Conférence des territoires : rupture du dialogue Etat-Régions

 

Communiqué de presse des Présidents des régions de France

Lors de son intervention en ouverture du congrès de Régions de France, le Premier Ministre a confirmé que la part de TVA qui sera attribuée aux Régions à compter du 1er janvier 2018 sera amputée de 450 M€ en rupture totale avec les engagements de l’Etat et la volonté du législateur (voté en loi de finances initiale 2017).

Contrairement à ce que dit le Premier Ministre, les ressources des Régions baisseront donc de 350M € en 2018 compte tenu de la dynamique d’évolution de la TVA estimée à 100 M€.

Cette décision est une marque de défiance vis à vis des Régions qui avaient pourtant souligné à plusieurs reprises leur volonté de s’engager dans un agenda de réformes du pays partagé entre l’Etat et les Régions autour d’un « pacte girondin ».

Dans ces conditions, il n’est plus possible aux Président.e.s de régions de participer aux « simili » concertations engagées par l’Etat que ce soient dans un cadre multilatéral (Conférence nationale des territoires, assises de la mobilité, états généraux de l’alimentation…) ou bilatéral (sur la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage).

Le dialogue suppose le respect de son partenaire. Par son intervention, le Premier Ministre a témoigné d’un profond mépris des Régions. Le dialogue est donc interrompu sine die.

Les Régions sont néanmoins prêtes à renouer ce dialogue dès lors que le Président de la République et le Premier Ministre feront des propositions concrètes pour sortir de l’impasse.

En tout état de cause, les Régions continueront sur leurs territoires à agir au service de l’intérêt régional avec l’ensemble des collectivités et des acteurs socio-économiques.

Elles feront des propositions notamment aux parlementaires pour mettre en œuvre dans notre pays un véritable processus de décentralisation qui soit plus respectueux des prérogatives des élus locaux et qui laisse une place plus importante à l’expérimentation et aux libertés locales.

Election à la présidence des Républicains les 10 et 17 décembre 2017

Comme vous le savez, nous nous mobilisons collectivement pour préparer le Congrès des 10 et 17 décembre afin d’élire, dans des conditions exemplaires, le/la prochain(e) Président(e) de notre mouvement.

La Haute Autorité a procédé le 11 septembre à la publication du « Guide électoral » qui lance officiellement le processus électoral. Pour valider sa participation à cette élection, chaque candidat(e) doit, avant le 11 octobre, obtenir le parrainage d’au moins 2347 militants (soit 1% des adhérents de notre famille politique) répartis sur au moins 15 Fédérations départementales différentes, sans que plus d’un dixième des signataires de la présentation puissent être adhérents d’une même Fédération.

Pour que le débat soit le plus large et le plus approfondi possible, votre parrainage est vital. C’est sur le fondement d’un exercice de démocratie interne pleinement réussi que nous pourrons engager la reconquête politique pour que nos idées et nos valeurs soient, à nouveau, à l’avenir, celles qui fassent gagner la France.

C’est pourquoi, je vous invite grandement à envoyer dès aujourd’hui votre bulletin de parrainage (si vous êtes adhérent à jour de cotisation au 31 décembre 2016 ou au 30 juin 2017).

Bernard Accoyer,
Secrétaire général des Républicains

Budget de l’Etat : Dérive ou réalité ?

Budget 2017 de l’État :
Je porte plainte contre X pour faux et usage de faux en écritures publiques sur le budget 2017 du Gouvernement de François Hollande et je demande à Édouard Philippe de saisir la Cour de Discipline budgétaire.

Alors qu’ils espéraient encore être réélus, Monsieur Hollande et ses amis ont fait voter, pour la première fois de l’Histoire, un budget frauduleux et insincère selon la Cour des comptes.

Ainsi plus de 8 milliards d’€ ont été dissimulés. C’une véritable fraude d’Etat en vue d’une campagne électorale. Aujourd’hui on voudrait faire payer l’addition aux Français. Je ne l’accepte pas.
Il y a une différence fondamentale entre la faute et la fraude, entre l’optimisme et la tricherie.

Les Français peuvent accepter qu’un dirigeant se trompe, qu’il commette une erreur, ils peuvent même pardonner la mauvaise gestion et l’incompétence mais la malhonnêteté, ça c’est intolérable !

