Nous devons redonner à nos militaires, des chefs d’état-majors aux soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent

Le chef d’état-major des armées a donc présenté sa démission au Président de la République, après plusieurs jours de remontrances publiques et de menaces implicites. J’apporte un soutien sans faille au geste courageux de Pierre de Villiers. Face à un homme qui faisait son devoir, Emmanuel Macron a fait preuve d’un véritable acharnement. Il a commis, envers notre armée, trois fautes successives : la manipulation, la trahison et l’humiliation.

Le fondement de notre défense nationale, c’est la confiance. La confiance du chef des armées dans l’obéissance des troupes, la confiance des troupes dans la parole du chef des armées.

Jamais celles-ci n’ont trahi la confiance du Président. Leur chef d’état-major est un grand militaire, dont l’exigence professionnelle ne souffre aucun doute. Il a défendu en audition parlementaire à huis clos  le budget qu’il estime nécessaire à la réussite de sa mission : c’était son droit et son devoir.

Emmanuel Macron, lui, a sciemment joué avec nos forces armées pour nourrir son marketing politique. Dès le premier jour de son quinquennat, il a profité de tous les symboles de la puissance militaire, en remontant les Champs-Elysées en véhicule blindé, en visitant nos militaires blessés, en descendant dans un sous-marin lanceur d’engins. Il a utilisé nos soldats comme des figurants pour mettre en valeur le premier rôle. C’est la manipulation.

Après cette mise en scène, et après avoir promis de rehausser le budget de la défense dans ses engagements de campagne, il l’a amputé de 850 millions d’euros. C’est la trahison.

Face aux remarques légitimes du chef d’état-major des armées, Emmanuel Macron a commis sa dernière faute. Il a choisi la violence de reproches publics, devant tous nos généraux, et même devant le chef d’état-major de l’armée américaine. Il a voulu écraser, devant le monde entier, celui qui osait dire la vérité sur ses choix présidentiels. C’est l’humiliation.

Charles de Gaulle écrivait au sujet des chefs militaires : « Dans les heures tragiques où la rafale balaie les conventions et les habitudes, ils se trouvent seuls debout et, par là, nécessaires. Rien n’importe plus à l’État que de ménager dans les cadres militaires ces personnages d’exception qui seront son suprême recours. » Emmanuel Macron, avec son autoritarisme au petit pied, a préféré la voie de la brimade et de l’humiliation. Pendant sa campagne, il a joué de la séduction, de la flatterie et de l’ambiguïté. Il emploie aujourd’hui la violence et la menace. Mais celui qui doit répéter qu’il est le chef, dans les faits, n’en est pas un.

Un malaise s’est installé dans la fonction présidentielle. Il a rompu ses engagements envers des hommes d’honneur. C’est la première tâche sur l’image immaculée du Président de la République. Qu’a-t-il dit, au fond, à nos armées ? Qu’elles sont au bord de l’asphyxie, que leur situation va empirer, et qu’elles n’ont pas le droit de se plaindre. Nous sommes la seule des grandes puissances militaires à ne pas fournir de 4×4 blindés à nos troupes ou à ne pas pouvoir climatiser les baraquements de nos soldats. En Centrafrique, plusieurs hommes sont tombés malades parce que nous n’avions pas pu les loger dans des conditions sanitaires décentes.

Nos forces méritent mieux que cette déconstruction en règle. L’hypocrisie des gouvernements qui leur demandent toujours plus en donnant toujours moins doit cesser.

Redonnons à nos militaires, des chefs d’état-major aux simples soldats, l’estime et la confiance qu’ils méritent. Redonnons-leur les moyens de se concentrer sur leur vrai travail : la guerre, plutôt que sur les économies de bouts de chandelles. Une loi de programmation militaire doit être adoptée au plus vite pour relever le budget de la défense au niveau de 2% du PIB. Pas en 2025 : dès maintenant.

