous devons retrouver ce courage essentiel.

Au fond, la Droite sociale défend une conception de la politique qui ne se résume pas à une addition de slogans démagogiques. Elle croit à une vision de société, à un projet cohérent et structuré, fondé sur la clarté des convictions. La France est en crise : il n’est plus possible de détourner le regard. La droite doit maintenant incarner la force, le courage et l’ambition que les Français attendent.

Celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas.

Nous devons redonner à nos militaires, des chefs d’état-majors aux soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent

Le chef d’état-major des armées a donc présenté sa démission au Président de la République, après plusieurs jours de remontrances publiques et de menaces implicites. J’apporte un soutien sans faille au geste courageux de Pierre de Villiers. Face à un homme qui faisait son devoir, Emmanuel Macron a fait preuve d’un véritable acharnement. Il a commis, envers notre armée, trois fautes successives : la manipulation, la trahison et l’humiliation.

Le fondement de notre défense nationale, c’est la confiance. La confiance du chef des armées dans l’obéissance des troupes, la confiance des troupes dans la parole du chef des armées.

Jamais celles-ci n’ont trahi la confiance du Président. Leur chef d’état-major est un grand militaire, dont l’exigence professionnelle ne souffre aucun doute. Il a défendu en audition parlementaire à huis clos  le budget qu’il estime nécessaire à la réussite de sa mission : c’était son droit et son devoir.

Emmanuel Macron, lui, a sciemment joué avec nos forces armées pour nourrir son marketing politique. Dès le premier jour de son quinquennat, il a profité de tous les symboles de la puissance militaire, en remontant les Champs-Elysées en véhicule blindé, en visitant nos militaires blessés, en descendant dans un sous-marin lanceur d’engins. Il a utilisé nos soldats comme des figurants pour mettre en valeur le premier rôle. C’est la manipulation.

Après cette mise en scène, et après avoir promis de rehausser le budget de la défense dans ses engagements de campagne, il l’a amputé de 850 millions d’euros. C’est la trahison.

Face aux remarques légitimes du chef d’état-major des armées, Emmanuel Macron a commis sa dernière faute. Il a choisi la violence de reproches publics, devant tous nos généraux, et même devant le chef d’état-major de l’armée américaine. Il a voulu écraser, devant le monde entier, celui qui osait dire la vérité sur ses choix présidentiels. C’est l’humiliation.

Charles de Gaulle écrivait au sujet des chefs militaires : « Dans les heures tragiques où la rafale balaie les conventions et les habitudes, ils se trouvent seuls debout et, par là, nécessaires. Rien n’importe plus à l’État que de ménager dans les cadres militaires ces personnages d’exception qui seront son suprême recours. » Emmanuel Macron, avec son autoritarisme au petit pied, a préféré la voie de la brimade et de l’humiliation. Pendant sa campagne, il a joué de la séduction, de la flatterie et de l’ambiguïté. Il emploie aujourd’hui la violence et la menace. Mais celui qui doit répéter qu’il est le chef, dans les faits, n’en est pas un.

Un malaise s’est installé dans la fonction présidentielle. Il a rompu ses engagements envers des hommes d’honneur. C’est la première tâche sur l’image immaculée du Président de la République. Qu’a-t-il dit, au fond, à nos armées ? Qu’elles sont au bord de l’asphyxie, que leur situation va empirer, et qu’elles n’ont pas le droit de se plaindre. Nous sommes la seule des grandes puissances militaires à ne pas fournir de 4×4 blindés à nos troupes ou à ne pas pouvoir climatiser les baraquements de nos soldats. En Centrafrique, plusieurs hommes sont tombés malades parce que nous n’avions pas pu les loger dans des conditions sanitaires décentes.

Nos forces méritent mieux que cette déconstruction en règle. L’hypocrisie des gouvernements qui leur demandent toujours plus en donnant toujours moins doit cesser.

Redonnons à nos militaires, des chefs d’état-major aux simples soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent. Redonnons-leur les moyens de se concentrer sur leur vrai travail : la guerre, plutôt que sur les économies de bouts de chandelles. Une loi de programmation militaire doit être adoptée au plus vite pour relever le budget de la défense au niveau de 2% du PIB. Pas en 2025 : dès maintenant.

L’armée française, c’est autre chose qu’un réservoir silencieux d’économies budgétaires. C’est une institution qui force le respect. C’est le professionnalisme de milliers de femmes et d’hommes qui consacrent leur vie à la défense de notre patrie. Les Français sont immensément reconnaissants du travail de nos soldats. L’Etat doit faire preuve de la même considération.