Je n’accepte pas que d’un côté l’on sanctionne lourdement le citoyen, le chef d’entreprise ou l’élu local qui fautent et que pour le Ministre et le Président qui fraudent ce soit l’impunité.

Si un citoyen, un chef d’entreprise ou un élu local trafique ses comptes, ceux de son entreprise ou de sa collectivité, il risque la prison.
Ce 2 poids 2 mesures m’est insupportable, d’autant, qu’une fois de plus, ce sont les Français qui en sont victimes.

En tant que Président de région, je m’inquiète des baisses de dotations que le nouveau Gouvernement a décidé à cause du budget trafiqué de Monsieur Hollande. Alors que nous avons déjà subi d’importantes baisses de dotations, c’est aujourd’hui la continuité du service public qui est menacée.

Je veux ériger quelques principes pour que ça n’arrive plus. C’est la raison pour laquelle je formule 2 propositions:

– Il faut responsabiliser pénalement nos gouvernants. Je propose donc la création d’un délit qui imposerait au Président de la Cour des comptes de saisir la Cour de discipline budgétaire en cas d’insincérité du budget de l’Etat.

– Il faut instaurer un principe de précaution budgétaire. Je propose donc que la prévision de croissance utilisée pour construire le budget de l’Etat soit égale à la moyenne des 3 prévisions de croissances des 5 plus grands organismes (INSEE, OFCE, BCE, OCDE et FMI) les plus basses.

 

Renaud Muselier

 

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Les Républicains soutiennent Saint Barthélemy et Saint-martin

Soutien à Saint-Barthélemy et Saint-Martin

Nos pensées les plus émues vont aux victimes de cette tragédie et à leurs proches.

Cette catastrophe d’une rare violence est un véritable traumatisme pour notre pays. De Marigot à Gustavia, les scènes de chaos nous laissent penser que le processus de reconstruction sera long et difficile. Nous savons le courage des Saint-Martinois et des Saint-Barths pour affronter ce défi et nous les soutiendrons de toutes nos forces.

Tous les moyens doivent être déployés pour faire face à la priorité absolue qu’est l’urgence humanitaire et matérielle. Les Républicains adressent à toutes les forces de secours présentes sur le terrain d’opération leur reconnaissance.

Enfin, notre soutien le plus total va à nos élus Daniel GIBBS, Président de la collectivité territoriale de Saint-Martin, Bruno MAGRAS, Président de la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy, Claire GUION-FIRMIN, Députée de  Saint-Barthélemy et Saint-Martin et Michel MAGRAS, Sénateur de Saint-Barthélemy, ainsi qu’à tous les autres. Nous connaissons l’attachement qui est le leur à ces territoires. Nous sommes à leurs côtés dans cette épreuve.

Bernard Accoyer,
Secrétaire général des Républicains

Les Républicains et la Droite Sociale : Il faut restaurer l’autorité de la République

Pour reconstruire une République forte qui protège ses citoyens, il faut rétablir l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.

La première des libertés est le droit à la sécurité et à la tranquillité. La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une justice ferme et rapide. Au moment où l’insécurité explose et où les menaces terroristes se multiplient, le domaine régalien ne doit pas être la variable d’ajustement des économies budgétaires : nous proposons d’embaucher 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires en les dotant enfin des moyens nécessaires à l’exercice de leur mission. Les policiers municipaux doivent tous être armés. A tous les niveaux, l’autorité de la loi doit être réaffirmée.

Il est temps de mettre un terme au désarmement pénal de la justice et à la logique absurde selon laquelle il ne faudrait pas mettre en prison les criminels parce que les prisons françaises seraient pleines. Il faut évidemment augmenter d’urgence les moyens de la justice et le nombre de places de prison afin de renouer avec une politique pénale ferme face aux délinquants. En laissant un climat d’impunité gangréner certains quartiers, la République a déjà trop reculé.

Nous voulons aussi rétablir les peines planchers pour les récidivistes. Il n’est pas acceptable que les peines ne soient pas appliquées ou pire que les infractions jugées les moins graves ne soient même pas poursuivies. Nous devons montrer une tolérance zéro face à la multiplication des incivilités. Les peines d’intérêt général doivent être généralisées : lorsqu’on abîme un équipement public, on doit le réparer. Pour chaque délit, une sanction : voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour tous les délinquants.

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez est né le 12 avril 1975 à Lyon (Rhône). Marié à Charlotte, et père de deux enfants, Baptiste et Louise, sa famille vit en Haute-Loire où habite aussi sa mère.