L’armée française, c’est autre chose qu’un réservoir silencieux d’économies budgétaires. C’est une institution qui force le respect. C’est le professionnalisme de milliers de femmes et d’hommes qui consacrent leur vie à la défense de notre patrie. Les Français sont immensément reconnaissants du travail de nos soldats. L’Etat doit faire preuve de la même considération.

Monsieur le Président de la République, humilier l’armée française, c’est humilier la France. Vous auriez dû le savoir.

Laurent Wauquiez, 1er vice Président des Républicains, Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes. 20/07/2017

Démission du chef d’état-major Pierre De Villiers : la conséquence d’engagement non-tenus envers nos armées et d’une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat

 19 JUILLET 2017

La démission du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers est la conséquence d’engagements non tenus envers nos armées et d’une forme d’humiliation de l’institution militaire qui traduit une fébrilité au plus haut sommet de l’Etat. Cette démission constitue une décision grave, sans précédent, qui doit être considérée comme un signal d’alarme inédit alors que nos armées, en état de stress financier depuis plusieurs années, sont engagées sur plusieurs théâtres d’opérations et que la menace terroriste reste particulièrement élevée.

Le Général Pierre de Villiers agit en homme d’honneur face à un Président de la République qui, par ses décisions budgétaires, affaiblit l’Etat dans sa capacité à conduire ses missions régaliennes. La décision d’Emmanuel Macron et de Bercy de faire peser la majeure partie des coupes budgétaires sur la Défense, à hauteur de 850 millions d’euros, est incohérente alors que les moyens en matériels sont cruellement insuffisants. Les conditions dangereuses et délicates dans lesquelles nos soldats sont engagés, au péril de leur vie, dans le cadre de nombreuses opérations extérieures, exigent que les engagements politiques pris à leur égard soient tenus.

D’un point de vue institutionnel, le chef de l’Etat a méconnu le principe de séparation des pouvoirs en rappelant à l’ordre publiquement le général de Villiers devant la communauté militaire, nationale et internationale pour des propos tenus à huis-clos devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Nous ne pouvons que saluer la loyauté du chef d’état-major des armées envers la représentation nationale pour l’informer de la situation humaine, morale et matérielle dans laquelle se trouvent nos forces armées. En effet, constitutionnellement, il revient au Parlement de voter les crédits militaires en adéquation avec les besoins de la Nation et d’en contrôler l’usage. Nous ne pouvons donc que nous inquiéter de la réaction du Président de la République suite à ce huis-clos dont le contenu est par définition secret. La tentation de chef de l’Etat de s’affranchir de cette règle fondamentale pose une question institutionnelle lourde.

Au nom des Républicains, je rends hommage à ce grand soldat qui a dévoué sa vie à notre pays et qui l’aura servi jusqu’au bout avec dignité et courage. Nous pouvons saluer l’engagement sans faille du Général Pierre de Villiers au service de la France et d’une certaine idée de l’armée française.

Bernard ACCOYER
Secrétaire général Les Républicains

Nous ne devons pas nous excuser d’être de Droite

Chers Amis,
Laurent Wauquiez a dévoilé ce vendredi dans le journal le Monde ses pistes pour une refondation totale de la Droite.
Nous vous invitons à découvrir en avant-première les meilleurs extraits de cet entretien :
« Ce nouveau pouvoir fonde son action sur du marketing politique et une efficacité technocratique supposés remplacer les convictions. Le débat d’idées a disparu. »
« Il y a un vide abyssal sur le régalien, sur l’intégration, sur le creuset républicain. M. Macron n’évoque jamais l’invasion de la barbarie islamiste dans les cerveaux. Il est dans le déni. »
« L’autre problème de Macron est le divorce des deux France face à la mondialisation. Il comprend parfaitement la France qui réussit. Mais il ne s’est jamais adressé à l’autre France, celle des ouvriers et des classes moyennes. »
« Il faut repenser les territoires de la droite et en investir de nouveaux. Nous ne devons pas nous excuser d’être de droite. »

« La question de la diversité des sensibilités est inscrite dans l’histoire de la droite. Le prochain président de LR devra veiller à leur expression. Laissons de côté les ambitions et retrouvons le sens du collectif. »