Monsieur le Président de la République, humilier l’armée française, c’est humilier la France. Vous auriez dû le savoir.

Laurent Wauquiez, 1er vice Président des Républicains, Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes. 20/07/2017

Démission du chef d’état-major Pierre De Villiers : la conséquence d’engagement non-tenus envers nos armées et d’une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat

 19 JUILLET 2017

La démission du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers est la conséquence d’engagements non tenus envers nos armées et d’une forme d’humiliation de l’institution militaire qui traduit une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat. Cette démission constitue une décision grave, sans précédent, qui doit être considérée comme un signal d’alarme inédit alors que nos armées, en état de stress financier depuis plusieurs années, sont engagées sur plusieurs théâtres d’opérations et que la menace terroriste reste particulièrement élevée.

Le Général Pierre de Villiers agit en homme d’honneur face à un Président de la République qui, par ses décisions budgétaires, affaiblit l’Etat dans sa capacité à conduire ses missions régaliennes. La décision d’Emmanuel Macron et de Bercy de faire peser la majeure partie des coupes budgétaires sur la Défense, à hauteur de 850 millions d’euros, est incohérente alors que les moyens en matériels sont cruellement insuffisants. Les conditions dangereuses et délicates dans lesquelles nos soldats sont engagés, au péril de leur vie, dans le cadre de nombreuses opérations extérieures, exigent que les engagements politiques pris à leur égard soient tenus.

D’un point de vue institutionnel, le chef de l’Etat a méconnu le principe de séparation des pouvoirs en rappelant à l’ordre publiquement le général de Villiers devant la communauté militaire, nationale et internationale pour des propos tenus à huis-clos devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Nous ne pouvons que saluer la loyauté du chef d’état-major des armées envers la représentation nationale pour l’informer de la situation humaine, morale et matérielle dans laquelle se trouvent nos forces armées. En effet, constitutionnellement, il revient au Parlement de voter les crédits militaires en adéquation avec les besoins de la Nation et d’en contrôler l’usage. Nous ne pouvons donc que nous inquiéter de la réaction du Président de la République suite à ce huis-clos dont le contenu est par définition secret. La tentation de chef de l’Etat de s’affranchir de cette règle fondamentale pose une question institutionnelle lourde.

Au nom des Républicains, je rends hommage à ce grand soldat qui a dévoué sa vie à notre pays et qui l’aura servi jusqu’au bout avec dignité et courage. Nous pouvons saluer l’engagement sans faille du Général Pierre de Villiers au service de la France et d’une certaine idée de l’armée française.

Bernard ACCOYER
Secrétaire général Les Républicains

Nous ne devons pas nous excuser d’être de Droite

Chers Amis,
Laurent Wauquiez a dévoilé ce vendredi dans le journal le Monde ses pistes pour une refondation totale de la Droite.
Nous vous invitons à découvrir en avant-première les meilleurs extraits de cet entretien :
« Ce nouveau pouvoir fonde son action sur du marketing politique et une efficacité technocratique supposés remplacer les convictions. Le débat d’idées a disparu. »
« Il y a un vide abyssal sur le régalien, sur l’intégration, sur le creuset républicain. M. Macron n’évoque jamais l’invasion de la barbarie islamiste dans les cerveaux. Il est dans le déni. »
« L’autre problème de Macron est le divorce des deux France face à la mondialisation. Il comprend parfaitement la France qui réussit. Mais il ne s’est jamais adressé à l’autre France, celle des ouvriers et des classes moyennes. »
« Il faut repenser les territoires de la droite et en investir de nouveaux. Nous ne devons pas nous excuser d’être de droite. »

« La question de la diversité des sensibilités est inscrite dans l’histoire de la droite. Le prochain président de LR devra veiller à leur expression. Laissons de côté les ambitions et retrouvons le sens du collectif. »

« J’ai fait la preuve à travers mon itinéraire, à la tête de ma ville ou de ma région, qu’on peut avoir des convictions claires et en même temps être capable de rassembler. »
« Il n’y a pas d’alliance avec le FN et je ne les accepterai jamais. Pour autant, je revendique de pouvoir parler aux gens qui ont voté FN. » 
 « Il va y avoir une élection, qui permet à toutes les sensibilités qui souhaitent s’exprimer de le faire. Il faut qu’on retrouve une colonne vertébrale, qui n’exclut pas l’expression de sensibilités. »
La voix de la Droite ne s’éteindra pas!
Nous comptons sur votre mobilisation.
A très bientôt,
L’équipe de Laurent Wauquiez