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, Laurent Wauquiez fait des études d’histoire (Master à l’université Panthéon-Sorbonne) et rédige un mémoire de maîtrise portant sur Le Flambeau des Mille et une nuits et l’Orient des Lumières, 1704-1798. Reçu premier à l’agrégation d’histoire, titulaire d’un DEA de droit public, il entre à l’Ecole nationale d’administration (ENA), dont il sort en 2001. Souhaitant apprendre l’arabe, il effectue deux séjours de plusieurs mois en Egypte et travaille à l’ambassade de France au Caire. C’est à cette occasion qu’il entre en contact avec Sœur Emmanuelle et son association au sein de laquelle il donnera des cours de français.

Après son agrégation, Laurent Wauquiez fait la rencontre de Jacques Barrot, auprès de qui il effectue un stage à la mairie d’Yssingeaux en Haute-Loire. Devenu son suppléant lors des élections législatives de 2002, il a pu commencer à défendre les projets de son département, notamment en termes d’emploi. Entre temps, il participe à la mission sur la laïcité sous la direction de Bernard Stasi. Cette expérience lui donnera l’occasion de mettre à contribution ses connaissances sur le monde arabe et d’aborder les problèmes d’intégration en France, mais aussi les questions de la laïcité à l’école.

En 2004, lorsque Jacques Barrot est nommé Commissaire européen, une élection partielle a lieu : Laurent Wauquiez est alors élu Député de la Haute-Loire avec 62,38% des suffrages. A 29 ans, il devient le plus jeune député français et intégre la commission des affaires sociales. En décembre 2006, il rédige, à la demande de François Fillon, ministre de l’Éducation Nationale, un rapport sur les conditions de vie des étudiants. D’autre part, il participe à la réflexion sur les problèmes de l’emploi et de la pauvreté avec les équipes d’Emmaüs. Enfin, il s’intéresse de près aux dossiers de protection juridique des majeurs, avec la réforme de l’attribution des tutelles. En juin 2007, il se présente de nouveau aux élections législatives en Haute-Loire : il sera élu dès le premier tour avec 58,13% des suffrages.

Le 19 juin 2007, il est nommé Secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement, avec pour objectif de moderniser la communication gouvernementale. Il met alors en place le premier site internet du porte-parolat pour introduire de l’interactivité dans sa fonction et inaugure les retransmissions télévisées du point presse à l’issue du Conseil des Ministres.

Lors des municipales de mars 2008, il est élu maire du Puy-en-Velay dès le premier tour avec 56,45% des voix, reprenant la mairie à la gauche. Le 19 mars 2008, Nicolas Sarkozy le nomme Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi auprès de Christine Lagarde pour réformer en profondeur le marché du travail : fusion ANPE / Assedic pour un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi, réforme de la formation professionnelle, amélioration de l’emploi des séniors etc. Face à la crise, Laurent Wauquiez et ses équipes développent des outils permettant de mieux protéger les salariés : revalorisation de l’activité partielle, outils de reconversion pour les salariés licenciés etc.

Le 14 novembre 2010, il est nommé Ministre chargé des affaires européennes : il plaide pour une Europe qui assume son identité culturelle et qui soit plus offensive pour protéger nos emplois de la concurrence déloyale. Le 29 juin 2011, il est nommé Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, où sa priorité a été d’améliorer les conditions de vie des étudiants, notamment en mettant en place le 10 ème mois de bourse. En 2010, il lance « La Droite sociale », un club de réflexion qui rassemble une cinquantaine de parlementaires et qui a pour ambition de faire entendre la sensibilité sociale au sein de la Droite, remettre les Classes moyennes au centre des politiques publiques, d’assurer une juste promotion de la valeur travail face aux dérives de l’assistanat. En mars 2014, il est réélu maire du Puy-en-Velay dès le premier tour avec 69,78 % des voix.

Le 5 décembre 2014, il est nommé par Nicolas Sarkozy Secrétaire Général de l’UMP chargé des fédérations, des élections, des adhésions et de la formation des élus. Il est aujourd’hui vice-Président des Républicains.

Le 13 décembre 2015, la liste de Laurent Wauquiez remporte les élections régionales dans la nouvelle grande région Auvergne- Rhône-Alpes, au second tour, avec 40,61 % des voix.