« J’ai fait la preuve à travers mon itinéraire, à la tête de ma ville ou de ma région, qu’on peut avoir des convictions claires et en même temps être capable de rassembler. »
« Il n’y a pas d’alliance avec le FN et je ne les accepterai jamais. Pour autant, je revendique de pouvoir parler aux gens qui ont voté FN. » 
 « Il va y avoir une élection, qui permet à toutes les sensibilités qui souhaitent s’exprimer de le faire. Il faut qu’on retrouve une colonne vertébrale, qui n’exclut pas l’expression de sensibilités. »
La voix de la Droite ne s’éteindra pas!
Nous comptons sur votre mobilisation.
A très bientôt,
L’équipe de Laurent Wauquiez

L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade

Laurent Wauquiez : « L’opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

« La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. […] Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile. »

Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et premier vice-président de LR, Laurent Wauquiez étrille la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron. Mais il estime que la droite devrait voter la loi d’habilitation permettant de réformer par ordonnances le Code du travail.

Laurent Wauquiez : « L'opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

Que vous inspire la convocation du Congrès par Emmanuel Macron ?

Ce n’est pas le principe qui me choque. Mais il faut être lucide sur le message qui est envoyé : le Premier ministre compte peu, voire pour rien. Le président de la République a décidé de tout décider tout seul et concentre tous les pouvoirs. Je pense que c’est un tort. Cette intervention devant le Congrès ressemble plus à des pratiques d’une monarchie d’Ancien Régime qu’à une démocratie moderne du XXIe siècle. Il n’y a d’ailleurs pas que cela. Ce à quoi nous avons assisté à l’Assemblée ces derniers jours, ce sont les pires pratiques de la vie politique : le recasage de membres du gouvernement extraits à la va-vite parce qu’ils étaient poursuivis par la justice, des tentatives peu honorables de bâillonner l’opposition et l’achat d’élus à coup de postes, pour en faire les mercenaires de la nouvelle majorité. Tout écraser autour de soi, ce n’est pas la modernité, ni le renouvellement. Le pouvoir devrait faire attention à l’effet de boomerang.

Sur le fond, qu’attendez-vous du chef de l’Etat et, le lendemain, du Premier ministre ?

Qu’après de trop longues semaines, on entre enfin dans le coeur du sujet. Il y a eu beaucoup de communication – souvent habile -, beaucoup de manipulation politicienne – souvent médiocre ; maintenant, il faut redresser la France. Et je ne voudrais pas qu’on arrive jusqu’à l’été en n’ayant rien fait, parce que les semaines qui sont perdues en ce moment sont des semaines précieuses. Il faut un cap sur la fin du gaspillage de l’argent public, un vrai projet de baisse de la fiscalité, un programme de valorisation du travail et de l’entreprise. Et il faut une vision, ce que Lincoln appelait « l’au-delà de la colline ». La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. On ne redresse pas une entreprise en difficulté sans donner un projet ; on ne redresse pas la France sans vision de société. Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile.
La droite est dure avec Edouard Philippe. Pourquoi ne pas donner sa chance à un homme issu de vos rangs ?
Pas d’aigreur, pas de faveur. Edouard Philippe a fait le choix de renier sa famille politique et ce qu’il défendait avant. Je le regrette, surtout pour lui. Mais, maintenant, cette question ne m’intéresse plus. Ce qu’on attend d’un Premier ministre, c’est qu’il fasse avancer le pays et c’est à cette aune-là que je le jugerai.
Il veut tenir les déficits, réduire les dépenses sans augmenter les impôts. Ce que la droite a toujours défendu…
En politique, il vaut mieux regarder les faits qu’écouter les discours. Les signaux envoyés jusqu’à présent ne sont pas bons. En réalité, ça commence furieusement à ressembler au mauvais feuilleton du quinquennat de Hollande, avec des hausses d’impôt tout de suite, des allégements de charges repoussés et des économies sur la dépense publique cosmétiques. Monsieur le président de la République, ne retombez pas dans les ornières de celui qui a été hier votre employeur ! Je ne voudrais pas que le souffle s’étiole et que, au fond, on soit très énergique pour le marketing politique et très mou pour le changement du pays. Je le dis aussi clairement : nous sommes prêts à soutenir un programme de redressement de l’économie, mais un vrai programme. L’opposition peut soutenir de vrais projets de redressement du pays qui correspondent à nos valeurs, mais pas une mascarade.