Depuis le 4 janvier 2016, Laurent Wauquiez préside la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Droite Sociale : Notre mission pour la France

La Droite sociale est une initiative politique lancée en 2010 par Laurent Wauquiez et de nombreux élus issus de toutes les familles de pensée de la droite et du centre. Depuis l’origine, elle est fondée sur une idée : la droite ne peut pas se limiter à un programme régalien ou à un programme de rigueur. Elle doit allier la force de l’État et la justice sociale. Elle doit défendre une vision globale, forte et cohérente pour notre pays.

Au cœur des idées de la Droite sociale, il y a la valeur travail. Notre système social se désagrège parce que nous ne savons plus faire valoir le travail contre l’assistanat. En France, il est possible de mieux vivre des aides sociales qu’en travaillant. C’est à la fois injuste et désespérant pour ceux qui peinent à gagner leur vie. Nous devons rétablir une culture des droits et des devoirs : celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas, et celui qui reçoit des aides sociales doit accomplir en échange des travaux d’intérêt général.

Cette réforme est indispensable pour redonner leur place à ceux qui sont les oubliés de la politique depuis des décennies : les Français issus des classes moyennes et de la ruralité. Les classes moyennes de notre pays ont été écrasées entre deux injustices. Elles sont privées des aides dont bénéficient les plus défavorisés, et ne bénéficient pas des niches dont profitent les plus favorisés. Ce sont elles qui subissent tout le poids des impôts qui s’accumulent depuis des années. Nos campagnes et nos villages, quant à eux, ont été laissés à l’abandon, et subissent de plein fouet les conséquences de la désindustrialisation et du délitement de nos services publics. Il est urgent de leur redonner la place qui est la leur, car ils sont le socle indispensable de notre pays.

Pour redresser la France, la Droite sociale est convaincue qu’il faut redonner de l’air à notre économie. En même temps que la valeur travail, la liberté d’entreprendre doit redevenir un principe concret dans notre pays. La priorité doit aller à la fin du matraquage fiscal et réglementaire et aux dérives d’une bureaucratie qui se complait dans la multiplication de nouvelles taxes, de nouvelles normes et de nouveaux formulaires. Notre économie et nos emplois sont bridés par les lourdeurs de notre système : nous devons, simplement, revenir à des principes de bon sens.Cela ne veut pas dire qu’il faille tout laisser faire et tout laisser passer. Le grand marché mondial et la finance dérégulée ne doivent plus nous dicter leurs lois. C’est pourquoi la Droite sociale croit à une refondation de l’Europe, qui doit devenir un bouclier pour nos emplois et nos entreprises. L’Union européenne doit défendre une vision équilibrée des échanges et de la production : ni protectionnisme obtus, ni libre-échangisme à tout prix. L’intérêt européen et l’intérêt des entreprises européennes doivent revenir au centre de nos préoccupations. Il est temps de retrouver le sens du projet européen initial : créer une force à l’échelle du continent pour protéger nos industries et nos économies.

Défendre ce projet de société n’aurait pas de sens s’il n’allait pas de pair avec la défense de notre nation, de notre culture et de notre identité. La Droite sociale est convaincue que les citoyens ne sont pas des consommateurs interchangeables, sans origine ni visage. Elle pense qu’au XXIe siècle, la patrie et les racines ont plus que jamais un sens. Nous avons une conception exigeante de la civilisation française, de notre laïcité et de notre histoire. Face aux risques du monde actuel, et surtout face à la menace islamiste qui s’étend à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières, nous voulons défendre l’idée d’une France fière d’elle-même et de ses valeurs.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est indispensable que l’État et la société française renouent avec ce qui nous manque tant aujourd’hui : le sens de l’autorité. De la famille à la présidence de la République en passant par l’école, nous pensons que l’autorité doit redevenir une valeur fondamentale. Car l’autorité, c’est la force de gouverner, mais c’est aussi le fondement du respect mutuel. Si nous voulons éviter que la France ne se défasse, nous devons retrouver ce courage essentiel.

Au fond, la Droite sociale défend une conception de la politique qui ne se résume pas à une addition de slogans démagogiques. Elle croit à une vision de société, à un projet cohérent et structuré, fondé sur la clarté des convictions. La France est en crise : il n’est plus possible de détourner le regard. La droite doit maintenant incarner la force, le courage et l’ambition que les Français attendent.

Celui qui travaille doit toujours gagner plus que celui qui ne travaille pas.