Que réclamez-vous ?

La France ne peut pas s’en sortir sans un vrai travail d’apurement de sa dépense publique. Cela veut dire revoir le fonctionnement d’un système social qui est devenu injuste et décourage le travail, se poser les bonnes questions sur une organisation de l’Etat devenue abracadabrantesque. J’ai apporté la démonstration dans ma région, avec le plus grand plan d’économies mené en un an par une administration en France, qu’il était possible de faire des économies sur la dépense.
Mais encore faut-il s’en donner les moyens. Et sur ce terrain-là, je ne vois aucune véritable ambition… Nos entreprises sont assommées de charges : l’urgence n’est pas l’augmentation de la CSG mais la baisse des charges. Où en est la défiscalisation des heures supplémentaires ? Il faut favoriser le travail, l’initiative, la justice – ce qui veut dire mettre fin aux régimes spéciaux de retraite. Aujourd’hui, je ne vois pas la vision et je vois de moins en moins les mesures concrètes venir.

Si vous étiez encore député, voteriez-vous la loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances ?

Oui. Tout ce qui peut permettre de rendre l’embauche plus facile va dans le bon sens. De la même manière que nous combattrons vigoureusement des augmentations de fiscalité, il faut que nous puissions soutenir une loi qui doit permettre d’améliorer le Code du travail. S’il y a un effort sincère en la matière, il doit être soutenu. Par contre, nous serons très vigilants : attention à ne pas, pour acheter le silence des syndicats, vider la réforme de son contenu comme ce fut le cas, jadis, sur la loi El Khomri… Pour faire aboutir les projets de réformes économiques, on aura besoin d’une voix claire de la droite.

Pierre-Alain Furbury, Les Echos

Le pacte régional pour l’Ardèche

la région Auvergne-Rhône-Alpes, sous la Présidence de Laurent Wauquiez, a décidé de mettre en place un pacte régional pour l’Ardèche.

De quoi s’agit-il ?

Ce pacte d’un montant de 104 millions d’euros est destiné à soutenir le développement de l’Ardèche.

A quoi sert – il ?

le pacte qui est mis en place est destiné à soutenir les projets de toutes les communes dès lors qu’ils concerneront : l’amélioration de l’accessibilité du département, le désenclavement routier, vélo-routes et voies vertes, le développement du très haut débit sur l’ensemble du territoire, la remise des produits de nos agriculteurs dans l’assiette du consommateur, favoriser nos entreprises locales sur les chantiers et l’aide à nos communes et nos associations dès lors que le projets s’inscrit dans une démarche objective de développement.

La région Auvergne-Rhône-Alpes, jamais elle aura autant veillé sur l’Ardèche.

Chers Amis,

 

Laurent Wauquiez a donné aujourd’hui une interview dans le Parisien dont nous avons sélectionné pour vous les meilleurs extraits :
 » Le pays attend les valeurs de la droite : le travail, l’effort,

la lutte contre le communautarisme, la méritocratie, l’autorité, la laïcité. « 

 

 » Macron est un président hors sol, qui ne parle pas à toute la France. « 

 

 » Nous allons mettre en place la voix de l’opposition à l’Assemblée nationale « .
 » Mon obsession dans cette période, c’est l’unité et la cohérence de notre famille politique. »
« Je souhaite une droite rassembleuse et

très présente sur les thématiques populaires. « 

 

 » Quand la droite assume ses convictions, elle rayonne et elle rassemble. « 

 

 » La droite va se relever, retrouver sa sérénité et se tourner vers l’avenir. « 
Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview en cliquant ici.
A très vite,

L’équipe de Laurent Wauquiez

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